Collisions automobiles

Parachute se consacre à certains secteurs clés de la prévention des blessures concernant les collisions automobiles, à savoir la sécurité  des adolescents au volant, la distraction au volant et la réduction de la vitesse.

Sécurité des adolescents au volant

Au Canada, la sécurité des adolescents au volant est un vaste enjeu -  si les jeunes ne constituent que 13 % des titulaires d’un permis de conduire, ils représentent environ le quart de l’ensemble des blessures et des décès sur les routes. Il est établi que les adolescents sont portés à adopter des comportements à risque, particulièrement en ce qui a trait à la conduite. Pourtant, il est possible de prévenir la plupart des décès et des blessures et le projet Virage vise à favoriser ce changement.

Le projet Virage de Parachute est une campagne de sensibilisation nationale portant sur la sécurité des adolescents au volant au Canada. Un des principaux objectifs du projet Virage  2016 est de faire reconnaitre par le gouvernement fédéral la Semaine nationale de la sécurité des adolescents au volant (SNSAV).   La Semaine nationale de la sécurité des adolescents au volant, qui doit avoir lieu au Canada du 16 au 22 octobre 2016, coïncidera avec la Semaine nationale de la sécurité des adolescents au volant aux États-Unis. Cette initiative vise à sensibiliser la population et à trouver des solutions pour réduire le nombre de décès évitables chez les adolescents, au moyen de la participation communautaire et de l’engagement des jeunes.   

Le groupe de travail et les ambassadeurs du projet Virage constituent deux composantes principales de l'initiative. 

Actuellement,  25 dirigeants clés œuvrant dans le secteur canadien de la  sécurité routière et de la sécurité des adolescents au volant forment le groupe de travail.  Les membres du groupe prennent part à des réunions trimestrielles visant à encourager la collaboration et à favoriser l’intérêt croissant sur cet enjeu essentiel. Cette année, le groupe se consacre principalement à faire reconnaitre au Canada la Semaine nationale de la sécurité des adolescents au volant. Afin de sensibiliser la population et de prouver qu’il existe une demande suffisante de la part du public, les membres du  groupe de travail  devront faire appel à leur réseaux pour soutenir le travail effectué dans le cadre de la SNSAV.

Les ambassadeurs s’emploient à faire participer les membres de leurs communautés, de tout âge et de partout au Canada; ils se consacrent à susciter un changement en faveur de la sécurité des adolescents au volant dans leur collectivité.  Ces personnes travaillent avec leurs pairs, les membres de leurs communautés et les organisations  de leurs régions en vue de sensibiliser au travail effectué dans le cadre du projet Virage.  Les ambassadeurs peuvent être des élèves, des prestataires de soins de santé publique et de services d’urgence, des parents, des enseignants ou des dirigeants communautaires – en fait toute personne qui désire jouer un rôle de leadership pour planifier la Semaine nationale de la sécurité des adolescents au volant.

La campagne  de sécurité au volant destinée aux adolescents ««Est-ce que ça vaut la peine?» de Parachute traite  également de prévenir les blessures  et de sauver des vies en réduisant les distractions au volant, la conduite avec facultés affaiblies et la conduite agressive. Les étudiants de niveau secondaire prennent part à un concours de vidéos et passent le message sur ces questions dans leurs écoles et communautés. 

Distraction au volant 

La distraction est un problème qui concerne tous les conducteurs canadiens. Par distraction au volant, on entend tout ce qui est susceptible de détourner l’attention d’un conducteur.  Les distractions peuvent être classées selon trois catégories : visuelles, manuelles et cognitives

  • Distraction visuelle : Le conducteur n’a plus les yeux fixés sur la route
  • Distraction manuelle : Les mains du conducteur ne tiennent plus le volant
  • Distraction cognitive : Le conducteur n’est plus concentré sur la conduite

Ces distractions, qui  peuvent sembler être de petits moments d’inattention, nuisent toutefois au processus de conduite. Les appareils portatifs représentent pour les conducteurs des risques d’accidents élevés. Parmi les autres distractions, mentionnons le fait de boire, de manger, de se retourner, de procéder à des soins personnels, d’ajuster les cadrans dans la voiture, d’attraper un objet ou de parler avec des personnes se trouvant à l’intérieur ou à l’extérieur du véhicule.  L’ajout de passagers dans le véhicule, qui peuvent parler fort et se chamailler, représente une distraction supplémentaire. 

Il est également important de comprendre qu’en plus du type de distractions, celles-ci peuvent avoir diverses origines.

  • Interne : Ces distractions proviennent de la voiture ou de l’esprit du conducteur (passagers, pensées, etc.)
  • Externe : Ces distractions proviennent de l’extérieur de la voiture,  notamment d’autres véhicules, d’affiches, de la température, etc. 

Il est essentiel de gérer les distractions avant de prendre la route. Les conseils suivants fournissent un bon point de départ pour assurer votre sécurité au volant :

  • Désactivez le son de vos téléphones cellulaires ou éteignez-les avant de partir et rangez-les pour éviter de les utiliser
  • Utilisez judicieusement les dispositifs de commande des voitures et demeurez attentif à la route
  • Évitez de manger, de boire ou de procéder à des soins personnels en conduisant
  • Respectez les lois et les règlements en vigueur 
  • Soyez conscient de votre environnement 
  • Devenez un exemple à suivre pour les passagers de votre véhicule

Cet été, Parachute procèdera au lancement d’un  programme qui s’adresse directement aux Canadiens et porte sur les dangers de la distraction au volant. Restez à l’écoute pour plus de précisions!

Réduction de la vitesse

La réduction de la vitesse est un facteur important pour la sécurité générale des piétons. On estime qu’un piéton heurté par une voiture roulant à 50 km/h est huit fois plus susceptible d’être tué qu’une personne frappée par une voiture roulant à 30 km/h. Réduire sa vitesse au volant, même légèrement, peut donc faire une grande différence. Chaque diminution de 1,6 km/h de la vitesse moyenne réduit de 5 % les risques de collision avec un piéton.  Il a été prouvé que la diminution de vitesse des véhicules était efficace pour prévenir les collisions et réduire la gravité des blessures. À une vitesse de 30 km/h, les véhicules et les piétons peuvent cohabiter de façon relativement sûre. Cela signifie que les conducteurs ont le temps de s’arrêter pour les piétons et que ceux-ci peuvent prendre de meilleures décisions lorsque vient le moment de traverser.  

Le programme communautaire de voitures pilotes de Parachute aborde la question spécifique de la modération de la circulation. Les bénévoles de la communauté consentent à respecter la limite de vitesse applicable. Les voitures se transforment donc en « dos d'âne mobiles » qui ralentissent la vitesse de la circulation derrière elles.  La circulation ne ralentit pas que dans une seule rue, mais dans le quartier au complet.

Prévention des chutes

La prévention des chutes est d’une importance critique, car la population canadienne vieillit. Sans stratégies gagnantes de prévention, nous ferons face à la question difficile et pressante de fournir les traitements et les équipements pour ceux qui auront été blessés à cause d’une chute.

Considérant le taux actuel de chutes au Canada, chaque province aura besoin de bâtir plusieurs nouveaux hôpitaux pour accommoder le nombre croissant de personnes âgées qui requerront des traitements hospitaliers après une chute, à moins que des efforts éprouvés de prévention soient mis en place.

  • On estime qu’une (1) personne sur trois (3) âgée de plus de 65 ans fera vraisemblablement une chute au moins une fois l’an. Au Canada, cela s’est traduit en 1.6 million d’aînés qui sont tombés au moins une fois en 2011.
  • Avec la projection du nombre de personnes âgées au Canada qui augmentera de 4.2 millions à 9.8 millions entre 2005 et 2036, le nombre estimé de personnes âgées qui chuteront au moins une fois par année augmentera de 3.3 millions.
  • En 2004, les personnes âgées de 65 ans et plus comptaient pour environ 13 % de notre population et les coûts directs des soins liés aux chutes furent de 2 milliards $. D’ici 2031, on prévoit que les adultes âgés constitueront plus de 24 % de la population totale du Canada et approximativement 4.4 milliards $ seront dépensés pour les coûts des soins directs de santé pour des blessures reliées à des chutes parmi cette population âgée.

Les chutes coûtent aux Canadiens plus que toutes les autres types de blessures, avec un fardeau économique total estimé à 6 milliards $. Ces données à elles seules démontrent clairement le besoin dune action nationale autour de cette question.

  • Les Canadiens de plus de 65 ans ont un taux de blessures reliées aux chutes neuf (9) fois plus élevé comparativement à ceux de moins de 65 ans.
  • Près de la moitié des aînés canadiens qui tombent subissent de sérieuses blessures, comme des fractures et des entorses. 95 % des fractures de hanches sont dues à des chutes chez les gens de plus de 65 ans.
  • 85 % des hospitalisations des aînés canadiens sont sur le compte des chutes.

Programme canadien de prévention des chutes (PCPC)

Ce cours de certification de deux (2) jours donne aux participants les connaissances et les habiletés dont ils ont besoin pour opérer une approche aux chutes et un plan de prévention des blessures reliées aux chutes chez les aînés en se basant sur des données probantes. Le programme s’adresse spécialement à tous ceux qui conçoivent, planifient et implantent des programmes et des initiatives de prévention. Tous les praticiens œuvrant en prévention des blessures dans les résidences de personnes âgées et les foyers de soins, dans les services médicaux d’urgence, des hôpitaux, les infirmiers et infirmières en santé et les ONG devraient considérer de compléter cette certification.

Programmes et ressources en prévention des chutes

Smart Moves

Le set d’outils a été conçu pour les aînés et ceux qui en prennent soin de sorte de réduire le risque de chutes dans les résidences ou dans la communauté. Les ressources incluent une affiche d’exercices pour le renforcement des muscles et des os pour améliorer l’équilibre.

Trouver l’équilibre

Le programme, coordonné par le Centre pour la recherche et le contrôle des blessures de l’Alberta, est une campagne conçue pour augmenter la sensibilisation à la prévention des chutes parmi les personnes âgées de l’Alberta. La campagne fait la promotion de stratégies dans la vraie vie pour réduire leur risque de chuter.

Stratégies et action pour une vie autonome (SAVA)

Le programme, coordonné par l’Unité de recherche et de prévention des blessures de la Colombie-Britannique, cible les travailleurs en santé communautaire et les professionnels en soin de santé des résidences qui fournissent de l’aide aux clients qui reçoivent des services d’aide de résidence financés par des fonds publics. Les éléments principaux sont un programme de formation en prévention des chutes pour les travailleurs en santé communautaire et pour les professionnels en santé en résidence, un système de suivi et de report des chutes, la mise en place d’une évaluation des risques centrée sur le client et d’un outil de prévention, et des protocoles pour identifier et s’occuper de ceux qui auront été déterminés être à risque de faire des chutes.

Congrès national 2014 de la prévention des chutes

Ce congrès national se déroulera les 27 et 28 mai 2014, organisé conjointement par le Centre de ressources en prévention des blessures de l’Ontario situé chez Parachute, l’Unité de recherche et de prévention des blessures de la Colombie-Britannique et le Réseau de réadaptation de Toronto.

Pourquoi devriez-vous y participer :

  • Il réunira des experts canadiens et internationaux pour partager les meilleures pratiques, la recherche, les avancées cliniques et les innovations des politiques.
  • Se réseauter avec vos collègues du domaine de la recherche, de la pratique et des politiques de la santé des aînés pour partager de l’information et des expériences.
  • Apprendre de conférenciers dynamiques et entendre parler des perspectives internationales.
  • En retirer des scénarios d’implantation dans un contexte canadien.

Inscription et renseignements

Si vous êtes dans l’impossibilité de participer à notre congrès, assurez-vous de suivre #watchyourstep14 sur Twitter.

Recherche

Chutes chez les aînés au Canada

Ce rapport publié par l’Agence de santé publique du Canada est le deuxième et le plus récent sur le sujet des données d’hospitalisation dues aux chutes des aînés, de même que des facteurs de risques, en faisant ainsi un outil important pour les concepteurs de politiques, les chercheurs, les programmeurs communautaires et les praticiens. Avec ces connaissances, les aînés seront servis avec de meilleurs programmes et de meilleures initiatives de prévention, mieux ciblés.

Sécurité en milieu de travail

Jour de deuil April 28Les blessures et les décès en milieu de travail ont de graves répercussions sur les Canadiens et les entreprises. Les travailleurs malades et victimes de blessures  subissent à long terme les effets néfastes pour la santé de ce problème et les familles et amis sont confrontés à la perte d’êtres chers. De 1993 à 2012, sur une période de 20 ans, 902 personnes en moyenne sont décédées chaque année.  

Faites de la sécurité en milieu de travail une priorité de premier ordre en apprenant les notions de base de la santé et de la sécurité au travail grâce à des cours comme celui de Parachute intitulé Passeport Sécurité, en soulignant le Jour de deuil et en vous efforçant de prévenir les maladies, les blessures et les décès professionnels.

Jour de deuil national  - 28 avril

Le Jour de deuil national, une journée pour honorer les travailleurs décédés sur les lieux de travail et pour résoudre les problèmes afin de prévenir de futures tragédies, a lieu tous les ans, le 28 avril. Il a été officiellement reconnu par le gouvernement fédéral en 1991 et adopté par la suite par près de 80 pays du monde entier.

Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail a bon espoir que la commémoration annuelle de cette journée sensibilisera davantage les Canadiens à l'importance de mettre en place des conditions de travail sécuritaire sur les lieux de travail pour prévenir les blessures et les décès. C'est la journée choisie pour honorer les travailleurs décédés, mais elle constitue aussi un vibrant appel en vue de protéger les vivants. Les entreprises sont invitées à participer en faisant du 28 avril un Jour de deuil et en conjuguant leurs efforts pour prévenir les blessures, les maladies et les décès.

Passeport Sécurité

Passeport Sécurité de Parachute est un programme d’examens nationaux en ligne sur la sécurité et de certification qui s’adresse aux travailleurs. Tous nos examens en ligne permettent aux travailleurs d’acquérir une base de connaissances pour agir de façon plus sûre et plus intelligente. Ce programme est un catalyseur de changements conçu pour prévenir les blessures en milieu de travail et les décès évitables inutiles et promouvoir un changement de culture motivé par le savoir et la sensibilisation des jeunes et des travailleurs de tous les âges.

Consultez le site passporttosafety.parachutecanada.org. pour obtenir des précisions sur nos cours en ligne ou vous inscrire à un cours.

Gaz radon

Qu’est-ce que le radon?

Le radon est un gaz radioactif qui est produit naturellement par la désintégration graduelle de l’uranium contenu dans le roc et le sol. Le radon peut entrer dans les maisons et les autres bâtiments par les fissures dans les murs ou le plancher de la fondation, ou par les brèches laissées autour des tuyaux, des châssis de fenêtres, des drains de plancher, des puisards et des autres ouvertures. L’infiltration de gaz par le sol est la plus importante source de radon dans les environnements intérieurs. Les autres sources de moindre importance peuvent comprendre l’eau de puits et certains matériaux de construction.

Vous ne pouvez ni voir, ni goûter, ni sentir le radon. Le seul moyen de connaître la concentration dans une maison ou un autre bâtiment consiste à effectuer un test. Des trousses de mesure que vous pouvez utiliser vous-même sont disponibles dans la plupart des quincailleries et des centres de rénovation de même qu’en ligne. Cette tâche peut également être effectuée par un professionnel spécialisé dans la mesure du radon.

Santé Canada a établi une limite de 200 becquerels par mètre cube (200 Bq/m3) pour la concentration de radon dans l’air à l’intérieur des habitations. Un becquerel est une unité de mesure de la désintégration radioactive. L’Organisation mondiale de la santé utilise quant à elle une fourchette allant de 100 à 300 Bq/m3, la limite supérieure étant jugée acceptable si la limite idéale de 100 Bq/m3 ne peut être atteinte en raison des conditions spécifiques aux différents pays.

Quels sont les risques pour la santé de l’exposition au radon?

L’exposition à de fortes concentrations de radon dans l’air ambiant augmente le risque de développer un cancer du poumon. 

L’exposition à long terme à des concentrations élevées de radon constitue, après le tabagisme, la deuxième cause du cancer du poumon, et elle constitue la première cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs.

Selon Santé Canada, le radon est responsable au Canada de 16 % des décès associés au cancer du poumon.

Le risque de développer un cancer dépend de la concentration de radon et de la durée d’exposition d’une personne à cette concentration.

L’exposition à la fumée de cigarette combinée à de fortes concentrations de radon augmente significativement le risque de développer un cancer du poumon. Une personne qui a été exposée pendant longtemps à de fortes concentrations de radon a une chance sur vingt de développer un cancer du poumon. Lorsque l’exposition à long terme à de fortes concentrations de radon est concomitante à une exposition à la fumée de cigarette, le risque de développer un cancer du poumon augmente à une chance sur trois.

Le cancer du poumon est une maladie mortelle. Il constitue la principale cause de décès par cancer chez les hommes comme chez les femmes, et est responsable de plus du quart de tous les cas de décès par cancer1. Environ huit personnes sur dix atteintes d’un cancer du poumon en mourront. En moyenne, 70 Canadiens par jour reçoivent un diagnostic positif de cancer du poumon, et chaque jour, ce sont en moyenne 55 de ceux-ci qui en meurent2. Le cancer du poumon est rarement observé chez l’enfant. Toutefois, les effets d’une exposition à des substances cancérigènes, comme la fumée du tabac et le radon, sont cumulatifs – plus une personne est exposée longtemps, plus le risque est élevé. Ainsi, prévenir l’exposition au radon durant l’enfance réduira ce risque au cours de sa vie.

Une recherche menée par Santé Canada3 souligne l’importance de prévenir l’exposition au radon durant l’enfance. Un enfant exposé pendant seulement deux ans à une concentration de radon de 8 000 Bq/m3 a les mêmes chances de développer un cancer du poumon qu’une personne qui a vécu toute sa vie dans une maison dont la concentration en radon est légèrement supérieure à 200 Bq/m3.

Une maison sécuritaire pour le bien de vos enfants

Où retrouve-t-on du radon au Canada?

Le radon se retrouve partout au Canada. Les concentrations diffèrent, mais sont habituellement plus élevées dans les régions où le sol et le roc sous-jacent contiennent plus d’uranium. Entre 2009 et 2011, Santé Canada a mené une enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations, et a mesuré les concentrations de ce gaz dans près de 14 000 échantillons récoltés dans les maisons. Les résultats de cette étude de deux ans indiquent que 6,9 % des Canadiens vivent dans des maisons recélant des concentrations de radon supérieures à la limite de 200 Bq/m3 en vigueur pour ce gaz.

Bien que les résultats d’une telle enquête ne puissent être utilisés afin de prédire les concentrations de radon pour une maison donnée ou un quartier donné, les résultats montrent que certaines régions ont une prévalence plus élevée de maisons susceptibles de recéler des concentrations supérieures à la limite fixée par Santé Canada. Par exemple, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, il est estimé que plus d’une maison sur cinq recèle des concentrations en radon supérieures à 200 Bq/m3. Le rapport complet de l’enquête pancanadienne peut être consulté au www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/radiation/radon/survey-sondage-fra.php

La concentration de radon varie d’une maison à l’autre, même si elles sont semblables et voisines l’une de l’autre. La quantité de radon retrouvée dans une maison dépend de plusieurs facteurs, dont les suivants :

  • Caractéristiques du sol : La concentration de radon peut varier énormément selon la teneur en uranium du sol. De même, le radon diffuse plus facilement dans certains types de sols que dans d’autres; par exemple, il diffuse plus facilement dans le sable que dans l’argile.
  • Type de construction : Le type de maison et sa conception influencent l’étendue de la surface en contact avec le sol de même que le nombre et la dimension des points d’infiltrations pour le radon.
  • État de la fondation : Une fondation comportant de nombreuses fissures et ouvertures possède plus de points d’entrée potentiels pour le radon.
  • Style de vie des occupants : L’utilisation de ventilateurs d’extraction, de fenêtres ou de foyers, par exemple, influence la pression s’instaurant entre la maison et le sol. Cette différence de pression peut faire en sorte que le radon est aspiré à l’intérieur de la maison, et peut influencer le régime d’échange d’air.
  • Météo : Les variations météorologiques (ex., température, vent, pression barométrique, précipitations) peuvent influencer la quantité de radon qui entre dans la maison.

En raison de l’intervention de tous ces facteurs, il n’est pas possible de prédire la concentration de radon dans une maison. La seule manière de la déterminer avec certitude, c’est d’effectuer un test.

Comment déterminer la concentration de radon dans un bâtiment, et que faire si de fortes concentrations sont détectées?

Les résidents peuvent déterminer la concentration de radon dans leurs maisons en se servant eux-mêmes d’une trousse de mesure qu’il est possible de retrouver dans la plupart des quincailleries et des centres de rénovation ou encore en ligne. Il est recommandé d’effectuer un test de longue durée (au moins trois mois) durant l’hiver, alors que les fenêtres et les portes sont généralement fermées. Le test consiste à placer un petit échantillonneur passif sur l’étage habité le plus bas de la maison ou du bâtiment, et à le laisser là pendant au moins trois mois sans le déplacer. Le dispositif devrait être placé sur une surface sécuritaire (ex. : une étagère ou une table) éloignée de toute bouche de chauffage ou de climatisation, fenêtre ou porte. À la fin de la période de test, le dispositif de détection devrait être placé dans l’enveloppe scellée fournie à cet effet et envoyé par la poste au laboratoire pour y être analysé. Normalement, les résultats sont envoyés par courrier ou par courriel après quelques semaines.

Si la concentration de radon est supérieure à la limite de 200 Bq/m3 fixée par Santé Canada, des mesures devraient être entreprises afin de réduire la concentration de radon. Si la concentration se situe entre 200 et 600 Bq/m3, Santé Canada recommande d’agir dans un délai de deux ans afin de réduire la concentration de radon. Si la concentration est égale ou supérieure à 600 Bq/m3, des mesures de mitigation devraient être entreprises au cours de la même année.

Il existe différents moyens de réduire la concentration de radon dans une maison ou un bâtiment : installer un système d’atténuation du radon, sceller les fissures et les ouvertures dans la fondation ou augmenter la ventilation.

Dans la majorité des cas, l’installation d’un système d’atténuation du radon constituera le meilleur moyen d’abaisser la concentration de ce gaz à un niveau acceptable. La dépressurisation active du sol sous la dalle est la technique d’atténuation du radon la plus efficace et la plus fiable. Cette méthode requiert l’installation d’un tube à travers la dalle de plancher de la fondation, dont l’une des extrémités est placée à l’extérieur du bâtiment (soit au niveau du toit ou d’un mur extérieur). Un ventilateur relié à ce tube fonctionnant en permanence aspire le radon à partir du dessous de la maison vers l’extérieur, où il est rapidement dispersé.

Les services d’un entrepreneur certifié dans l’atténuation du radon devraient être retenus pour effectuer ce genre d’opération. Afin d’en trouver un, communiquez avec le Programme national de compétence sur le radon au Canada (PNCR-C) au 1 800 269-4174, l’Association canadienne des scientifiques et technologues du radon (ACSTR) à info@carst.ca ou Santé Canada à radon@hc-sc.gc.ca.

Il est important de reprendre une mesure de la concentration de radon à la suite des travaux d’atténuation afin de s’assurer que celle-ci est descendue en deçà de la limite prescrite.

Des directives complètes sur la mesure et l’atténuation des concentrations de radon peuvent être trouvées dans la publication de Santé Canada intitulée Le radon – Guide de réduction pour les Canadiens accessible au www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/radiation/radon_canadians-canadiens/index-fra.php

Actuellement, les propriétaires de maison et de logements au Canada ne sont pas légalement tenus de procéder à des mesures de radon ou d’entreprendre des mesures d’atténuation si de fortes concentrations de radon sont détectées.

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1 Société canadienne du cancer. www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/lung/statistics/?region=pe

2 Association pulmonaire du Canada. www.poumon.ca/lung101-renseignez/statistics-statistiques/lungdiseases-maladiespoumon/index_f.php

3 Chen, J. 2013. « Canadian lung cancer relative risk from radon exposure for short periods in childhood compared to a lifetime ». Int. J. Environ. Res. Public Health, 10 : 1916-1926.

À propos des blessures

Pourquoi se préoccuper des blessures?

Les blessures sont la cause principale de décès chez les Canadiens âgés de 1 à 44 ans et la troisième cause de décès des Canadien s âgés de 45 à 64 ans.1

Figure 1. Principales causes de décès, Canada, 2008

Figure 1. Principales causes de décès, Canada, 2008

(Téléchargez le tableau ci-dessus en PDF)

En outre, les blessures sont parmi les plus importantes causes d’hospitalisation pour les Canadiens de tout âge. 2

Figure 2. Principales causes d’hospitalisation, Canada, 2008

Figure 2. Principales causes d’hospitalisation, Canada, 2008

(Téléchargez le tableau ci-dessus en PDF)

Tel que le démontrent les chiffres ci-dessus, en moyenne, chaque année, plus de 10 000 Canadiens sont tués, et 200 000 autres sont hospitalisés suite à de graves blessures.1 En effet, chaque jour, 35 Canadiens meurent des suites d’une blessure. Plusieurs survivants demeurent handicapés, autant physiquement qu’émotivement. Au cours des deux prochaines heures, au moins un autre Canadien deviendra tétraplégique à vie. Toutes les neuf minutes, un enfant ou une personne âgée subira une blessure lui causant un handicap permanent qui changera sa vie. Le coût des blessures et de tous les dommages qui s’y rattachent est astronomique. À 20 milliards $, le coût des blessures constitue un problème de taille pour tous les Canadiens en termes de soins de santé et de société. 3

Les chiffres entourant le coût des blessures pour notre société sont clairs d’un point de vue économique et personnel, mais pourtant, on ne comprend toujours pas l’épidémie de blessures négligée, redéfinie comme étant une maladie évitable.

Tableau 3. sommaire des constatations tirées du rapport intitulé Le fardeau économique des blessures au Canada.3

Pourquoi les Canadiens sont-ils à risque?

Les blessures sont souvent perçues comme des accidents pouvant être tacitement acceptées et les initiatives de prévention en la matière ne bénéficient bien souvent pas de l’attention  qu’elles méritent.   Les Canadiens évoluent dans une société pleine de risques mais ils manquent sans doute des connaissances et de l’inspiration pour les reconnaitre  et s’y attaquer en toute sécurité. Une force est requise pour attirer l’attention sur le fait que les blessures ne sont pas une fatalité, qu’elles ne doivent pas se produire et que la plupart d’entre elles sont prévisibles et évitables. 

La prévention des blessures nécessite un chef de file se prévalant d’une approche exhaustive

Un Canada exempt de blessures: c’est la mission que s’est donné Parachute, en attirant l’attention sur la question des blessures évitables, à plusieurs niveaux,  et en aidant les Canadiens à réduire leurs risques de blessures tout en profitant au maximum d’une longue vie, bien remplie.

Pour concrétiser cette vision, il faut adopter une approche exhaustive qui cible les divers aspects de ce problème de santé publique complexe. Le spectre de la prévention, élaboré par Larry Cohen, offre un cadre pouvant être utilisé pour accomplir cette tâche. Ce document comprend plusieurs stratégies qui forment une approche exhaustive pour traiter les questions de santé publique, comme les blessures. Chaque élément spécifique du spectre met l’accent sur un secteur stratégique distinct devant être ciblé afin d’apporter des changements au domaine de la santé. Le travail de Parachute portera principalement sur chacune des six stratégies mises de l’avant afin d’offrir aux canadiens une approche exhaustive au problème des blessures. 

Tableau 4. le spectre de la prévention 4

Définition d’une blessure

On définit une blessure comme le préjudice physique infligé au corps humain consécutif  à une exposition soudaine à une quantité d'énergie dépassant le seuil de tolérance normale, ou au manque d'un ou de plusieurs éléments vitaux, tels que l'oxygène5. Les blessures peuvent être accidentelles comme celles qui résultent d'une chute, d'une brûlure ou d'un accident de la route. Les blessures intentionnelles découlent d'un acte délibéré d'automutilation ou encore du suicide ou du meurtre.

Quelles sont les blessures les plus fréquentes au Canada?

Les trois principales causes de décès liés à des blessures accidentelles sont  les accidents de la circulation, les chutes et les empoisonnements. 6

Figure 5. Principales causes de décès suite à une blessure, Canada, 2008

Figure 5. Principales causes de décès suite à une blessure, Canada, 2008

(Téléchargez le tableau ci-dessus en PDF)

Les trois principales causes d’hospitalisations liées à une blessure non intentionnelle au Canada sont les chutes, les accidents de voiture, et l’impact avec un objet. 7

Figure 6. Principales causes d’hospitalisation suite à une blessure, Canada, 2008

Figure 6. Principales causes d’hospitalisation suite à une blessure, Canada, 2008

(Téléchargez le tableau ci-dessus en PDF)

Figure 7. nombre de décès, d’hospitalisations, de non-hospitalisations et de déficiences; tiré du rapport : Le fardeau économique des blessures au Canada 3

Populations vulnérables

Au Canada, plusieurs populations vulnérables enregistrent des taux élevés de blessures, tout à fait inacceptables. En voici un aperçu :

Enfants : Les blessures évitables sont responsables du décès de plus d’enfants canadiens que n’importe quelle maladie.

Jeunes : Les blessures tuent plus de jeunes gens que toutes les autres causes de décès combinées, représentant plus de 70 % de l’ensemble des décès touchant les jeunes.

Personnes âgées : Les personnes âgées ne représentent que 12 % de la population du pays mais totalisent 35 % de toutes les hospitalisations pour blessures. Le nombre de personnes âgées atteintes de blessures devrait croître de façon exponentielle en raison du vieillissement de la population.  

Peuples autochtones : Parmi tous les groupes identifiables, les Autochtones affichent le taux le plus élevé de suicide et le taux de décès attribuable à des blessures est presque quatre fois plus élevé chez les adolescents autochtones que chez l’ensemble des Canadiens.

Contenu connexe

• The Financial Costs, and Prevention Strategies of Unintentional Injuries - Public Sector Digest, janvier 2011

• The Spectrum of Prevention - Contra Costa Health Services

• Surveillance des blessures en direct – Agence de la santé publique du Canada

Fin de texte

Agence de la santé publique du Canada. (2013). Tableau : Principales causes de décès, Canada, 2008, hommes et femmes confondus, nombre (taux brut de mortalité pour 100 000). Ottawa, ON.

Agence de la santé publique du Canada. (2013). Tableau : Principales causes d’hospitalisation, Canada, 2008, hommes et femmes confondus, nombre (taux brut de mortalité pour 100 000). Ottawa, ON.

3 SMARTRISK. Fardeau économique des blessures. Toronto : 2009.

4 The Prevention Institute.  Le spectre de la prévention : développement d’une méthode détaillée de prévention des blessures. Source : http://www.preventioninstitute.org/component/jlibrary/article/id-105/127.html

5 Organisation mondiale de la Santé. Rapport sur la prévention des traumatismes chez l’enfant. Genève : Organisation mondiale de la Santé; 2008.

6 Agence de la santé publique du Canada. (2013). Tableau : Principales causes de décès suite à une blessure, Canada, 2008, hommes et femmes confondus, nombre (taux brut de mortalité pour 100 000). Ottawa, ON.

7 Agence de la santé publique du Canada. (2013). Tableau : Principales causes d’hospitalisation suite à une blessure, Canada, 2008, hommes et femmes confondus, nombre (taux brut de mortalité pour 100 000). Ottawa, ON.

Conseils de sécurité pour les sièges d’auto

Siège avant ou arrière?

Les spécialistes en matière de sécurité recommandent vivement que les enfants âgés de moins de 12 ans voyagent toujours assis sur le siège arrière de la voiture. Tous les passagers sont dans les faits plus en sécurité sur la banquette arrière, mais puisque cela n'est pas toujours possible, les spécialistes s'entendent pour dire que les plus jeunes passagers devraient s'asseoir à l'arrière de la voiture, car ils sont moins bien constitués sur le plan physique et sont plus vulnérables aux blessures graves.

Lorsque les parents doivent transporter plusieurs enfants en auto et que tous les sièges arrière sont utilisés, l'aîné peut s'asseoir sur le siège avant. Quel que soit l'endroit où l'enfant s'assoit, le siège d'auto doit être approprié à sa taille et à son poids, et celui-ci doit être bien attaché au siège de la voiture. Si le manuel du siège d'auto indique qu'il est nécessaire d'utiliser à la fois la ceinture sous-abdominale et le baudrier (comme avec un siège d’appoint), ou qu'une sangle de retenue est requise, cette consigne doit être respectée. Les sièges d'auto face vers l’arrière ne doivent jamais être disposés sur le siège avant d'une voiture, car cela est trop risqué pour un bébé.

Les coussins gonflables du côté du passager avant doivent être désactivés si un enfant est assis sur le siège avant. Les coussins gonflables sont conçus pour protéger des passagers de plus grande taille que les enfants qui peuvent en l'occurrence être gravement blessés. Les manuels du véhicule fournissent des informations sur la manière de désactiver les coussins gonflables et les concessions d'automobiles peuvent également se révéler utiles. 

Jamais seuls dans la voiture

Les enfants ne devraient jamais être laissés seuls dans une voiture.  Des enfants ont souffert de blessures liées au froid ou à la chaleur, voire sont morts lorsqu'ils ont été laissés seuls dans des voitures à des températures très élevées ou très basses.

Les enfants peuvent également être coincés par une fenêtre électrique lorsqu'ils placent leur tête à l'extérieur d'une voiture stationnée tout en s'appuyant sur l'interrupteur de la fenêtre.  Les parents peuvent prévenir ce type de blessures en ne laissant jamais leur enfant seul dans une voiture stationnée ou dont le moteur marche au ralenti. Certaines voitures plus récentes ont des interrupteurs à levier, qui sont plus sécuritaires que tout autre type d'interrupteurs.

Dès l'arrivée, les parents doivent immédiatement retirer les bébés et les enfants de la voiture. Il est également important de verrouiller les portes ainsi que le coffre arrière lorsque la voiture n'est pas utilisée de sorte que les enfants plus âgés n'y pénètrent pas.

Enfants endormis dans les sièges d'auto

Les enfants s'endorment fréquemment dans leur siège d'auto lorsqu'ils voyagent mais les sièges d'auto sont conçus pour transporter votre enfant de manière sécuritaire et ils ne devraient jamais être utilisés en lieu et place d'un berceau. Voici certaines directives que les parents et les gardiens doivent suivre :

Il est à craindre que les nouveaux-nés aient des difficultés à respirer pendant qu'ils sont assis dans des sièges d'auto, car le cou n'a pas la force nécessaire pour leur tenir la tête levée. Les nouveaux-nés ne doivent pas passer plus d'une heure à la fois dans leur siège d'auto, et les parents doivent s'assurer que le bébé est en bonne position et respire aisément.  Une fois le bébé âgé d'un mois, ce risque est considérablement réduit, de sorte que les parents peuvent en conséquence planifier de plus longs voyages en auto, tout en surveillant toujours le bébé de manière attentive et en prévoyant des arrêts pour une pause.
Assurez-vous que le siège d'auto face vers l’arrière est ajusté dans l'angle approprié de 45 degrés. Cela réduit le risque que la tête du bébé ne tombe vers l'avant et provoque des problèmes respiratoires. 

Lorsque les parents utilisent un siège de nouveau né ou un siège d'auto à l'extérieur d'une voiture, ils doivent le faire pendant un bref moment seulement et en restant à proximité.  Il est important de garder le bébé attaché, et de placer le siège à un bas niveau, tel que sur le plancher plutôt que sur une table. Cela réduira la possibilité que le siège d'auto ne fasse une chute.

Coussins gonflables

Les coussins gonflables sont conçus pour protéger les adultes et les enfants plus âgés, mais ils peuvent gravement blesser un jeune enfant ou un bébé. Les parents peuvent garder des enfants de moins de 12 ans à distance des coussins gonflables en faisant asseoir les enfants sur le siège arrière de la voiture. Si un enfant prend place sur le siège avant, il est important de désactiver le coussin gonflable. Transports Canada commencera à offrir un programme de désactivation des sacs gonflables dès le début de 2010.

Produits ajoutés

Les produits qui ne sont pas compris avec le nouveau siège d'auto ne devraient pas être utilisés. Voici des exemples de ceux-ci : nids d'ange, régulateurs de ceinture de sécurité, plateaux ou miroirs en plastique amovibles, revêtements de harnais ou coussins d'appuie-tête. Ces produits n'ont pas subi d'essais de choc avec les sièges d'autos et pourraient contribuer aux risques de blessures en cas de collision ou d'arrêt soudain.

Sangles de retenue

Tous les sièges d'auto face vers l’avant nécessitent une sangle de retenue. Les voitures neuves comportent des boulons d'ancrage installés en usine. Les conducteurs peuvent consulter le manuel du véhicule pour savoir à quel endroit le boulon d'ancrage se trouve. Très souvent avec un véhicule plus ancien, le concessionnaire aidera à installer le boulon d'ancrage.

La sangle de retenue doit être installée directement derrière le siège d'auto. Le but de la sangle de retenue est d'empêcher la partie supérieure du siège d'auto de se déplacer vers l'avant en cas de collision ou d'arrêt soudain.

Dispositif universel d’ancrage (DUA)  également appelé système LATCH ou ISOFIX

Le DUA est simplement une autre façon d’attacher un siège d'auto au véhicule, au lieu d'utiliser les ceintures de sécurité du véhicule.  Les parents peuvent choisir d'utiliser le DUA ou les ceintures de sécurité, mais ne peuvent utiliser les deux. Certains parents peuvent constater que le DUA est une méthode plus rapide, particulièrement s'il faut à l'occasion déplacer le siège d'auto d'un véhicule à l'autre.

Les véhicules fabriqués après le 1er septembre 2002 comportent des ancrages DUA. Il convient pour les conducteurs de rechercher l'endroit où se trouvent les connecteurs DUA, et de connaître la manière de bien les utiliser. Ils ont l'apparence de petites barres métalliques et sont placés à l'endroit où le dossier se joint à la partie inférieure du siège.  Il est important de vérifier dans le manuel du véhicule les positions de siège disponibles avec le DUA, le DUA n'étant pas compatible avec la position du siège central sur tous les véhicules.

Sièges d’auto - En toute simplicité

Une manière simple de comprendre les divers stades associés au siège d'auto.

Existe-il une manière simple de comprendre les divers stades associés au siège d'auto?

Bien que les lois provinciales concernant les sièges d'auto au Canada diffèrent légèrement, si vous respectez nos recommandations, vous satisferez aux lois en vigueur dans n'importe quelle province ou n'importe quel territoire canadien ou les dépasserez, et vous fournirez une protection maximale à votre enfant. Dans l'intérêt véritable de votre enfant, ne vous hâtez pas de passer trop tôt au stade de siège d'auto suivant.

Sièges d'auto face vers l’arrière

Les bébés doivent être assis dans des sièges d'auto dos à la route aussi longtemps que possible car c'est le modèle qui leur confère le plus de protection étant donné leur vulnérabilité. Nous recommandons que les parents continuent d'utiliser un siège d'auto face vers l’arrière même lorsque leur enfant dépasse le critère standard de 10 kg (22 lb) obligatoire en vertu de certaines lois provinciales. De nombreux sièges d'auto face vers l’arrière sont aujourd'hui conçus pour des enfants beaucoup plus lourds et plus grands et nous encourageons vivement l'utilisation de tels modèles. Bien que trois provinces adoptent le critère de l'âge d'un an pour déterminer le moment de passer au siège d'auto face vers l’avant, nous demandons avec insistance aux parents de dépasser les exigences de ce critère et d'utiliser des sièges d'auto face vers l’arrière tant et aussi longtemps que le modèle convient à la taille et au poids de l'enfant et jusqu'à ce que celui-ci marche avec confiance et sans aide, ce qui indique que sa colonne vertébrale s'est bien développée.

Sièges d'auto face vers l’avant

Une fois que la taille et le poids de l'enfant ont dépassé les restrictions relatives à son siège d'auto face vers l'arrière et qu'il peut marcher sans aide (dépassant facilement l'âge d'un an), celui-ci peut s'asseoir dans un siège d'auto face vers l’avant adapté à sa taille et à son poids. Nous encourageons vivement les parents à opter pour un siège face vers l'avant qui correspond à des valeurs de taille et de poids plus élevées, de sorte que l'enfant pourra s'y asseoir pendant une bonne partie de sa croissance.

Siège d’appoint

Une fois que la taille et le poids de l'enfant ont dépassé les restrictions relatives à son siège d'auto face vers l'avant, le moment est venu d'essayer certains modèles de siège d'appoint. Il est important que le siège soit bien ajusté à l'enfant, de sorte qu'il peut être nécessaire d'essayer plusieurs types; des renseignements non scientifiques suggèrent que les sièges d'appoint à dossier haut sont préférables. Le siège d'appoint doit faire en sorte que la ceinture abdominale du véhicule repose au niveau des hanches de l'enfant et la ceinture diagonale au centre de la région de l'épaule, sans toucher au cou. Nous encourageons vivement les parents à asseoir leur enfant dans un siège d'appoint jusqu'à celui-ci mesure au moins 145 cm (4 pieds et 9 pouces), comme la loi l'exige dans certaines provinces.

Ceinture de sécurité seule

À utiliser une fois atteint le stade de développement où la taille et le poids de l'enfant dépassent les restrictions relatives à son siège d'appoint, ou que le siège ne permet plus de faire en sorte que la ceinture sous-abdominale et le baudrier reposent aux bons endroits sur le corps de votre enfant. Lorsque ce stade est près d'être atteint, veillez à vérifier l'endroit où repose la ceinture du siège, conformément au fonctionnement prévu du siège d'appoint. La ceinture sous-abdominale du véhicule doit reposer au niveau des hanches de l'enfant et le baudrier au centre de la région de l'épaule, sans toucher au cou. Dans le cas où ni la ceinture du siège seule, ni le siège d'appoint actuel ne font en sorte que la ceinture sous-abdominale et le baudrier reposent aux bons endroits, un autre modèle de siège d'appoint s'impose jusqu'à ce que l'enfant soit un peu plus grand.

La sécurité des piétons - les faits

Les blessures sont la cause principale de décès et d'invalidité chez les enfants et les jeunes au Canada

Bien que le nombre d'enfants canadiens tués ou blessés lors d'accidents survenus lors des déplacements à pied continue de diminuer, chaque accident mortel représente une tragédie qui, le plus souvent, aurait pu être évitée. Les blessures subies par les enfants qui se déplacent à pied sont souvent graves. Bien que la survie de l'enfant soit possible, le rétablissement peut impliquer une invalidité de longue durée, un stress émotionnel et un fardeau financier subis par l'enfant et par sa famille pendant des années et même toute sa vie.

Pour traverser une rue de manière indépendante ET sécuritaire, les enfants doivent posséder trois compétences qui ne sont généralement PAS acquises avant l'âge de 9 à 11 ans :

  1. La capacité à déterminer et à emprunter un parcours de traversée sécuritaire
  2. La capacité à évaluer de manière réaliste la vitesse d'un véhicule
  3. Les moyens cognitifs de juger les espacements sécuritaires entre les véhicules

Cela signifie qu'il faut surveiller les enfants qui n'ont pas encore atteint ce stade!

Le saviez-vous?

  • Les enfants sont vulnérables aux blessures subies lors des déplacements à pied parce qu'ils n'ont pas encore développé les aptitudes cognitives et physiques nécessaires pour faire face aux les nombreux défis présentés par la circulation.
  • La présence de parents ou d'autres personnes qui s'occupent des enfants peut, à elle seule, contribuer à réduire le risque de blessure.Enfant regardant un panneau indicateur de vitesse  maximum 40.
  • Les enfants de 10 à 14 ans ont l'incidence la plus élevée de blessures subies lors des déplacements à pied; cependant, le risque de décès liés à des déplacements à pied est plus élevé pour une plage d'âges plus étendue (enfants de 5 à 14 ans).
  • Le comportement entraînant la mort ou des blessures chez les jeunes piétons le plus fréquemment signalé est la traversée d'une intersection, suivi par le fait de s'engager en courant sur la route.
  • La majorité des blessures et des décès chez les enfants piétons se produisent dans les régions urbaines. Toutefois, lorsqu'un piéton est heurté par une voiture dans une route rurale, il est plus à risque d'en mourir en raison de la vitesse plus élevée des véhicules.
  • Davantage d'enfants subissent des blessures lors des déplacements à pied au cours des mois de septembre et d'octobre, suivis des mois de mai et de juin.
  • Les enfants risquent davantage d'être frappés par un véhicule dans les zones de circulation intense, de densité élevée de véhicules stationnés, et dans celles où il existe peu d'endroits pour jouer, tels qu'un parc de voisinage. L'on a également démontré que les quartiers à faible revenu, particulièrement ceux qui se trouvent en milieu urbain, présentent un risque plus élevé de blessures chez les enfants piétons.
  • Bien que les taux de blessures et de décès chez les enfants piétons soient plus élevés chez les garçons, l'écart entre les sexes semble se rétrécir.

Nouvelles études

Des études préliminaires auprès d'enfants de 10 et de 11 ans indiquent de façon concluante que le fait de parler sur un téléphone cellulaire en traversant la rue augmente d'un tiers le risque qu'un enfant soit frappé par un véhicule. Les chercheurs de l'Université de l'Alabama conseillent aux parents de recommander à leurs enfants de ne pas utiliser leur téléphone cellulaire lorsqu'ils traversent la rue et de donner toute leur attention à ce qui les entoure. La distraction créée par une conversation au téléphone et son impact négatif sur les décisions prises par l'enfant lorsqu'il traverse la rue amènent les chercheurs à avancer des hypothèses concernant l'effet possible d'autres appareils, par exemple les lecteurs MP3 ou l'envoi de messages textes. Ils recommandent que d'autres études dans ce domaine soient effectuées.

Qu'est-ce que la vitesse a à voir avec tout ça?

  1. Une réduction de la vitesse réduit le risque que des piétons soient blessés ou tués.
  2. Une augmentation du nombre de piétons augmente la sensibilisation des conducteurs, ce qui entraîne une réduction de la vitesse.
  3. Les arbres ont un effet sur la vitesse : les conducteurs ralentissent lorsque les rues sont bordées d'arbres.

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Foire aux questions sur la sécurité des piétons

Pour quelles raisons les enfants manquent-ils de discernement par rapport à la circulation?

Girl holding parents handsLes enfants de moins de neuf ans ne sont pas en règle générale capables du discernement nécessaire pour assurer leur sécurité dans la circulation, parce que leur stade de développement ne leur permet pas de prendre de bonnes décisions par leurs propres moyens. Ce n’est pas leur intelligence qui est en cause, selon les spécialistes du développement de l’enfance, mais plutôt leur niveau de réflexion et de coordination physique. Les enfants de moins de neuf ans peuvent ne pas savoir si une situation ne présente aucun danger pour eux, ni réagir comme il convient en cas d’urgence, notamment s’ils sont anxieux ou effrayés.

C’est la raison pour laquelle il est si important de surveiller convenablement les enfants de moins de neuf ans. Ces enfants doivent être accompagnés par des adultes ou des enfants plus âgés, chaque fois qu’ils traversent les rues ou circulent à bicyclette. Même si l’intelligence de votre enfant se prête à ce qu’il effectue ces activités tout seul, dans les faits, le stade de son développement ne le lui permet peut-être pas.

  • Les jeunes enfants ne peuvent pas voir du coin de l’œil aussi bien que les adultes. Ils ne peuvent pas voir les objets présents dans leur champ de vision périphérique;
  • Les enfants déterminent souvent difficilement la provenance des divers bruits (p. ex., hurlement de sirène). Ils peuvent se tourner du mauvais côté pour chercher la provenance d’un bruit;
  • Les enfants peuvent croire que les grandes voitures avancent plus vite que les petites ou que les rues étroites sont moins dangereuses que les rues plus larges;
  • Les jeunes enfants ne peuvent pas interpréter toutes les informations nécessaires pour agir comme il convient en cas d’urgence. Même s’ils ont appris les règles de la route, leur cerveau ne peut pas traiter de multiples informations ou un enchaînement d’événements complexe;
  • Les enfants n’ont pas conscience de leur vulnérabilité. Ils ne comprennent pas qu’ils peuvent être gravement blessés ou tués dans une collision avec une voiture;
  • Les enfants estiment difficilement la vitesse d’un véhicule s’avançant vers eux ou la distance qui les sépare d’un véhicule;
  • Les enfants adorent bouger sans arrêt! Ils peuvent par conséquent avoir du mal à attendre le changement de couleur des feux de la circulation ou l’arrêt des voitures au passage pour piétons avant de s’engager sur la chaussée;
  • Bien que les enfants aient pu apprendre à traverser les rues sans prendre de risque, ils se laissent facilement distraire et peuvent réagir avec impulsivité;
  • Les enfants peuvent tout simplement croire que les adultes vont prêter attention à eux. Ils croient que s’ils peuvent voir un conducteur s’avancer vers eux, c’est que celui-ci peut également les voir;
  • La petite taille des enfants peut les empêcher de voir les dangers et les cacher aux yeux des conducteurs.

Raisons pour lesquelles nos recommandations font référence à l’âge de neuf ans

À l’âge de huit ans environ, le stade de développement du cerveau des enfants se prête à un plus grand sens des responsabilités et à de bonnes prises de décision. La majorité des enfants sont suffisamment mûrs pour pouvoir marcher et circuler à bicyclette en toute sécurité à proximité de la circulation avant leur neuvième anniversaire.

Voici l’état de leur développement :
Au fur et à mesure que la pensée d’un enfant gagne en complexité, le cerveau devient capable de traiter de multiples informations en même temps. Cette capacité permet à l’enfant d’évaluer correctement un enchaînement d’événements et d’y réagir comme il convient, ce qui est une capacité essentielle pour circuler à bicyclette ou marcher à proximité de la circulation.

Un enfant commence à prendre conscience de sa vulnérabilité et des conséquences de ses actes, en vieillissant. Les peurs qui prennent racine dans la réalité commencent à apparaître autour de l’âge de neuf ans – par exemple, la peur du décès de ses parents, d’un cambriolage de son domicile ou de la collision d’un chien avec une voiture.

C’est à ce stade que les enfants perdent de leur impulsivité. Ils sont plus susceptibles de réfléchir avant d’agir (p. ex., ne plus se précipiter dans une rue à la poursuite d’une balle). Ils acquièrent également leur coordination physique et perdent la gaucherie de leur petite enfance.

Si les enfants de neuf ans montrent à leurs parents qu’ils sont prudents et suivent les règles de sécurité sur la route, ils peuvent recevoir la permission de circuler à bicyclette et de traverser les rues sans être surveillés par des adultes. Il est important de souligner que l’âge de neuf ans n’est qu’une indication; certains enfants ne seront peut-être prêts que plus tard. Par exemple, une surveillance attentive pourra être encore nécessaire pour que des enfants avec des troubles d’apprentissage ou encore impulsifs puissent circuler à bicyclette ou traverser les rues.

Il est naturel que les enfants désirent l’indépendance et la liberté que leur apporte la possibilité de marcher tout seuls. Mais les enfants plus âgés peuvent avoir une confiance excessive en leurs capacités et avoir tendance à prendre plus de risques. Ils peuvent, par exemple, voir une voiture s’approcher, mais croire qu’ils ont le temps de traverser la rue avant son passage. Les enfants âgés de 10 à 14 ans sont plus susceptibles de se fier à la distance plutôt qu’à la vitesse pour estimer quand traverser la rue sans danger. Il faut également rappeler aux enfants âgés d’être prudents et attentifs à proximité de la circulation.

Source : SécuriJeunes Canada. La sécurité des piétons : en faire une réalité. Consultable à partir du site Web de SécuriJeunes Canada

Comment, où et pourquoi les enfants subissent-ils des blessures à titre de piétons?

Comment : la plupart des blessures subies par les enfants piétons se produisent en septembre et octobre, puis en mai et juin. Les accidents se produisent principalement en fin d'après-midi et en début de soirée. Cela est probablement dû au fait que les conducteurs Agent de police émettant le billetcherchent à s'adapter à la baisse de la lumière du jour et qu'ils sont moins à même d'apercevoir un piéton qui traverse la rue. Cela peut également être attribué au fait que les enfants se trouvent à l'extérieur à cette heure du jour, en train de retourner à la maison après l'école ou de jouer dehors après le souper.

: les enfants sont statistiquement plus à risque d'être heurtés par une voiture en traversant une intersection, et en s'engageant dans la rue en courant. Les enfants sont également vulnérables lorsqu'ils traversent la rue à des intersections dépourvues de contrôle de la circulation, lorsqu'ils accèdent à la rue en passant entre des voitures stationnées, ou lorsqu'ils marchent dans la rue plutôt que sur le trottoir.

La majorité des blessures et des décès chez les enfants piétons se produisent dans les régions urbaines. Toutefois, lorsqu'un piéton est heurté par une voiture dans une route rurale, il est plus à risque d'en mourir en raison de la vitesse plus élevée des véhicules. Certaines études ont également démontré que les quartiers urbains à faible revenu présentent un taux plus élevé de blessures impliquant des piétons.

Pourquoi : la plupart des accidents sont causés par la combinaison du comportement du conducteur et de celui du piéton. Toutefois, certains facteurs, tels qu'une circulation intense, une densité élevée de véhicules stationnés, des vitesses limites élevées, et un nombre limité d'endroits pour jouer peuvent également contribuer au nombre de blessures subies par les piétons.

Quelles sont les cinq principales règles de sécurité routière pour mon enfant?

Marchez avec votre enfant et parlez-lui de la sécurité des piétons! Les cinq conseils-clés suivants vous aideront à inculquer à votre enfant la manière de traverser la rue en toute sécurité :

  1. ARRÊTEZ-VOUS - Pensez, observez et écoutez afin de détecter les véhicules. Regardez de chaque côté la rue avant de traverse
  2. Traversez uniquement aux intersections. Ne jamais traverser au milieu de la rue ou entre des véhicules stationnés, et ne jamais s'engager dans la rue en courant.
  3. Reconnaissez et respectez les signaux de traversée. En revanche, même lorsque le signal vous indique qu'il est sécuritaire de traverser, assurez-vous que la rue est dégagée et que tous les véhicules se sont immobilisés avant d'entreprendre votre traversé.
  4. Soyez à l'affût de véhicules qui sortent des entrées et des allées.
  5. Empruntez les rues dotées de trottoir. S'il n'y a pas de trottoir, marchez en faisant face à la circulation, à distance de la rue si possible, et en file indienne

Quels sont les cinq conseils-clés pour les parents (reportez-vous à la fiche de conseils aux parents pour de plus amples renseignements)

  1. Donnez l'exemple en matière de comportement sécuritaire. Ayez des habitudes sécuritaires en matière de marche à pied que vous souhaitez que votre enfant adopte.
  2. Commencez dès qu'il est tout-petit et enseignez-lui graduellement les notions de sécurité à mesure qu'il grandit. En marchant avec votre enfant, saisissez l'occasion de lui parler de la sécurité, en évitant de vous lancer dans de longs discours qui l'ennuiera.
  3. Tant que votre enfant n'a pas atteint l'âge de 9 ans, assurez-vous qu'il traverse la rue en compagnie d'un adulte ou d'un autre enfant plus âgé qui est responsable. Continuez à marcher avec votre enfant et à lui montrer comment traverser la rue en sécurité, en adaptant vos conversations à son degré de compréhension.
  4. Demandez à votre enfant de vous montrer qu'il sait comment traverser la rue en sécurité. Demandez-lui de vous indiquer les risques et de vous dire ce qu'il ferait.
  5. L'âge de neuf ans n'est qu'un point de référence. Certains enfants pourraient ne pas être prêts encore à cet âge, et même lorsque votre enfant est plus indépendant, continuez à créer des occasions de discussions régulières. En écoutant votre enfant, vous saurez à quel point il a confiance en lui pour marcher seul, et vous pourrez l'aider s'il a des préoccupations.

La « modération de la circulation », qu’est-ce que c’est?

Une vitesse élevée fait souvent partie des facteurs à l’origine des accidents dans lesquels des piétons sont impliqués. La vitesse conditionne les circonstances des collisions avec les piétons et la gravité de leurs blessures. Quand les voitures se déplacent à des vitesses supérieures à 30-40 km/h, le temps de réaction des conducteurs et des piétons est modifié.

Par exemple, les conducteurs peuvent commettre une erreur dans l’estimation de leur temps d’arrêt et les piétons dans celle du temps nécessaire pour traverser la rue sans danger. La probabilité du décès d’un piéton impliqué dans une collision avec un véhicule se déplaçant à 50 km/h est supérieure à celle d’un piéton impliqué dans une collision avec un véhicule se déplaçant à 30 km/h. Il a été prouvé que la réduction de la vitesse des véhicules évite des accidents et réduit la gravité des blessures.

La modération de la circulation vise à réduire la vitesse des véhicules, limiter le débit de la circulation par dissuasion et diminuer le nombre de conflits entre les usagers de la route. La modération de la circulation vise à réduire le nombre de blessures survenant dans une zone précise, en modifiant son agencement.

Les ralentisseurs dans les rues résidentielles et l’abaissement de la limite de vitesse indiquée sont peut-être les exemples les plus courants de mesures de modération de la circulation. Des mesures comme les passages piétons surélevés et les ralentisseurs sonores créent des obstacles physiques sur la route, qui contraignent les voitures à ralentir. Les prolongements de trottoir, les avancées de bordure de trottoir et les carrefours giratoires, entre autres, sont également des mesures de modération de la circulation.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la modération de la circulation et sur la marche à suivre pour mettre en œuvre des mesures de modération de la circulation dans votre collectivité, prière de consulter La sécurité des piétons, sur le site Web de SécuriJeunes Canada.

Je souhaite apporter des changements à ma rue, par où commencer?

Il existe plusieurs moyens de militer pour des changements. Vous pouvez trouver une panoplie d'idées et de renseignements spécifiques à la sécurité des piétons dans la rubrique Défense des intérêts de notre site Web.
 

Sécurité en vacances

Les vacances peuvent être des moments spéciaux, mais ils peuvent également présenter des risques particuliers pour les blessures. Voir les sujets du droit pour plus d'informations sur la façon de vous assurer que vos vacances soient heureux et sans blessures.

Conseils de sécurité à l’intention des piétons

Enseigner aux enfants la sécurité des piétons

Joignez le geste à la parole et montrez l’exemple à vos enfants. Votre présence et vos conseils peuvent contribuer à réduire le risque de blessures.

Commencez à parler de la sécurité à vos enfants dès leur plus jeune âge, en transmettant au début de l’information simple. Bon nombre de jeunes enfants sont fascinés par les voitures et les camions. Un enfant de deux ans dans une poussette peut comprendre que les voitures appartiennent à la route et les personnes au trottoir. On peut enseigner à un enfant de trois ou quatre ans qu’il faut toujours tenir la main d’un adulte pour traverser la rue. L’enfant peut vous aider à regarder des deux côtés de la rue et apprendre qu’il est dangereux de courir sur la route, même si c’est après son jouet favori.

Misez sur vos conversations antérieures en utilisant de l’information adaptée au niveau de compréhension de votre enfant. Les discussions peuvent surgir naturellement car il y a beaucoup d’occasions et de circonstances qui appellent un bref commentaire ou un moment propice à l’éducation.

  • Lorsque le temps change (neige, brouillard, pluie);
  • Lorsqu’un ballon se retrouve sur la route;
  • Lorsque vous êtes témoins d’une traversée illégale ou d’une autre pratique dangereuse de la part d’un piéton;
  • Lorsque vous empruntez ou décidez d’emprunter un nouveau chemin pour vous rendre à l’école ou au terrain de jeux;
  • Lorsque vous visitez un nouvel endroit;
  • Lorsque vous déménagez dans un nouveau quartier;
  • Lorsque votre enfant marche avec des amis pour la première fois;
  • Lorsque votre enfant se prépare à marcher seul pour la première fois;

Lorsque vous traversez, mettez des mots sur vos actions. Montrez à votre enfant comment utiliser ses yeux et ses oreilles. En tout temps, réfléchissez, regardez  et écoutez. C’est ainsi que devraient agir les enfants, même en présence d’un brigadier scolaire ou d’un feu de circulation.

Apprenez-leur à s’arrêter pour regarder à gauche, à droite, puis de nouveau à gauche et à écouter si une voiture s’en vient. Lorsque la voie est libre, ou que toutes les voitures sont à l’arrêt, au passage piétonnier ou à l’intersection, montrez-leur comment traverser, sans revenir sur leurs pas ni courir. Précisez aux enfants qu’ils ne doivent pas traverser entre des voitures garées ni au milieu de la rue mais bien à un croisement. Dîtes-leur également que les voies d’accès et les ruelles doivent être considérées comme des petites routes et qu’il faut donc surveiller les voitures en marche. S’il n’y a pas de trottoir, ils doivent marcher en file indienne, loin de la route, face à la circulation. Après un certain temps, ces comportements iront de soi pour vos enfants.

Marcher et parler en même temps…

Si votre enfant possède un téléphone cellulaire ou un quelconque appareil électronique portatif, imposez-lui une règle : il ne doit pas l’utiliser en marchant, tout particulièrement lorsqu’il traverse la rue. Les enfants courent un risque beaucoup plus élevé d’être heurté par un véhicule lorsqu’ils sont soumis à la distraction. Rappelez à votre jeune que marcher en compagnie d’un groupe d’enfants peut détourner son attention et lui faire prendre des risques lorsqu’il traverse. Marcher avec des amis peut être très agréable mais il ne faut pas oublier les règles de sécurité.

Soyez un modèle de comportement

Montrez l’exemple en marchant et en abordant avec votre enfant les règles de prudence pour les piétons. Avec le temps, votre façon d’agir régulière s’ancrera  profondément dans son approche pour traverser. N’oubliez pas toutefois que si vous traversez illégalement ou en courant pour éviter le feu rouge avec votre enfant, ou parlez au téléphone en marchant, vous devez vous attendre à ce que vos enfant fassent de même lorsqu’ils traversent seuls.

Demandez aux personnes qui s’occupent de vos enfants (grands-parents, personnel de garderie) de discuter avec eux de la façon de traverser sans danger, lors des sorties.

Trois compétences importantes que doit acquérir votre enfant pour marcher sans supervision.

Les enfants doivent acquérir trois compétences importantes avant de pouvoir marcher de façon autonome. En règle générale, elles ne sont pas acquises avant l’âge de neuf à onze ans. Les enfants devraient pouvoir :

  1. déterminer et emprunter un parcours de traversée sécuritaire;
  2. évaluer de manière réaliste la vitesse d’un véhicule;
  3. juger les espacements sécuritaires entre les véhicules.

Superviser les enfants qui ne maitrisent pas encore ces habiletés.

Les bienfaits de la marche…

Beaucoup de communautés canadiennes désirent promouvoir la marche, pour les avantages qu’elle représente sur le plan de la santé et en tant qu’initiative « écologique ». Dans certaines communautés, cela peut par la suite redonner aux familles l’envie d’effectuer à pied le trajet entre le domicile et l’école. Il est essentiel d’encourager les parents et les gardiens à aborder avec les enfants le problème de la sécurité des piétons, dans le cadre de ces marches. Il est tout aussi important de créer des communautés propices à la marche où l’on fait la promotion de milieux sécuritaires et adaptés aux piétons. Une augmentation du nombre de piétons donnera lieu à une meilleure prise de conscience de la part des conducteurs. Ceux-ci réduiront ainsi leur vitesse et il en résultera moins de blessures pour les enfants piétons.

Conseils de sécurité à l’intention des piétons

Enseigner aux enfants la sécurité des piétons

Joignez le geste à la parole et montrez l’exemple à vos enfants. Votre présence et vos conseils peuvent contribuer à réduire le risque de blessures.
Commencez à parler de la sécurité à vos enfants dès leur plus jeune âge, en transmettant au début de l’information simple. Bon nombre de jeunes enfants sont fascinés par les voitures et les camions. Un enfant de deux ans dans une poussette peut comprendre que les voitures appartiennent à la route et les personnes au trottoir. On peut enseigner à un enfant de trois ou quatre ans qu’il faut toujours tenir la main d’un adulte pour traverser la rue. L’enfant peut vous aider à regarder des deux côtés de la rue et apprendre qu’il est dangereux de courir sur la route, même si c’est après son jouet favori.

Misez sur vos conversations antérieures en utilisant de l’information adaptée au niveau de compréhension de votre enfant. Les discussions peuvent surgir naturellement car il y a beaucoup d’occasions et de circonstances qui appellent un bref commentaire ou un moment propice à l’éducation.

  • Lorsque le temps change (neige, brouillard, pluie);
  • Lorsqu’un ballon se retrouve sur la route;
  • Lorsque vous êtes témoins d’une traversée illégale ou d’une autre pratique dangereuse de la part d’un piéton;
  • Lorsque vous empruntez ou décidez d’emprunter un nouveau chemin pour vous rendre à l’école ou au terrain de jeux;
  • Lorsque vous visitez un nouvel endroit;
  • Lorsque vous déménagez dans un nouveau quartier;
  • Lorsque votre enfant marche avec des amis pour la première fois;
  • Lorsque votre enfant se prépare à marcher seul pour la première fois;

Lorsque vous traversez, mettez des mots sur vos actions. Montrez à votre enfant comment utiliser ses yeux et ses oreilles. En tout temps, réfléchissez, regardez  et écoutez. C’est ainsi que devraient agir les enfants, même en présence d’un brigadier scolaire ou d’un feu de circulation.

Apprenez-leur à s’arrêter pour regarder à gauche, à droite, puis de nouveau à gauche et à écouter si une voiture s’en vient. Lorsque la voie est libre, ou que toutes les voitures sont à l’arrêt, au passage piétonnier ou à l’intersection, montrez-leur comment traverser, sans revenir sur leurs pas ni courir. Précisez aux enfants qu’ils ne doivent pas traverser entre des voitures garées ni au milieu de la rue mais bien à un croisement. Dîtes-leur également que les voies d’accès et les ruelles doivent être considérées comme des petites routes et qu’il faut donc surveiller les voitures en marche. S’il n’y a pas de trottoir, ils doivent marcher en file indienne, loin de la route, face à la circulation. Après un certain temps, ces comportements iront de soi pour vos enfants.

Marcher et parler en même temps…

Si votre enfant possède un téléphone cellulaire ou un quelconque appareil électronique portatif, imposez-lui une règle : il ne doit pas l’utiliser en marchant, tout particulièrement lorsqu’il traverse la rue. Les enfants courent un risque beaucoup plus élevé d’être heurté par un véhicule lorsqu’ils sont soumis à la distraction. Rappelez à votre jeune que marcher en compagnie d’un groupe d’enfants peut détourner son attention et lui faire prendre des risques lorsqu’il traverse. Marcher avec des amis peut être très agréable mais il ne faut pas oublier les règles de sécurité.

Soyez un modèle de comportement

Montrez l’exemple en marchant et en abordant avec votre enfant les règles de prudence pour les piétons. Avec le temps, votre façon d’agir régulière s’ancrera  profondément dans son approche pour traverser. N’oubliez pas toutefois que si vous traversez illégalement ou en courant pour éviter le feu rouge avec votre enfant, ou parlez au téléphone en marchant, vous devez vous attendre à ce que vos enfant fassent de même lorsqu’ils traversent seuls.
Demandez aux personnes qui s’occupent de vos enfants (grands-parents, personnel de garderie) de discuter avec eux de la façon de traverser sans danger, lors des sorties.

Trois compétences importantes que doit acquérir votre enfant pour marcher sans supervision.

Les enfants doivent acquérir trois compétences importantes avant de pouvoir marcher de façon autonome. En règle générale, elles ne sont pas acquises avant l’âge de neuf à onze ans. Les enfants devraient pouvoir :

  1. déterminer et emprunter un parcours de traversée sécuritaire;
  2. évaluer de manière réaliste la vitesse d’un véhicule;
  3. juger les espacements sécuritaires entre les véhicules.

Superviser les enfants qui ne maitrisent pas encore ces habiletés.

Les bienfaits de la marche…

Beaucoup de communautés canadiennes désirent promouvoir la marche, pour les avantages qu’elle représente sur le plan de la santé et en tant qu’initiative « écologique ». Dans certaines communautés, cela peut par la suite redonner aux familles l’envie d’effectuer à pied le trajet entre le domicile et l’école. Il est essentiel d’encourager les parents et les gardiens à aborder avec les enfants le problème de la sécurité des piétons, dans le cadre de ces marches. Il est tout aussi important de créer des communautés propices à la marche où l’on fait la promotion de milieux sécuritaires et adaptés aux piétons. Une augmentation du nombre de piétons donnera lieu à une meilleure prise de conscience de la part des conducteurs. Ceux-ci réduiront ainsi leur vitesse et il en résultera moins de blessures pour les enfants piétons.
 

Réduire la vitesse

Quel rapport entre la vitesse et les blessures?

Vitesse des conducteurs

Les enfants sont plus à risque d’être renversés par une voiture dans des zones aux limites de vitesse plus élevées. En fait, l’augmentation de la vitesse des véhicules va de pair avec l’augmentation du risque de blessures. On estime qu’un piéton heurté par une voiture roulant à 50 km/h est huit fois plus susceptible d’être tué qu’une personne frappée par une voiture roulant à 30 km/h. Réduire sa vitesse au volant, même légèrement, peut donc faire une grande différence. Chaque diminution de 1,6 km/h de la vitesse moyenne réduit de 5 % les risques de collision avec un piéton. Il a été prouvé que la diminution de vitesse des véhicules était efficace pour prévenir les collisions et réduire la gravité des blessures. À une vitesse de 30 km/h, les véhicules et les piétons peuvent cohabiter de façon relativement sûre. Cela signifie que les conducteurs ont le temps de s’arrêter pour les piétons et que ceux-ci peuvent prendre de meilleures décisions lorsque vient le moment de traverser.

Garçon poussant le bouton passage pour piétonsChanger les attitudes et les comportements

Il incombe à tous les conducteurs d’assurer la sécurité des piétons. Les enfants consolident leurs capacités physiques et mentales jusque tard dans l’adolescence et ils sont souvent incapables de faire de bons jugements au sujet de la sécurité des piétons. Les conducteurs doivent s’attendre à ce que les enfants se conduisent comme des enfants.

Malheureusement, la vitesse est un problème courant au Canada. Selon la Fondation de recherches sur les blessures de la route au Canada, 2, 7 millions de Canadiens environ admettent qu’ils conduisent souvent bien plus vite que la limite de vitesse permise. Deux millions de personnes reconnaissent qu’elles accélèrent souvent pour passer un feu de circulation et quelque 670 000 indiquent qu’elles prennent des risques au volant, juste pour le plaisir. Il est intéressant de noter que les conducteurs ne sont pas en mesure de déterminer leur vitesse au volant de façon exacte et que, par conséquent, ils ne ralentiront pas forcément en voyant des enfants.

Il peut s’avérer très utile d’avertir les conducteurs qui font des excès de vitesse. Selon Transports Canada, 72 pour cent des conducteurs canadiens soutiennent l’idée de panneaux d’avertissement routiers leur signalant qu'ils roulent à vitesse excessive. En outre, les radars et les amendes peuvent contribuer à faire respecter les limitations de vitesse dans les secteurs résidentiels et scolaires.  Une étude a démontré que la présence de panneaux d’avertissement, de caméras et d’agents de police réduisait, dans une proportion de 70 %, le nombre de véhicules excédant de 10 km/h la vitesse permise. Dans plusieurs autres pays, notamment aux États-Unis, la réduction des limites de vitesse a permis de faire diminuer les accidents de la route, dans une proportion s’échelonnant de huit à quarante pour cent.

Panneau de zone modération de la circulationModifier l’environnement - modération de la circulation

Des modifications ou des obstacles physiques peuvent décourager la vitesse et avoir un impact important sur le nombre et la gravité des accidents impliquant des piétons. Une étude faite au Danemark a permis d’établir que la modération de la circulation réduisait, dans une proportion de 60 pour cent, les blessures infligées aux piétons. Voici un aperçu des mesures traditionnelles de modération de la circulation : dos d’âne, rétrécissement de chaussée ou ajout de refuges piétonniers ou d’avancées de trottoir. 

De récentes études ont démontré que d’autres éléments intéressants pouvaient modérer la circulation. À titre d’exemple, les arbres jouent un rôle pour réduire la vitesse des conducteurs. Ils protègent les piétons de la circulation tout en délimitant clairement le bord de la chaussée. Il est intéressant de noter que les rues bordées d’arbres aident également les conducteurs à évaluer visuellement, et donc à réduire, leur vitesse. Les arbres rendent également la marche plus agréable et améliorent la qualité de l’air.

Plus il y a de piétons, moins ils courent le risque d’être blessés. En effet, lorsque les conducteurs voient des promeneurs, ils ralentissent généralement. En outre, l’inquiétude croissante que suscite la qualité de l’air pourrait engendrer un regain d’intérêt pour la marche, aux dépens de la conduite. Il pourrait alors y avoir davantage de piétons, ce qui permettrait d’améliorer la sécurité sur la route.

Beaucoup de communautés de tout le Canada cherchent à se prévaloir de méthodes visant à ralentir le trafic qui transite dans les quartiers résidentiels, en modifiant les limites de vitesse autorisées, en ciblant le comportement des conducteurs ou en apportant des modifications matérielles. Toutes ces méthodes contribuent à faire diminuer le nombre de blessures et à épargner des vies.

Casques d’hiver - Vidéos

Conseils de sécurité - Sécurité ferroviaire

Que devrions-nous tous savoir sur la sécurité ferroviaire?

Chaque année, environ 100 personnes sont tuées et 100 autres blessées dans des accidents impliquant des trains. Il peut s’agir soit d’une collision entre un piéton et un train ou entre un véhicule et un train. Ces accidents surviennent quand des personnes tentent de traverser des voies ferrées au mauvais endroit ou au mauvais moment ou pénètrent sans autorisation dans des terrains à usage ferroviaire. Des enfants peuvent jouer sur des terrains ferroviaires et adopter des comportements à risque et d’autres personnes traverser un terrain ferroviaire sans autorisation pour suivre un raccourci commode. Les piétons et les automobilistes doivent emprunter les traverses conçues à cet effet pour franchir les voies ferrées.

Il est important d’obéir aux signaux des passages à niveau. Les feux clignotants et les barrières sont activés 20 secondes avant le franchissement du passage à niveau par un train. Ce délai ne laisse pas assez de temps aux piétons ou aux automobilistes pour traverser les voies ferrées sans danger. Personne ne devrait jamais essayer de battre le train à la course.

Même après le passage d’un train, un deuxième train peut emprunter la même voie ferrée dans la direction opposée. Les piétons et les automobilistes doivent regarder des deux côtés avant de traverser, pour s’assurer qu’un autre train ne s’avance pas vers eux.

Les piétons et les automobilistes doivent savoir que les trains sont souvent plus proches et se déplacent plus vite qu’ils ne le croient. Selon la longueur du train, son temps d’arrêt peut durer jusqu’à deux minutes, s’il se déplace à 105 km/h. En d’autres termes, un train peut couvrir une distance de 2 500 mètres entre l’activation de son système de freinage et son arrêt complet. Contrairement aux voitures, un train ne peut pas dévier de sa course pour éviter une collision.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la sécurité ferroviaire dans votre collectivité, consultez le site Web de SécuriJeunes Canada.

Enseigner la sécurité ferroviaire aux enfants

Enseigner la sécurité ferroviaire aux enfantsLes voies ferrées peuvent constituer un raccourci bien tentant. Si votre enfant doit traverser des voies ferrées pour se rendre à l’école et en revenir, il pourra tout simplement choisir l’endroit le plus commode où le faire. Il pourra par conséquent suivre un raccourci et décider de pénétrer sans autorisation dans un terrain à usage ferroviaire, au lieu d’emprunter une traverse aménagée à cet effet.

Voici dix leçons à apprendre par chaque enfant pour être en sécurité à proximité des voies ferrées :

  1. Ne passe pas par un raccourci. Si tu n’empruntes pas une traverse spécialement aménagée pour franchir les voies, tu entres sans autorisation dans un terrain ferroviaire. C’est dangereux et illégal. Rends-toi plutôt à une traverse.
  2. Traverse au bon endroit et au bon moment. Une traverse aménagée à cet effet est le seul endroit où franchir une voie ferrée. N’essaie pas de traverser les voies quand les feux clignotent ou que la barrière est fermée.
  3. Obéis aux signaux. Ne contourne jamais une barrière fermée. Les feux clignotants et les barrières sont activés aux traverses 20 secondes seulement avant le passage du train. Ce n’est pas suffisant pour traverser les voies.
  4. Vérifie que la voie est libre. Si tu dois traverser une voie ferrée, arrête-toi, regarde et écoute avant d’avancer.
  5. Un train ne peut pas s’arrêter aussi vite qu’une voiture. Il faut beaucoup plus de temps et de distance à un train pour s’arrêter complètement qu’à une voiture. Contrairement à une voiture, un train ne peut pas dévier de sa course pour éviter une collision.
  6. N’essaie jamais de battre un train de vitesse. Les trains sont plus près et avancent plus vite que tu ne le crois. Un train de marchandises moyen, à 150 wagons, se déplace à 100 km/h.
  7. Tiens-toi à 16 pieds ou 5 mètres des rails. Des objets peuvent tomber d’un train. Tiens-toi à 16 pieds ou 5 mètres de la voie ferrée au moins, pour éviter d’être heurté/e par une chute d’objet.
  8. Vérifie qu’un deuxième train ne s’approche pas. Après le passage d’un train, vérifie qu’un deuxième train ne le suit pas ou ne s’approche pas sur une autre voie ferrée. Attends la fin du passage du premier train pour vérifier que les deux voies sont libres et que tu peux traverser.
  9. Ne franchis jamais une voie ferrée à bicyclette. Les roues de la bicyclette peuvent se coincer dans les voies et te faire tomber. Pousse toujours ta bicyclette pour traverser les voies, quand tu peux le faire sans danger.
  10. Défense d’entrer. Un terrain ferroviaire est une propriété privée. Jouer sur des voies et des ponts de chemin de fer est dangereux et illégal. Les intrusions sur des terrains ferroviaires sont interdites par la loi.

Lien: CN

Commotion cérébrale

​ConcussionEd

Concussion Ed est conçue pour donner aux Canadiens l'accès gratuit aux ressources d’importance en matière de commotion cérébrale. Cette application mobile gratuite a été principalement développée pour les jeunes, les parents et les éducateurs, mais elle permet aussi de contempler les commotions cérébrales dans de différents scénarios pour s’addresser au grand publique. Disponible en anglais et en français, Concussion Ed présente l’information organisé dans quatre categories: prévenir, reconnaître gérer et suivre l’évolution des commotions.

L'application mobile de Parachute a été développée sous l’avis de son comité consultatif d'experts et des membres de la Collaboration canadienne sur les commotions cérébrales pour s’assurer du contenu factuel et  pertinent. L'application Concussion Ed a été financée par l'Agence de la santé publique du Canada.

L'application mobile est offerte gratuitement dans l'App Store d'Apple et dans Google Play pour les appareils androïdes. Une version Web est également disponible aux usagers du Windows et Blackberry à www.concussioned.ca

Entretien avec Clara Hughes, médaillée olympique

 

Ressources téléchargeable

1. Qu'est-ce qu'une commotion cérébrale?

Une commotion cérébrale est un type courant de traumatisme crânien et cérébral qui peut être causé par un coup direct ou indirect porté à la tête ou au corps (par exemple, une collision de voiture, une chute ou une blessure sportive). Cela provoque un changement dans le fonctionnement du cerveau, causant plusieurs symptômes (voir la section 5). Lorsqu'une personne est victime d'une commotion cérébrale, les dommages à la structure de son cerveau ne sont pas apparentés. Ainsi, les tests d'imagerie par résonance magnétique et tomodensitogrammes semblent habituellement normaux.

2. Qu'est-ce qui se passe?

Lorsqu'une personne est victime d'une commotion cérébrale, son cerveau se déplace ou est secoué l'intérieur du crâne, dont il peut heurter la surface osseuse. Un coup dur porté au corps peut causer un traumatisme d'accélération - de décélération cervicale si le cerveau se frotte contre les protubrances osseuses à l’intérieur de la boîte crânienne. De tels impacts peuvent également provoquer des traumatismes par rotation, au cours desquels le cerveau tourne, ce qui peut causer un cisaillement des fibres nerveuses du cerveau. L’effet exact de la commotion cérébrale sur les cellules du cerveau n'est pas encore déterminé avec exactitude, mais le mécanisme semble impliquer un changement au niveau des fonctions chimiques.

Les cellules du cerveau demeurent vulnérables dans les minutes qui suivent une commotion cérébrale, voire dans les jours suivants. À ce sujet, de nouvelles études révèlent que le problème ne se situe pas forcément au niveau de la structure des tissus du cerveau, mais plutôt dans son fonctionnement. La durée exacte de ce changement n'est pas déterminée. Au cours de cette période, le cerveau ne fonctionne plus normalement et est plus vulnérable à un second traumatisme.

3. Comment se produisent les commotions?

La plupart des commotions cérébrales résultent d’une collision à haute vitesse avec un objet ou une personne. De tels impacts peuvent causer un traumatisme par décélération ou un traumatisme par rotation.

4. À qui en parler?

Il est très important d'obtenir des conseils médicaux dès que possible à la suite de tout coup porté à la tête ou au corps, en présence de signes ou symptômes de commotion cérébrale. Souvent, les commotions cérébrales ne sont pas traitées (et peuvent même ne pas être déceles), car peu de symptômes sont apparentés aux yeux du simple observateur. Dans bien des cas, les symptômes d'une commotion cérébrale ne sont pas remarqués avant qu'une augmentation des efforts aggrave les effets. En fait, 4 sportifs professionnels sur 5 ignorent avoir subi une commotion cérébrale (Delaney et al, CJSM 2001).

Bien que les symptômes d’une commotion cérébrale puissent n’être pas apparentés immédiatement, il est important de porter attention à l'apparition d'éventuels changements physiques, cognitifs et émotionnels. Vous ne pouvez jamais être assez prudent! Les symptômes peuvent s'aggraver plus tard dans la journée, voire au cour de la journée suivante. Si elle n'est pas traitée correctement, une commotion cérébrale peut occasionner des problèmes permanents et nuire gravement la qualité de vie.

Si vous croyez avoir subi une commotion cérébrale, il est important de le dire à un membre de votre famille, un ami, un collègue, un coéquipier, un employeur ou un entraîneur.

La perte de mémoire ou l'amnésie liée à l'incident est une des manifestations courantes des commotions cérébrales. Certaines personnes peuvent oublier qu'elles ont été blessées jusqu'à ce que le diagnostic ait été établi. Toutefois, si une personne est au courant des signes d'une commotion, le fait d'informer une autre personne l'aidera obtenir des soins médicaux appropriés. Si vous pensez avoir été victime d'une commotion cérébrale, vous devriez vous retirer immédiatement de l'activité en cours, qu'il s'agisse d'une activité sportive, professionnelle ou scolaire.

5. Symptômes d'une commotion

À la suite d'une commotion cérébrale, vous pourriez présenter plusieurs types de symptômes. Contrairement à la croyance populaire, la plupart des commotions n’entraînent pas une perte de conscience. Il est important de se rappeler que certains symptômes peuvent apparaître immédiatement, tandis que d'autres peuvent apparaître ultérieurement. Les symptômes peuvent varier d'une personne à l'autre, mais il existe certaines combinaisons classiques de symptômes. Certains peuvent être subtils et ne pas être remarqués par la victime, les collègues, les amis ou la famille. De plus, certains symptômes peuvent être attribués à un lancement du cou, des contusions au cuir chevelu ou d'autres blessures, et non uniquement au traumatisme cérébral.

6. Dépistage et diagnostic

Les commotions cérébrales sont courantes et la plupart d'entre elles guérissent sans incident. Une commotion cérébrale porte toujours en elle la possibilité de dommages plus importants et doit être examinée dès que possible. De plus, si les symptômes ne se sont pas résorbés dans un délai de 10 jours, il est conseillé de consulter un expert des commotions cérébrales.

Nombre de systèmes d’évaluation des commotions cérébrales ont été proposés, mais tous sont d'accord pour dire qu'aucun ne peut être appuyé ou approuvé, car ils ne sont pas basés sur des preuves scientifiques. La gravité est probablement influencée par un certain nombre de facteurs. Par exemple, la gravit peut être influencée par l'historique d'une personne en matière de traumatismes crâniens. Cela peut également causer une rémission diffèrente et plus lente, raison pour laquelle l'historique en matière de commotions cérébrales devrait toujours être pris en considération. Le retour aux activités nécessitant un effort alors que la rémission n'est pas complète et que la personne présente encore des symptômes peut également prolonger la rémission.

Le diagnostic d'une commotion cérébrale peut se faire en plusieurs étapes. Votre médecin pourrait vous poser des questions à propos de votre commotion cérébrale, votre historique professionnel et sportif ainsi que votre traumatisme le plus récent. Il procèdera un examen neurologique. Cet examen pourrait consister en des tests de mémoire, de concentration, de la vue, de coordination, de réflexes et d'équilibre. Parfois, les tests neuropsychologiques jouent un rôle important dans l'identification de troubles cognitifs légers (c.--d., perte de mémoire et de concentration) causés par les commotions cérébrales. Ils peuvent parfois aider dans la planification du retour aux activités précédant la commotion. De plus, des tests de l'équilibre pourraient être nécessaires. Habituellement, ces tests sont organisés par l'expert en commotion cérébrale.

7. Quand puis-je retourner à mes activités?

Toute personne ayant subi une commotion cérébrale doit cesser ses activités immédiatement et être examinée par un médecin. Comme les symptômes peuvent s'aggraver au cours de la nuit ou le jour suivant, vous ne devriez pas poursuivre vos activités. Lorsque vous avez subi une commotion cérébrale, vos décisions concernant votre situation pourraient ne pas faire montrée d'un bon jugement! Les symptômes post-commotion peuvent s'intensifier avec une augmentation de l'activité. Il est donc important que le retour aux activités soit progressif et surveilli par un professionnel de la santé.

8. Prévention

Dans le cas des commotions cérébrales, il est important d'adopter une approche préventive. Cela est particulirement vrai dans le cas des commotions cérébrales récentes, parce que le cerveau est très vulnérable à ce moment. La prévention des commotions cérébrales et des traumatismes crâniens est particulièrement efficace lorsque les travailleurs et les athlètes reçoivent une formation appropriée et que les règles de sécurité, tant dans un contexte professionnel que sportif, sont respectées. Respecter la sécurité de vos collègues est toujours important. Comme les commotions cérébrales sont habituellement des blessures invisibles, il est important d’avertir les personnes qui vous entourent. Cela les aidera à comprendre votre situation et les éduquera pour l'avenir.

Préoccupations

Vous avez des préoccupations concernant une aire de jeu?

Renseignez-vous au sujet de la sécurité des aires de jeu.

Elle décrit l’importance d’un bon revêtement sous l’équipement de jeu, ainsi que quelques facteurs importants relatifs à la conception de l’équipement de jeu. Elle fournit également des conseils de sécurité afin d’assurer une supervision active pendant que les enfants jouent. Les parents et les responsables des enfants peuvent aider à assurer la sécurité des aires de jeu en vérifiant la présence d’équipement endommagé, d’objets dangereux ou d’autres dangers lors de chaque visite à une aire de jeu.

Renseignez-vous pour savoir qui est le propriétaire ou l’exploitant de l’aire de jeu.
La norme relative aux aires de jeu de l’Association canadienne de normalisation (CSA) exige que les aires de jeu publiques affichent le nom de l’organisme qui exploite l’aire de jeu et un numéro de téléphone ou d’autres coordonnées.

Communiquez avec le propriétaire ou l’exploitant de l’aire de jeu, ou la personne chargée de l’entretien.
Décrivez votre préoccupation spécifique et demandez la date de la dernière inspection de l’aire de jeu. Décrivez l’équipement ou la section de l’aire de jeu que vous estimez être peu sécuritaire. La norme de la CSA exige trois types de vérifications de l’entretien : des inspections visuelles quotidiennes ou hebdomadaires, des inspections détaillées mensuelles et un entretien saisonnier planifié. Elle exige également que les exploitants d’aires de jeu testent périodiquement le revêtement de protection sous l’aire de jeu (la CSA ne précise pas la fréquence à laquelle ce test doit être effectué, mais une fois par an peut être considéré comme étant raisonnable).

Assurez le suivi de votre préoccupation afin de vous assurer que les mesures nécessaires sont prises pour évaluer la sécurité de votre aire de jeu communautaire et, au besoin, pour la rendre plus sûre.

Voici quelques étapes qui peuvent vous aider à faire résoudre votre préoccupation :

  • Appelez la personne chargée de l’aire de jeu ou envoyez-lui un courriel. Expliquez que votre objectif est de vous assurer que l’aire de jeu est sûre.
  • Décrivez votre préoccupation spécifique et demandez comment le problème sera résolu. Demandez à la personne avec qui vous communiquez combien de temps il faudra probablement pour que le problème soit résolu.
  • Si vous lui parlez au téléphone, demandez une adresse postale ou de courriel afin que vous puissiez assurer le suivi par écrit. Écrivez une lettre ou un courriel qui confirme votre conversation et décrit les mesures qu’on vous a dit qui seraient effectuées. Le cas échéant, joignez des photos. Envoyez la lettre originale ou le courriel à la personne-ressource de l’aire de jeu avec qui vous avez parlé, et, si vous écrivez une lettre, gardez une copie pour vos dossiers.
  • Gardez la liste de vos appels ou de vos courriels. Si vous appelez, consignez la date et l’heure de l’appel et le nom de la personne à qui vous avez parlé.
  • Visitez l’aire de jeu ou assurez le suivi avec un autre appel ou un autre courriel afin de vérifier si le problème a été résolu.
  • Célébrez votre réussite! Lorsque votre préoccupation relative à la sécurité a été résolue, envoyez une lettre ou un courriel de remerciement à la personne responsable et aux autres personnes avec qui vous avez communiqué relativement au problème.
  • Si vous n’êtes pas satisfait des résultats, appelez la personne-ressource à nouveau ou envoyez-lui un autre courriel. Soyez persévérant concernant la nécessité de vous assurer que l’aire de jeu ne présente pas de risque de blessure inacceptable pour les enfants qui y jouent.
  • Si vous n’êtes toujours pas satisfait, vous devrez impliquer d’autres personnes en appelant le superviseur de la personne-ressource. Vous pourriez également vous renseigner afin de déterminer s’il y a un autre bureau (p. ex., votre bureau local de la santé publique) qui aurait comme mandat d’assurer la sécurité des enfants dans ce cadre. Vous devrez peut-être communiquer avec les politiciens municipaux ou informer un journal local, car la publicité mène parfois à l’action.

Avec qui communiquer :

Au Canada, bon nombre d’aires de jeu appartiennent aux municipalités ou aux conseils scolaires, qui peuvent également en être les exploitants.

Voici une liste des propriétaires et exploitants communs des aires de jeu et les personnes-ressources suggérées :

Emplacement de l’aire de jeu Personne-ressource suggérée
Parc public Directeur des parcs ou des loisirs de la municipalité
Premières Nations Directeur des loisirs, directeur d’école ou conseil de bande
Terrain des écoles Directeur d’école, personnel du conseil scolaire ou administrateur
Garderie Superviseur ou directeur
Immeuble d’habitation Superintendant
Complexe de condominiums ou de maisons en rangée Société de gestion
Centre commercial Directeur ou directeur général
Centre communautaire Directeur ou directeur général
Restaurant Directeur général ou propriétaire


Avez-vous des exemples de dangers graves présents dans les aires de jeu, pour lesquels une réparation immédiate s’impose?

Les dangers qui peuvent tuer ou blesser gravement un enfant doivent être réparés immédiatement. En voici quelques exemples :

Risque de strangulation. Un risque de strangulation est un point où les cordons des vêtements ou les vêtements amples peuvent rester pris ou s’emmêler, étranglant ainsi un enfant. Le haut des glissades et les perches de pompiers, ainsi que toute pièce de matériel mobile (balançoires, carrousels) doivent faire l’objet d’une inspection minutieuse, afin de détecter tout risque de coincement d’un cordon, d’une écharpe ou d’un vêtement quelconque porté au niveau du cou. Depuis le début des années 1980, presque tous les décès d’enfants sur des aires de jeu sont associés à la strangulation.

Revêtement inadéquat sous le matériel installé en hauteur. Les revêtements sécuritaires contribuent à protéger les enfants en cas de chute. Les chutes sur des revêtements durs peuvent entraîner des blessures graves, par exemple des fractures osseuses, des traumatismes crâniens et des blessures aux organes internes. Les revêtements adéquats, relativement peu coûteux, sont essentiels pour assurer la sécurité d’une aire de jeu. La plupart des blessures qui ont lieu sur les aires de jeu sont le résultat de chutes.

Depuis 2003, la CSA exige que tous les types de revêtements d’aires de jeu fassent l’objet tous les ans d’« essais de choc » afin de vérifier leur capacité à absorber les chocs. Les surfaces particulaires doivent avoir une épaisseur de 15 à 30 centimètres (6 à 12 pouces).

Risque de coincement de la tête et du cou. Il s’agit ici des espaces, sur les aires de jeu, qui sont suffisamment grands pour laisser passer le corps d’un enfant en bas âge, mais assez petits pour coincer sa tête. Étant donné que les bambins et les enfants d’âge préscolaire ont une grosse tête par rapport à la taille de leur corps, cela constitue un danger grave. Les principaux endroits à inspecter sont l’espace entre les marches, les espaces dans les rampes horizontales, ainsi que les espaces entre les plateformes de hauteurs différentes. Les ouvertures sécuritaires sont soit inférieures à 9 cm (3,5 po), soit supérieures à 22,5 cm (9 po). Les ouvertures non sécuritaires peuvent être facilement modifiées à court terme (en installant par exemple des contremarches.)

Aires de jeux à domicile

Les structures de jeux dans votre arrière-cour ont beau être plus petites et plus courtes que celles du parc ou de la cour d'école, vos enfants peuvent tout de même s'y blesser.

Les enfants jouant dans une cour arrière-courAu Canada, il existe un ensemble de normes établies par l'Association canadienne de normalisation (CSA) quant à la conception d'aires de jeux plus sûres. La norme CSA ne s'applique pas aux aires de jeux à domicile. On peut toutefois s'inspirer de règles semblables pour concevoir des aires de jeux plus sûres à domicile.

L'équipement convenant à l'âge de votre enfant.
Les jeunes enfants se blessent souvent sur les équipements conçus pour des enfants plus âgés. Pour vous assurer que votre équipement à domicile est adapté à l'âge de vos enfants, construisez votre aire de jeux en plusieurs étapes, plutôt que vous attendre à ce que vos enfants s'y adaptent en grandissant. Une bonne règle à suivre : si un enfant est trop petit pour atteindre et utiliser l'équipement tout seul, ce dernier n'est pas conçu pour les enfants de son âge.

Ancrez correctement les équipements de jeux achetés ou faits maison.
Les équipements de jeux domestiques étant souvent plus légers que les équipements d'aires de jeux publiques, ils doivent être retenus pour en prévenir le basculement ou l'effondrement. Consultez le guide du fabricant pour connaître les consignes d'ancrage appropriées. Les dispositifs d'ancrage doivent être couverts ou dissimulés afin d'éviter de faire trébucher les enfants.

Une surface de protection profonde et molle peut protéger contre les blessures résultant de chutes.
Une surface de protection profonde et molle amortit les chutes et prévient de nombreuses blessures. Pour amortir les chutes, créez une surface de protection meuble avec un revêtement tel que du sable ou des copeaux de bois, de 15 à 30 centimètres (six à douze pouces) de profondeur sous les balançoires, les portiques d'escalade et les toboggans. Plus un équipement est haut, plus la surface de protection doit être profonde.

La bonne hauteur.
Assurez-vous que l'équipement est à la bonne hauteur pour l'âge et la taille de l'enfant. Les enfants de moins de cinq ans ne doivent pas jouer sur des équipements de plus de 1,5 mètre (cinq pieds) de hauteur.
Assurez-vous que l'équipement est doté de rambardes ou de garde-corps pour éviter les chutes. La norme CSA recommande des barrières sur les équipements dont la hauteur est supérieure à 75 centimètres (30 pouces) et qui sont utilisés par des enfants d'âge préscolaire, et sur ceux dont la hauteur est supérieure à 120 centimètres (quatre pieds) et qui sont utilisés par des enfants de cinq ans et plus.
Essayez de garder l'équipement plus haut hors de portée des enfants de moins de cinq ans, par exemple, en enlevant le premier échelon des échelles pour empêcher les tout-petits d'y grimper.

Sièges de balançoire.
Les sièges de balançoire doivent être fabriqués en matériau souple, tels que le caoutchouc ou la toile. De nombreuses blessures surviennent lorsque les enfants sont frappés par un siège de balançoire dur.

Espace autour de l'équipement.
La norme CSA recommande qu'une distance de 1,8 mètre (six pieds) sépare chaque équipement de jeu, ainsi que les équipements et les clôtures ou d'autres structures. Les balançoires et les toboggans requièrent encore davantage d'espace. Bon nombre d'arrière-cours n'offrent pas autant d'espace, de sorte que vous pourriez devoir adapter votre conception. Ayez l'espacement à l'esprit lorsque vous planifiez votre cour et votre aire de jeux.

Enlevez ou rectifiez les composants pouvant s'accrocher aux vêtements des enfants.
Des enfants ont trouvé la mort par strangulation lorsque leurs vêtements, ou des cordes avec lesquelles ils jouaient, se sont pris dans un équipement. Portez une attention particulière aux endroits où les vêtements peuvent se prendre, y compris : le sommet des toboggans, les crochets en forme de S des balançoires, les articulations des portiques d'escalade et les clôtures avoisinantes.

Inspectez régulièrement votre aire de jeux d'arrière-cour (plusieurs fois par mois).
Réparez ou enlevez les équipements brisés. Soyez à l'affût de signes d'usure, d'éclats ou de fissures. Vérifiez que les boulons sont bien serrés et que l'équipement est toujours bien ancré. Vérifiez la profondeur de la surface de protection, râtelez-la pour qu'elle reste meuble et enlevez les débris. Ajoutez du revêtement au besoin.

Assurez une supervision active.
Restez près des enfants de moins de cinq ans lorsqu'ils jouent. Soyez prêt à les attraper lorsqu'ils se trouvent sur l'équipement. Faites en sorte qu'ils jouent sur de l'équipement dont la hauteur ne dépasse pas 1,50 mètre (cinq pieds). Gardez également un œil sur les enfants plus âgés. Ils aiment prendre des risques, sans nécessairement bien les comprendre.

D'autres normes s'appliquent-elles aux structures de jeu d'arrière-cour?
Pour les aires de jeux d'intérieur et d'arrière-cour, les fabricants et installateurs d'équipement font souvent référence aux normes publiées aux États-Unis par l'American Society for Testing and Materials (ASTM). Il existe une norme volontaire de l'ASTM concernant les aires de jeux à domicile dénommée Standard Consumer Safety Performance Specification for Home Playground Equipment (ASTM/F1148-05).

De nombreux ensembles de jeux prêts à assembler vendus au Canada et aux États-Unis sont conformes aux normes de sécurité de l'ASTM. Si vous achetez des équipements de jeux de plein air, procurez-vous un ensemble conforme à la norme ASTM. Suivez les instructions du fabricant pour une installation en toute sécurité.

Sécurité des aires de jeu : foire aux questions

À quel point l’aire de jeu est-elle sûre?

Il est possible que l’aire de jeu où joue votre enfant ne satisfait pas les exigences de sécurité du Canada. Si votre aire de jeu n’est pas munie d’une surface épaisse et molle, ou si vous pensez qu’une partie de l’équipement n’est pas sûre, appelez le groupe chargé de l’aire de jeu pour lui faire part de la situation. Pour obtenir de plus amples informations, rendez-vous à la section Vous avez des préoccupations concernant une aire de jeu?

Pourquoi la hauteur de l’équipement de jeu est-elle importante?

Les enfants sont plus vulnérables à des blessures graves s’ils tombent d’un équipement d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre (5 pi). Il ne faut pas permettre aux enfants de moins de cinq ans de grimper sur du matériel d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre. Si votre enfant plus âgé utilise du matériel d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre, assurez-vous qu’il est muni de bonnes barrières pour empêcher les chutes et qu’il y a une surface épaisse et molle en-dessous. Et surveillez-le de près lorsqu’il joue.

Et les aires de jeu résidentielles?

Au Canada, l’Association canadienne de normalisation (CSA) a établi un ensemble de normes pour les aires de jeu publiques. Ces normes peuvent guider les parents et les gardiens d’enfants qui souhaitent concevoir une aire de jeu résidentielle plus sécuritaire.

Comment puis-je être sûr que mon enfant d’âge préscolaire ou mon bambin peut utiliser un certain équipement de l’aire de jeu?

La CSA recommande que les aires de jeu conçues pour les enfants de cinq ans et moins soient indiquées clairement et séparées de l’équipement conçu pour les enfants plus âgés.

Si l’aire de jeu ne possède pas d’équipement désigné pour les enfants plus jeunes, vous pouvez suivre les lignes directrices suivantes :

  • Si l’enfant ne peut pas atteindre l’équipement tout seul, il est probablement trop avancé pour lui et pourrait s’avérer dangereux.
  • Si votre enfant a moins de cinq ans, il ne doit pas monter sur l’équipement à une hauteur supérieure à 1,5 mètre.

Qu’est-ce qui rend les jeunes enfants vulnérables à des blessures sur les aires de jeu?

  • Souvent, les jeunes enfants de moins de cinq ans se blessent parce que leurs aptitudes à grimper et à maintenir leur équilibre sont encore en cours de développement, ce qui leur cause un risque de chute supplémentaire.
  • Ils sont mal équilibrés et, par conséquent, plus susceptibles de perdre leur équilibre et de tomber.
  • Les jeunes enfants ne comprennent pas encore les risques et les dangers.
  • Pour aider à ce qu’ils ne se blessent pas, ils ont besoin d’être surveillés de près par des adultes et d’aires de jeu conçues pour leur plus petite taille et leur stade de développement.

Pourquoi la supervision est-elle aussi importante?

Souvent, les enfants de moins de cinq ans se blessent parce que leurs aptitudes à grimper et à maintenir leur équilibre sont encore en cours de développement, ce qui leur cause un risque de chute supplémentaire. Restez proche de votre enfant et enseignez-lui comment jouer sans danger. Cela signifie que vous devez rester juste à côté des enfants de moins de cinq ans. Comme les enfants plus âgés aiment souvent pousser les limites et prendre des risques, il est également important de les superviser et de les surveiller.

Conseils de sécurité relatifs aux aires de jeu

Jouer en toute sécurité - annonce de service public

 

 

Surveillez votre enfant de près et assurez-vous qu’il sait comment utiliser le matériel en toute sécurité.

Empêchez votre enfant de grimper sur le matériel d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre (5 pi).

Si vous avez un enfant de moins de cinq ans, restez directement à côté de lui lorsqu’il grimpe, monte sur une balançoire ou joue sur le matériel au-dessus du niveau du sol. Vous devriez être en mesure de toujours atteindre votre enfant facilement. Vous pouvez contribuer à l’empêcher de tomber.

Si votre enfant a entre cinq et neuf ans, surveillez-le. À cet âge, les enfants aiment prendre des risques. Assurez-vous que votre enfant utilise le matériel en toute sécurité.

Cherchez un écriteau indiquant le groupe d’âge pour lequel est conçu le matériel et empêchez votre enfant de jouer sur le matériel conçu pour des enfants plus âgés. Les aires de jeu possèdent souvent du matériel conçu pour différents groupes d’âge : les enfants de moins de cinq ans et les enfants de cinq à 12 ans. Si votre enfant ne peut pas atteindre un équipement, il ne doit pas l’utiliser. Il est conçu pour des enfants plus âgés.

Enseignez à votre enfant les règles de sécurité sur l’aire de jeu.

  • Attendre son tour.
  • Glisser les pieds devant.
  • Attendre que l’autre personne ait glissé en bas du toboggan avant de monter l’échelle du toboggan.
  • Tenir les rampes.
  • S’asseoir sur les balançoires et les toboggans.
  • Se tenir à l’écart des balançoires en mouvement et de l’arrivée des toboggans.

Avant d’arriver sur l’aire de jeu, retirez les casques, les écharpes et les cordons.

Les enfants saisie barres aériennes

Enlevez à votre enfant tout ce qui pourrait l’étrangler. Enlevez les cordons qui se trouvent sur ses vêtements. En hiver, fixez les mitaines aux vêtements au moyen de pinces et non de cordons. Votre enfant peut porter un cache-cou plutôt qu’une écharpe.

Assurez-vous que votre enfant range sa corde à sauter et son casque de vélo avant de grimper sur le matériel de l’aire de jeu.

Examinez l’aire de jeu

La surface de jeu devrait être épaisse et molle; des rampes et des barrières devraient être installées afin de prévenir les chutes. Prenez garde aux objets pointus ou aux espaces dans lesquels la tête de votre enfant pourrait se coincer.

Choisissez une aire de jeu munie d’une surface épaisse et molle plutôt qu’une aire de jeu à la surface de terre ou de gazon. Le sable, le gravillon, les copeaux de bois, les miettes de caoutchouc ou les tapis en caoutchouc mous sont de bons exemples. Ils aideront à protéger votre enfant en cas de chute. Si la surface de votre aire de jeu n’est pas épaisse et molle, assurez-vous que votre enfant reste sur le matériel près du niveau du sol.

Creusez la surface avec le talon de votre chaussure pour en évaluer l’épaisseur. Elle devrait avoir une épaisseur de 15 à 30 centimètres (6 à 12 pouces). Si la surface s’est usée au bas d’un toboggan ou sous les balançoires, vous pouvez en pousser en place avec le pied.

Avant de laisser votre enfant utiliser de l’équipement d’où il pourrait tomber, assurez-vous qu’il est muni de rampes, de mains courantes et de barrières solides pour prévenir les chutes.

Vérifiez s’il y a des endroits où la tête ou le cou de votre enfant pourrait rester coincé. Certains espaces peuvent être assez grands pour le corps de votre enfant, mais coincer sa tête ou son cou. Cela pourrait étrangler votre enfant. Les ouvertures sécuritaires sont soit inférieures à 9 cm (3,5 po), soit supérieures à 22,5 cm (9 po). Les endroits à inspecter sont l’espace entre les marches d’un toboggan et les espaces dans les rampes horizontales.

Vérifiez la présence de verre cassé, de déchets, de bords coupants et de boulons qui dépassent. Ramassez le verre et les déchets avant de laisser jouer votre enfant. Si votre enfant est assez âgé, enseignez-lui à rester loin des bords coupants et des boulons. Surveillez de près les jeunes enfants pour qu’ils ne heurtent pas les bords coupants.

Sécurité des aires de jeu

Les aires de jeu présentent une excellente façon de faire de l’exercice et sont un endroit où les enfants peuvent développer des aptitudes sociales, jouer de façon créatrice et mettre leurs habiletés à l’épreuve. Bien que l’on pense souvent que les blessures constituent une partie normale du jeu, certaines blessures sont plus graves et peuvent empêcher un enfant de tirer le maximum d’activités physiques bonnes pour la santé.

Voici quelques conseils simples qui aideront votre enfant à rester en sécurité sur les aires de jeu.

  • Surveillez votre enfant de près et assurez-vous qu’il sait comment utiliser le matériel en toute sécurité.
  • Enseignez-lui les règles de sécurité sur l’aire de jeu : attendre son tour, glisser les pieds devant, tenir la rampe et s’asseoir sur les balançoires et les toboggans. Rappelez à votre enfant de se tenir à l’écart de balançoires en mouvement et de l’arrivée des toboggans.
  • Avant d’arriver sur l’aire de jeu, retirez les casques, les écharpes et les cordons. Les enfants doivent éviter de jouer avec les cordes à sauter aux alentours du matériel.
  • Examinez l’aire de jeu. La surface de jeu devrait être épaisse et molle; des rampes et des barrières devraient être installées afin de prévenir les chutes. Prenez garde aux objets pointus ou aux espaces dans lesquels la tête de votre enfant pourrait se coincer.

Aires de jeu avec aménagements aquatiques

Les aires de jeu peuvent être situées à proximité de plans d'eau naturels, comme des étangs, des lacs ou des ruisseaux. D'autres plans d'eau, comme les fontaines à jets douchants et les pataugeoires, sont incorporés aux plans des aires de jeu afin de rendre celles-ci plus attrayantes et de diversifier les jeux des enfants. Ces deux types de plan d'eau présentent un risque de noyade pour les enfants en bas âge.

Enfant jouant dans le parc de l'eau

Bien que les enfants plus âgés soient également exposés à un risque de noyade, des études démontrent que ce risque est le plus élevé chez les jeunes enfants âgés de moins de five ans pour les raisons suivantes :

  •  Il ne leur suffit que de 2,5 cm d'eau (1 po) pour se noyer;
  •  L'eau les attire, mais ils ne peuvent pas en comprendre les dangers;
  • Leur sens de l'équilibre et leur coordination sont insuffisants, ce qui augmente leur risque de chute dans des plans d'eau.

Afin de réduire ce risque, on recommande fortement une supervision adulte active (demeurer à la portée et à portée de vue des enfants) en ce qui concerne les enfants âgés de moins de cinq ans. Quant aux enfants plus âgés, le fait de demeurer à la portée et à portée de vue des enfants réduit également le risque de noyade.

Normes pour les pataugeoires ou les fontaines à jets douchants publiques

Les fontaines à jets douchants ne sont pas visées par la norme de l'Association canadienne de normalisation (CSA) sur les aires et l'équipement de jeu. La dernière version de cette norme, publiée en 2007, contient quelques recommandations dont tenir compte si un plan d'eau est proche d'une aire de jeu, mais ces lignes directrices ne font pas partie de l'ensemble des normes officielles. Les aménagements aquatiques y sont présentés comme encourageant la créativité et l'agrément des enfants. Ils posent cependant également un risque de noyade.

La norme de la CSA souligne l'indispensable efficacité de l'écoulement de ce matériel, afin qu'il ne permette pas à l'eau de s'y accumuler et qu'il ne la retienne pas non plus. L'eau stagnante pose un risque de noyade, ainsi que d'autres risques liés à la santé publique (comme la prolifération bactérienne).

On doit signaler immédiatement tout équipement brisé ou endommagé d'une fontaine à jets douchants afin de prévenir les blessures ou la noyade.

Foyers à gaz

L'écran de verre placé sur votre foyer à gaz peut présenter des surfaces chauffées à plus de 200C (400F) après avoir été utilisé pendant environ six minutes. Une fois le feu éteint, il faut 45 minutes en moyenne pour que le foyer refroidisse jusqu'à une température qui est sécuritaire.

Placez un écran autour de votre foyer à gaz.
Installez des barrières de sécurité autour du foyer à gaz ou aux portes de la pièce dans laquelle se trouve un foyer à gaz. De jeunes enfants, âgés de moins de cinq ans, et surtout ceux de moins de deux ans sont les plus sujets aux risques. Lorsque de jeunes enfants apprennent à marcher, ils tombent souvent. Ils se brûlent les mains et les doigts sur les parties métalliques et en verre de la porte lorsqu'ils lèvent les bras pour freiner leur chute. De plus, les jeunes enfants sont attirés par les flammes et veulent les toucher.

Surveillez votre enfant.
Ne laissez jamais un jeune enfant seul près d'un foyer à gaz. Il peut subir des brûlures avant, pendant et après l'utilisation du foyer.

Enseignez aux enfants quels sont les risques posés par le feu, et surveillez-les.
Enseigner à votre enfant quels sont les risques posés par le feu, et se contenter de l'enseigner n'est pas suffisant pour lui éviter de se blesser. De jeunes enfants, surtout les tout-petits, peuvent connaître les règles de sécurité, mais ne pas nécessairement les suivre.

Détecteurs de fumée

À présent que vous changez l'heure et les piles de vos détecteurs de fumée, profitez-en pour faire le point sur la protection globale de votre famille

Detecteurs de fuméeEn moyenne à 19 le nombre d'enfants âgés de 14 ans ou moins qui meurent chaque année lors d'incendies et des suites de leurs brûlures. Près de 600 sont hospitalisés. Les détecteurs de fumée sont un moyen sûr de prévenir les blessures et les décès causés par les incendies.

Lors du changement d'heure, des experts en sécurité se plaisent à nous rappeler de mettre des piles neuves dans nos détecteurs de fumée, ou si vos détecteurs de fumée ont dix ans, de les remplacer complètement. Pourquoi ne pas aller plus loin?  Pour protéger votre famille contre les incendies et autres incidents mortels, voici un petit rappel pour assurer votre sécurité à la maison.

Detecteurs de fumée

Bon nombre de gens ne réalisent pas qu'il existe deux types de détecteurs de fumée. Leur emplacement d'installation joue un rôle crucial dans la réduction de la principale plainte à leur endroit : les fausses alarmes.

  • Les détecteurs de fumée par variation d'ionisation réagissent rapidement aux feux de flammes vives, qui génèrent beaucoup de chaleur sans toutefois produire une grande quantité de fumée. Optez pour un détecteur de fumée par variation d'ionisation pour les zones générales de sommeil et de détente de votre domicile.
  • Les détecteurs de fumée photoélectriques réagissent rapidement aux feux couvants qui génèrent moins de chaleur mais beaucoup de fumée. Ces détecteurs constituent un excellent choix pour la cuisine car ils sont moins susceptibles aux fausses alarmes causées par la cuisson (pain brûlé) ou l'humidité (vapeur d'eau).

Peu importe le détecteur que vous avez choisi, assurez-vous toujours qu'il dispose d'un bouton de mise en sourdine. En appuyant sur ce bouton en cas de fausse alerte confirmée, vous bénéficiez de 7 à 10 minutes de mise en sourdine. Vous pouvez faire circuler l'air tout en restant protégé en cas d'incendie réel.

Choisissez les modèles adaptés aux besoins de votre famille.

Où les ins​taller?

Suivez ces conseils lors de l'installation des détecteurs de fumée :

  • Installez au moins un détecteur de fumée à chaque étage de votre maison (y compris le sous-sol), et à l'extérieur de chaque aire où des personnes dorment. Si vous dormez avec les portes fermées, installez un détecteur de fumée dans chaque chambre.
  • Puisque la fumée monte, posez les détecteurs de fumée au plafond ou en hauteur aux murs. Sur un plafond, disposez le détecteur à au moins quatre pouces du mur le plus proche.  Sur un mur, disposez le détecteur à au moins quatre pouces, mais pas à plus de douze pouces, du plafond.
  • NE JAMAIS installer de détecteur de fumée près d'une fenêtre, une porte ou près d'un conduit où des courants d'air pourraient interférer avec la détection de la fumée.

Monoxyde de carbone

Monoxyde de carboneLe monoxyde de carbone est surnommé le « tueur silencieux » car il est incolore, insipide et inodore. Il est généré par les voitures, les fours à gaz ou à l'huile, ainsi que par les appareils ménagers recourant à des carburants fossiles (bois, gaz, mazout ou charbon), tels que les sécheuses, les fours, et les chauffe-eau.

L'exposition au CO est souvent ignorée, car les premiers signes ressemblent à des symptômes de grippe : maux de tête, fatigue, nausées, vomissements et vertiges. La fièvre n'est pas un symptôme d'intoxication au CO.

La seule façon pour les humains de détecter la présence de ce gaz mortel est d'installer un détecteur de monoxyde de carbone homologué CSA.

Un autre volet important de la prévention des intoxications au CO consiste en l'entretien adéquat de vos appareils ménagers, cheminées et systèmes de ventilation. Faites toujours en sorte qu'un technicien certifié inspecte votre système au moins une fois par an.

Les détecteurs de CO à affichage numérique vous permettent de constater les changements dans la qualité de l'air de votre maison avant qu'ils n'atteignent des niveaux dangereux. Il existe également des détecteurs à la fois de fumée et de CO. Qui plus est, certains modèles « annoncent » même le danger lorsqu'ils retentissent.

Où les installer?
Suivez ces conseils lors de l'installation des détecteurs de monoxyde de carbone :

  • Installez un détecteur de monoxyde de carbone à chaque étage de votre maison et en dehors des zones de sommeil principales ou de la chambre principale.
  • Disposez le détecteur de manière à pouvoir facilement consulter l'affichage numérique. Contrairement à la fumée, qui monte, le monoxyde de carbone se mélange à l'air. Les détecteurs de CO s'installent donc à n'importe quelle hauteur dans une pièce.
  • NE PAS installer de détecteur de monoxyde de carbone dans les garages.

Entretien et remplacement des détecteurs

Les conseils suivants contribuent à maintenir le fonctionnement adéquat de vos détecteurs :

  • Les détecteurs finissent par s'user!  Les capteurs s'affaiblissent et s'obstruent au fil du temps. Selon la National Fire Protection Association (NFPA), les détecteurs de fumée doivent être remplacés tous les 10 ans, et, en fonction du fabricant, les détecteurs de monoxyde de carbone doivent être remplacés tous les 5 à 7 ans.
  • Les détecteurs sont tous dotés d'un bouton de test. Appuyez sur le bouton de chaque détecteur au moins une fois par semaine pour vous assurer qu'il est en bon état et que les piles ne sont pas à plat.
  • Installez des piles neuves dans tous vos détecteurs au moins une fois par an.
  • Éliminez la poussière et les autres débris aéroportés en passant l'aspirateur réglé à faible intensité sur les détecteurs.

Brûlures au foyer

On estime à 40 le nombre d'enfants âgés de 14 ans ou moins qui meurent chaque année dans des incendies et des suites de brûlures. 770 autres enfants sont hospitalisés pour des blessures graves. Les incendies et les flammes sont responsables de 34 % des hospitalisations; les foyers et les poêles à bois sont responsables de 7,5 % de celles-ci.

Voici quelques conseils en matière de sécurité pour protéger votre enfant contre les brûlures causées par les flammes :

Fixez des détecteurs de fumée sur chaque palier de votre maison et dans chaque zone servant de dortoir.
Les détecteurs de fumée sauvent des vies. Le risque de mourir dans un incendie est trois fois plus élevé dans les maisons qui ne sont pas munies de détecteurs de fumée comparativement aux maisons qui le sont. La plupart des enfants qui sont décédés dans l'incendie de résidences occupaient des résidences qui n'étaient pas équipées de détecteurs de fumée ou dont les détecteurs ne fonctionnaient pas. Les alarmes doivent être testées chaque mois et les piles doivent être remplacées chaque année. Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez sur les détecteurs de fumée.

Gardez les briquets et les allumettes hors de vue et de portée des enfants.
Assurez-vous d'utiliser des briquets à l'épreuve des enfants et de les garder hors de la vue et de la portée de votre enfant.

Liquides chauds

La majorité des hospitalisations résultent de brûlures causées par un liquide bouillant ou par la vapeur. Ces brûlures sont causées par de l'eau ou des liquides chauds. Les jeunes enfants âgés de moins de 5 ans subissent 83 % de l'ensemble de telles brûlures qui nécessitent l'admission en milieu hospitalier.

Voyage en acier inoxydable tasseGardez votre enfant à distance des liquides chauds.
Le thé et le café chauds, la soupe et l'eau chaude du robinet qui sont renversés sont les principales causes de ces blessures douloureuses et potentiellement dangereuses.

Réduisez la température de l'eau chaude dans votre maison.
L'eau chaude du robinet pourrait gravement brûler votre enfant. L'eau chaude est à l'origine de près du tiers des brûlures causées par un liquide bouillant ou par la vapeur qui nécessitent une hospitalisation. La température de l'eau chaude est de 60 C (140 F) dans de nombreux foyers canadiens. L'eau à cette température peut causer une brûlure au troisième degré sur la peau de votre enfant en seulement une seconde.  

Gardez votre enfant en sécurité loin de l'endroit où vous cuisinez.
Il suffirait de quelques secondes pour que des liquides chauds se renversent sur votre enfant et le brûlent grièvement. Placez votre enfant ou votre tout-petit sur une chaise haute ou dans un parc pour enfant afin de lui éviter d'être brûlé ou ébouillanté par des liquides chauds. Assurez-vous que les enfants d'âge préscolaire restent assis à la table de cuisine ou qu'ils n'encombrent pas la cuisine alors que vous préparez le repas. Vous pouvez également utiliser une barrière de sécurité pour garder votre enfant hors de la cuisine lorsque vous y êtes affairé. Vous servir des brûleurs arrière de la cuisinière et tourner les poignées des casseroles empêchent votre enfant d'atteindre les casseroles.

Utilisez une tasse munie d'un couvercle qui s'ajuste de manière serrée, comme une tasse pour le voyage.

Gardez le cordon électrique de votre bouilloire et celui de vos autres appareils électroménagers hors de la portée de votre enfant.
Celui-ci pourrait tirer sur le cordon électrique de la bouilloire, suspendu au-dessus du rebord du comptoir et s'ébouillanter avec l'eau chaude de la bouilloire.

Abaissez la température de l’eau

Baissez la température de votre chauffe-eau

La façon la plus simple de prévenir les brûlures causées par l’eau chaude du robinet est de baisser le réglage de votre chauffe-eau jusqu’à 49 C (120 F). Ne faites cela que si le cadran thermostatique est facilement visible sur l’extérieur du réservoir.

Si vous choisissez de le faire, voici quelques facteurs importants dont vous devez tenir compte :

Si une personne vivant dans votre maison est atteinte d’une maladie grave ou de longue durée, consultez votre médecin avant d’abaisser la température du chauffe-eau. N’ABAISSEZ PAS la température de votre chauffe-eau si une personne vivant dans votre maison est atteinte d’un problème de santé tel que :

  • la maladie pulmonaire obstructive chronique
  • le VIH ou le sida
  • une greffe d’organe ou un cancer
  • un système immunitaire affaibli (en raison d’une maladie ou de la prise de médicaments immunosuppresseurs)

Les personnes atteintes de ces problèmes médicaux sont plus susceptibles d’être victimes de la maladie du légionnaire (une pneumonie grave). Lisez le mode d’emploi de votre chauffe-eau avant de changer le réglage du cadran thermostatique. Si vous ne possédez pas de mode d’emploi, communiquez avec le fabricant du chauffe-eau. Le numéro de téléphone devrait figurer sur le chauffe-eau. Si vous louez votre chauffe-eau, communiquez avec l’entreprise de location.

  • Dans le cas des chauffe-eau au gaz ou au mazout, le cadran thermostatique se trouve à l’extérieur du réservoir. Si vous voyez des chiffres sur le cadran, baissez celui-ci jusqu’à une température de 49 C ou 120 F. Si le cadran porte des mots tels que Hot (chaud), Warm (tiède) (ou Medium) et Vacation (vacances), tournez le cadran au réglage Warm (ou Medium). Cela correspond approximativement à 49 C. (L’eau qui sort des robinets sera très chaude au toucher, mais ne causera pas de brûlures par échaudage en quelques secondes seulement.)
  • N’abaissez pas la température de votre chauffe-eau sous 49 C ou le réglage Medium. Un réglage plus bas peut contribuer à la croissance des bactéries qui causent la maladie du légionnaire.
  • Après avoir réglé la température, attendez 24 heures et vérifiez à nouveau la température de l’eau du robinet à l’aide d’un thermomètre. Parfois, un chauffe-eau doit être réglé plusieurs fois avant l’obtention de la bonne température.
  • Les chauffe-eau peuvent continuer de présenter des risques d’échaudage, même après avoir baissé la température. Assurez-vous de vous montrer prudent à l’heure du bain et de surveiller étroitement vos enfants.

Si votre chauffe-eau est électrique, ne baissez pas la température sous 60 C. La bactérie qui cause la maladie du légionnaire prolifère plus facilement dans les réservoirs de certains chauffe-eau électriques en raison de leur conception. Vous pouvez tout de même abaisser la température de l’eau en installant des vannes de sécurité. Adressez-vous à un plombier qualifié, au fabricant de votre chauffe-eau ou à l’entreprise qui vous le loue.

Installez des vannes de mélange pour contrôler la température de l’eau chaude du robinet

Des accessoires appelés vannes de mélange peuvent être installés à différents endroits de votre tuyauterie. Ces vannes contrôlent la température de l’eau avant qu’elle ne sorte du robinet. À l’intérieur de votre chauffe-eau, l’eau peut être extrêmement chaude, mais la vanne ajoute de l’eau froide au besoin afin que la température de l’eau du robinet ne dépasse pas 49 C. Adressez-vous à un plombier qualifié ou à l’entreprise qui vous loue votre chauffe-eau pour une installation correcte des vannes de mélange.

Les vannes de mélange peuvent être utilisées de trois façons différentes :

  • Vous pouvez installer une vanne de mélange maîtresse directement à la sortie du chauffe-eau. Cela permettra de contrôle la température de l’eau du robinet partout dans la maison.
  • Vous pouvez installer des vannes de mélange dans les tuyaux d’eau chaude qui débouchent à différents endroit de la maison; par exemple, vers la salle de bains ou vers la cuisine.
  • Vous pouvez également installer des vannes de mélange aux robinets individuels; par exemple, à chaque lavabo et baignoire.

Si vous n’avez pas accès à votre chauffe-eau :
il n’est pas recommandé d’abaisser le thermostat des gros chauffe-eau qui se trouvent dans les immeubles multi-résidentiels. Des bactéries nuisibles peuvent proliférer dans les gros chauffe-eau si la température est trop basse. De plus, il est possible qu’il n’y ait plus assez d’eau chaude pour tous les résidents de votre immeuble.

Si vous vivez dans un appartement ou un immeuble multi-résidentiel où vous n’avez pas accès au chauffe-eau :
Demandez à votre propriétaire ou au gestionnaire immobilier de s’assurer que l’eau chaude sortant du robinet est à une température maximale de 49 C (120 F). Une solution consiste à installer des vannes de mélange sur les tuyaux d’eau chaude afin que la température de l’eau chaude partout dans votre appartement soit moins dangereuse. Une autre solution consiste à installer une vanne de mélange sur chacun des robinets de votre cuisine et de votre salle de bains.

S’il n’est pas possible de faire installer des vannes de mélange sur les tuyaux d’eau chaude, il existe d’autres accessoires qui permettent de protéger votre enfant contre les brûlures par échaudage.

Autres accessoires

Voici d’autres accessoires disponibles :

Dispositifs mitigeurs: ces dispositifs se fixent au robinet. Certains modèles remplacent complètement le robinet. Si l’eau devient trop chaude, l’écoulement est réduit à un mince filet. Vous pouvez augmenter l’écoulement de l’eau au robinet en ajoutant davantage d’eau froide.

Les dispositifs mitigeurs sont disponibles dans les boutiques spécialisées en produits de sécurité, dans certaines quincailleries et dans certains magasins de produits pour enfants. Cependant, tous les modèles ne conviennent pas à tous les robinets. Bien que ces produits prétendent s’adresser au bricoleur, des adaptateurs ou l’aide d’un plombier peuvent être nécessaires pour les installer.

Protège-robinet: un protège-robinet empêche votre enfant d’avoir accès au robinet d’eau chaude. On trouve ce produit dans de nombreux centres de rénovation et dans des magasins de produits de sécurité pour enfants.

Brûlures et échaudures

Thermomètre de l'eau chaudeLe risque de brûlures est particulièrement important pour les enfants, car leur peau est plus mince que celle d'un adulte. La peau d'un enfant subit des brûlures quatre fois plus rapidement et plus profondément que celle d'un adulte pour une température donnée.

Des brûlures graves ont des conséquences à long terme chez un enfant, et nécessitent le recours à des greffes de peau répétées, ainsi que le port de vêtement de compression pendant deux ans maximum. En raison de leur croissance physique rapide, la peau des enfants et les tissus sous-jacents sont particulièrement susceptibles de se cicatriser et de se contracter au cours de la période de guérison. De nombreux enfants peuvent être défigurés et souffrir de déficience physique et de difficultés émotionnelles permanentes.

Vérifiez la température de l'eau

  • Utilisez un thermomètre dont le spectre comprend les températures élevées, tel qu'un thermomètre à viande ou pour la confiserie.
  • Faites couler l'eau chaude du robinet dans votre salle de bains. Laissez couler l'eau pendant two minutes. Si vous avez utilisé beaucoup d'eau chaude au cours de l'heure qui s'est écoulée, attendez deux heures avant de faire ce test.
  • Remplissez une tasse de cette eau chaude. Placez le thermomètre dans la tasse.
  • Vérifiez la température. Si celle-ci dépasse 49 C (120 F), vous devez abaisser la température de l'eau. Renseignements sur la manière d'abaisser la température de votre eau chaude.

Conseils de sécurité

Que devrions-nous tous savoir sur la sécurité ferroviaire?

Chaque année, environ 100 personnes sont tuées et 100 autres blessées dans des accidents impliquant des trains. Il peut s’agir soit d’une collision entre un piéton et un train ou entre un véhicule et un train. Ces accidents surviennent quand des personnes tentent de traverser des voies ferrées au mauvais endroit ou au mauvais moment ou pénètrent sans autorisation dans des terrains à usage ferroviaire. Des enfants peuvent jouer sur des terrains ferroviaires et adopter des comportements à risque et d’autres personnes traverser un terrain ferroviaire sans autorisation pour suivre un raccourci commode. Les piétons et les automobilistes doivent emprunter les traverses conçues à cet effet pour franchir les voies ferrées.

Il est important d’obéir aux signaux des passages à niveau. Les feux clignotants et les barrières sont activés 20 secondes avant le franchissement du passage à niveau par un train. Ce délai ne laisse pas assez de temps aux piétons ou aux automobilistes pour traverser les voies ferrées sans danger. Personne ne devrait jamais essayer de battre le train à la course.

Même après le passage d’un train, un deuxième train peut emprunter la même voie ferrée dans la direction opposée. Les piétons et les automobilistes doivent regarder des deux côtés avant de traverser, pour s’assurer qu’un autre train ne s’avance pas vers eux.

Les piétons et les automobilistes doivent savoir que les trains sont souvent plus proches et se déplacent plus vite qu’ils ne le croient. Selon la longueur du train, son temps d’arrêt peut durer jusqu’à deux minutes, s’il se déplace à 105 km/h. En d’autres termes, un train peut couvrir une distance de 2 500 mètres entre l’activation de son système de freinage et son arrêt complet. Contrairement aux voitures, un train ne peut pas dévier de sa course pour éviter une collision.

Enseigner la sécurité ferroviaire aux enfants

Les voies ferrées peuvent constituer un raccourci bien tentant. Si votre enfant doit traverser des voies ferrées pour se rendre à l’école et en revenir, il pourra tout simplement choisir l’endroit le plus commode où le faire. Il pourra par conséquent suivre un raccourci et décider de pénétrer sans autorisation dans un terrain à usage ferroviaire, au lieu d’emprunter une traverse aménagée à cet effet.

Voici dix leçons à apprendre par chaque enfant pour être en sécurité à proximité des voies ferrées :

  • Ne passe pas par un raccourci. Si tu n’empruntes pas une traverse spécialement aménagée pour franchir les voies, tu entres sans autorisation dans un terrain ferroviaire. C’est dangereux et illégal. Rends-toi plutôt à une traverse.
  • Traverse au bon endroit et au bon moment. Une traverse aménagée à cet effet est le seul endroit où franchir une voie ferrée. N’essaie pas de traverser les voies quand les feux clignotent ou que la barrière est fermée.
  • Obéis aux signaux. Ne contourne jamais une barrière fermée. Les feux clignotants et les barrières sont activés aux traverses 20 secondes seulement avant le passage du train. Ce n’est pas suffisant pour traverser les voies.
  • Vérifie que la voie est libre. Si tu dois traverser une voie ferrée, arrête-toi, regarde et écoute avant d’avancer.
  • Un train ne peut pas s’arrêter aussi vite qu’une voiture. Il faut beaucoup plus de temps et de distance à un train pour s’arrêter complètement qu’à une voiture. Contrairement à une voiture, un train ne peut pas dévier de sa course pour éviter une collision.
  • N’essaie jamais de battre un train de vitesse. Les trains sont plus près et avancent plus vite que tu ne le crois. Un train de marchandises moyen, à 150 wagons, se déplace à 100 km/h.
  • Tiens-toi à 16 pieds ou 5 mètres des rails. Des objets peuvent tomber d’un train. Tiens-toi à 16 pieds ou 5 mètres de la voie ferrée au moins, pour éviter d’être heurté/e par une chute d’objet.
  • Vérifie qu’un deuxième train ne s’approche pas. Après le passage d’un train, vérifie qu’un deuxième train ne le suit pas ou ne s’approche pas sur une autre voie ferrée. Attends la fin du passage du premier train pour vérifier que les deux voies sont libres et que tu peux traverser.
  • Ne franchis jamais une voie ferrée à bicyclette. Les roues de la bicyclette peuvent se coincer dans les voies et te faire tomber. Pousse toujours ta bicyclette pour traverser les voies, quand tu peux le faire sans danger.
  • Défense d’entrer. Un terrain ferroviaire est une propriété privée. Jouer sur des voies et des ponts de chemin de fer est dangereux et illégal. Les intrusions sur des terrains ferroviaires sont interdites par la loi.

Lien: CN

Sécurité des piscines

Ce que nous savons à propos de la noyade chez les enfants

  • Près de la moitié des noyades d'enfants surviennent dans des piscines d'arrière-cour.
  • Il a fallu très peu de temps à la majorité des enfants qui se sont noyés dans une piscine d'arrière-cour pour tomber à l'eau, pendant que leurs parents ou les personnes qui s'occupaient d'eux ne les surveillaient pas.
  • Les noyades se produisent souvent rapidement et sans bruit. Un adulte qui ne supervise pas de manière active un enfant ne l'entendrait pas glisser dans l'eau et s'y noyer.
  • Des études démontrent que l'installation d'une clôture sur les quatre côtés des piscines pourrait éviter, dans 7 cas sur 10, les noyades d'enfants de moins de 5 ans.
  • Aucune étude n'a pu démontrer l'efficacité des dispositifs d'alarme, des portes ou des bâches de piscine pour prévenir les noyades.

Installation de clôtures autour des piscines creusées et hors terre

  • Les clôtures sécuritaires installées autour des piscines sont conçues pour empêcher les enfants de les franchir en passant par dessus, sous ou à travers elles.
  • La majorité des clôtures n'entourent les piscines d'arrière-cour que sur trois de leurs côtés. Les enfants peuvent donc accéder directement à la piscine à partir de la maison.
  • Une clôture de piscine sécuritaire doit mesurer au moins 1,2 m (4 pi) de hauteur, entourer la piscine sur tous ses côtés et la séparer de la maison. Un mur extérieur de la maison ne doit pas servir à clôturer la piscine sur un côté, s'il permet d'accéder à la piscine par des portes ou des fenêtres.
  • La clôture doit être entretenue et inspectée adéquatement et régulièrement afin de vérifier qu'elle ne comporte pas de trous.
  • Il est important de libérer un espace d'au moins 1,2 m (4 pi) entre l'extérieur de la clôture et le plus proche objet sur lequel les enfants pourraient grimper. Il peut s'agir d'un barbecue, d'un jouet ou même du système de filtrage de la piscine.
  • Les règlements de certaines municipalités canadiennes exigent l'installation d'une clôture intégrale autour des piscines d'arrière-cour. Même dans les endroits où de tels règlements ne sont pas en vigueur, nous recommandons fortement l'installation d'une clôture à quatre côtés afin de protéger les enfants des noyades évitables.

Installation de portes autour des piscines

  • Les portes de la même hauteur que la clôture (1,2 m - 4 pi) n'empêchent l'accès à la piscine que lorsqu'elles sont bien fermées. On ne doit jamais les coincer en position d'ouverture.
  • Les mécanismes à fermeture et à verrouillage automatiques peuvent être conçus ou installés de manière à empêcher les enfants de les ouvrir.
  • Pour une sécurité optimale de la barrière, veillez à l'absence d'éléments décoratifs sur la clôture ou la porte, susceptibles de faciliter leur escalade par un enfant.

Petites piscines, piscines gonflables (ou à parois rigides), bains à remous et spas

  • Toute piscine pouvant facilement être vidée doit l'être après chaque utilisation (ou à la fin de la journée). Les enfants doivent absolument être supervisés de manière active, étant donné le risque de noyade posé par les petites piscines.
  • Chaque fois que la taille d'une piscine ne permet pas de la vider chaque jour, elle doit être clôturée.
  • Les bains à remous et les spas doivent être traités comme des piscines hors terre, et être clôturés en conséquence.
  • Suivez les instructions du fabricant pour installer et entretenir votre bain à remous ou votre piscine portative, en veillant notamment à la qualité du filtrage et du traitement de l'eau pour assurer sa propreté en permanence.

Dispositifs d'alarme et bâches pour piscines

  • Les dispositifs d'alarme pour les piscines, les portes, les bâches de piscine et les serrures ne permettent pas de remplacer sans risque l'installation d'une clôture, équipée d'une porte à fermeture et à verrouillage automatiques, sur les quatre côtés des piscines. Aucun travail de recherche ne démontre que ces accessoires peuvent prévenir la noyade.
  • Un dispositif d'alarme pour une piscine fait retentir un signal avertisseur s'il détecte qu'un objet traverse la surface de l'eau dans la piscine. Comme de nombreuses fausses alarmes ont tendance à se produire (à cause du temps ou de la chute d'objets dans la piscine), les propriétaires les débranchent ou les ignorent souvent au bout de plusieurs fausses alertes.
  • Il existe également des dispositifs d'alarme que les enfants peuvent porter au poignet, mais leur efficacité dépend de facteurs trop nombreux et ils ne remplacent pas la supervision active et l'installation d'une clôture sur les quatre côtés de la piscine. Les adultes ne doivent pas oublier de mettre le bracelet au poignet de leur enfant et de vérifier le fonctionnement des piles; il est de plus probable que l'enfant ne le porte que lors des baignades prévues. Comme de nombreux enfants se sont noyés quand leurs parents ne soupçonnaient pas leur présence à proximité de l'eau, l'enfant pourrait ne pas porter ce dispositif au moment de l'incident.
  • Les bâches de piscine flottantes peuvent augmenter le risque de noyade si un enfant y marche, glisse sous la bâche et se trouve coincé sous elle. Il est également déjà arrivé que des enfants se noient dans l'eau accumulée sur une bâche de piscine.
  • Certaines bâches rigides peuvent supporter le poids d'un enfant. En revanche, aucune étude ne démontre que ce dispositif remplace les clôtures en toute sécurité. Il peut être irréaliste d'attendre des parents qu'ils placent la bâche sur la piscine et l'en retirent de nombreuses fois dans la journée, à chaque utilisation de la piscine.
  • Il ne faut pas se fier qu'à ces seuls accessoires pour prévenir les noyades chez les enfants.

Matériel de sécurité recommandé

Les administrations locales peuvent recommander du matériel de sécurité pour la piscine. Toutefois, les articles suivants sont considérés comme essentiels :

  • Trousse de premiers soins
  • Téléphone pour les situations d'urgence
  • Longue perche
  • Bouée circulaire attachée à une corde

Renseignements supplémentaires

Les administrations municipales peuvent vous fournir certains renseignements sur les règlements locaux en vigueur.

  • La U.S. Consumer Product Safety Commission a publié Safety Barrier Guidelines for Home Pools (en anglais). Ce document contient des illustrations claires et des recommandations détaillées en matière d'installation de clôtures de piscines.
  • Le gouvernement de l'État australien du Queensland (en anglais) a révisé sa loi sur l’installation de clôtures autour des piscines en 2003. Cette loi est à présent l'une des plus strictes du monde. Des directives détaillées, des listes de vérification et d'autres renseignements sont disponibles au public sur leur site Web.
  • Le document de Water Safety New Zealand - Good Advice: Home Pools (en anglais) constitue également un exemple d'une loi nationale efficace sur l’installation de clôtures autour des piscines.
  • Christchurch City Council - Environmental Services (en anglais) fournit une liste de vérification sur l’installation de clôtures autour des piscines à l'intention des propriétaires de résidence privée.

L’halloween en toute sécurité

Conseils aux parents et aux personnes qui s'occupent des enfants

Les enfants adorent l'Halloween, et peuvent facilement oublier les règles de sécurité lorsqu'ils sont distraits par leur costume ou les bonbons qu'ils amassent. En fait, des recherches ont démontré que les distractions augmentent les risques d'accident chez les enfants. Voici quelques recommandations pour passer une soirée de l'Halloween en toute sécurité :L'Halloween en toute sécurité

  • Un enfant de moins de neuf ans n'a pas le niveau de développement cognitif nécessaire pour traverser la rue seul, et doit toujours être accompagné d'un adulte ou d'un enfant plus âgé et responsable. Suivez ce conseil à l'année pour assurer la sécurité de votre enfant, lui inculquer de bonnes habitudes piétonnières et favoriser un comportement axé sur la sécurité.
  • Enseignez à votre enfant à s'arrêter sur la bordure du trottoir, à regarder à gauche, puis à droite et encore à gauche, et à écouter si des voitures s'approchent. Ce réflexe est particulièrement important lorsque votre enfant est distrait ou excité. Ne vous fiez jamais entièrement aux feux de circulation - regardez autour de vous et portez attention aux bruits avant de traverser la rue.
  • Ne traversez jamais la rue entre des voitures stationnées ou d'autres obstacles; rendez-vous aux intersections ou aux traverses piétonnières. Beaucoup d'accidents surviennent lorsque les enfants traversent la rue entre deux voitures, mais, même aux intersections, il demeure essentiel que les enfants développent le réflexe dont il est question au point 2.
  • Restez sur le trottoir lorsque vous marchez d'une maison à l'autre. En l'absence de trottoir, marchez en bordure de la rue, face à la circulation, afin que les automobilistes vous voient. Dès leur jeune âge, les enfants sont capables de comprendre que les voitures doivent rester sur la route et que les personnes doivent rester sur le trottoir. S'il n'y a pas de trottoir dans votre quartier, redoublez de prudence le soir - accompagnez vos enfants, quel que soit leur âge, et munissez-vous d'une lampe de poche.
  • Choisissez des costumes aux couleurs voyantes pour les enfants, et préférez le maquillage au masque. Un masque peut bloquer partiellement la vue et restreindre la vision périphérique : il est plus difficile de voir les voitures aux intersections.

Conseils aux automobilistes

Les enfants sont plus nombreux dans les rues pendant l'Halloween et les automobilistes doivent accroître leur vigilance durant cette période.

  • Conduisez lentement dans les zones résidentielles, où les enfants ont de fortes chances de passer à l’Halloween. Saviez-vous qu’il est très difficile pour les automobilistes d’évaluer leur propre vitesse? Plus vous allez vite, moins vous avez de chances d’apercevoir un enfant qui se déplace à pied, et plus il est difficile d’arrêter rapidement
  • Surveillez l'apparition d'enfants qui portent un masque susceptible de réduire leur visibilité. Les enfants qui passent à l'Halloween sont souvent excités et peuvent oublier les règles de sécurité piétonnières les plus élémentaires. Ils ont tendance à surgir des endroits les moins prévisibles, comme entre les voitures stationnées. De plus, un costume peut réduire le champ de vision d'un enfant et l'empêcher de vous voir.
  • Réduisez les possibilités de distraction et demeurez alerte. Concentrez-vous sur la route, et ne vous laissez pas distraire par votre cellulaire ou de la musique à volume élevé.
  • N’oubliez pas d'entrer et de sortir lentement et prudemment des allées de garage. Pendant l’Halloween, les enfants excités courent souvent sur le trottoir, et peuvent surgir rapidement près de vous. Soyez très prudent lorsque vous vous engagez dans votre allée, ou lorsque vous en sortez.

Prévention des noyades

Les enfants peuvent s'amuser beaucoup en nageant, en prenant leur bain et en jouant dans l'eau. Parachute souhaite que les familles prennent plaisir à nager et à jouer dans l'eau pour mener une vie active.

Adult with kids wearing a PFD in a pool

Les noyades sont la deuxième cause de décès accidentels pour les enfants canadiens. Chaque année, presque 60 enfants se noient- ce qui équivaut à plus de deux salles de classe remplies d'enfants. Chaque année, 140 autres enfants doivent être hospitalisés à la suite d'une quasi noyade qui peut créer des séquelles à long terme. Une quasi noyade peut modifier le mode de pensée, d'apprentissage et les jeux d'un enfant.

Mais vous pouvez assurer la sécurité des enfants. La surveillance attentive des enfants quand ils se trouvent dans l'eau ou à sa proximité, le clôturage efficace des piscines, l'utilisation de gilets de sauvetage et la formation des adultes aux premiers soins et à la RCR (réanimation cardio-respiratoire) et les leçons de natation peuvent prévenir les noyades.

Qui risque de se noyer?

Les garçons sont plus susceptibles de se noyer que les jeunes filles, quel que soit leur groupe d'âge. La différence d'attitude des parents envers les risques de blessures des garçons et ceux des filles explique peut être ces tendances. Ils acceptent peut être aussi davantage que les garçons prennent plus de risques que les jeunes filles.

Enfants de moins de 5 ans

Tous les enfants risquent de se noyer, mais les jeunes enfants de moins de 5 ans sont particulièrement exposés à ce risque pour les raisons suivantes :

  • l'eau les attire, mais ils n'en comprennent pas le danger ;
  • ils peuvent marcher, mais ne savent pas nager ;
  • leurs poumons sont plus petits que ceux des adultes et se remplissent rapidement d'eau;
  • il ne suffit que de 2,5 centimètres (1 pouce) d'eau aux jeunes enfants pour se noyer

Enfants de 5 à 14 ans

  • Les enfants plus âgés sont exposés à des risques, parce qu'ils peuvent surestimer leurs propres capacités, sous-estimer la profondeur de l'eau ou la force du courant ou relever le défi lancé par un ami ;
  • La force physique augmente pendant l'enfance. Même un bon nageur peut se trouver en difficulté dans l'eau, surtout s'il se trouve dans un plan d'eau ou un milieu qu'il connaît mal.

Sièges d’auto

Les accidents d'auto tuent plus d'enfants que n'importe quelle autre cause de blessure. Mais quand un enfant est assis dans un siège d’auto il est beaucoup plus protégé.  Pour protéger votre enfant, choisissez le bon siège d'auto ou siège d'appoint et utilisez-le correctement chaque trajet.  Vous trouverez la réponse à un grand nombre de vos questions dans ce site Web.L'enfant dans un siège d'auto orienté vers l'arrière

1er Conseil: Avant d’acheter un siège d’auto pour votre enfant, vérifiez  leur poids et leur grandeur.

2ème Conseil: Les bébés et tout-petits doivent être assis dans des sièges d'auto face vers l’arrière à la route aussi longtemps que possible car c'est le modèle qui leur confère le plus de protection étant donné leur vulnérabilité.  De nombreux sièges d'auto face vers l’arrière au Canada sont conçus pour les enfants jusqu'à 45 livres (20,5 kg) et nous encourageons vivement l’utilisation de tels modèles.

Nous avons manqué le DVD d'installation de sièges d’auto (mon enfant et moi ça fait clic), mais vous pouvez voir la vidéo sur notre chaîne YouTube.

Liste des sièges d'auto

Nous faisons notre mieux pour assurer que les informations à propos des sièges s’auto et les sièges d’appoint sont aussi courantes que possible. Mais parfois, il y a des omissions. Si vous cherchez pour un type de siège qui n’est pas inclus sur notre liste, s.v.p. contactez le fabricant pour vérifier si le produit est vendu au Canada.

Fabricants de sièges d'auto

Vous pouvez vous renseigner sur le siège d'auto ou le siège d'appoint de votre enfant auprès de l'entreprise qui l'a fabriqué.

Voici la liste des entreprises et leur numéro de téléphone.

Nom de l'entreprise Numéro de téléphone
Britax Child Safety, Inc. 1 888 427-4829
Dorel Juvenile Group, Inc. (y compris pour les sièges Cosco, Safety1st, Eddie Bauer) 1 800 387-2229
Evenflo Company, Inc. 1 937 773-3971
Graco Canada (distribué par Elfe Juvenile au Canada) 1 800 667-8184
Magna Aftermarket, Inc. (constructeur de la marque clek) 1 866 656-2462
Peg-Perego Canada 1 800 661-5050
Diono Canada 1-866-954-9786

Voici les numéros de téléphone à appeler pour vous renseigner sur votre voiture.

Nom de l'entreprise Numéro de téléphone
BMW Canada (y compris pour Land Rover) 1 800 567-2691
Daimler-Chrysler Canada (y compris pour Jeep, Dodge) 1 800 465-2001
Ford du Canada Limitée (y compris pour Lincoln) 1 800 565-3673
General Motors Canada (y compris pour Chevrolet, Saab, Saturn, Pontiac, Cadillac, Buick, Hummer) 1 800 463-7483
Honda Canada (y compris pour Acura) 1 888 922-8729
Hyundai Canada 1 800 661-5050
Diono Canada 1 800 461-8242
Kia Canada 1 877 542-2886
Mazda Canada 1 800 263-4680
Mercedes-Benz Canada 1 800 387-0100
Mini 1 866 378-6464
Mitsibishi Motors Canada 1 888 576-4878
Nissan Canada 1 800 387-0122
Subaru Canada 1 800 894-4212
Toyota Canada 1 888 869-6828
Volkswagen Canada 1 800 822-8987
Volvo Canada 1 800 663-8255

Rappels de sièges d’auto

Transports Canada: Les rappels de sièges d’auto

Liens intéressants

Termes pour les sièges d’auto

Les pièces d'un siège d'auto - Complément d'information

Voici la liste de quelques-unes des pièces d'un siège d'auto ainsi que du rôle de chacune d'elle. Toutes les pièces d'un siège d'auto ne sont pas répertoriées ici. Prenez connaissance de la liste complète de ses pièces dans le livret d'instructions de votre siège d'auto.

Coque du siège d'auto

Coque du siège d'auto : c'est l'armature en plastique ou en métal du siège d'auto.

Courroies du harnais

Courroies du harnais : les courroies du harnais maintiennent l'enfant fermement en place dans un siège d'auto orienté vers l'arrière et dans un siège d'auto orienté vers l'avant. Elles tiennent lieu de ceinture de sécurité et empêchent l'enfant d'être éjecté du siège d'auto, en cas d'accident ou d'arrêt brusque. Elles répartissent la force d'un accident sur les parties du corps les plus résistantes de l'enfant. Les courroies de harnais sont fabriquées en toile à sangle. Les courroies traversent l'armature du siège d'auto par les fentes prévues pour le harnais.

Ouvertures d'acheminement des courroies

Ouvertures d'acheminement des courroies : les courroies du harnais passent par les fentes prévues pour le harnais dans l'armature du siège d'auto. Ils sont tous munis d'au moins une série de fentes pour cela. Vous devrez peut-être le faire passer dans d'autres fentes, situées plus haut sur l'armature, quand votre enfant grandira. Cherchez dans le manuel d'utilisation de votre siège d'auto comment et quand faire passer les courroies du harnais dans d'autres fentes du siège d'auto de votre enfant.

Chest clip

Attache de poitrine: une attache de poitrine en plastique est fixée aux courroies du harnais. Elle se ferme et doit être placée au niveau des aisselles de votre enfant quand celui-ci est retenu dans le siège d'auto. L'attache de poitrine sert à maintenir les courroies du harnais en place pour assurer la sécurité de votre enfant.

 Connecteurs du DUA (ou LATCH)

Connecteurs du DUA (ou LATCH) : DUA veut dire Dispositif universel d'ancrage. Les sièges d'auto fabriqués après le 1er septembre 2002 sont livrés avec les connecteurs du DUA, deux pinces de métal attachées à une courroie fabriquée en toile à sangle. Les courroies et les connecteurs doivent traverser le siège d'auto de votre enfant aux endroits prévus à cet effet et être fixés aux barres d'ancrage du DUA de votre voiture. Vous pouvez maintenir le siège d'auto de votre enfant en place à l'aide des connecteurs du DUA ou de la ceinture de sécurité de la voiture. Informez-vous sur le DUA en lisant le livret d'instructions de votre siège d'auto et le manuel d'utilisation de votre voiture.

Courroie d'ancrage

Courroie d'ancrage : un siège d'auto orienté vers l'avant est maintenu en place grâce à une courroie d'ancrage. Celle-ci maintient également le haut du siège et la tête de l'enfant en arrière, en cas d'accident ou d'arrêt brusque. La courroie d'ancrage est fabriquée en toile à sangle. Elle s'attache à une extrémité au haut du siège d'auto de votre enfant. Son autre extrémité est munie d'un crochet pour s'attacher au boulon d'ancrage de votre voiture.

Pince de sécurité

Pince de sécurité : une pince de sécurité est une pièce métallique en forme de " H " qui peut se fixer à une ceinture de sécurité pour la serrer pendant l'installation d'un siège d'auto. La pince de sécurité est livrée avec votre siège d'auto à l'achat. Elle se range habituellement à l'arrière de l'armature du siège d'auto. Vous pouvez également en acheter dans les magasins qui vendent des sièges d'auto.

Lisez votre manuel d'utilisation pour savoir si vous devez utiliser une pince de sécurité pour installer un siège d'auto en utilisant la ceinture de sécurité. La conception de nombreuses ceintures de sécurité rend la pince de sécurité inutile.

Les pièces d'un siège d'appoint - Complément d'information

Voici la liste de quelques-unes des pièces d'un siège d'appoint ainsi que du rôle de chacune d'elle. Toutes les pièces du siège d'appoint ne sont pas répertoriées ici. Prenez connaissance de la liste complète de ses pièces dans le livret d'instructions de votre siège d'appoint.

Coque du siège d'appoint

Coque du siège d'appoint : c'est l'armature en plastique ou en métal du siège d'appoint.

Dispositif de positionnement de la ceinture de sécuritéDispositif de positionnement de la ceinture de sécurité

Dispositif de positionnement de la ceinture de sécurité : certains sièges d'appoint sont équipés d'un dispositif de plastique dans lequel faire passer la ceinture de sécurité. La ceinture diagonale peut se glisser dans les fentes de ce dispositif qui la maintient à l'écart du visage et du cou de votre enfant quand il est assis dans le siège d'appoint. Lisez le mode d'emploi de ce dispositif dans le livret d'instructions du siège d'appoint de votre enfant.

Connecteurs du DUA (ou LATCH)

Connecteurs du DUA (ou LATCH) : DUA veut dire Dispositif universel d'ancrage. Les sièges d'auto fabriqués après le 1er septembre 2002 sont livrés avec des connecteurs du DUA. Un seul siège d'appoint utilise pour l'instant les connecteurs du DUA pour se maintenir en place. Les connecteurs du DUA s'attachent à des barres de plastique du siège d'appoint. Renseignez-vous sur le DUA en lisant le livret d'instructions de votre siège d'appoint et le manuel d'utilisation de votre voiture.

 

 

Pièces de la voiture - complément d'information

Voici la liste des différentes pièces d'une voiture qui jouent un rôle important dans la sécurité de votre enfant. Toutes les pièces de la voiture n'y figurent pas. Lisez le manuel d'utilisation de votre voiture pour vous informer davantage sur votre voiture.

Ceinture de sécurité :
La ceinture de sécurité protège la personne qui la porte en la maintenant en place dans la voiture. La ceinture de sécurité protège un adulte ou un enfant plus âgé en cas d'accident. Les jeunes enfants, souvent quand ils sont âgés de moins de neuf ans, ont besoin d'un siège d'appoint pour que la ceinture de sécurité s'ajuste correctement sur leur corps.

Il existe deux principaux types de ceinture de sécurité : la ceinture abdominale et l'ensemble ceinture abdominale et ceinture diagonale.

Ceinture abdominale : une ceinture abdominale ne compte qu'une sangle. Elle se boucle sur les hanches. Une ceinture abdominale protège le bas du corps et non le haut du corps (le torse, le cou et la tête). Certaines voitures sont équipées de ceintures abdominales à l'arrière. Le siège du milieu, à l'arrière, est parfois équipé d'une ceinture abdominale.

Ensemble ceinture abdominale et ceinture diagonale : un ensemble ceinture abdominale et ceinture diagonale compte deux sangles. La ceinture abdominale passe sur les hanches et la ceinture diagonale en travers du torse. Un ensemble ceinture abdominale et ceinture diagonale protège le haut et le bas du corps. Toutes les voitures sont équipées de ceintures abdominales et de ceintures diagonales à l'avant. La majorité des voitures sont équipées d'une ceinture abdominale et d'une ceinture diagonale à au moins une place à l'arrière.

Barres d'ancrage du DUA

Barres d'ancrage du DUA : les voitures fabriquées après le 1er septembre 2002 sont livrées avec des barres d'ancrage du DUA (ou LATCH). Lisez le manuel d'utilisation de votre voiture pour savoir si elle est équipée de barres d'ancrage du DUA. Ce sont de petites barres métalliques qui font partie des sièges. Vous saurez également où elles se trouvent et comment les utiliser en toute sécurité avec le siège d'auto de votre enfant en lisant le manuel d'utilisation de votre voiture. Si votre voiture n'est pas équipée de barres d'ancrage du DUA, servez-vous de la ceinture de sécurité pour installer le siège d'auto de votre enfant.

Courroies d'ancrage

Courroies d'ancrage : les voitures fabriquées après le 1er septembre 2002 sont livrées avec au moins un boulon d'ancrage. Les parents commettent parfois l'erreur de fixer la courroie d'ancrage ailleurs qu'à un boulon d'ancrage (par exemple à des crochets qui servent à maintenir le chargement en place, au dossier d'un autre siège ou à une poignée de portière). Lisez le manuel d'utilisation de votre voiture pour savoir où se trouve le boulon d'ancrage de votre voiture. Si celle-ci n'en est pas équipée, faites-en installer un par un concessionnaire. N'essayez pas de le faire vous-même. Le concessionnaire connaîtra le meilleur emplacement pour installer un boulon d'ancrage.

Coussin gonflable : Les coussins gonflables sont conçus pour protéger les adultes et les enfants plus âgés, mais ils peuvent gravement blesser un jeune enfant ou un bébé. Les parents peuvent garder des enfants de moins de 12 ans à distance des coussins gonflables en faisant asseoir les enfants sur le siège arrière de la voiture. Si un enfant prend place sur le siège avant, il est important de désactiver le coussin gonflable. Transports Canada commencera à offrir un programme de désactivation des sacs gonflables dès le début de 2010.

Autres mode de transport

Promenade en autobus scolaire

De nombreux autobus scolaires n'ont pas de sièges d'auto; cependant ils sont conçus pour protéger les enfants grâce à ce qu'on appelle la « protection passive ».  Les dossiers hauts créent un compartiment coussiné qui retient les passagers lorsque l'autobus s'arrête brusquement ou est impliqué dans une collision. Les enfants sont protégés par ce design car le dossier haut absorbe l'impact produit par un enfant projeté vers l'avant ou l'arrière.

Les enfants sont rarement blessés lorsqu'ils se déplacent dans un autobus scolaire au Canada. Il est beaucoup plus risqué pour les enfants de se faire frapper par une voiture avant qu'ils parviennent à l'autobus scolaire ou après qu'ils en soient sortis.  On peut enseigner aux enfants à adopter un comportement sécuritaire comme piétons. Les conseils concernant la sécurité des piétons dispensés par SécuriJeunes Canada fournissent des directives sur la manière d'aider les enfants à apprendre à marcher de manière sécuritaire dans la collectivité.

En ce qui concerne les bébés, les tout-petits et les enfants d'âge préscolaire qui prennent place dans les autobus scolaires, Transports Canada recommande qu'ils soient retenus de manière appropriée dans le siège d'auto qui convient à leur taille et à leur poids. L'autobus scolaire doit comporter un système d’ancrages de retenues inférieur ainsi que des sangles de retenue pour ces sièges d'auto qui le requièrent. Les autobus scolaires fabriqués après le mois de mars 2007 auront un nombre minimal de ces systèmes d'ancrage à leur disposition.

Promenade en avion

Aucune loi canadienne n'impose l'obligation d'utiliser des sièges d'auto dans les avions. Cependant, Transports Canada recommande que les jeunes enfants soient assis dans un siège d'auto lorsqu'ils voyagent en avion. (Les sièges d’appoint ne peuvent être utilisés dans les avions car ils nécessitent une ceinture sous-abdominale et un baudrier et les sièges d'avion ne comportent pas de baudrier.) Certaines entreprises de transport aérien permettent aux enfants âgés de moins de deux ans de voyager gratuitement.  Dans ce cas, l'enfant doit prendre place sur les genoux d'un parent.

Si des parents veulent que leur enfant s'assoit dans un siège d'auto pendant un vol, ils peuvent appeler l'entreprise de transport aérien et demander si le modèle qu'ils ont en main s'ajuste au siège de l'avion, et demander également s'il existe des règlements propres à l'entreprise concernant l'utilisation de sièges d'auto pour les enfants.

Les sièges des avions ne comportent pas de sangles de retenue, de sorte que la sangle de retenue d'un siège d'auto face vers l’avant doit être convenablement rangée, en conformité avec le manuel du siège d'auto. De cette façon, personne dans l'avion ne risque d'en être frappé au cours d'épisodes de turbulence.

Promenade en taxi

À l'heure actuelle au Canada, il n'est nullement exigé que les compagnies de taxi fournissent des sièges d'auto pour les enfants qui prennent place dans les taxis et très peu de compagnies les offrent. Qu'un enfant circule en taxi sans siège d'auto n'est pas interdit par la loi, mais cela est un problème pour les parents qui désirent protéger leur enfant tout en voyageant en taxi. Les options sont à l'heure actuelle très limitées.

Promenade en autocaravane

Le seul endroit sécuritaire pour un enfant qui voyage dans une autocaravane est le siège avant du passager faisant face vers l’avant, à côté du conducteur, en supposant qu'un système d'ancrage soit disponible pour la sangle de retenue (au besoin). Si ce siège dispose de coussins gonflables activés, ils doivent être désactivés, car étant conçus pour protéger des passagers de plus grande talle, ils peuvent gravement blesser un enfant.

Les sièges des passagers situés derrière le conducteur ne sont habituellement pas bien attachés à l'autocaravane comme le siège avant du passager et celui du conducteur le sont, et en cas de collision, ils peuvent plus facilement se détacher. Les parents peuvent demander au concessionnaire de l'autocaravane de plus amples informations sur les sièges des passagers. De plus, de nombreuses autocaravanes comportent des sièges latéraux. Les sièges d'auto pour enfants sont conçus spécifiquement pour protéger les enfants assis dans des sièges face vers l’arrière (bébé) ou face vers l’avant et ne peuvent être placés sur des sièges latéraux.

Si des sièges face vers l’avant sont en nombre insuffisant pour convenir au nombre d'enfants, ceux-ci ne peuvent prendre place dans une autocaravane. Les spécialistes s'entendent pour dire qu'il est mieux pour les enfants de s'asseoir dans des sièges d'auto appropriés, placés sur la banquette arrière de la voiture qui suit l'autocaravane. Les parents peuvent contacter Transports Canada pour obtenir de plus amples informations.

De plus, les autocaravanes comportent des objets et des meubles qui peuvent devenir de dangereux projectiles en cas d'arrêt soudain ou de collision. Cela devra être un facteur à considérer lors du déplacement en autocaravane.

Types de sièges d’auto

Les accidents de voiture sont la première cause de décès et de blessures chez les enfants au Canada, mais lorsque les sièges d'auto sont utilisés, les enfants sont bien protégés et il est moins probable qu'ils soient gravement blessés. Les parents et les gardiens peuvent choisir le siège d'auto ou le siège d’appoint qui convient à leur enfant et s'assurer qu'il est utilisé pour chaque déplacement en voiture.

Nous invitons les parents à contactez-nous pour les questions qui n'auront pas reçues de réponse ci-dessous.

Il est important de connaître la taille et le poids de l'enfant avant d'acheter un nouveau siège d'auto.

Avant d'installer un nouveau siège d'enfant, il est très utile de lire attentivement le manuel du siège d'auto et celui du véhicule. Cela peut vous aider à éviter les frustrations.

Sièges d'auto face vers l’arrière

Enfant dans un siège d'auto orienté vers l'arrièreLa loi au Canada exige que les nouveau-nés et les bébés soient assis dans un siège d'auto dos à la route. On doit utiliser un siège d'auto face vers l’arrière de la naissance jusqu'à ce que l'enfant atteigne la limite du siège relative à la taille ou à la hauteur. Les lois diffèrent légèrement d'une province à l'autre, mais en général les bébés doivent être assis dans un siège face vers l’arrière jusqu'à ce qu'ils pèsent au moins 22 livres, qu'ils marchent sans aide et soient âgés d'un an. Les parents ne doivent pas se hâter d'asseoir leur enfant dans un siège d'auto en position face à la route, une fois passée cette étape. La position face vers l’arrière est la plus sécuritaire et de nombreux fabricants produisent dorénavant des sièges d'auto pour convenir à des enfants de plus grande taille. Les parents peuvent examiner les lois provinciales qui s'appliquent à eux concernant les exigences spécifiques légales quant à la taille et au poids.

Sièges d'auto face vers l’avant

Enfant dans un siège d'auto orienté vers l'avantEn vertu de la loi canadienne, les enfants qui ont atteint l'exigence minimale de 22 livres, peuvent marcher seuls et sont âgés d'un an peuvent être transférés dans un siège d'auto face à la route. Les sièges d'auto face vers l’avant sont conçus pour les enfants âgés d'au moins un an, leur colonne vertébrale, leurs os et leurs muscles s'étant fortifiés. Les enfants doivent être assis dans un siège d'autoface vers l’avant jusqu'à ce que leur taille ou leur poids dépasse les limites correspondant au modèle utilisé. On peut par la suite acheter un autre siège d'auto face vers l’avant conçu pour un enfant de plus grande taille ou se procurer un siège d’appoint. Les parents peuvent examiner les lois provinciales qui s'appliquent à eux concernant les exigences spécifiques légales quant à la taille et au poids. Les sièges d'auto face vers l’avant sont munis d'une sangle de retenue afin d'empêcher la partie supérieure du siège d'auto de se déplacer trop vers l'avant pendant une collision.

Sièges d’appoint

Garçon dans un siège d'appointLa plupart des provinces canadiennes ont des lois concernant les sièges d’appoint. Ceci, en raison du fait que les enfants qui sont trop grands pour leur siège d'auto face vers l’avant sont beaucoup mieux protégés dans un siège d’appoint qu'ils le seraient avec seulement une ceinture sous-abdominale et un baudrier. Les parents peuvent examiner les lois provinciales qui s'appliquent à eux concernant les exigences spécifiques légales quant à la taille et au poids.

Il est important d'utiliser un siège d’appoint même dans les provinces qui ne sont pas dotées de lois dans ce domaine. Le siège d’appoint élève simplement le niveau du siège sur lequel l'enfant est assis, de sorte que la ceinture sous-abdominale et le baudrier  sont dans la position qui convient. La ceinture sous-abdominale doit reposer sur les hanches et le baudrier doit reposer sur la clavicule (au centre de la région de l'épaule, sans toucher au cou).

Les sièges d’appoint avec dossier intégré constituent le bon choix si le siège arrière d'une voiture n'est pas doté d'appuie-têtes réglables.
Si le siège arrière d'une voiture est doté d'appuie-têtes réglables, les parents peuvent choisir un siège d’appoint avec dossier intégré ou sans dossier. Les sièges d’appoint doivent être utilisés avec à la fois la ceinture sous- abdominale et le baudrier.

Les sièges d’appoint doivent être attachés même lorsqu'ils ne sont pas utilisés, sans quoi le siège pourrait heurter les passagers ou le conducteur si la voiture s'arrête subitement ou qu'une collision se produit.

Ceintures de sécurité 

Garçon portant une ceinture de sécuritéLes ceintures de sécurité sont conçues pour convenir aux personnes de taille adulte. Pour cette raison, il est important que les parents vérifient l'endroit exact où la ceinture sous-abdominale et le baudrier repose sur le corps de leur enfant aîné. La ceinture sous-abdominale doit reposer sur les hanches et le baudrier doit reposer sur la clavicule (au centre de la région de l'épaule, sans toucher au cou). Si la ceinture sous-abdominale et le baudrier ne sont pas bien ajustés, l'enfant doit continuer d'utiliser le siège d’appoint pendant un certain temps. Ceci est important même si votre province n'est pas dotée à l'heure actuelle d'une loi concernant les sièges d’appoint.

Sièges d'auto usagés

Lorsque vous envisagez d'utiliser un siège d'auto qui a été utilisé par quelqu'un d'autre, il est important de tenir compte de certains facteurs :

  • Le siège d'auto est-il accompagné du manuel ou du livret d'origine?
  • La taille et le poids pour lesquels le siège d'auto est conçu sont-ils clairement indiqués?
  • Le siège d'auto comporte-t-il une date limite d'utilisation imprimée en relief sur la matière plastique ainsi qu'un autocollant rond de la Marque nationale de sécurité?
  • Le siège d'auto a-t-il fait l'objet d'un rappel? Les parents sont invités à vérifier sur le site Web de Transports Canada en ce qui concerne les rappels.
  • Le siège d'auto a-t-il déjà été impliqué dans un accident d'auto? Si c'est le cas, il ne doit pas être utilisé de nouveau, même si son apparence est intacte.

Lorsque les parents veulent jeter au rebut un siège d'auto qui n'est plus sécuritaire, ils doivent d'abord couper le harnais et déchirer l'étoffe du siège.  Le fait de briser la coquille vous permettra de vous assurer que le siège d'auto n'est pas retiré des ordures et réutilisé à nouveau. 

Les parents peuvent trouver les informations spécifiques relatives à la date limite d'utilisation pour les modèles de siège d'auto auprès de Transports Canada.

Sièges d'auto de la meilleure qualité?

Le siège d'auto de la meilleure qualité est celui qui correspond à la taille et au poids d'un enfant et peut être installé de manière appropriée dans la voiture. Ce ne sont pas tous les sièges d'auto qui s'ajustent bien à toutes les banquettes de voiture et il faut parfois que les parents fassent l'essai de plus d'un modèle de siège d'auto.  Le site Web de SécuriJeunes Canada s'efforce de fournir un aperçu des sièges d'auto proposés au Canada, pour aider les parents et les gardiens au cours de la première étape qui consiste à vérifier ce qui est disponible sur le marché.

Tous les sièges d'auto doivent faire l'objet de tests pour vérifier qu'ils répondent aux normes de sécurité du gouvernement avant que leur vente ne soit autorisée au Canada. Transports Canada est le ministère qui établit les normes en matière de sécurité. Le fait d'acheter un siège d'auto au Canada garantit que les normes canadiennes en matière de sécurité sont respectées.

Bien que SécuriJeunes Canada ne soit pas en faveur de l'utilisation d'un siège d'auto en particulier, nous vous recommandons vivement de ne pas utiliser d'anciens sièges d'auto usagés. Bien que leur apparence soit acceptable, la matière plastique commence à faiblir au fil du temps et le siège peut ne pas se comporter aussi bien au cours d'une collision.

Comprendre les divers stades associés au siège d’auto

Les preuves qui s'accumulent démontrent que les sièges d'auto face vers l'arrière protègent bien mieux que ceux face vers l'avant, offrant jusqu'à 75% plus de protection. Par conséquent, les organisations telles que SécuriJeunes Canada souhaitent promouvoir la pratique d'asseoir les jeunes enfants dans des sièges d'auto face vers l'arrière aussi longtemps que possible. Cela signifie d'encourager les parents à résister à la tentation d'asseoir leurs enfants dans un siège d'auto face vers l'avant à compter de l'âge d'un an.

Existe-il une manière simple de comprendre les divers stades associés au siège d'auto?

Bien que les lois provinciales concernant les sièges d'auto au Canada diffèrent légèrement, si vous respectez nos recommandations, vous satisferez aux lois en vigueur dans n'importe quelle province ou n'importe quel territoire canadien ou les dépasserez, et vous fournirez une protection maximale à votre enfant. Dans l'intérêt véritable de votre enfant, ne vous hâtez pas de passer trop tôt au stade de siège d'auto suivant.

Sièges d'auto face vers l’arrière

Les bébés doivent être assis dans des sièges d'auto dos à la route aussi longtemps que possible car c'est le modèle qui leur confère le plus de protection étant donné leur vulnérabilité. Nous recommandons que les parents continuent d'utiliser un siège d'auto face vers l’arrière même lorsque leur enfant dépasse le critère standard de 10 kg (22 lb) obligatoire en vertu de certaines lois provinciales. De nombreux sièges d'auto face vers l’arrière sont aujourd'hui conçus pour des enfants beaucoup plus lourds et plus grands et nous encourageons vivement l'utilisation de tels modèles. Bien que trois provinces adoptent le critère de l'âge d'un an pour déterminer le moment de passer au siège d'auto face vers l’avant, nous demandons avec insistance aux parents de dépasser les exigences de ce critère et d'utiliser des sièges d'auto face vers l’arrière tant et aussi longtemps que le modèle convient à la taille et au poids de l'enfant et jusqu'à ce que celui-ci marche avec confiance et sans aide, ce qui indique que sa colonne vertébrale s'est bien développée.

Sièges d'auto face vers l’avant

Une fois que la taille et le poids de l'enfant ont dépassé les restrictions relatives à son siège d'auto face vers l'arrière et qu'il peut marcher sans aide (dépassant facilement l'âge d'un an), celui-ci peut s'asseoir dans un siège d'auto face vers l’avant adapté à sa taille et à son poids. Nous encourageons vivement les parents à opter pour un siège face vers l'avant qui correspond à des valeurs de taille et de poids plus élevées, de sorte que l'enfant pourra s'y asseoir pendant une bonne partie de sa croissance.

Siège d’appoint

Une fois que la taille et le poids de l'enfant ont dépassé les restrictions relatives à son siège d'auto face vers l'avant, le moment est venu d'essayer certains modèles de siège d'appoint. Il est important que le siège soit bien ajusté à l'enfant, de sorte qu'il peut être nécessaire d'essayer plusieurs types; des renseignements non scientifiques suggèrent que les sièges d'appoint à dossier haut sont préférables. Le siège d'appoint doit faire en sorte que la ceinture abdominale du véhicule repose au niveau des hanches de l'enfant et la ceinture diagonale au centre de la région de l'épaule, sans toucher au cou. Nous encourageons vivement les parents à asseoir leur enfant dans un siège d'appoint jusqu'à celui-ci mesure au moins 145 cm (4 pieds et 9 pouces), comme la loi l'exige dans certaines provinces.

Ceinture de sécurité seule

À utiliser une fois atteint le stade de développement où la taille et le poids de l'enfant dépassent les restrictions relatives à son siège d'appoint, ou que le siège ne permet plus de faire en sorte que la ceinture sous-abdominale et le baudrier reposent aux bons endroits sur le corps de votre enfant. Lorsque ce stade est près d'être atteint, veillez à vérifier l'endroit où repose la ceinture du siège, conformément au fonctionnement prévu du siège d'appoint. La ceinture sous-abdominale du véhicule doit reposer au niveau des hanches de l'enfant et le baudrier au centre de la région de l'épaule, sans toucher au cou. Dans le cas où ni la ceinture du siège seule, ni le siège d'appoint actuel ne font en sorte que la ceinture sous-abdominale et le baudrier reposent aux bons endroits, un autre modèle de siège d'appoint s'impose jusqu'à ce que l'enfant soit un peu plus grand.

Conseils de sécurité - Prevention des empoisonnement


March 14-21 et la semaine de Prévention des empoisonnement 2015

Pour cette année la concentration de la semaine de prévention des empoisonnements sera les sachets de détergent à lessive. Garder le détergent à lessive, incluent des sachets individuels, sécure est inaccessible aux enfants. Comme plusieurs d'autre produit ménage, le détergent droit être utilise tel que dirigé et bien et correctement garde. Survivre #PreventPoison pour plus information et ressources, ou visiter Santé Canada.

Empoisonnement non intentionnel

Les médicaments sont la cause éminente d'empoisonnement d'enfants. Même en petits quantités les médicaments pour les adultes pourront être mortels pour les enfants. D'autre cause d'empoisonnement sont des nettoyant ménage et produit de soins d'hygiène, tel que gargarisme et dissolvant à vernis à ongles. Nombreuses enfant ont bu les produits empoisonné qui n'était pas correctement garde ou enlevé de leur bouteille originale.

Selon les estimations de l'Agence de la santé publique du Canada, les empoisonnements accidentels provoquent en moyenne trois décès par année au Canada chez les enfants de 14 ans ou moins et 900 hospitalisations en raison de blessures graves.

Dans le cadre d'une étude sur les blessures associées aux sachets de détergent liquide traitées par les pédiatres, la Société canadienne de pédiatrie (en anglais seulement) a recueilli des données sur 54 enfants ayant subi des blessures à la suite d'une exposition. L'étude a révélé que plus de la moitié de ces enfants (56 %) avaient moins de 2 ans et 43 % avaient entre 2 et 4 ans.

Voir http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/index-fra.php ou pour plus d’information sur les empoisonnement non intentionnel et comment les prévenir http://www.capcc.ca/fr

Rendrez votre maison libre de poison

Gardez tous les produits qui pourraient empoisonner un enfant hors de leur portée.

Comme votre enfant développe ses capacités et grandit, il devient plus actif et agile, et peut en grimpant rejoindre des objets plus facilement. Une grande gamme de produits, tels que les produits de nettoyage domestique, de l'alcool, des engrais, des pesticides, du diluant pour peintures et de l'antigel devrait être mise hors de la portée des enfants.

Voici comment vous pouvez sécuriser ces produits :

  • Gardez tous les poisons dans une armoire qui peut être verrouillée et placée hors de la portée d'un enfant.
  • Gardez tous les médicaments dans une armoire à pharmacie qui peut être verrouillée et mise hors de la portée de main d'un enfant.

Médicaments

Fille debout par la porte de la cuisineGardez tous les médicaments dans des emballages d'origine à l'épreuve des enfants.

Les jeunes enfants se mettent des objets dans la bouche. En vertu de la loi, des emballages à l'épreuve des enfants sont obligatoires pour certains médicaments. La probabilité que votre enfant s'empoisonne est ainsi réduite. Toutefois, un faible pourcentage d'enfants sont toujours capables d'ouvrir le flacon de produits pharmaceutiques. Il est préférable d'utiliser les médicaments dont les doses sont disponibles en petite quantité.

Ne comparez jamais les médicaments à des bonbons.

Soyez plus prudents encore avec les médicaments qui peuvent avoir bon goût pour votre enfant, tels que les vitamines à mâcher et les sirops aromatisés aux fruits. Les enfants apprennent en touchant, en goûtant et en imitant les autres.

Lisez toujours l'étiquette et vérifiez la posologie chaque fois que vous administrez ou prenez un médicament.

Gardez les produits dans leur contenant d'origine, pour vous aider à vous souvenir du médicament et de la posologie.

Lorsque des visiteurs se rendent à votre domicile, assurez-vous qu'ils gardent leurs bourses, sacs, etc. hors de la portée de vos enfants.

Les visiteurs peuvent avoir en leur possession des produits dangereux et nuisibles. Gardez leurs objets personnels hors de la portée de vos enfants, tout comme vous le faites avec les vôtres.

Dans et autour de la maison

Voici quelques conseils en matière de sécurité convenant à chaque saison :

  • Gardez les pesticides dans leur contenant d'origine et conservez-les dans un endroit frais et sec, hors de la portée de vos enfants.
  • Sachez quelles plantes poussent dans votre maison et votre jardin, ainsi que dans les alentours.
  • Identifiez chaque plante dans votre foyer en lui associant une étiquette arborant son nom botanique (par exemple, Hedera hélix vs. lierre).
  • Gardez toutes les plantes intérieures, les semences et les bulbes hors de portée des enfants.
  • Enseignez aux enfants à ne jamais se mettre dans la bouche des feuilles, des fleurs, des graines, des noix ou de petits fruits sans d'abord avoir vérifié auprès d'un adulte.
  • Ne consommez jamais de champignons sauvages ou de petits fruits qui vous sont inconnus. Certains champignons toxiques ressemblent à des champignons comestibles.
  • Rangez les nettoyants ménagers, comme nettoyant pour le four et javellisant, des fournitures automobiles, tels que le liquide lave-glace; cosmétiques, comme le dissolvant à ongles, et les pesticides, dans les armoires ou tiroirs  fermées à clé - un verrou de sécurité enfant est une alternative acceptable.
  • Les antigels (liquide lave-glace, antigel de canalisation d'essence) et les dégivreurs (dégivreur de serrures) sont très toxiques. Même une petite quantité peut causer de graves lésions, voire la mort.

Pour plus d'informations sur la sécurité des médicaments pour les enfants, visitez le site web le soulagement, en toute responsabilité.

Dans le cas où vous croyez que votre enfant a absorbé une matière intoxicante, communiquez avec votre Centre d'information antipoison régional. Si votre province ou votre territoire n'a pas accès à un centre antipoison, composez le 911.

Sécurité ferroviaire

Le mois Traversez en sécurité se déroule chaque année, durant novembre.

Teacher teaching rail safety in the class

Saviez-vous qu'il existe au Canada 73 047 kilomètres de voies ferrées et environ 55 000 passages à niveau publics, privés et piétonniers? Abordez la sécurité ferroviaire et les dangers liés aux intrusions avec vos enfants et montrez-leur comment assurer leur sécurité à proximité de trains et de voies ferrées. Soyez réaliste quant aux capacités de vos enfants, en fonction de leur âge et du stade de leur développement. Les enfants de moins de 9 ou 10 ans doivent être supervisés.Il est tout à fait naturel pour les enfants de succomber à la pression de leurs camarades en prenant des risques inutiles. Ils ont tendance à avoir une compréhension limitée dessituations dangereuses.

Marchez en compagnie de vos enfants et discutez de la sécurité ferroviaire à un niveau qu'ils peuvent comprendre. À mesure que vos enfants grandissent et gagnent en maturité, la prise de décisions sécuritaire deviendra une seconde nature pour eux.

Découvrez Sécurité ferroviaire - fiche de renseignements pour les parents , Sécurité ferroviaire pour les enfants.

Imaginons que votre enfant et vous-même vous approchiez d'un passage à niveau en marchant sur un trottoir. Lorsque vous arrivez au passage à niveau, les feux commencent à clignoter et ses barrières s'abaissent. Combien de temps s'écoulera-t-il entre le moment où les feux commencent à clignoter et le passage en flèche du train au passage à niveau? Une minute? Deux minutes?

Réponse : Pas plus de 20 secondes - vraiment pas assez de temps pour parvenir à traverser les voies ferrées.

Enfants

Joignez-vous à Obie, le train de sécurité du CN, et à son copain mécanicien de locomotive, Max, pour en apprendre davantage sur la sécurité ferroviaire. Le site Web d'Obie conçu pour les enfants constitue une façon amusante d'apprendre à assurer sa sécurité à proximité des trains et des voies ferrées. À chaque clic de souris, les enfants découvrent de nouveaux messages de sécurité. Pour plus d'informations contactez-nous.

Liens vers des sites web

Sports d’hiver

Patinage

Enfant tenant par la main et d'apprendre à patinerLes patins doivent soutenir fermement les chevilles et bien aller pour les jeunes enfants dont les pieds grandissent, les bottes souples conviennent mieux que les bottes dures et rigides.

Tous les patineurs doivent porter des casques de hockey approuvés par la CSA lorsqu'ils patinent, car ces casques ont été testés pour les chutes sur la glace. Remplacez les casques tous les cinq ans.

Vérifiez que les lames des patins ne sont pas émoussées ou rouillées.

Enseignez aux enfants à ne patiner qu'à des endroits que vous savez être sûrs. Vérifiez que la glace est en bonne condition, sans bosse, glace fondante ou neige fondue. Vérifiez la présence de dangers pour le patinage, comme les cailloux, les pierres et les branches.

La couche de glace sur les étangs, les rivières, les lacs ou les canaux gelés doit atteindre au moins 15 cm (6 pouces) d'épaisseur et 20 cm (8 pouces) d'épaisseur pour les parties de hockey ou les jeux. Méfiez-vous des dégels rapides qui peuvent rendre la glace moins solide.

Enseignez aux enfants à patiner avec des amis, jamais seuls, et à toujours le faire dans des zones sûres, éloignées de la circulation et sans obstacle.

Hockey sur glace

Hockey sur glace

Les joueurs de hockey doivent porter un casque de hockey approuvé par la CSA muni d'un masque intégral compatible. Le port du casque est obligatoire en hockey structuré.

Les casques doivent être remplacés tous les cinq ans. Ils sont conçus pour résister aux chutes sur la glace et aux nombreux chocs prévisibles au cours d'une partie de hockey, mais ils présentent cette limite de temps recommandée.

La tenue de protection comprend également des gants, des épaulières, des coudières, des protège-tibias, des protège-dents, et, pour les garçons, un suspensoir athlétique.

Assurez-vous que la tenue de protection est en bon état et va bien.

Inspectez les casques régulièrement. N'utilisez pas un casque qui présente une coque très griffée ou une doublure usée.

Ne modifiez jamais un casque. Cela pourrait réduire son efficacité à prévenir les blessures.

Aucun équipement, aussi complet qu'il soit, ne peut prévenir toutes les blessures. Les enfants doivent respecter les règles du jeu.

Les étirements et les échauffements avant chaque entraînement et chaque partie, ainsi qu'une routine de récupération, contribueront à prévenir les blessures.

Enseignez aux enfants à patiner en gardant la tête levée lorsqu'ils s'approchent de la bande pour éviter les blessures de la nuque.

Prenez les traumatismes crâniens très au sérieux. Pour éviter que le cerveau ne subisse des dommages, les organisations de hockey amateur au Canada exigent que tout joueur obtienne la permission d'un médecin avant de revenir jouer après avoir souffert d'une commotion.

La mise en échec au niveau peewee n'est pas recommandée par les experts médicaux.

Ski alpin

Les enfants portant des casques et font du skiLes débutants doivent prendre des leçons avec un moniteur accrédité.

Il est recommandé que les enfants portent un casque de ski pour éviter les traumatismes crâniens. (Les casques sont également recommandés aux skieurs de compétitions et pour le ski en environnement à haut risque, comme le ski hors piste.) En 2008 la CSA a établit une norme qui présente en effet des prescriptions visant à l'amortissement des chocs multiples pour les casques de ski alpin et de planche à neige à usage récréatif. Couramment au Canada, nous ne retrouvons pas de casques de ski alpin et de planche à neige avec la marque de CSA sur le marché, car la norme est trop récente.

Les skieurs doivent adopter la méthode du pairage. Ne skiez jamais seul.

Vérifiez toujours l'équipement de ski de votre enfant pour vous assurer qu'il est en bon état et qu'il lui va bien. Les fixations doivent être vérifiées au moins une fois par années par un technicien accrédité ou par le personnel d'une boutique de ski. Les fixations, les souliers de ski et les skis qui ne vont pas bien ou ne sont pas correctement ajustés présentent un risque important pour les jeunes skieurs.

Effectuez des exercices d'échauffement et des étirements avant chaque journée de ski.

Les skieurs doivent rester sur les pistes balisées et respecter les autres règles applicables sur les pentes.

Les skieurs doivent être particulièrement prudents au cours des quelques premières et dernières descentes de la journée, lors desquelles les blessures surviennent le plus couramment.

Les skieurs doivent choisir des pistes qui conviennent à leur niveau. Avant de commencer, les skieurs doivent comprendre les panneaux utilisés pour indiquer le niveau de difficulté.

Les skieurs doivent rester attentifs aux dangers (comme les pierres, les arbres, les plaques de glace) et aux changements de conditions météorologiques et de visibilité.

Les skieurs doivent s'habiller de manière à se protéger des gelures; assurez-vous que les bottes ne sont pas trop serrées, et portez des lunettes de soleil ou des lunettes de ski qui résistent aux UV afin de vous protéger contre la réverbération du soleil sur la neige. Ils doivent également porter de la crème solaire pour se protéger des coups de soleil.

Les skieurs doivent s'arrêter avant de se sentir fatigués et avant que la nuit ne tombe. La fatigue et une mauvaise visibilité sont deux facteurs de blessures.

Toboggan

Assurez-vous que la pente ne présente aucun danger, comme des arbres, des roches, des bosses, des barrières ou des endroits sans neige. Ne faites pas de toboggan sur des pentes couvertes de glace.

Assurez-vous que la pente est éloignée des routes, des rivières ou des voies ferrées, et qu'il y a assez de place pour s'arrêter en bas de la pente.

Choisissez une pente qui n'est pas trop raide (pour les enfants, la recommandation est de moins de 30 degrés) et présente une longue zone de dégagement.

Inspectez le toboggan pour vous assurer qu'il est en bon état.

N'utilisez que du matériel de glisse muni de bons freins et d'un bon système de direction. Les chambres à air et les soucoupes en plastique ne sont pas recommandées, car elles sont difficiles à maîtriser.

De nombreuses blessures reçues en toboggan sont liées au froid, comme les gelures et l'hypothermie. La perte de chaleur est particulièrement importante chez les enfants de moins de trois ans, car leur tête représente un plus grand pourcentage de leur masse corporelle totale. Les enfants doivent être habillés de chaud, et porter plusieurs couches.

Après avoir fait du toboggan, les enfants doivent retirer les bottes et les vêtements mouillés dès que possible pour éviter les gelures.

Les jeunes enfants doivent toujours faire du toboggan sous la surveillance d'un adulte. Ils ne doivent jamais en faire seuls.

La position la plus sûre pour faire du toboggan est à genoux. Glisser sur le ventre, la tête en avant, offre la plus pauvre des protections contre un traumatisme crânien. Être couché sur le dos augmente le risque de blessure à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière.

Faites attention aux autres : déplacez-vous rapidement sur le côté, et remontez la pente à l'écart de la trajectoire de glisse après avoir terminé une descente.

Les enfants ne doivent pas faire du toboggan la nuit.

Les traumatismes crâniens survenus pendant une sortie de toboggan peuvent être graves. Les casques de ski sont recommandés pour faire du toboggan car ils sont conçus pour être utilisés lorsqu'il fait froid et à des vitesses et contre des chutes semblables à celles que l'on rencontre en faisant du toboggan.

Planche à neige

snowboarder fait un saut aérienFaire de la planche à neige nécessite un ensemble unique de compétences. Les débutants doivent prendre des leçons avec un moniteur accrédité. En 2008 la CSA a établit une norme qui présente en effet des prescriptions visant à l'amortissement des chocs multiples pour les casques de ski alpin et de planche à neige à usage récréatif. Couramment au Canada, nous ne retrouvons pas de casques de ski alpin et de planche à neige avec la marque de CSA sur le marché, car la norme est trop récente.

Les surfeurs des neiges doivent suivre tous les conseils de sécurité applicables aux skieurs de descente.

Les casques sont hautement recommandés pour la planche à neige.

L'American Academy of Pediatrics recommande qu'aucun enfant de moins de 7 ans n'essaie de faire de la planche à neige.

Les planchistes de neige doivent s'habiller de manière à se protéger des gelures, et porter des lunettes de soleil ou des lunettes de ski qui résistent aux UV afin de se protéger contre la réverbération du soleil sur la neige. Ils doivent également porter de la crème solaire pour se protéger des coups de soleil.

Les planchistes ne doivent utiliser que des planches équipées de carres sur toute la longueur et de fixations solides et stables. L'attache de sécurité doit être solidement fixée. Les enfants doivent utiliser de courtes planches (qui ne leur arrivent pas plus haut que la poitrine).

Les planchistes doivent être particulièrement prudents au cours des quelques premières et dernières descentes de la journée, lors desquelles les blessures surviennent le plus couramment.

Les planchistes doivent s'arrêter avant de se sentir fatigués ou avant que la nuit ne tombe. La fatigue et une mauvaise visibilité sont deux facteurs de blessures.

Les planchistes doivent savoir que les vitesses élevées et les acrobaties aériennes comportent un risque important de blessure.

Les planchistes doivent rester dans des zones bien définies et respecter les autres règles applicables sur les pentes.

Motoneiges

Les motoneiges ne sont pas un jeu d'enfant
Certaines personnes s'amusent en motoneige pendant les fins de semaines d'hiver au chalet. D'autres les utilisent pour faire des emplettes pour la famille et pour se déplacer en ville. Les raisons peuvent être différentes, mais les dangers sont les mêmes. Faire de la motoneige est amusant, mais peut également être dangereux, en particulier pour les enfants. De nombreux enfants se blessent gravement chaque année, et certains décèdent de leurs blessures, en faisant de la motoneige.

Les motoneiges sont des machines puissantes et lourdes, qui pèsent jusqu'à 600 livres et atteignent des vitesses de plus de 100 km/h. La taille et la puissance des motoneiges les rendent inappropriées pour la petite taille d'un enfant. Les fabricants produisent aujourd'hui des motoneiges " pour enfant", mais les experts en traumatismes des enfants déconseillent l'usage de telles machines.

Indépendamment de sa taille, les habiletés motrices, la perception, le champ de vision et le jugement d'un enfant ne sont pas les mêmes que ceux d'un adulte. Ces différences de développement expliquent la raison d'être de l'âge légal pour la conduite de véhicule à moteur sur la voie publique.

Les lois devaient-elles être différentes pour les motoneiges?
Chaque année, les motoneiges causent en Amérique du Nord 200 décès et 14 000 blessures, et 40 % de ces chiffres concernent les enfants.. Les statistiques du Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes indiquent que la cause principale des blessures liées aux motoneiges chez les enfants sont la perte de maîtrise de la machine, l'éjection du véhicule ou la collision avec un objet immobile, comme un arbre ou une autre motoneige. Certains enfants ont également été gravement blessés en étant passagers d'une motoneige ou traînés derrière une motoneige dans une chambre à air ou sur un toboggan.

Bien que certaines provinces autorisent légalement les enfants à utiliser des motoneiges à partir de 10 ans, les lois au Canada et aux États-Unis ne sont pas cohérentes et sont désuètes.

Pour assurer la sécurité de vos enfants, SécuriJeunes Canada recommande ce qui suit

  • Chaque personne qui fait de la motoneige doit porter un casque pendant toute la durée du trajet.
  • Les enfants de moins de 16 ans ne devraient pas conduire de motoneige.
  • Les enfants de moins de six ans ne doivent pas être pris comme passagers dans une motoneige.
  • Évitez les motoneiges " pour enfant ", malgré leurs petites dimensions. Elles restent dangereuses à utiliser par des enfants.
  • Les conducteurs de motoneige doivent recevoir d'un instructeur les directives pour l'exploitation en toute sécurité de la machine. Prenez contact avec votre association de motoneige provinciale ou territoriale.
  • Empruntez des parcours qui font respecter les lois et encouragent une conduite sécuritaire.
  • Ne tirez jamais quelqu'un derrière une motoneige, c'est très dangereux.
  • SécuriJeunes Canada vous recommande de prendre contact avec votre association de motoneige provinciale ou territoriale, le ministère des Transports ou le Conseil canadien des organismes de motoneige (506) 387-8960 pour de plus amples renseignements.

Sécurité en hiver

L'hiver est une saison merveilleuse pour les jeux en plein air. La participation aux sports d'hiver maintiendra la santé de toute la famille, mais les blessures peuvent en gâcher le plaisir. Voici comment assurer la sécurité de vos enfants au cours des jeux d'hiver.Hockey

Vêtements pour le jeu en plein air

Toutes les activités d'hiver nécessitent des vêtements chauds et secs. Pour éviter les gelures, les enfants doivent porter des vêtements chauds, dont :

  • un tuque et des vêtements fabriqués en fibres à tissage serré, comme de la laine, qui retient l'air chaud contre le corps. Quelques couches légères protègent mieux qu'un lourd vêtement
  • des couches flottantes (un tissu synthétique absorbant près de la peau, une couche intermédiaire plus chaude et une couche extérieure résistante à l'eau ou hydrofuge)
  • Protégez les zones vulnérables comme les doigts, les orteils, les oreilles et le nez
  • des chaussettes. Une paire de chaussettes, soit en laine soit en mélange de laines (avec de la soie ou du polypropylène) vaut mieux que le coton, qui n'offre aucune isolation lorsqu'il est mouillé. Évitez les chaussettes très épaisses, car elles peuvent donner froid aux pieds parce qu'elles compriment la circulation sanguine et la circulation de l'air autour des orteils
  • bottes. Assurez-vous que les bottes sont sèches et ne sont pas trop serrées

Les enfants doivent retirer les chaussures et les vêtements mouillés dès que possible, car il s'agit là des facteurs de gelures les plus importants.

Assurez-vous toujours que les enfants:

  • boivent beaucoup de liquide chaud pour conserver la température du corps. S'il n'y a pas de boissons chaudes à disposition, il faut qu'ils boivent beaucoup d'eau
  • reviennent souvent à l'intérieur pour réchauffer leur corps
  • utilisent de la crème solaire même lorsque le ciel est couvert

Les vestes doivent être fermées jusqu'en haut. Pour éviter que les enfants ne s'étranglent pendant qu'ils jouent, utilisez des cache-cous en forme de tube plutôt que des écharpes. Si vous devez utiliser une écharpe, rentrez-la dans la veste. Retirez les cordons des capuchons et des vestes car ils pourraient causer un accident; mieux encore, achetez des vêtements sans cordon.

Conditions météorologiques par lesquelles les enfants peuvent jouer dehors en sécurité

Les enfants doivent jouer à l'intérieur si la température chute en dessous de -25 ºC (-13 ºF), indépendamment du facteur de refroidissement du vent.

Les enfants doivent jouer à l'intérieur, indépendamment de la température, si :

  • le facteur de refroidissement du vent est signalé à -25 ºC (-13 ºF) au moins (c'est la température à laquelle la peau exposée gèle en quelques minutes)
  • La couche de glace sur les étangs, les rivières, les lacs ou les canaux gelés doit atteindre au moins 15 cm (6 pouces) d'épaisseur et 20 cm (8 pouces) d'épaisseur pour les parties de hockey ou les jeux. Méfiez-vous des dégels rapides qui peuvent rendre la glace moins solide
  • Gardez les enfants à l'écart des rives des étangs, des lacs, des ruisseaux et des rivières pendant la fonte des neiges au printemps

Facteurs concernant la glace

De nombreux facteurs affectent l'épaisseur de la glace, dont le type d'eau, l'endroit, la période de l'année et d'autres facteurs environnementaux, comme :

  • la profondeur de l'eau et la dimension de l'étendue d'eau
  • les courants, les marées et les autres masses d'eau en mouvement
  • les produits chimiques, y compris le sel
  • les fluctuations des niveaux d'eau
  • les billots, les roches et les quais qui absorbent la chaleur du soleil
  • la température variable de l'air
  • les déplacements de véhicules sur la glace, qui peuvent créer des vagues dans l'eau sous-jacente

Couleur de la glace

  • La couleur de la glace peut en indiquer la solidité.
  • la glace bleue pâle est la plus solide
  • la glace blanche opaque ou à l'aspect de la neige est à moitié solide que la glace bleue pâle. La glace opaque se forme lorsque de la neige mouillée gèle à la surface de la glace
  • la glace grise est dangereuse, car la couleur grise indique la présence d'eau

Saviez-vous que l'épaisseur de la glace doit atteindre

  • 15 cm (6 pouces) pour y marcher ou y faire du patin seul
  • 20 cm (8 pouces) pour les groupes de patineurs ou les matches
  • 25 cm (10 pouces) pour les motoneiges

Planche à roulettes en sécurité

Pourquoi les enfants se blessent-ils en planche à roulettes?

Les enfants ont plus tendance à se blesser lorsqu'ils commencent à peine à apprendre à faire de la planche à roulettes, qu'ils vont trop vite, qu'ils s'approchent de voitures et de la circulation, et lorsqu'ils ne recourent pas à l'équipement de sécurité.

SkateboarderPourquoi les planchistes devraient-ils porter un casque?

Un casque bien ajusté contribue à protéger le cerveau de votre enfant en cas d'accident ou de chute. Un traumatisme crânien peut changer à tout jamais la manière dont un enfant marche, parle, joue et réfléchit. L'épaisseur du crâne humain n'est que d'un centimètre. Un casque de planche à roulettes bien ajusté et porté adéquatement peut réduire jusqu’à 85 pour cent le risque de traumatisme crânien grave. Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque planchiste portait un casque.

Quel type de casque doit être utilisé pour la pratique de la planche à roulettes?

Certains casques sont spécialement conçus pour la planche à roulettes. Les casques de planche à roulettes protègent une plus grande partie de l'arrière de la tête, et protègent contre plus d'un choc. Puisque les chutes sont fréquentes en planche à roulettes, ces casques sont composés d'un matériau spécialement conçu pour résister à des impacts multiples, même s'ils se produisent au même endroit. Sachez toutefois qu'un casque de planche à roulettes ne devrait pas servir à faire du vélo, à moins que cela ne soit précisé sur l'étiquette.

En plus du casque, quel équipement de protection les planchistes devraient-ils porter?

Les fractures et les entorses sont les blessures les plus courantes chez les planchistes. Les protège-poignets peuvent protéger les enfants contre les fractures et les entorses aux poignets et aux bras. Les protège-poignets absorbent le choc et empêchent les poignets de se plier vers l'arrière lorsque l'enfant qui les porte tombe. Les protège-coudes et les protège-genoux peuvent également offrir une protection contre les blessures, mais peu de recherches en ce sens ont démontré qu'ils étaient efficaces.

Les planchodromes (skate parks) contribuent-ils à prévenir les blessures?

Nous l'ignorons. Les planchodromes peuvent constituer un milieu plus sécuritaire en protégeant les enfants contre la circulation routière, les routes accidentées et les trottoirs. Des blessures s'y produisent tout de même. Cette réalité peut s'expliquer par le fait que les enfants tentent des acrobaties plus risquées et ressentent une concurrence plus féroce. D'autres recherches sont nécessaires pour répondre à cette question.

Sécuritaire de la trottinette

Pourquoi les enfants se blessent-ils lorsqu'ils font de la trottinette?

Garçon portant un casque faire de la trottinetteLes enfants ont plus tendance à se blesser lorsqu'ils commencent à peine à apprendre à faire de la trottinette, qu'ils vont trop vite, qu'ils s'approchent de voitures et de la circulation, et lorsqu'ils ne recourent pas à l'équipement de sécurité.

Pourquoi devriez-vous porter un casque lorsque vous faites de la trottinette?

Un casque bien ajusté contribue à protéger le cerveau de votre enfant en cas d'accident ou de chute. Un traumatisme crânien peut changer à tout jamais la manière dont un enfant marche, parle, joue et réfléchit. L'épaisseur du crâne humain n'est que d'un centimètre. Un casque bien ajusté et porté adéquatement peut réduire jusqu’à 85 pour cent le risque de traumatisme crânien grave. Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque personne à trottinette portait un casque.

Quel type de casque doit être utilisé pour la pratique de la trottinette?

Les casques de vélo peuvent servir à la pratique de la trottinette. Soyez à l'affût des homologations CPSC, CSA, ASTM ou Snell. Un casque multisports peut également être utilisé. Les casques de ce type sont conformes aux normes de sécurité pour plus d'une activité. Assurez-vous que le casque multisports indique clairement les activités pour lesquelles il a été testé. Si vous avez des questions, communiquez avec le fabricant.

En plus du casque, quel équipement de protection les personnes en trottinette devraient-elles porter?

Les protège-coudes et les protège-genoux peuvent également offrir une protection contre les blessures, mais peu de recherches en ce sens ont démontré qu'ils étaient efficaces. L'utilisation de protège-poignets n'est pas recommandée. Ceux-ci peuvent entraver la conduite et causer des blessures.

Patinage à roues alignées en sécurité

Pourquoi les enfants se blessent-ils lorsqu'ils s'adonnent au patinage à roues alignées?

Les enfants ont plus tendance à se blesser car ils commencent à peine à apprendre à patiner, vont trop vite, s'approchent de voitures et de la circulation, et ne recourent pas à l'équipement de sécurité.

Jeune garçon portant l'équipement de patinPourquoi votre enfant devrait-il porter un casque lorsqu'il s'adonne au patinage à roues alignées?

Un casque bien ajusté contribue à protéger le cerveau de l'enfant en cas d'accident ou de chute. Un traumatisme crânien peut changer à tout jamais la manière dont un enfant marche, parle, joue et réfléchit. L'épaisseur du crâne humain n'est que d'un centimètre. Un casque bien ajusté et porté adéquatement peut réduire jusqu’à 85 pour cent le risque de traumatisme crânien grave. Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque patineur à roues alignées portait un casque.

Quel type de casque doit être utilisé pour le patinage à roues alignées?

Les casques de vélo peuvent servir à la pratique du patinage à roues alignées. Soyez à l'affût des homologations CPSC, CSA, ASTM ou Snell. Un casque multisports peut également être utilisé. Les casques de ce type sont conformes aux normes de sécurité pour plus d'une activité. Assurez-vous que le casque multisports indique clairement les activités pour lesquelles il a été testé. Si vous avez des questions, communiquez avec le fabricant.

Pourquoi les parents devraient-ils porter le casque?

Vous êtes le meilleur modèle qui soit pour votre enfant. Tous devraient porter un casque lorsqu'ils s'adonnent au patinage à roues alignées.

En plus du casque, quel équipement de protection les patineurs à roues alignées devraient-ils porter?

Les fractures et les entorses sont les blessures les plus courantes chez les patineurs à roues alignées. Les protège-poignets peuvent protéger les enfants contre les fractures et les entorses aux poignets et aux bras. Les protège-poignets absorbent le choc et empêchent les poignets de se plier vers l'arrière lorsque l'enfant qui les porte tombe. Les protège-coudes et les protège-genoux peuvent également offrir une protection contre les blessures, mais peu de recherches en ce sens ont démontré qu'ils étaient efficaces.

Cyclisme en sécurité

Vélo en toute sécurité, annonce de service public
Pourquoi les enfants se blessent-ils à vélo?

 

Les enfants ont plus tendance à se blesser car ils commencent à peine à apprendre à faire du vélo, vont trop vite, s'approchent de voitures et de la circulation, et ne recourent pas à l'équipement de sécurité.

Quels types de blessures les enfants à vélo subissent-ils?

Les fractures sont les blessures les plus courantes. Les blessures les plus graves touchent la tête et le cerveau. Même les traumatismes crâniens d'apparence anodine peuvent entraîner des lésions cérébrales permanentes.

Pourquoi est-il important de porter un casque de vélo?

Un casque bien ajusté contribue à protéger le cerveau de votre enfant en cas d'accident ou de chute. Les traumatismes crâniens constituent la principale cause de blessure grave et de décès chez les enfants à vélo. Un traumatisme crânien peut changer à tout jamais la manière dont un enfant marche, parle, joue et réfléchit. L'épaisseur du crâne humain n'est que d'un centimètre. Un casque de vélo bien ajusté et porté adéquatement peut réduire jusqu’à 85 pour cent le risque de traumatisme crânien grave. Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque cycliste portait un casque.

Pourquoi les parents devraient-ils porter le casque de vélo?

Un garçon portant un casque de vélo

Vous êtes le meilleur modèle qui soit pour votre enfant. Tous devraient porter un casque à vélo.

Est-ce une bonne chose que les enfants soient plus visibles à vélo sur la route?

Les matériaux réfléchissants, tels que les vêtements et accessoires fluorescents ainsi que les phares, peuvent améliorer la visibilité des enfants lorsqu'ils se déplacent sur la route. Les conducteurs peuvent mieux apercevoir les enfants lorsque ces derniers portent des matériaux réfléchissants.

À partir de quel âge les enfants peuvent-ils faire du vélo sur la route de manière sécuritaire?

Les enfants de moins de 10 ans ne devraient pas faire du vélo sur la route. Ils n'ont pas encore la capacité physique et les aptitudes à la réflexion pour bien diriger leur vélo en présence de circulation routière. Les enfants de plus de 10 ans doivent s'entraîner avant de se déplacer en vélo sur la route.

Que pouvez-vous faire au volant pour rendre les routes plus sécuritaires pour les enfants à vélo?

Lorsque les conducteurs ralentissent, le risque d'accident de la route pour les enfants s'en trouve diminué. Lorsque les conducteurs ralentissent à des vitesses inférieures à 30 et 40 km/h, les blessures subies par les enfants à vélo diminuent de 48 pour cent.

La loi parvient-elle à réduire le nombre de blessures subies par les enfants?

On a démontré que les lois rendant obligatoire le port du casque pour les cyclistes étaient très efficaces pour encourager les enfants et les adultes à porter le casque. Si davantage d'enfants portaient le casque, moins de blessures se produiraient.

Porte bébés et remorques des bicyclettes

L'emploi des sièges d'enfant et des remorques pour bicyclette est-il sécuritaire? Lequel de ces accessoires est préférable?

Un siège d'enfant ou une remorque de bicyclette permet de faire connaître à votre enfant les joies de la bicyclette, mais il est important d'être conscient des risques éventuels auxquels ces accessoires les exposent.

Des blessures peuvent se produire avec l'un ou l'autre de ces accessoires, mais les remorques pour bicyclettes ont la réputation d'être relativement plus sécuritaires parce que les enfants se trouvent plus près du sol et qu'ils chutent de moins haut en cas d'accident. De plus, le poids et les mouvements d'un enfant assis dans un siège d'enfant pour bicyclette peuvent faire perdre l'équilibre à un cycliste adulte, ce qui accroît le risque de chute.

Avant d'emmener votre enfant à bicyclette, renseignez-vous auprès de votre municipalité et de votre gouvernement provincial, pour vous assurer de respecter la réglementation locale en matière de cyclisme.

Les sièges d'enfant pour bicyclette présentent-ils des avantages?

Leur principal avantage n'a rien à voir avec la sécurité : les sièges d'enfant coûtent beaucoup moins cher que les remorques pour bicyclette. Bien que les remorques puissent représenter un choix plus judicieux, leur coût varie entre 150 et 400 dollars, contre 50 à 100 dollars pour un siège d'enfant pour bicyclette.

Vaut-il mieux utiliser un siège d'enfant qui se fixe à l'avant ou à l'arrière de mon siège?

La recherche pour démontrer quel est le type de siège le plus sécuritaire n'est pas abondante, mais le siège d'enfant qui se fixe à l'avant présente des avantages par rapport à celui qui se fixe à l'arrière et qui est plus répandu. Un parent peut voir l'enfant et lui parler pendant le trajet à bicyclette, ce qui représente un premier avantage. L'enfant est assis au milieu de la bicyclette, plus près de son centre de gravité, ce qui représente un deuxième avantage. Cela donne au cycliste une plus grande stabilité pour enfourcher sa bicyclette et en descendre.

Toutefois, un siège d'enfant monté à l'avant peut compliquer le guidage de la bicyclette. Il peut également être gênant pour pédaler et ne pas laisser suffisamment de place pour le corps ou les genoux du cycliste.

Il vaut mieux faire l'essai de ces deux types d'accessoire avant d'effectuer un achat. Arrimez un sac de pommes de terre dans l'un et l'autre pour reproduire le poids de votre enfant et effectuez un trajet à bicyclette. De cette façon, vous pourrez constater quel est l'accessoire le plus stable et avec lequel vous vous sentez le plus à l'aise, voire même si vous vous sentez à l'aise avec l'un ou l'autre de ces deux accessoires.

Comment puis-je réduire les risques de blessures?

Que vous utilisiez un siège d'enfant ou une remorque, appliquez les conseils de sécurité énumérés ci-dessous :

  • Assurez-vous que votre enfant porte un casque de cycliste correctement ajusté et qu'il est toujours attaché dans la remorque ou dans son siège. C'est essentiel. Veillez également à donner le bon exemple et à vous protéger en portant, vous aussi, un casque.
  • N'utilisez pas de remorque ni de siège avec un enfant âgé de moins d'un an. Il faut que les enfants contrôlent bien la position du cou et de la tête pour pourvoir supporter un casque et réagir aux mouvements et aux cahots qui accompagnent les déplacements. Il n'existe pas de casque pour cycliste pour les enfants âgés de moins d'un an.
  • Ne circulez pas dans les rues à grande circulation et respectez scrupuleusement les règles de la route. Empruntez les pistes cyclables si elles existent. Évitez les déplacements de nuit; il est particulièrement difficile pour les conducteurs de voir les remorques dans le noir, parce qu'elles sont très proches du sol.
  • Rendez-vous visible pour les conducteurs. Placez de grandes plaques réfléchissantes sur les côtés et à l'arrière de la remorque, ainsi que des fanions réfléchissants en position haute à l'arrière. Vérifiez que votre bicyclette est munie de lumières et de réflecteurs.
  • Placez un miroir sur votre guidon de manière à pouvoir surveiller votre enfant au cours du trajet.
  • Exercez-vous à vous déplacer avec la remorque ou le siège pour enfant, avant d'emmener votre enfant à bicyclette. Chargez la remorque ou le siège avec un poids proche de celui de votre enfant - peut-être avec un sac de pommes de terre - et exercez-vous à maîtriser votre bicyclette avec ses nouvelles sensations.
  • Si vous utilisez une remorque, ne prenez pas de virages serrés et prenez garde à ce qui risque de la renverser. La longueur et la largeur supplémentaires de la remorque compliquent sa manœuvre dans certaines rues et passages étroits. Vous devrez prévoir davantage de place pour la remorque, pour qu'elle ne heurte pas les bordures de trottoir, les végétaux ou autres. Évitez les virages brusques, qui peuvent également faire se renverser une remorque de bicyclette.
  • Si vous utilisez un siège pour enfant, n'appuyez pas votre bicyclette contre quelque chose ni sur une béquille quand votre enfant y est assis. Chaque fois que c'est possible, demandez à un autre adulte de tenir la bicyclette bien droite, pendant que vous l'enfourchez ou que vous en descendez. Ne laissez jamais sans surveillance un enfant assis dans un siège ou une remorque pour bicyclette.
  • Ne surchargez pas la remorque ou votre bicyclette. Vérifiez les contraintes de charge pour votre remorque et respectez-les. Si votre bicyclette est munie d'un panier ou d'un autre accessoire de stockage, assurez-vous que son contenu ne vous fasse pas perdre l'équilibre.
  • Habillez votre enfant en fonction du temps et arrêtez-vous pour vous désaltérer ou pour manger des en-cas. Rappelez-vous que votre enfant a peut-être plus froid que vous pendant le trajet. N'employez pas de couverture, de vêtements trop amples ou d'écharpe qui peuvent se coincer dans les rayons, les pignons ou les pédales. Retirez les cordons de serrage des vêtements. Ne donnez à votre enfant ni boissons ni en-cas au cours du trajet, pour éviter qu'il ne s'étouffe. Arrêtez-vous plutôt fréquemment.
  • Recommandez-vous un type de siège ou de remorque particulier? SécuriJeunes Canada ne recommande pas d'accessoires particuliers, mais la réglementation du Canada en matière de sécurité ne traite pas des sièges d'enfant ou des remorques pour bicyclette, mais certains fabricants choisissent de respecter volontairement les normes américaines (vérifiez la présence d'une étiquette qui porte le sigle ASTM). Nous recommandons de rechercher des accessoires qui portent l'étiquette ASTM. Vérifiez également les points énumérés ci-dessous.

Les remorques pour bicyclettes devraient comporter les équipements suivants:

  • Un harnais de sécurité par enfant;
  • Beaucoup d'espace libre pour la tête, afin de pouvoir loger les casques;
  • Un bras d'attelage muni d'un dispositif qui empêche la remorque de se renverser ou de se détacher accidentellement;
  • Un cadre métallique résistant et des sièges rembourrés. Si la remorque se renverse, ces équipements pourraient réduire le risque de blessure pour votre enfant;
  • Des gardes-roues ou des protections latérales fixes pour empêcher les enfants de se coincer les doigts dans les rayons des roues;
  • Des protections contre les intempéries et un toit amovible pour protéger les enfants de la pluie, du vent et du soleil, mais en veillant à ce que la ventilation soit suffisante. Un jour de chaleur, les températures peuvent atteindre ou dépasser 40 °C dans une remorque.

Les sièges d'enfant pour bicyclette devraient comporter les équipements suivants:

  • Un cadre de plastique renforcé;
  • Un dossier et des côtés élevés pour empêcher votre enfant de se balancer dans le siège. Ce mouvement pourrait vous faire perdre l'équilibre;
  • Une protection latérale pour maintenir les petits pieds à bonne distance des roues;
  • Un système de harnais à trois ou cinq points et muni d'une sangle d'entrejambes (comme celle de votre siège d'auto pour enfant). Certains sièges d'enfant pour bicyclette sont également livrés avec une barre transversale rembourrée, mais il ne s'agit pas d'un dispositif de retenue de sécurité. Utilisez systématiquement le harnais;
  • Une fixation sécuritaire à la bicyclette - le siège devrait en être parfaitement solidaire quand vous le secouez. Envisagez de le faire installer par un professionnel sur votre vélo.

Un magasin spécialisé dans les accessoires de bicyclette peut vous aider à choisir un siège ou une remorque, muni(e) des dispositifs de sécurité recommandés. Si vous achetez ces accessoires d'occasion, vérifiez auprès du fabricant que la remorque ou le siège n'a pas été retiré(e) du marché pour des raisons de sécurité.

Casques de sécurité

Pourquoi les cyclistes doivent-ils porter un casque?

Garçon portant un casque tenant un véloLes traumatismes crâniens sont la principale cause de blessures sérieuses et de décès chez les enfants qui font du vélo. Un traumatisme crânien peut changer à jamais la façon dont un enfant marche, parle, joue ou pense.

Chez l'humain, le crâne n'a qu'un centimètre d'épaisseur. Un casque bien ajusté aide à protéger le cerveau contre le choc subi lors d'un accident ou d'une chute. Un casque de vélo bien ajusté et porté correctement peut faire une énorme différence et réduit le risque de traumatisme crânien sérieux d'un taux allant jusqu'à 85 pour cent. En d'autres termes, si tous les cyclistes portaient le casque, on pourrait éviter quatre traumatismes crâniens sur cinq.

Pourquoi faut-il porter un casque lorsqu'on fait de la planche à roulettes, du patin à roues alignées, ou de la trottinette?

Les personnes qui font de la planche à roulettes, du patin à roues alignées ou de la trottinette s'exposent aux traumatismes crâniens. Comme lorsqu'on roule à vélo, un casque bien ajusté aide à protéger le cerveau, réduisant ainsi grandement les risques de blessures graves.

Pourquoi faut-il que le casque soit homologué?

La marque d'homologation atteste que le casque a été testé par le fabricant. Elle est habituellement apposée à l'intérieur ou à l'extérieur du casque.

Quelles marques d'homologation sont disponibles au Canada?

Pour les casques vendus au Canada, plusieurs marques d'homologation sont disponibles, dont CSA (Association canadienne de normalisation), CPSC (Consumer Product Safety Commission), Snell ou ASTM (American Society for Testing and Materials).

Puis-je porter un casque de vélo pour faire de la planche à roulettes, du patin à roues alignées ou de la trottinette?

Les casques de vélos peuvent être utilisés pour faire du patin à roues alignées et de la trottinette. Pour la planche à roulettes, il faut un autre type de casque.

Pourquoi faut-il un casque différent pour la planche à roulettes?

Les casques spécifiques à la planche à roulettes couvrent une plus grande partie de l'arrière de la tête et sont conçus pour protéger contre plusieurs impacts. Étant donné que les chutes sont fréquentes avec ce sport, les casques sont conçus pour résister à plusieurs impacts subis au même endroit.

Qu'est-ce qu'un casque multisport?

Un casque multisport est un casque homologué pour plusieurs activités. Assurez-vous que les activités soient clairement indiquées sur le casque multisport. Si vous avez des questions, contactez le fabricant.

Comment savoir si le casque convient à la tête de mon enfant?

Les casques sont offerts en grandeurs multiples. Il en existe pour les bambins (moins de cinq ans) et qui sont spécialement conçus pour offrir une plus grande protection à l'arrière de la tête. S'il devient trop petit, il faut acheter un casque plus grand, même si l'enfant n'a pas encore cinq ans.

Les casques sont vendus avec une doublure supplémentaire qui peut être ajoutée à l'intérieure. Pour bien ajuster le casque à la tête de votre enfant, vous devrez peut-être ajouter une doublure à l'avant ou à l'arrière.

Comment peut-on s'assurer que l'ajustement est bon?

Demandez à l'enfant de secouer sa tête de droite à gauche et de haut en bas. Un casque bien ajusté ne doit pas bouger lorsque l'enfant secoue la tête.

Comment assurer le bon ajustement du casque sur la tête de l'enfant?

Le casque doit couvrir le haut du front et tenir à environ 2 doigts au-dessus des sourcils. Les sangles doivent être bien ajustées en forme de V de part et d'autre des oreilles. Les boucles sur les côtés doivent tomber juste sous l'oreille. La boucle de fermeture sous le menton doit être suffisamment serrée mais permettre de passer un seul doigt entre la sangle et le menton.
Apprenez à votre enfant à vérifier le bon ajustement de son casque chaque fois qu'il le porte.

Quand faut-il remplacer le casque?

Les casques de vélo doivent être remplacés tous les cinq ans ou après un accident si le cycliste s'est heurté la tête.

Après cinq ans, le plastique du casque sèche et peut devenir cassant. En outre, les casques trop vieux peuvent ne pas être conformes aux normes de sécurité actuelles.

Les casques de vélo sont conçus pour vous protéger contre un seul impact. Lorsqu'un casque a subi un choc à la suite d'un accident, la mousse à l'intérieur se comprime. Il faut alors remplacer le casque, même s'il n'a pas l'air endommagé.

Serait-ce sûr d'utiliser un casque usagé?

Non. Ce n'est pas une bonne idée, parce que vous ne saurez pas si le casque a déjà reçu un choc et vous ne connaîtrez pas non plus sa durée de vie.

Il manque des pièces au casque de mon enfant. Peut-il quand même le porter?

Non. Votre enfant ne doit jamais porter un casque s'il en manque des pièces. Assurez-vous que toutes les sangles et toutes les pièces de fixation et de réglage du casque soient en bon état et fonctionnent bien. Si les boucles latérales du casque flottent, ce dernier ne s'ajustera pas bien sur la tête de l'enfant et ne doit donc pas être porté.

Mon enfant peut-il porter sa casquette de baseball sous son casque?

Non. L'enfant ne doit rien porter sous son casque car cela change l'ajustement du casque. Les casquettes de baseball, les grandes pinces à cheveux et les casques d'écoute ne doivent jamais être portés sous un casque. Les queues de cheval doivent être portées basses sur la nuque sous un casque.

Devrais-je permettre à mon enfant d'apposer des autocollants sur son casque?

L'adhésif des autocollants contient habituellement des solvants qui risquent de fragiliser le plastique du casque. Ne permettez à votre enfant de mettre des autocollants sur son casque que si vous savez sciemment que leur adhésif est compatible avec le plastique du casque. En cas de doute, il vaut mieux éviter d'apposer des autocollants sur le casque.

Activités sur roues

Les activités sur roues sont amusantes et constituent un bon moyen de faire de l'exercice. Il est toutefois important de les pratiquer en sécurité. Les traumatismes crâniens constituent la principale cause de blessure grave et de décès chez les enfants pratiquant des activités sur roues.

Un casque pourrait sauver la vie de votre enfant!

La plupart des blessures graves et des décès touchant les enfants cyclistes impliquent des collisions avec un véhicule à moteur. Les blessures les plus graves touchent la tête et le cerveau. Même les traumatismes crâniens d'apparence anodine peuvent causer des lésions cérébrales permanentes. D'autres blessures graves comprennent les fractures, les blessures au visage, et les abrasions cutanées graves nécessitant des greffes.

Pour les activités de pratique de la trottinette, de la planche à roulettes et du patin à roues alignées, les traumatismes crâniens représentent les blessures les plus graves, tandis que les fractures sont les plus courantes. Les enfants souffrent de blessures en s'adonnant à des activités sur roues en raison d'une combinaison de facteurs, tels que l'inexpérience, la perte de contrôle, l'absence d'aptitudes en matière de sécurité routière, la vitesse élevée, et la tendance à tenter des acrobaties et des manœuvres ardues.

Cinq conseils-clés pour protéger la tête de votre enfant

  • Assurez-vous que vos enfants portent un casque chaque fois qu'ils pratiquent une activité sur roues.
  • Procurez-vous le type de casque qui convient. Optez pour un casque de vélo pour la pratique du vélo, des patins à roues alignées et de la trottinette. Les planchistes doivent porter un casque spécialement conçu pour la planche à roulettes qui protège une plus grande partie de l'arrière de leur tête.
  • Vérifiez que la taille du casque correspond à celle de la tête de votre enfant. Lorsqu'il est posé sur la tête de l'enfant, le casque doit être à deux largeurs de doigt au-dessus de ses sourcils. La jugulaire et la sangle latérale doivent être bien ajustées.
  • Les gens de tous âges devraient porter un casque à vélo. N'oubliez pas : vous êtes le meilleur modèle qui soit pour votre enfant.
  • Les enfants de moins de 10 ans ne devraient pas s'adonner à des activités sur roues sur la route. Ils n'ont pas encore la capacité physique et les aptitudes à la réflexion pour bien manœuvrer en présence de circulation routière. Les enfants de plus de 10 ans doivent s'entraîner avant de pouvoir pratiquer des activités sur roues sur la route.

Prévention de la noyade

Les noyades sont la deuxième cause de décès consécutifs à des blessures pour les enfants canadiens. Chaque année, presque 60 enfants se noient- ce qui équivaut à plus de deux salles de classe remplies d'enfants. Chaque année, 140 autres enfants doivent être hospitalisés à la suite d'une quasi noyade qui peut créer des séquelles à long terme. Une quasi noyade peut modifier le mode de pensée, d'apprentissage et les jeux d'un enfant.

Prévention efficace des noyades

Surveiller attentivement. Les enfants âgés de moins de 5 ans – ou tout enfant plus âgé ne sachant pas bien nager – doivent être à portée de main des adultes quand ils sont dans l’eau ou à proximité. Les études révèlent que le manque de surveillance est un facteur très important dans de nombreux cas de noyade.1

Éviter d’utiliser des sièges de bain pour bébé. Ces sièges ont déjà provoqué des noyades.2 Même si les mises en garde des étiquettes avertissent les parents ou les responsables d’enfants de ne pas s’éloigner, les sièges de bain sont parfois  considérés, à tort, comme pouvant remplacer la surveillance d’un adulte. Cela donne alors la fausse impression qu’il est possible de vaquer à d’autres activités pendant que l’enfant est dans la baignoire.3 Des enquêtes effectuées au Canada et aux États-Unis indiquent que presque la moitié des parents utilisent des sièges pour enfants.4, 5

Installer, sur les quatre côtés d’une piscine privée, une clôture de 1,2 m (4 pieds) munie d’une porte à fermeture automatique. Selon les chercheurs, l’installation d’une clôture pourrait empêcher 7 noyades sur 10 chez les enfants âgés de moins de 5 ans.6, 7 Dans de nombreuses maisons, la cour arrière est protégée par une clôture, mais la piscine reste directement accessible à partir de l’arrière de la maison. Ces clôtures ne permettent donc pas de prévenir les noyades accidentelles.

Porter des gilets de sauvetage en bateau. Environ 90 % des plaisanciers qui se sont noyés au Canada ne portaient pas de gilet de sauvetage.1 Les plaisanciers doivent choisir des gilets de sauvetage adaptés à leur poids et boucler leurs sangles. Sans ce type de gilet, les eaux froides du Canada peuvent rendre la survie problématique, même pour un bon nageur adulte.

Apprendre aux enfants à nager en association avec les techniques de survie. Peu d’études ont été effectuées sur l’efficacité des leçons de natation comme méthode de prévention des noyades chez les enfants. Il est donc recommandé que les enfants apprennent à nager. Les adultes en revanche ne doivent pas systématiquement supposer que savoir nager peut empêcher une noyade.8, 9

Note en fin de texte

1 Canadian Red Cross Society. What we have learned: 10 years of pertinent facts about drownings and other water-related injuries in Canada 1991-2000. Ottawa; 2003.
2 Health Canada. Proposal for legislative action on infant bath seats and bath rings. In. Ottawa; 2007.
3 Byard RW, Donald T. Infant bath seats, drowning and near-drowning. J Paediatr Child Health 2004;40(5-6):305-7.
4 Lee LK, Thompson KM. Parental survey of beliefs and practices about bathing and water safety and their children: guidance for drowning prevention. Accid Anal Prev 2007;39(1):58-62.
5 Safe Kids Canada. Safe Kids Week 2003 decima public opinion survey. In. Toronto; 2003.
6 Thompson DC, Rivara F. Pool fencing for preventing drowning in children. The Cochrane Collaboration; 1998.
7 Stevenson MR, Rimajova M, Edgecombe D, Vickery K. Childhood drowning: barriers surrounding private swimming pools. Pediatrics 2003;111(2):e115-e9.
8 Brenner RA, Saluja G, Smith GS. Swimming lessons, swimming ability, and the risk of drowning. Injury Control and Safety Promotion 2003;10(4):211-6.
9 Brenner RA, Taneja GS, Haynie DL, Trumble AC, Qian C, Klinger RM, et al. Association between swimming lessons and drowning in childhood: a case-control study. Arch Pediatr Adolesc Med 2009;163(3):203-10.

Prévention des empoisonnements - Conseils de sécurité

Rendrez votre maison libre de poison

Gardez tous les produits qui pourraient empoisonner un enfant hors de leur portée. Comme votre enfant développe ses capacités et grandit, il devient plus actif et agile, et peut en grimpant rejoindre des objets plus facilement. Une grande gamme de produits, tels que les produits de nettoyage domestique, de l'alcool, des engrais, des pesticides, du diluant pour peintures et de l'antigel devrait être mise hors de la portée des enfants.

Voici comment vous pouvez sécuriser ces produits :

  • Gardez tous les poisons dans une armoire qui peut être verrouillée et placée hors de la portée d'un enfant.
  • Gardez tous les médicaments dans une armoire à pharmacie qui peut être verrouillée et mise hors de la portée de main d'un enfant.

Médicaments

Gardez tous les médicaments dans des emballages d'origine à l'épreuve des enfants. Les jeunes enfants se mettent des objets dans la bouche. En vertu de la loi, des emballages à l'épreuve des enfants sont obligatoires pour certains médicaments. La probabilité que votre enfant s'empoisonne est ainsi réduite. Toutefois, un faible pourcentage d'enfants sont toujours capables d'ouvrir le flacon de produits pharmaceutiques. Il est préférable d'utiliser les médicaments dont les doses sont disponibles en petite quantité.

Ne comparez jamais les médicaments à des bonbons. Soyez plus prudents encore avec les médicaments qui peuvent avoir bon goût pour votre enfant, tels que les vitamines à mâcher et les sirops aromatisés aux fruits. Les enfants apprennent en touchant, en goûtant et en imitant les autres.

Lisez toujours l'étiquette et vérifiez la posologie chaque fois que vous administrez ou prenez un médicament. Gardez les produits dans leur contenant d'origine, pour vous aider à vous souvenir du médicament et de la posologie.

Lorsque des visiteurs se rendent à votre domicile, assurez-vous qu'ils gardent leurs bourses, sacs, etc. hors de la portée de vos enfants. Les visiteurs peuvent avoir en leur possession des produits dangereux et nuisibles. Gardez leurs objets personnels hors de la portée de vos enfants, tout comme vous le faites avec les vôtres.

Dans et autour de la maison

Voici quelques conseils en matière de sécurité convenant à chaque saison :

  • Gardez les pesticides dans leur contenant d'origine et conservez-les dans un endroit frais et sec, hors de la portée de vos enfants.
  • Sachez quelles plantes poussent dans votre maison et votre jardin, ainsi que dans les alentours.
  • Identifiez chaque plante dans votre foyer en lui associant une étiquette arborant son nom botanique (par exemple, Hedera hélix vs. lierre).
  • Gardez toutes les plantes intérieures, les semences et les bulbes hors de portée des enfants.
  • Enseignez aux enfants à ne jamais se mettre dans la bouche des feuilles, des fleurs, des graines, des noix ou de petits fruits sans d'abord avoir vérifié auprès d'un adulte.
  • Ne consommez jamais de champignons sauvages ou de petits fruits qui vous sont inconnus. Certains champignons toxiques ressemblent à des champignons comestibles.
  • Rangez les nettoyants ménagers, comme nettoyant pour le four et javellisant, des fournitures automobiles, tels que le liquide lave-glace; cosmétiques, comme le dissolvant à ongles, et les pesticides, dans les armoires ou tiroirs  fermées à clé - un verrou de sécurité enfant est une alternative acceptable.
  • Les antigels (liquide lave-glace, antigel de canalisation d'essence) et les dégivreurs (dégivreur de serrures) sont très toxiques. Même une petite quantité peut causer de graves lésions, voire la mort.

Pour plus d'informations sur la sécurité des médicaments pour les enfants, visitez le site web le soulagement, en toute responsabilité.

Dans le cas où vous croyez que votre enfant a absorbé une matière intoxicante, communiquez avec votre Centre d'information antipoison régional. Si votre province ou votre territoire n'a pas accès à un centre antipoison, composez le 911.

Prévention des empoisonnements

L'ingestion de médicaments est la principale cause d'empoisonnement chez les enfants. De petites quantités de médicaments pour adultes peuvent être fatales à votre enfant. Les produits de nettoyage domestique et de soins personnels, tels que les rince-bouches ou les vernis à ongles, constituent d'autres sources d'empoisonnement.

On estime que 7 enfants sous l'âge de 14 ans meurent chaque année au Canada d'un empoisonnement, et 1 700 autres sont hospitalisés pour des lésions graves. De nombreux enfants ont ingéré des produits empoisonnés qui n'étaient pas entreposés convenablement ou qui ont été retirés de leur contenant d'origine.

Pour de plus amples renseignements sur les empoisonnements accidentels et des conseils sur la façon de les prévenir, veuillez consulter les sites Web de Santé Canada et Association canadienne des centres antipoison.  Pour plus d'informations sur la sécurité des médicaments pour les enfants, visitez le site le soulagement en toute responsabilité .

Liens intéressants

Éliminez les poisons chez vous : Informations pour les familles (Ressource de Centre Anti-Poison de l'Ontario)

Association canadienne des centres antipoison

La sécurité sur les terrains de jeux

Les blessures en aire de jeu peuvent être graves et s’échelonnent des fractures osseuses aux blessures à la tête et à la colonne vertébrale. Les blessures en aire de jeu peuvent être évitées en employant un équipement conforme aux normes de sécurité actuellement en vigueur, en veillant à ce que la surface de protection située sous l’équipement soit profonde et meuble et en surveillant activement les jeux des enfants.

Prévention efficace des blessures causées par des chutes sur les terrains de jeux

Améliorer les terrains de jeux pour les rendre conformes aux normes actuelles de l’Association canadienne de normalisation; faire des inspections régulières. L’Association canadienne de normalisation a créé une norme, reconnue au plan national, sur les terrains de jeux et leur équipement. Cette norme définit de nombreux critères à respecter dans la conception et l’entretien des terrains de jeux pour réduire les risques de blessures et leur gravité, comme l’installation de rampes et de barrières de sécurité ainsi que la présence d’une couche de protection épaisse et souple sous l’équipement. Une surface adéquate peut en effet permettre de réduire la gravité des blessures.1, 2 Une étude a démontré que les écoles qui ont modernisé leurs aires de jeu aux normes courantes de la CSA, ont vu un déclin dans le nombre de blessures à comparé aux aires de jeu qui n’ont pas été modernisé.3

Éliminer tout danger d’étranglement. Bien que les décès soient rares dans les terrains de jeu, cela peut se produire quand les cordons d’un vêtement, les écharpes ou les cordes à sauter s’emmêlent dans l’équipement, la plupart du temps en haut des toboggans. Un enfant peut également se coincer la tête dans une des ouvertures d’un équipement, ce qui s’est produit, dans certains cas, quand un enfant portait un casque de cycliste. Il est possible de réduire le risque d’étranglement en remplaçant les écharpes par des cache-cou, en apprenant aux enfants à ne pas sauter à la corde ou à ne pas utiliser d’autres cordes près de l’équipement, en retirant les cordons des blousons et des sweat-shirts, et en veillant à ce que les enfants enlèvent leur casque de vélo avant d’aller jouer sur un terrain de jeux.

Surveiller attentivement les enfants de moins de 5 ans. Des études récentes ont montré que les enfants de moins de 5 ans sont moins susceptibles de prendre des risques quand un parent se trouve à proximité d’un terrain de jeux. Moins les risques pris par un enfant sont élevés, moins les risques de se blesser le sont également.4

Améliorer la sécurité des terrains de jeux des maisons privées. Des études ont montré que l’équipement des cours arrière des maisons représente environ 20 % de toutes les blessures qui se produisent sur les terrains de jeux. Les enfants âgés de 1 à 4 ans sont plus susceptibles de se blesser chez eux que les enfants plus âgés. Les appareils à grimper, les balançoires et les toboggans sont impliqués dans la majorité des blessures qui se produisent à la maison.5 Les blessures peuvent être évitées en veillant à ce que la surface de protection soit souple et fasse plusieurs centimètres d’épaisseur.1

Liens intéressants

Note en fin de texte

1 Laforest S, Robitaille Y, Dorval D. Surface characteristics, equipment height, and the occurance and severity of playground injuries. Inj Prev 2001;7:35-40.
2 Chalmers DJ, Marshall SW, Langley JD, Evans MJ, Brunton CR, Kelly AM, et al. Height and surfacing as risk factors for injury in falls from playground equipment: a case control study. Inj Prev 1996;2:98-104.
3 Howard AW, Macarthur C, Willan A, Rothman L, Moses-McKeag A, Macpherson AK. The effect of safer play equipment on playground injury rates among school children. Can Med Assoc J 2005;172(11):1443-6.
4 Morrongiello BA, Rennie H. Why do boys engage in more risk taking than girls? The role of attributions, beliefs, and risk appraisals. J Pediatr Psychol 1998;23(1):33-43.
5 Beaulne G. For the safety of Canadian children and youth: From injury data to preventive measures. Health Canada; 1997.

L’heure de dodo

Un dodo agréable et sécuritaire

Maman joue avec un bébé dans son litLe choix du bon lit d'enfant compte parmi les décisions les plus importantes que vous aurez à prendre pour assurer à votre bébé un sommeil en toute sécurité. Des enfants ont été blessés ou sont morts dans des lits dont la conception n'était pas sécuritaire.

Le choix d'un lit d'enfant sécuritaire

N'utilisez pas de lit d'enfant fabriqué avant 1986. Vérifiez l'étiquette apposée sur le lit d'enfant de votre bébé afin d'en déterminer l'année de fabrication. Les lits qui ont été fabriqués avant 1986 sont dangereux. Au cours des dix dernières années, 37 enfants sont morts parce que leur lit n'était pas sécuritaire. Tous ces lits, sauf un, ont été fabriqués avant 1986. Assurez-vous que l'espace entre les barreaux du lit ne dépasse pas 6 cm (2 3/8 po). La partie sur laquelle repose le matelas doit être fixée à l'armature du lit de manière permanente. Le lit d'enfant ne doit présenter aucun barreau d'angle auquel les vêtements de votre enfant pourraient s'accrocher.

Veillez à ce que le lit d'enfant ne présente aucune pièce lâche, brisée ou manquante.

Vérifiez que le matelas est bien ajusté dans le lit. Ce matelas doit être ferme et ne peut dépasser une épaisseur de 15 cm (6 po). Il doit s'ajuster de manière serrée aux quatre côtés du lit d'enfant. Si vous pouvez passer plus d'un doigt entre le matelas et chaque côté du lit, c'est que le matelas est trop petit. Votre enfant peut rester coincé entre le matelas et le côté du lit.
N'utilisez pas un lit d'enfant sur lequel aucune étiquette n'est apposée ou qui est fabriqué de manière artisanale.
Un lit d'enfant sans étiquette ou de fabrication artisanale peut ne pas satisfaire aux normes de sécurité courantes. Il est dangereux d'utiliser pour votre enfant un lit fabriqué avant 1986.

Utilisez prudemment les lits d'enfants

Pour un bébé, l'endroit le plus sécuritaire pour dormir ou faire la sieste est seul dans son lit d'enfant. Ne laissez pas votre bébé dormir dans un lit pour adulte, sur un sofa ou sur toute surface moelleuse (qu'il soit seul ou avec une autre personne). Les surfaces moelleuses augmentent le risque de suffocation. Lorsque vous êtes à l'extérieur ou loin du lit d'enfant, installez votre bébé sur le sol pour dormir.

Après avoir installé votre bébé sur le dos dans le lit d'enfant, verrouillez toujours les côtés du lit en position verticale. Un tel verrouillage empêche votre bébé de sortir ou de tomber de son lit d'enfant.

Gardez le lit d'enfant de votre bébé éloigné des fenêtres, des rideaux et des cordons de stores. Les enfants peuvent tomber du haut de la fenêtre ou rester coincés dans les cordons de rideaux ou de stores.
En date du mois de mars 2006, 24 décès et 21 incidents évités de justesse, mettant en cause des cordons de stores ou de rideaux, ont été signalés. Les cordons de stores, de rideaux ou de fenêtres représentent des risques courants d'étranglement pour votre enfant. Les cordons doivent être coupés court et attachés, hors de portée des enfants.

Créez un espace de sommeil sécuritaire exempt de jouets ou de draps lâches (n'utilisez que des draps ajustés). Ne mettez pas de jouets en peluche de grande taille, d'oreillers, de bordures de protection ni de douillettes épaisses dans le lit d'enfant de votre bébé. Ces articles, utilisés d'ordinaire pour amollir le lit, peuvent faire suffoquer votre bébé. Lorsque celui-ci peut se redresser à l'aide de ses mains ou de ses genoux, les jouets attachés au lit doivent être enlevés car ceux-ci peuvent s'emmêler avec des parties du lit et poser un risque d'étranglement.

Assurez-vous que votre bébé n'a ni bavette, ni collier, ni quoi que ce soit autour de son cou lorsqu'il repose dans son lit d'enfant. Les bavettes, les colliers ou tout objet entourant le cou de votre enfant peuvent rester pris dans les parties du lit et étrangler votre enfant.

Installez votre bébé pour dormir dans un lit d'enfant placé à côté du vôtre pendant les six premiers mois. Les produits fabriqués pour les bébés qui dorment dans le même lit que leurs parents ne sont pas recommandés par Santé Canada, étant donné qu'ils posent un risque de suffocation et de piégeage. Utilisez plutôt, à côté de votre lit, un lit d'enfant ou un berceau conformes aux normes de sécurité actuelles.

Procurez un lit de faible hauteur à votre enfant lorsque celui-ci atteint une taille de 90 cm (35 po). À une taille de 90 cm (35 po), soit ordinairement autour de l'âge de deux ans, un enfant a la capacité de se hisser hors de son lit. À ce stade-ci, il est important de remplacer le lit d'enfant par un lit de faible hauteur, de manière à prévenir toute blessure.

Pour de plus amples renseignements au sujet des lits d'enfant ou de la création d'un espace de sommeil sécuritaire pour votre bébé, veuillez consulter le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composer le 1-866-662-0666.

Lits superposés

Au Canada, plus de 300 enfants se blessent chaque année en raison de lits superposés. Il n'existe aucune norme de sécurité concernant les lits superposés au Canada. Santé Canada recommande l'achat de lits superposés conformes aux normes américaines actuellement en vigueur.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Achetez un lit superposé conforme aux normes américaines actuellement en vigueur. Soyez à l'affût de l'indication « ASTM F1427 » sur l'étiquette. Cette conception de lit superposé contribuera à réduire le risque que la tête, le cou et les membres de votre enfant se coincent dans le lit superposé. Cela est particulièrement important pour les enfants de moins de six ans.

Assurez-vous que le lit du haut est doté d'un garde-corps sur les  côtés, même si le lit est contre un mur. Les chutes à partir du lit du haut constituent la blessure la plus fréquente en ce qui concerne les lits superposés. Les enfants qui tombent du lit du haut sont deux fois plus à risque d'être admis à l'hôpital que ceux qui tombent du lit du bas.

Assemblez et utilisez les lits superposés conformément aux consignes du fabricant. Les pièces endommagées et les lits mal assemblés peuvent entraîner des blessures graves, telles que des chutes, la suffocation, la strangulation et le piégeage. Les cordes et les câbles fixés aux lits superposés peuvent présenter un danger de strangulation. Vérifiez régulièrement le lit de manière à déceler la présence de dangers et de dommages.

Ne faites pas dormir les enfants de moins de 6 ans dans le lit du haut. Les enfants de moins de 6 ans sont les plus à risque de se blesser. Ils peuvent se coincer dans des pièces du lit et ils risquent davantage de tomber du lit du haut.

Posez un tapis sous le lit superposé. Des recherches ont révélé qu'un tapis disposé autour d'un lit superposé peut réduire le risque de traumatisme crânien découlant d'une chute. Maintenez la région sous le lit superposé libre de meubles, de jouets et d'autres objets angulaires.

Pour de plus amples renseignements au sujet des lits superposés, consultez le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Vêtements de nuit

Habillez les enfants d'un pyjama pour dormir.
Au lieu de les habiller d'un t-shirt ou de tout autre vêtement de jour, optez pour des vêtements de nuit à l'épreuve du feu au moment du coucher. La plupart des vêtements portés le jour ne satisfont pas aux normes en matière d'inflammabilité applicables aux vêtements de nuit. Les vêtements de nuit amples et en mélange de coton pour enfants ne satisfont pas aux normes en matière d'inflammabilité. Si vous préférez le coton et les mélanges de coton, assurez-vous que les vêtements de nuit sont ajustés (comme les pyjamas polo ou les grenouillères). Les vêtements ajustés sont moins susceptibles de s'enflammer que les jupes amples, les manches larges ou les grands volants froncés. La recherche indique également que les sacs de sommeil peut être un bon choix pour les bébés. Ils sont conçus pour garder les bébés au chaud et suppriment le risque potentiel d'une couverture couvrant la tête.

Soyez à l'affût des rappels de produits concernant les vêtements de nuit pour enfants.
Le site Web de Santé Canada sur la sécurité des produits de consommation  répertorie les produits, y compris les vêtements de nuit pour enfants, qui ont fait l'objet d'un rappel par le fabricant en raison de préoccupations pour la sécurité. Veuillez consulter ce site Web ou composer le 1-866-662-0666 pour obtenir de plus amples renseignements.

L’heure de bain

Un bain agréable et sécuritaire

Maman se baigner un bébéLes enfants peuvent s'amuser beaucoup en prenant leur bain et en jouant dans l'eau. Toutefois, les bébés de moins d'un an sont susceptibles de se noyer dans la baignoire plus que n'importe où ailleurs. Les enfants souffrent de risques particulièrement élevés de brûlures dans la baignoire, car leur peau est plus mince que celle d'un adulte. Voici quelques façons de réduire les risques de blessures pour votre enfant à l'heure du bain.

Soyez constamment aux aguets.
Les bébés peuvent se noyer dans seulement 2,5 cm (1 po) d'eau, et ce, en quelques secondes. Il est important de garder constamment l'enfant en vue et à sa portée lorsqu'il est dans ou près de l'eau.

Les sièges et les anneaux de bain ne sont pas sécuritaires

Ils donnent aux parents et aux soignants un faux sentiment de sécurité. Les parents signalent qu'ils sont plus à l'aise de laisser leur bébé seul dans la baignoire pendant quelques instants si celui-ci est assis dans un siège de bain. Mais les sièges et les anneaux de bain sont dangereux. Si votre bébé glisse sous l'anneau, celui-ci peut piéger votre bébé sous l'eau. De plus, les bras qui sont fixés sur le côté de la baignoire peuvent se dérober. Votre bébé peut également être piégé sous l'eau de cette façon. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques associés aux sièges et aux anneaux de bain, consultez le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Ne vous fiez pas à des enfants plus âgés. Ne laissez jamais un bébé seul avec une sœur ou un frère plus âgé. De nombreuses noyades et échaudures par eau de robinet sont survenues lorsque les enfants étaient surveillés par des sœurs ou des frères plus âgés.

Vérifiez toujours la température de l'eau avant d'y baigner votre enfant

La peau d'un enfant subit des brûlures quatre fois plus rapidement et plus profondément que celle d'un adulte pour une température donnée. Des brûlures graves ont des conséquences à long terme chez un enfant et nécessitent le recours à des greffes de peau répétées, ainsi que le port de vêtements de compression parfois pendant deux ans. Cet effet, ainsi que d'autres, peuvent défigurer les enfants, les rendre déficients sur le plan physique et les affliger de difficultés émotionnelles de manière permanente. Veillez à respecter les conseils de sécurité suivants afin de prévenir les brûlures et les lésions liées aux échaudures chez votre enfant : L'eau chaude sans mélange à de l'eau tiède est trop chaude pour un bain, surtout pour celui d'un enfant. Ajoutez toujours de l'eau froide dans la baignoire avant d'y mettre l'enfant. Assurez-vous de vérifier la température de l'eau en plongeant votre coude ou votre avant-bras dans l'eau. Idéalement, vous devriez sentir que l'eau est « tout juste tiède ». Remuez l'eau afin d'éliminer les zones trop chaudes.

Abaissez la température de l'eau du robinet. L'eau dont la température atteint 60 °C peut produire en une à cinq secondes des brûlures du troisième degré. Réglez la température maximale de vos robinets à 49 °C (120 °F). Lisez le mode d'emploi de votre chauffe-eau avant de changer le réglage du cadran thermostatique. Les chauffe-eau requièrent des réglages différents afin d'assurer une quantité d'eau chaude suffisante pour votre maison et d'éviter l'accumulation de bactéries à l'intérieur du réservoir. Si vous ne possédez pas de mode d'emploi, communiquez avec le fabricant du chauffe-eau. Le numéro de téléphone devrait figurer sur le chauffe-eau. Si vous louez votre chauffe-eau, communiquez avec l'entreprise de location.

Dispositifs anti-échaudure ou mitigeurs: ces dispositifs se fixent au robinet. Certains modèles remplacent complètement le robinet. Si l'eau devient trop chaude, l'écoulement est réduit à un mince filet. Vous pouvez augmenter l'écoulement de l'eau au robinet en ajoutant davantage d'eau froide. Les dispositifs mitigeurs sont disponibles dans les boutiques spécialisées en produits de sécurité, dans certaines quincailleries et dans certains magasins de produits pour enfants. Il se peut que vous ayez besoin d'un adaptateur ou de l'aide d'un plombier pour l'installation.

Protecteur de robinet: un protecteur de robinet peut servir à bloquer l'accès, pour votre enfant, à l'eau chaude du robinet. On trouve ce produit dans de nombreux centres de rénovation et dans des magasins de produits de sécurité pour enfants.

Comment vérifier la température de votre eau chaude à la maison: utilisez un thermomètre pouvant afficher des températures élevées, par exemple un thermomètre à viande ou à sirop. Faites couler l'eau chaude du robinet dans votre salle de bains. Laissez couler l'eau pendant 2 minutes. Si vous avez utilisé beaucoup d'eau chaude au cours de l'heure qui s'est écoulée, attendez deux heures avant de faire ce test. Remplissez une tasse de cette eau chaude. Placez le thermomètre dans la tasse. Vérifiez la température. Si elle est supérieure à 49 ºC (120 ºF), vous devez l'abaisser.

L’heure de repas

Empêchez votre enfant de s'étouffer avec des aliments

On estime à 44 le nombre d'enfants âgés de 14 ans ou moins qui meurent chaque année au Canada de suffocation et d'étranglement, et à 380 autres le nombre d'enfant hospitalisés pour des blessures graves. Presque la moitié (48 %) du nombre d'hospitalisations susmentionnées résulte de la suffocation suite à l'ingestion d'aliments.Enfant manger des petits morceaux de nourriture

Voici quelques conseils en matière de sécurité afin d'empêcher que votre enfant ne succombe à l'asphyxie :

Gardez les noix, les bâtonnets ou les morceaux de carottes, le maïs éclaté et les hot dogs hors de portée des enfants jusqu'à ce qu'ils soient âgés d'au moins trois ans. Les causes les plus fréquentes de suffocation chez les jeunes enfants sont liées à l'ingestion de noix, de bâtonnets ou de morceaux de carottes crues et d'autres fruits et légumes durs, de maïs éclaté et de hot dogs. Les noix, les bâtonnets ou les morceaux de carottes, le maïs éclaté, les pépins et autres aliments croquants et durs doivent être gardés hors de portée des enfants jusqu'à ce qu'ils soient âgés d'au moins trois ans. Lorsque vous servez un hot dog à votre enfant, assurez-vous de le couper dans le sens de la longueur. Les légumes doivent être réduits en purée ou coupés en petits morceaux.

Gardez les poires, les pommes et le céleri crus hors de portée des enfants de moins de trois ans. Les dents des jeunes enfants n'ont pas la capacité de broyer les aliments et de les réduire à une dimension sécuritaire. Certains des produits que nous utilisons régulièrement et que nous tenons pour acquis peuvent gravement affecter un enfant.

Les risques posés par les liquides chauds

Plus de la moitié du nombre d'hospitalisations résulte de brûlures causées par un liquide bouillant ou par la vapeur. Ces brûlures sont causées par de l'eau ou des liquides chauds. Les enfants âgés de moins de 5 ans subissent 83 % de l'ensemble des brûlures qui nécessitent une admission en milieu hospitalier.

Gardez votre enfant à distance des liquides chauds. Le thé et le café chauds, la soupe et l'eau du robinet chaudes qui sont renversés sont les principales causes de ces blessures douloureuses et potentiellement dangereuses.

Réduisez la température de l'eau chaude dans votre maison. L'eau chaude du robinet pourrait gravement brûler votre enfant. L'eau chaude du robinet est responsable de près du tiers des échaudures nécessitant une hospitalisation. Réglez la température maximale de vos robinets à 49 ºC (120 ºF). Lisez le mode d'emploi de votre chauffe-eau avant de modifier le réglage du cadran thermostatique. Si vous ne possédez pas de mode d'emploi, communiquez avec le fabricant du chauffe-eau.

Gardez votre enfant en sécurité loin de l'endroit où vous cuisinez. Il suffirait de quelques secondes pour que des liquides chauds se renversent sur votre enfant, lui occasionnant des brûlures graves. Placez votre bébé ou votre bambin dans une chaise haute ou un parc pour enfant afin de le protéger des brûlures ou des échaudures. Assurez-vous que les enfants d'âge préscolaire restent assis à la table de cuisine ou qu'ils n'encombrent pas la cuisine alors que vous préparez le repas. Vous pouvez également utiliser une barrière de sécurité pour garder votre enfant hors de la cuisine lorsque vous y êtes affairé. En vous servant des brûleurs arrière de la cuisinière et en tournant les poignées des casseroles vers le centre de la cuisinière, vous empêchez votre enfant d'atteindre les casseroles. Une barrière peut également être installée autour de la cuisinière pour empêcher votre enfant d'atteindre les casseroles et le protéger des éclaboussures de liquides chauds, par exemple l'huile de cuisson.

Utilisez une tasse à couvercle hermétique pour les boissons chaudes (par exemple, une tasse de voyage).

Gardez le cordon électrique de votre bouilloire et celui de vos autres appareils électroménagers hors de la portée de votre enfant. Celui-ci pourrait tirer sur le cordon électrique de la bouilloire, suspendu au-dessus du rebord du comptoir et s'ébouillanter avec l'eau chaude de la bouilloire.

L’heure de jeu

Des jouets sécuritaires à tout âge

Enfant jouant avec des blocs de boisTous les enfants adorent recevoir des jouets; toutefois, comment savoir lesquels sont sans danger? Comment pouvons-nous les utiliser de manière sécuritaire? Les rappels récents, hautement publicisés, peuvent porter à confusion.

Il est peu surprenant que la plupart des Canadiens croient, à tort, que si un jouet est vendu sur le marché, c'est parce qu'il est sécuritaire. Bien que le public puisse à juste titre supposer qu'un jouet a été testé ou inspecté et qu'il a été jugé sécuritaire, ce n'est pas nécessairement le cas. En effet, certains produits n'ont fait l'objet d'aucun test avant de se retrouver en magasin. Des blessures découlant de l'utilisation de ces produits et jouets continuent de se produire chez les enfants et celles-ci peuvent être graves, voire parfois mortelles. Dans cette optique, que pouvez-vous faire pour protéger vos enfants?

Conseils pour le choix et l'utilisation de jouets:

Examinez tous les jouets. Assurez-vous que les jouets ne comportent pas de petites pièces pouvant être détachées et que de jeunes enfants peuvent avaler.

Choisissez des jouets appropriés pour l'âge de l'enfant. Soyez attentif aux recommandations figurant sur les jouets quant à l'âge des enfants. Il faut respecter l'âge minimal de trois ans indiqué sur les étiquettes de sécurité de certains jouets.

  • Dans le cas d'enfants de moins de trois ans, évitez les jouets comportant de petites pièces. Les jeunes enfants explorent l'univers qui les entoure, et ils le font souvent en mettant des objets dans leur bouche. Ils peuvent alors s'étouffer en avalant de petites pièces. Les jouets conçus pour les enfants plus âgés peuvent contenir de petites pièces qui pourraient provoquer la suffocation chez un tout-petit. Pour vérifier si une pièce ou un jouet représente un risque d'étouffement, tentez de la faire passer à travers un rouleau de papier de toilette (d'un diamètre de 3 cm ou 1 ¼ po). Tout objet qui peut passer à travers le rouleau pose un risque de suffocation pour les enfants de moins de trois ans.
  • Gardez les jouets qui comportent de petits aimants hors de portée des enfants de moins de six ans. Si les aimants se détachent du jouet, les enfants peuvent les avaler. Si un enfant avale plus d'un aimant, les risques de blessure grave sont élevés.
  • Assurez-vous que les jouets fonctionnant à piles sont en bon état. Assurez-vous que les piles à l'intérieur des jouets sont bien fixées et que votre enfant ne peut les enlever facilement. Les piles boutons, lorsqu'elles sont mâchouillées ou avalées, peuvent causer des brûlures chimiques ou un empoisonnement internes.
  • Pour les nourrissons et les tout-petits, évitez les jouets comportant de longues cordes qui pourraient s'enrouler autour de leur cou.
  • Les jouets suspendus au-dessus d'un berceau ou d'un parc pour enfant (un mobile, par exemple), bien qu'attrayants pour l'enfant, constituent un danger réel, en raison du risque d'enroulement de la corde autour du cou du bébé.
  • Enlevez tout jouet suspendu au-dessus du parc dès que le bébé est capable de s'appuyer sur ses mains ou ses genoux, ou lorsqu'il atteint l'âge de cinq mois (selon ce qui se produit en premier).
  • Ne mettez pas de jouets en peluche ou rembourrés dans le lit d'un bébé, car ils présentent un risque de suffocation.
  • Ne laissez pas les enfants mâchouiller des bijoux métalliques. Certains bijoux renferment une grande quantité de plomb, un métal pouvant occasionner aux enfants de graves blessures.

Surveillez vos enfants lorsqu'ils s'amusent avec des ballons. Un morceau de latex provenant d'un ballon peut facilement bloquer les voies respiratoires de l'enfant et l'empêcher de respirer. Jetez immédiatement tous les morceaux d'un ballon déchiqueté. Les ballons en Mylar (feuille) représentent une option plus sécuritaire. Lorsque ces ballons crèvent et se dispersent en petites pièces, celles-ci ne risquent pas de bloquer les voies respiratoires d'un enfant.

Soyez attentifs aux rappels de produits

Le site Web de Santé Canada - Sécurité des produits de consommation répertorie les produits, y compris les jouets, qui ont fait l'objet d'un rappel par le fabricant en raison de préoccupations pour la sécurité. Veuillez consulter ce site Web ou composer le 1-866-662-0666 pour obtenir de plus amples renseignements. Vous pouvez également composer ce numéro lorsque vous trouvez en magasin des produits au caractère sécuritaire douteux, par exemple des balles yo-yo ou des marchettes pour bébés.

Pour de plus amples renseignements sur la prévention des empoisonnements au plomb, veuillez consulter le site AboutKidsHealth.ca.

Gardez les petits aimants éloignés des jeunes enfants

Les petits aimants qui se trouvent dans les jouets, les bijoux ou sur le réfrigérateur peuvent constituer un danger pour les enfants. Si un aimant se détache de la surface à laquelle il adhère, un enfant peut l'ingérer. Lorsqu'on avale plusieurs aimants, ceux-ci peuvent s'attirer à l'intérieur du corps, ce qui augmente le risque de blessure grave.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Gardez les aimants hors de portée des enfants. Gardez les produits sur lesquels de petits aimants sont apposés hors de portée des jeunes enfants. De plus, soyez à l'affût de petits aimants qui se sont détachés des jouets et d'autres produits. Enlevez immédiatement les aimants qui sont à la portée de jeunes enfants. Sollicitez de l'aide médicale immédiate pour tout enfant qui a ingéré, ou dont on suspecte qu'il a ingéré un ou plusieurs aimants.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques associés aux petits aimants, consultez le site Web de Santé Canada sur la sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

La prévention des noyades

La noyade est la deuxième cause de décès chez les enfants canadiens, survenant rapidement et silencieusement. Il suffit qu'un enfant se glisse sous l'eau pour que la tragédie survienne. Les jeunes enfants peuvent se noyer dans seulement 2,5 cm (1 po) d'eau, et ce, en quelques secondes.

Bien que les enfants d'un à quatre ans soient les plus à risque de se noyer dans les piscines d'arrière-cour, en raison de leur attraction naturelle à l'eau, des enfants de tous âges se noient chaque année dans des piscines d'arrière-cour.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Gardez toujours votre enfant en vue et soyez à sa portée lorsqu'il se trouve dans l'eau, sur l'eau ou à proximité de l'eau. La proportion d'enfants qui se sont noyés au cours des dix dernières années alors qu'aucun adulte ne les surveillait représente 42 % de l'ensemble des noyades chez les enfants. Les adultes doivent rester tout près d'un enfant de 5 ans ou moins, ou d'un enfant plus âgé qui ne sait pas bien nager lorsque celui-ci est dans l'eau ou qu'il joue près de l'eau.

Installez une clôture quadrangulaire de 1,2 m (4 pi) de haut, munie d'une barrière à fermeture et à verrouillage automatiques autour de votre piscine privée. Installer une clôture quadrangulaire de 1,2 m de haut, munie d'une barrière à fermeture automatique contribue à empêcher les enfants d'atteindre la piscine. L'absence de clôture permet aux enfants d'avoir un accès non protégé à la piscine. Une clôture appropriée, formée de planches verticales au lieu de planches horizontales ou en treillis métallique, pourrait empêcher 7 incidents liés à la noyade sur 10, impliquant des enfants de moins de 5 ans dans des piscines privées.

Marchettes pour bébés

Les marchettes pour bébés sont bannies au Canada. Elles sont responsables d'un plus grand nombre de blessures que tout autre produit pour bébés. Au Canada, environ 500 bébés subissent chaque année des blessures attribuables à l'utilisation d'une marchette, soit près de trois blessures par jour pour chaque marchette. Les parents ayant une marchette pour bébés en leur possession doivent cesser de l'utiliser. Avant de vous débarrasser de la marchette pour bébés, coupez le siège et enlevez les roulettes.

Les marchettes pour bébés sont dangereuses
Les marchettes pour bébés sont dangereuses parce qu'elles permettent à un enfant de se déplacer plus rapidement et d'aller au-delà de la portée en hauteur à laquelle il pourrait aller sans marchette.

Les marchettes pour bébés sont interdites
L'interdiction s'applique à la vente tant des marchettes neuves que des marchettes usagées qui se vendent sur les marchés aux puces, dans les ventes de garage ou les magasins d'aubaines. Les marchettes pour bébés modifiées sans roulettes sont également interdites.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques associés aux marchettes pour bébés, consultez le site Web de Santé Canada sur la sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Centres d'activités stationnaires

Les centres d'activités stationnaires permettent aux bébés de sauter, de bondir et de tourner sur leur siège. Ce produit permet aux enfants de se tenir en position debout. Cela veut dire qu'ils risquent d'avoir des articles dangereux à leur portée.

Voici quelques conseils de sécurité sur la manière d'utiliser vos centres d'activités stationnaires.

Surveillez constamment votre enfant. Votre enfant ne doit jamais être laissé à lui-même lorsqu'il se trouve dans le centre d'activités stationnaires.

Gardez les éléments dangereux hors de la portée du bébé. Le centre d'activités stationnaires doit être éloigné des escaliers, des portes, des fenêtres, des tables à café, du foyer, des cordons de stores et de tous les éléments qui représentent un risque. Votre enfant peut s'agripper à ces éléments ou tomber sur eux. Des blessures sérieuses ont ainsi été occasionnées. Assurez-vous que les jouets du centre d'activités ne sont pas brisés et qu'ils sont bien fixés. Des pointes aiguës peuvent occasionner des coupures. De petites pièces peuvent être ingérées.

Utilisez le centre d'activités stationnaires de la bonne manière. Vérifiez les caractéristiques indiquées sur l'étiquette afin de vous assurer que le centre d'activités est suffisamment solide pour le poids de votre bébé.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques associés aux centres d'activités stationnaires, consultez le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Éliminez les dangers associés aux produits exerciseurs suspendus pour bébés

Des exerciseurs suspendus pour bébés, utilisés de manière différente à celle qui était prévue, ont entraîné des blessures chez de jeunes enfants. Le produit en question consiste en un siège suspendu du haut du cadre de porte à l'aide d'une pince. Il permet aux bébés de sauter et de rebondir. Bien que le produit puisse se révéler amusant pour un bébé, il peut entraîner des blessures.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Choisissez le bon exerciseur. Assurez-vous que l'exerciseur convient à la taille, au poids et à l'âge de votre bébé. Il est important de suivre les directives. Si vous avez acheté ou emprunté un exerciseur usagé, assurez-vous qu'il n'y manque aucune pièce.

Installez l'exerciseur de la manière appropriée. Les blessures sont survenues alors que les exerciseurs n'étaient pas bien installés. Vérifiez le livret d'instructions pour connaître quelles entrées de porte peuvent soutenir l'exerciseur. Avant de placer votre bébé dans l'exerciseur, vérifiez que les pinces et les courroies sont sécuritaires. Utilisez l'exerciseur suspendu pour bébés de la manière prévue dans les directives.

Surveillez constamment votre enfant. Ne laissez pas votre enfant sans surveillance pendant qu'il se trouve dans l'exerciseur. Limitez la période d'exercice de votre bébé à 10 ou 15 minutes.
Pour de plus amples renseignements au sujet des exerciseurs suspendus pour bébés, ou pour savoir si le produit a fait l'objet d'un rappel, consultez le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Aires de jeux à la maison

Les structures de jeux dans votre arrière-cour ont beau être plus petites et plus courtes que celles du parc ou de la cour d'école, vos enfants peuvent tout de même s'y blesser.

Au Canada, il existe un ensemble de normes établies par l'Association canadienne de normalisation (CSA) quant à la conception d'aires de jeux plus sûres. La norme CSA ne s'applique pas aux aires de jeux à la maison. On peut toutefois s'inspirer de règles semblables pour concevoir des aires de jeux plus sûres à la maison.

Trampolines

N'utilisez pas de trampoline résidentiel. Sauter sur un trampoline constitue une activité à risque élevé présentant un potentiel de blessure grave chez les enfants et les jeunes. Chaque année, plus de 500 enfants canadiens souffrent de blessures liées aux trampolines, soit l'équivalent de 15 salles de classe remplies d'enfants. Les types de blessures liées aux trampolines les plus communs comprennent les fractures et les dislocations, ainsi que le risque potentiel de paralysie et de décès découlant d'une blessure au niveau de la colonne cervicale.

Étant donné la nature des blessures, la supervision par des adultes et même par des surveillants qualifiés est inefficace dans la prévention des blessures graves liées aux trampolines chez les enfants.
SécuriJeunes Canada est en accord avec la Société canadienne de pédiatrie et l'Académie canadienne de médecine du sport. Nous recommandons aux parents de ne pas utiliser ni acheter des trampolines destinés à être utilisés à la maison (y compris aux chalets et aux résidences d'été) pour les enfants et les jeunes.

Autour de la maison

Comment protéger votre bébé des chutes

Maman changé la couche d'un bébéLa tête des bébés est de dimension importante par rapport au reste du corps. Cela affecte leur équilibre et les rend plus vulnérables aux chutes. De plus, les bébés peuvent gigoter, battre des pieds et rouler. Ils peuvent faire une chute à partir de surfaces élevées, telles que des tables à langer, des lits d'enfants, des chaises hautes ou des comptoirs. Les chutes peuvent entraîner des blessures graves. Comment protéger votre bébé des chutes

Restez à proximité de votre bébé. Vous êtes celui ou celle qui protégez le mieux votre bébé contre les blessures. Vous pouvez réduire le risque en restant près de lui.

Gardez une main sur le bébé quand il repose sur la table à langer. Votre bébé peut gigoter, battre des pieds et rouler. Cela peut entraîner sa chute depuis des surfaces élevées telles que les tables à langer. Assurez-vous de garder une main sur le bébé lorsque vous changez ses couches afin de l'empêcher de rouler sur la table et de tomber.

Placez les sièges d'autos, les sièges de transport et les berceuses sur le plancher. Placer les sièges d'autos, les sièges de transport et les berceuses en hauteur sur un meuble peut entraîner de graves blessures chez votre enfant. Étant donné que celui-ci peut gigoter, battre des pieds et rouler, ces sièges de transport peuvent se déplacer et tomber du meuble.

Boulonnez les barrières de sécurité au mur, dans le haut et le bas des escaliers. Les barrières à pression peuvent facilement se détacher du mur si un bébé ou un tout-petit appuie dessus. Assurez-vous d'utiliser des barrières assorties de vis et de boulons que vous pouvez installer dans le haut et le bas des escaliers. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter notre section intitulée « Barrières de sécurité »

Placez les lits d'enfants, les lits et les autres meubles à distance des fenêtres et des balcons. Les bébés sont d'une curiosité insatiable. Ils grimpent sur les pièces d'appui, s'appuient sur les moustiquaires et grimpent sur les rampes de balcon. Placer le mobilier à distance des fenêtres et des rampes de balcon contribuera à réduire le risque de chutes. Veillez à installer des arrêts ou des dispositifs de sécurité sur les fenêtres au deuxième étage et au-dessus. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter notre section intitulée « Chutes d'une fenêtre ou d'un balcon »

Les barrières de sécurité protègent les enfants

Au Canada, environ 40 % des blessures causées par des barrières pour bébés surviennent chez des enfants de moins d'un an. Les barrières de sécurité sont utilisées afin d'empêcher les bébés et les tout-petits de faire une chute dans les escaliers ou de circuler dans les chambres. Il existe deux types de barrières : les barrières fixées sur des pièces d'appoint et les barrières à pression. Les barrières fixées sur des pièces d'appoint sont installées sur les montants de porte ou les murs à l'aide de vis et de plaques. Les barrières à pression sont maintenues en place grâce à une barre de compression appliquée au cadre de porte.

Voici comment vous pouvez utiliser les barrières afin de réduire les risques de chutes chez votre enfant :

L'enfant se penchant sur les portes bébéInstallez les barrières de sécurité de manière appropriée. Les barrières doivent toujours être installées et utilisées selon les directives du fabricant. Les mécanismes de verrouillage doivent toujours être placés sur la face opposée à l'enfant. Les barrières montées sur des pièces d'appoint devraient être installées dans la partie supérieure et inférieure des escaliers.

Utilisez les bonnes barrières. Lorsque le menton de votre enfant est à la même hauteur que le haut de la barrière ou quand celui-ci atteint l'âge de deux ans, la barrière n'est plus efficace. Il se peut qu'un enfant essaie de sauter ou de grimper par-dessus la barrière. Enseignez aux enfants de deux ans et plus à monter les escaliers. Restez à leur côté jusqu'à ce qu'ils soient capables de monter sans votre aide. Rappelez aux membres et aux amis de la famille de fermer la barrière.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les barrières, consultez le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Protégez votre enfant contre les chutes d'une fenêtre ou d'un balcon

Les jeunes enfants peuvent aisément faire une chute depuis des fenêtres ouvertes et des balcons. Ils sont curieux et ne comprennent pas le risque que comporte une chute à partir de hauteurs. Des chutes à partir de fenêtres ont causé des blessures graves et des décès. Les moustiquaires des fenêtres ne sont pas conçus pour empêcher les chutes. Ils peuvent facilement céder sous le poids d'un petit enfant.

Voici quelques conseils en matière de sécurité afin d'empêcher que votre enfant ne tombe d'une fenêtre ou d'un balcon :

Gardez votre enfant éloigné des fenêtres ouvertes et des rampes de balcon. Placez toujours les lits d'enfants, les berceaux et les autres meubles à distance des fenêtres. Assurez-vous que les portes menant aux balcons sont verrouillées en tout temps. Le mobilier et les autres objets se trouvant sur le balcon doivent être disposés à distance des rampes.

Utilisez des dispositifs de sécurité pour fenêtres et des arrêts de fenêtres aux étages supérieurs. Les arrêts de fenêtres empêchent la fenêtre de s'ouvrir de plus de 10 cm. Les dispositifs de sécurité pour fenêtres servent de barrière en face de la fenêtre. Ils sont disponibles dans les quincailleries et les centres de rénovation et de sécurité pour la maison de votre localité. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter notre section intitulée « Sécurité des fenêtres ».

Si vous vivez en appartement, vos propriétaires peuvent être tenus de vous fournir des arrêts ou des dispositifs de sécurité pour fenêtres. Les locataires vivant dans un immeuble d'habitation doivent vérifier auprès de leur municipalité l'existence d'un règlement concernant la sécurité des fenêtres. Cela peut signifier qu'il incombe à votre propriétaire de vous fournir des arrêts de fenêtres ou des dispositifs de sécurité pour fenêtres.

Dispositifs de sécurité pour fenêtres

Les dispositifs de sécurité pour fenêtres agissent comme une barrière, positionnés en face de la fenêtre; ils sont disponibles dans les magasins spécialisés ou les quincailleries. Ils sont proposés sous forme de barres horizontales et verticales. Assurez-vous d'acheter des dispositifs munis d'un mécanisme de libération, afin qu'ils puissent être ouverts complètement en cas d'urgence. L'espacement entre les barres ne dépasse pas 10 cm (4 po).

Les arrêts de fenêtres sont de petits dispositifs qui empêchent une fenêtre de s'ouvrir à plus de 10 cm (4 po), afin d'empêcher un enfant de s'y introduire et de faire une chute. On trouve une vaste gamme d'arrêts de fenêtres dans les quincailleries.

Procurez-vous des dispositifs de sécurité et des arrêts de fenêtres auprès de votre quincaillerie ou de votre centre de rénovation locaux. Vous pouvez également chercher sur Internet des magasins en ligne qui peuvent vous expédier les produits.

Cordons de stores et de rideaux pour fenêtres

Entre 1989 et 2009, 27 enfants sont morts et 23 enfants se sont blessés en s'emmêlant dans des cordons de stores au Canada.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Cordons de stores et de rideaux pour fenêtresRaccourcissez les cordons et attachez-les pour qu'ils soient hors de portée de vos enfants. Les jeunes enfants sont attirés par les cordons de stores et de rideaux pour fenêtres. Raccourcissez les cordons et attachez-les pour qu'ils soient hors de portée de vos enfants.

Les lits d'enfants, les lits, les chaises hautes et les parcs pour enfants ne doivent pas être placés à proximité des cordons de stores et de rideaux pour fenêtres. Le fait de placer le mobilier des enfants au niveau de la fenêtre, surtout lorsqu'ils ne sont pas sous surveillance constante, les aide à atteindre les cordons de stores et de rideaux pour fenêtres.

Utilisez des couvre-fenêtres sans cordon. Certains types de couvre-fenêtres, tels que les tentures sans cordon ou les stores à rouleau, sont plus sécuritaires pour les enfants.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques associés aux cordons de stores pour fenêtres, consultez le site Web Santé Canada - Sécurité des produits de consommation ou composez le 1-866-662-0666.

Verrous et loquets

Vérifiez l'état de vos verrous et de vos loquets.
Les verrous et les loquets doivent être remplacés lorsque vos enfants grandissent, deviennent plus actifs et sont capables de les ouvrir. Les loquets doivent être vérifiés régulièrement, étant donné que leurs mécanismes peuvent se briser lorsqu'ils sont fréquemment utilisés. C'est particulièrement vrai pour les verrous en plastique.

Mise en place des verrous et des loquets.
Les verrous et les loquets peuvent être mis en place plus efficacement si les armoires et les tiroirs sont munis d'une lèvre sur la face inférieure à laquelle on peut les accrocher. Si votre armoire n'est pas munie d'une lèvre, placez un verrou autour des poignées à l'extérieur de l'armoire. L'installation de loquets sur vos tiroirs empêchera également votre enfant d'ouvrir les tiroirs pour grimper sur les comptoirs et les meubles.

Empêchez votre téléviseur de tomber sur votre enfant

Plus de 100 enfants sont transportés chaque année vers les services d'urgence hospitaliers en raison de blessures occasionnées par la chute d'un téléviseur. Les modèles de téléviseurs plus anciens sont plus gros, mais pas nécessairement plus lourds. Un écran de 33 po peut rendre un téléviseur 50 % plus lourd que les écrans plus anciens de 27 po. Même les nouveaux modèles de téléviseur ont un grand écran et peuvent facilement se renverser.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Placez vos téléviseurs sur un mobilier rigide et de faible hauteur. Les nouveaux modèles de téléviseurs ont de plus grands écrans et la partie postérieure du boîtier est réduite, ce qui alourdit la partie antérieure et rend ces téléviseurs plus susceptibles de se renverser.

Utilisez des produits sécuritaires pour bien fixer le téléviseur. Les postes de télévision sont lourds et durs. S'ils tombent sur un enfant, cela peut entraîner des blessures à la tête, des fractures osseuses, l'écrasement de nerfs et des blessures internes. Des fixations, des décharges d'angle ou des courroies pour mobilier peuvent être utilisées pour fixer les téléviseurs au mur.

Rappelez aux enfants de ne pas grimper sur le mobilier. Les enfants adorent grimper sur le mobilier et l'utiliser de manière créative, ce qui peut s'avérer très dangereux.

Gardez votre enfant éloigné des foyers

Gardez votre enfant éloigné des foyers

La barrière en vitre de votre foyer peut atteindre une température supérieure à 200 ºC (400 ºF). En ce qui concerne les foyers à gaz, cela peut se produire au bout de six minutes d'utilisation. Une fois le feu éteint, il faut 45 minutes en moyenne pour que le foyer à gaz refroidisse jusqu'à une température sécuritaire.

Placez un écran autour de votre foyer. Installez des barrières de sécurité autour du foyer à gaz ou sur les portes de la pièce dans laquelle se trouve un foyer à gaz. Les jeunes enfants de moins de cinq ans, et surtout ceux de moins de deux ans, sont les plus à risque. Lorsque les jeunes enfants apprennent à marcher, ils tombent souvent. Ils se brûlent les mains et les doigts sur les parties métalliques et en verre de la porte lorsqu'ils lèvent les bras pour freiner leur chute. De plus, les jeunes enfants sont attirés par les flammes et veulent les toucher.

Surveillez votre enfant. Ne laissez jamais un jeune enfant seul près d'un foyer. Il peut subir des brûlures avant, pendant et après l'utilisation du foyer.

Enseignez aux enfants les risques posés par le feu, et surveillez-les. Sensibilisez votre enfant aux dangers associés au feu. Toutefois, la sensibilisation seule ne saurait prévenir les blessures. Les jeunes enfants, surtout les tout-petits, même s'ils connaissent les règles de sécurité, ne les suivent pas toujours.

Conseils pour la prévention des empoisonnements

Gardez tous les produits qui pourraient empoisonner un enfant hors de sa portée. À mesure que votre enfant grandit, il devient de plus en plus actif et peut atteindre et ouvrir plus facilement vos armoires. Gardez tous les médicaments, les produits nettoyants et les autres poisons dans un endroit en hauteur, hors de la portée de votre enfant.

  • Gardez tous les produits qui pourraient empoisonner un enfant hors de sa portée.
  • Rangez les poisons dans une armoire en hauteur qui peut être verrouillée à l'aide d'un verrou ou d'un loquet à l'épreuve des enfants.
  • Gardez tous les médicaments dans une armoire verrouillée en hauteur, hors de la portée de votre enfant.

Détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone

Installez des détecteurs de fumée sur chaque palier de votre maison, ainsi que dans chaque pièce où se trouve un litInstallez des détecteurs de fumée sur chaque palier de votre maison, ainsi que dans chaque pièce où se trouve un lit. Les détecteurs de fumée sauvent des vies. Le risque de mourir dans un incendie est trois fois plus élevé dans les maisons qui ne sont pas munies de détecteurs de fumée comparativement aux maisons qui le sont. La plupart des enfants décédés dans un incendie résidentiel vivaient dans une maison dépourvue de détecteurs de fumée ou dont les détecteurs ne fonctionnaient pas. Les alarmes doivent être testées tous les mois; quant aux piles, elles doivent être remplacées tous les ans.

Les détecteurs de monoxyde de carbone peuvent sauver la vie de votre enfant. Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et toxique émanant de sources telles que des appareils, des sécheuses ou des chaudières défectueux, ou encore des fumées d'échappement provenant d'automobiles stationnées dans un garage. L'inhalation de ce gaz peut entraîner le coma, voire la mort. Un détecteur de monoxyde de carbone peut alerter votre famille de la présence de gaz dans votre maison. Les détecteurs doivent être testés tous les mois; quant aux piles, elles doivent être remplacées tous les ans.

Sécurité à domicile

La maison devrait être un endroit sécuritaire pour que les enfants puissent apprendre et s'épanouir. Ce n’est malheureusement pas le cas, puisque c'est principalement là que les enfants se blessent. Les enfants sont vulnérables dans les maisons, parce que les hauteurs, les espaces et les aménagements sont conçus pour assurer le confort des adultes; or, les maisons posent de nombreux risques pour les enfants.Maman se baigner un bébé

Chaque année, les services d’urgence d'un bout à l'autre du Canada reçoivent plus de 20 000 enfants à la suite de blessures survenues à la maison. Cela signifie que chaque jour, environ 60 enfants se blessent si grièvement à la maison qu’ils doivent être transportés à l’hôpital.

Ce sont les chutes, les brûlures, les empoisonnements, les étouffements, les étranglements et les noyades qui sont le plus souvent à l’origine des blessures à la maison.

  • Les chutes représentent plus de la moitié de toutes les blessures; dans la plupart des cas, les enfants tombent d’un meuble, dans les escaliers ou par une fenêtre.
  • Ce sont les liquides brûlants et l’eau du robinet excessivement chaude qui sont le plus souvent à l’origine des brûlures. Les brûlures dues aux liquides chauds peuvent entraîner des hospitalisations plus longues et des traitements à vie.
  • Ce sont les médicaments, les produits de nettoyage domestique et les produits de soins personnels qui sont le plus souvent à l’origine des empoisonnements.
  • Les étouffements surviennent le plus souvent à cause des aliments, alors que les étranglements des bambins et des enfants d’âge préscolaire sont le plus souvent attribuables à un coincement dans les cordons de stores.
  • Les noyades se produisent le plus souvent dans des baignoires ou des piscines.

Dans cette section, vous trouverez des conseils sur la façon d'aménager un espace sécuritaire à la maison pour vos enfants, pour qu'ils puissent apprendre et s'épanouir.

Vacances d’hiver

C'est la saison des Fêtes et la supervision active est essentielle

Soyez proactif. Au cours des réunions de famille, déterminez qui va surveiller les enfants. Établissez un roulement, pour que tout le monde puisse se détendre. Sinon, les membres de la famille et les amis peuvent supposer que quelqu'un d'autre surveille les enfants quand en fait, personne ne le fait. Ceci est important, que vous soyez l'hôte ou l'invité.

Salubrité des aliments pendant les Fêtes

La nourriture tient une place importante dans de nombreuses célébrations du temps des Fêtes. Or, vous pouvez aider à protéger votre famille et vos amis contre les maladies d'origine alimentaire en prenant quelques précautions élémentaires.

Il y a quatre étapes essentielles à suivre pour réduire le risque d'intoxication alimentaire :

Nettoyez : Lavez-vous les mains et lavez les surfaces de contact (comme les comptoirs) et les ustensiles fréquemment pour prévenir la propagation des bactéries.

  • Lavez-vous les mains à l'eau chaude savonneuse pendant au moins 20 secondes avant de manipuler des aliments et après, après être allé aux toilettes ou avoir changé la couche du bébé ou touché un animal de compagnie.
  • Lavez toujours les fruits et légumes frais à l'eau potable.

Séparez : Séparez les aliments crus des aliments cuits ou prêts à consommer afin de prévenir toute contamination croisée.

  • Idéalement, utilisez deux planches à découper, une pour les viandes, la volaille et les fruits de mer crus, l'autre pour les fruits et légumes frais lavés et les aliments prêts à consommer.
  • Ne mettez jamais d'aliment dans une assiette ou sur une planche à découper qui a déjà servi pour des aliments crus, à moins de l'avoir lavée à l'eau chaude savonneuse.

Cuisez : Pour vous assurer de tuer les bactéries nocives, faites cuire les aliments jusqu'à ce qu'ils atteignent la température interne recommandée.

  • Utilisez un thermomètre numérique à lecture rapide pour vous assurer que les aliments ont atteint les températures suivantes :
    • 85 °C (185 °F) pour une volaille entière
    • 74 °C (165 °F) pour la farce, les plats cuits en cocotte, les restes, les plats à base d'oeufs, la dinde ou le poulet haché, y compris les saucisses contenant de la viande de volaille
    • 71 °C (160 °F) pour les côtelettes, côtes et rôtis de porc, le boeuf, le porc et le veau hachés, y compris les saucisses
    • au moins 63 °C (145 °F) pour les coupes de boeuf tout muscle et les coupes de veau, comme les biftecks et les rôtis
  • Quand vous croyez que le plat est presque prêt, retirez-le de la source de chaleur et insérez le thermomètre dans la partie la plus épaisse de la viande, en évitant les parties grasses, les os et le cartilage. Poursuivez la cuisson si la température recommandée n'est pas atteinte.
  • Si vous devez vérifier la température plus d'une fois, nettoyez le thermomètre et tout ustensile avant de les réutiliser.
  • Mangez les aliments cuits pendant qu'ils sont encore chauds.

Réfrigérez : Gardez les aliments froids au froid. Les bactéries peuvent proliférer lorsque les aliments sont laissés à des températures propices, soit entre 4 °C (40 °F) et 60 °C (140 °F).

  • Mangez les aliments froids tandis qu'ils sont encore froids.
  • Retirez les os des gros morceaux de viande ou de volaille et divisez ces morceaux en plus petites portions avant de les ranger.
  • Jetez les aliments périssables laissés à la température de la pièce pendant plus de deux heures. Vous ne pouvez vous fier à l'apparence, à l'odeur ou au goût de l'aliment pour savoir s'il est contaminé par des bactéries de surface. En cas de doute, jetez-le !

Conseils supplémentaires sur la salubrité des aliments pendant la période des Fêtes

Produits de boulangerie

Comme les oeufs crus peuvent contenir les bactéries responsables de la salmonellose, vous ne devriez pas manger de pâte à biscuits ou à frire non cuite ni de glaçage contenant des oeufs crus. Comme les enfants sont plus vulnérables aux intoxications alimentaires, on ne doit pas les laisser lécher la cuillère si la pâte à biscuits ou à frire ou le glaçage contient des oeufs crus. Faites bien cuire vos produits de boulangerie.

Lait de poule

Le lait de poule acheté en épicerie est pasteurisé ; il n'est donc pas nécessaire de le chauffer pour tuer les bactéries dangereuses. Si vous préparez du lait de poule à la maison, vous devriez utiliser l'une ou l'autre des méthodes suivantes :

  • utilisez des oeufs et des ingrédients laitiers pasteurisés, qu'on trouve dans de nombreuses épiceries ;
  • chauffez le mélange oeufs-lait à 71 °C (160 °F) au moins, puis réfrigérez-le en petites portions dans des contenants peu profonds de manière à ce qu'il refroidisse rapidement.

Jus de fruits et cidre

Si vous songez à préparer des consommations à base de jus de fruits frais, vérifiez l'étiquette pour vous assurer que le produit a été pasteurisé. S'il ne l'a pas été ou que vous l'ignorez, réduisez les risques en faisant bouillir le produit de manière à protéger tout le monde.

Huîtres et fruits de mer

Certains aiment les fruits de mer crus, comme les huîtres et le sushi. Or, les fruits de mer crus peuvent contenir des bactéries, des parasites ou des virus qui peuvent causer une intoxication alimentaire. Les personnes vulnérables aux intoxications alimentaires telles que les aînés, les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, devraient éviter de consommer du poisson et des fruits de mer crus ou mal cuits.

Farce

Faites cuire la farce au four au four ou sur le brûleur, dans un plat séparé, jusqu'à ce qu'elle atteigne une température interne d'au moins 74 ºC (165 ºF). Si vous décidez de farcir la dinde, farcissez-la légèrement juste avant de la rôtir et enlevez la farce tout de suite après la cuisson.

Aliments conservés dans l'huile

Les produits maison conditionnés dans l'huile, comme les herbes, l'ail ou les poivrons, sont des cadeaux populaires pendant la période des Fêtes. Or, ces aliments doivent être préparés et conservés adéquatement pour être sans danger.

  • Si les produits maison conditionnés dans l'huile sont préparés à partir d'ingrédients frais (p. ex. des herbes, de l'ail, des poivrons frais), il faut :
    • les réfrigérer immédiatement après leur préparation
    • les jeter au bout d'une semaine.
  • Par contre, si les ingrédients ajoutés à l'huile sont déshydratés (p. ex. herbes et épices séchées), le produit peut être conservé à la température ambiante.
  • Si vous recevez un cadeau maison de ce genre et qu'il est impossible de savoir quand et comment il a été fait et conservé, il est préférable de le jeter.

En ce qui concerne les aliments conditionnés dans l'huile de production commerciale, vérifiez l'étiquette. Si la liste des ingrédients comprend du sel et/ou des acides, ces aliments ne présentent pas de risque d'intoxication alimentaire, pourvu que vous suiviez les indications relatives à la conservation (p. ex. réfrigérer après ouverture et entre chaque utilisation).

Buffets des Fêtes

Si vous servez les aliments dans un buffet, utilisez des chauffe-plats ou des mijoteuses pour garder les aliments chauds. Gardez les aliments froids au froid en plaçant les plateaux de service sur de la glace concassée. Jetez tout aliment laissé à la température ambiante pendant plus de deux heures.

N'ajoutez pas d'aliments à des plateaux de service déjà utilisés. Utilisez plutôt un plat ou un plateau de service propre chaque fois que vous ajoutez des aliments au buffet.

Fournissez des cuillères et des pinces de service pour chaque plat, même pour les amuse-gueules tels que légumes frais, bonbons, croustilles, nachos et noix, afin de prévenir toute contamination entre les invités.

Transport des aliments

Gardez les aliments chauds au chaud (60 °C / 140 °F ou plus) et les aliments froids au froid (4 °C / 40 °F ou moins). Transportez les aliments chauds dans des contenants isothermes avec des blocs chauffants ou recouvrez-les d'un papier aluminium ou d'une serviette épaisse. Placez les aliments froids dans une glacière contenant de la glace ou des cryosacs.

Restes

  • Répartissez les restes dans des contenants peu profonds pour qu'ils refroidissent plus vite. Réfrigérez-les sans les recouvrir quand ils ne produisent plus de vapeur ou emballez-les lâchement jusqu'à ce qu'ils soient refroidis à la température du réfrigérateur.
  • Rangez la viande de dinde séparément de la farce et de la sauce.
  • Consommez les restes réfrigérés dans les deux ou trois jours ou congelez-les sans tarder.
  • Évitez de surcharger le réfrigérateur pour que l'air frais circule bien.
  • Réchauffez les restes solides, comme la dinde et les pommes de terre, jusqu'à ce qu'ils atteignent 74 °C (165 °F). Portez la sauce au point d'ébullition en prenant soin de la remuer de temps en temps.

Arbres et plantes de Noël

  • Les jeunes enfants sont curieux et mobiles. Il est parfaitement naturel pour eux de vouloir explorer l'arbre et les décorations en touchant, en attrapant et en essayant de mettre des décorations dans leur bouche.
  • Il n'est pas raisonnable ni réaliste de s'attendre à ce que les tout-petits résistent à la tentation d'un arbre décoré à leur portée. Simplifiez l'aménagement de la maison pour tout le monde en plaçant l'arbre hors de l'espace de vie principal de la maison.
  • L'option la plus sûre est de placer l'arbre hors de portée. Les familles peuvent envisager d'utiliser un petit arbre à mettre sur la table et hors de la portée des enfants et dont la nappe ne pend pas et ne peut pas être tirée. Une autre option consiste à mettre l'arbre dans une pièce ayant une barrière de sécurité afin que l'enfant puisse voir l'arbre, mais pas le toucher.
  • En trouvant un compromis pour la décoration pendant quelques années, vous pourrez passer des Fêtes plus agréables.
  • Même avec les enfants d'âge préscolaire, il est conseillé d'avoir des décorations souples et incassables, comme celles en feutre.Centre de table avec bougie
  • Gardez également les plantes hors de portée. Le gui et le houx sont toxiques et peuvent entraîner des maux de ventre.

Bougies

  • Les pompiers n'aiment pas les bougies, et ils ont une bonne raison. Une flamme nue est toujours une source potentielle de danger, que vous ayez des enfants en bas âge ou non. Envisagez de supprimer totalement les bougies, car elles représentent la cause la plus courante d'incendies domestiques.
  • Si vous ne pouvez pas vous passer de bougies de Noël, maintenez-les bien hors de la portée des enfants et éteignez-les avant de quitter la pièce.
  • Placez les bougies dans des bougeoirs solides qui ont peu de chances de se renverser et éloignez-les des matériaux inflammables tels que les rideaux ou les nappes.

Lumières de décoration

Lumières de Noël

  • Les enfants peuvent subir des brûlures électriques en touchant les lampes brûlantes, en les mettant dans leur bouche ou en mâchant les cordons électriques.
  • Les lumières de Noël et les cordons électriques doivent être en bon état et hors de la portée des enfants. Utilisez des lumières de Noël qui ne chauffent pas.

Risques de suffocation suite à l'ingestion de noix et de bonbons

  • On estime à 44 le nombre d'enfants âgés de 14 ans ou moins qui meurent chaque année au Canada de suffocation et d'étranglement, et beaucoup d'autres enfants sont hospitalisés pour des blessures graves. Presque la moitié du nombre d'hospitalisations susmentionnées résulte de la suffocation suite à l'ingestion d'aliments.
  • Les bonbons durs, les noix, le maïs soufflé, les hot dogs et les carottes crues représentent un risque de suffocation chez les enfants de moins de 3 ans. Gardez ces aliments hors de la portée des enfants et ne placez pas de bols de noix ou de bonbons à portée des enfants.
  • Il est judicieux de demander aux enfants de s'asseoir lorsqu'ils mangent. Le fait de marcher ou de courir en mangeant augmente le risque de suffocation.

Recevoir avec des enfants en bas âge

  • Âtre / cheminéeGardez les sacs hors de la portée des tout-petits. Ils peuvent contenir des objets qui pourraient représenter un danger, comme des médicaments ou un briquet.
  • Les foyers à gaz peuvent facilement causer des brûlures aux mains au contact de la barrière en verre. Le verre peut chauffer à plus de 200 °C (400 °F) en environ 6 minutes et il faut compter en moyenne 45 minutes pour que le foyer redescende à une température sans risque une fois que le feu a été éteint. Installez des barrières de sécurité pour maintenir votre enfant à une distance sécuritaire. Envisagez de ne pas utiliser le foyer si vous avez des enfants en bas âge ou utilisez-le uniquement lorsque les enfants sont endormis pour la nuit et éteignez complètement l'unité, y compris la veilleuse, lorsque vous n'utilisez pas le foyer.
  • Achetez des cadeaux appropriés à l'âge des enfants sur votre liste. En particulier pour les enfants de moins de 3 ans, choisissez des jouets qui ne contiennent pas de petites pièces ou d'aimants. Les enfants peuvent être grièvement blessés lorsqu'ils avalent des aimants.
  • Assurez-vous que les jouets fonctionnant avec des piles sont en bon état et que les piles ne sont accessibles. Les piles de type bouton, lorsqu'elles sont ingérées, peuvent causer des brûlures chimiques internes ou un empoisonnement.

Véhicules tout-terrain

Un adulte porte un casque conduire un VTTLes véhicules tout-terrain (VTT) et les autres véhicules hors route (VHR) sont devenus un aspect important de la vie de nombreuses familles, tant à des fins de loisir que pour des activités liées au travail. Ils peuvent également être amusants à manœuvrer, et naturellement les enfants sont portés à vouloir les essayer. Cela peut constituer une occasion remarquable pour leurs parents d'inculquer un comportement sécuritaire et d'expliquer que, tout comme celle des automobiles, la conduite de VTT nécessite des compétences et des connaissances propres aux adultes.

Les experts s'entendent pour dire que le développement physique et les capacités cognitives des enfants de moins de 16 ans ne permettent pas la conduite sécuritaire de ces engins. Si le véhicule est conçu pour transporter un passager, faites preuve d'une grande prudence, particulièrement avec de jeunes enfants, qui peuvent éprouver de la difficulté à s'agripper lors de virages brusques ou sur des chemins cahoteux. Qui plus est, les jeunes enfants ne sont pas assez forts pour s'agripper pendant une période prolongée.

Au Canada, 25 pour cent de l'ensemble des décès liés aux VTT concernent des enfants de 15 ans ou moins. De plus, les taux d'accidents avec blessures ont augmenté de 50 pour cent. Cette hausse est probablement due à l'augmentation du nombre de Canadiens qui utilisent ces engins. Le groupe représentant les pédiatres canadiens (Société canadienne de pédiatrie) et certains collèges provinciaux des médecins se sont prononcés sur les dangers liés à la conduite des véhicules hors route de tous types par les enfants de moins de 16 ans. Les pédiatres sont les témoins directs des blessures graves et des décès tragiques.

Dès qu'un enfant atteint l'âge de 16 ans, des cours de formation appropriés constituent une excellente manière pour lui d'acquérir les compétences, les connaissances et la confiance nécessaires à la conduite sécuritaire d'un véhicule hors route. Les casques sont également importants pour tous les conducteurs et lors de chaque trajet (casques approuvés pour les VTT ou les motocyclettes). Il n'est pas aisé pour les enfants de faire preuve de patience, mais cette approche peut permettre de prévenir des blessures graves ou même la mort.

Véhicules hors route

Tour d'horizon des inquiétudes et des recommandations

Les enfants et les jeunes sont particulièrement susceptibles d'être victimes de blessures et de décès liés aux véhicules hors route (VHR), car ils n'ont pas encore les connaissances, la capacité physique et les habiletés cognitives et motrices requises pour manœuvrer ces véhicules de façon sécuritaire.1

À ce titre, Parachute soutient des mesures de prévention des blessures, dont l'adoption de lois visant l'utilisation appropriée en fonction de l'âge, l'éducation des conducteurs, l'utilisation appropriée des équipements de protection, et l'interdiction de transporter des passagers.

Prescrire un âge d'utilisation légal

Les VHR présentent des risques considérables, dont la mort, pour les enfants, qu'ils soient conducteurs, passagers ou piétons. Selon les données du Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), des blessures graves ont été subies par les enfants dans les aires de loisirs, sur les chemins, sur les routes et dans les exploitations agricoles.

Parachute se joint à un certain nombre d'organismes œuvrant à la prévention des blessures en exigeant qu'une règlementation touchant les VHR soit adoptée qui se fonde sur des preuves scientifiques et qui reflète les avantages des efforts de législation concernant les automobiles, y compris l'âge minimum de 16 ans pour les conducteurs. SécuriJeunes Canada recommande également l'adoption d'un âge légal minimal de 16 ans pour entreprendre des programmes de formation à la conduite de VHR.

Bien que nous soyons tout à fait en faveur d'une formation à la conduite de VHR, nous ne disposons pas de suffisamment de résultats d'études d'évaluation pour recommander une approche de formation particulière. Tel que susmentionné, SécuriJeunes Canada recommande l'adoption d'un âge légal minimal de 16 ans pour entreprendre des formations à la conduite. Toutefois, en l'absence de lois interdisant la conduite de VHR par les enfants de moins de seize ans, SécuriJeunes Canada reconnaît l'utilité d'éduquer les jeunes conducteurs des communautés rurales et agricoles aux fins de travail et de déplacement.

À la lumière des données des hôpitaux qui indiquent que les traumatismes crâniens constituent un risque grave dans les accidents de VHR, SécuriJeunes Canada préconise l'utilisation de casques et de vêtements adéquats pour les gens de tous âges dans le cadre d'activités impliquant des VHR.

Note en fin de texte

1 Canadian Paediatric Society. Preventing injuries from all-terrain vehicles. Paediatrics & Child Health 2004;9(5):337-40.

L’étouffement

Les accidents affectant la respiration – suffocation, strangulation, étouffement et coincement – sont la quatrième cause de décès consécutifs à des blessures chez les enfants canadiens.

Les enfants qui y survivent peuvent subir un dommage cérébral, à cause de la privation d’oxygène pendant un certain temps.

Les principales causes des accidents affectant la respiration sont les suivantes chez les jeunes enfants: étouffement sur des aliments et de petits objets, étranglement par des objets comme des cordes ou des cordons de rideau et suffocation dans des lits d’enfants ou des lits d’adultes.

Prévention efficace de la suffocation

Enfant assis sur une chaise haute mâcher des aliments mousÉloigner les enfants de moins de trois ans des causes possibles d’étranglement. Ne pas donner à un enfant de moins de 3 ans des fruits secs (noix, amandes, noisettes, etc.), des carottes crues ou du maïs soufflé. Ne mettre aucun objet de petite dimension près d’un enfant. Tout objet suffisamment petit pour pouvoir être inséré dans le rouleau de carton d’un rouleau de papier toilette peut provoquer des étouffements chez un enfant. Ne pas non plus donner à un enfant ou laisser près de lui des ballons en latex.

Éliminer ou modifier tout objet pouvant provoquer des étranglements. Les objets les plus souvent associés aux étranglements sont les cordons de rideaux ou de stores. Ces derniers doivent être raccourcis, noués les uns aux autres et éloignés des mains des enfants.

S’assurer que les enfants dorment dans des endroits ne comportant aucun risque. Les jeunes enfants doivent dormir dans des lits ou des berceaux qui ont été fabriqués après 1986. Ils ne doivent pas dormir dans une literie molle où ils peuvent s’étouffer, comme les couettes, les oreillers, les bordures de protection, ainsi qu’avec des animaux en peluche.1  N’utilisez pas les sièges d’auto pour dormir dans la maison et assurez que les bébés et les tous petits sont toujours placés sur leur dos pour dormir.

Adopter de nouveaux règlements. Tout ce qui se rapporte à la réglementation est très efficace pour réduire les accidents et les décès. Par exemple, la dernière modification des règlements sur les lits d’enfants et les berceaux, qui date de 1986, a permis de fabriquer de matelas plus sûrs pour éviter les décès en se coinçant la tête. Entre 1972 et 1986, 43 décès ont été attribués à des lits d’enfants. Au cours des deux décennies suivant cette modification, 37 décès ont été recensés, dont 36 liés à des lits d’enfants fabriqués avant 1986.2

Note en fin de texte

1 Nakamura S, Wind M, Danello MA. Review of hazards associated with children placed in adult beds. Archives of Pediatric and Adolescent Medicine. 1999;153:1019–1023.
2 Santé Canada. Sécurité des produits de consommation. 2006: Ottawa.

Sécurité des produits - foire aux questions

Renseignements d'ordre général

Est-ce que tous les produits destinés aux enfants sont réglementés au Canada?

Non. Le Programme de la sécurité des produits de Santé Canada joue un rôle important dans la réglementation des produits de consommation, le contrôle des produits et la diminution des décès et des blessures découlant de dangers causés par les produits. Le Programme de la sécurité des produits est chargé de l'administration de la Loi sur les produits dangereux actuellement en vigueur. En vertu de cette loi, certains produits doivent se conformer à certaines exigences de sécurité pour être légalement vendus au Canada. Bon nombre de ces produits réglementés sont des produits pour enfants, dont les berceaux, les poussettes, les garde-corps pour bébés, les parcs de jeu et les jouets. Parmi les produits pour enfants qui ne sont pas réglementés mais qui soulèvent des inquiétudes quant à leur sécurité, notons les sièges de bain, les trampolines et les lits superposés.

Les marchettes pour bébés sont-ils interdits au Canada?

Oui. L'interdiction a été maintenue en 2008. L'interdiction s'applique à la vente tant des marchettes neuves que des marchettes usagées qui se vendent dans les marchés aux puces, les ventes de garage ou les magasins d'articles d'occasion. Les marchettes pour bébés modifiées sans roulettes sont également interdites. Les parents ayant une marchette pour bébés en leur possession doivent cesser de l'utiliser. Avant de vous débarrasser de la marchette pour bébés, coupez le siège et enlevez les roulettes.

Les cordons de stores et de rideaux sont-ils réglementés?

Nous prévoyons qu'une nouvelle norme CSA pour les cordons de stores et de rideaux sera adoptée au printemps 2009.

Voici ce que vous pouvez faire avec les vieux cordons de stores et de rideaux.

Les stores de fenêtre plus vieux sont dotés de cordons internes (des cordons verticaux qui tiennent les lattes du store en place) qui forment une boucle s'ils sont tirés par un jeune enfant. Si vos stores de fenêtre ont des cordons internes qui peuvent former une boucle lorsqu'on les tire, vous devez vous en débarrasser. Les cordons de tirage de tous les stores et les rideaux doivent être raccourcis et fixés à une hauteur où un enfant ne pourra les atteindre.

Les lits superposés sont-ils réglementés au Canada?

Les lits superposesNon. Il n'existe actuellement aucune norme canadienne relative aux lits superposés. L'on encourage fortement aux parents d'acheter des lits superposés conformes à la norme actuellement en vigueur de l'ASTM. Une étiquette de l'ASTM se trouvera sur la boîte du produit si ce dernier est conforme à la norme actuellement en vigueur.

Les jouets doivent-ils être conformes à des exigences de sécurité au Canada?

Oui. Les jouets vendus au Canada doivent se conformer à des exigences de sécurité conçues pour protéger les enfants contre les risques de blessure et de décès. Par exemple, les jouets conçus pour les enfants de moins de trois ans ne peuvent être vendus au Canada s'ils sont petits ou s'ils sont composés de petites pièces.

Les jouets composés de petites pièces peuvent constituer un danger d'étouffement pour les jeunes enfants. Les jouets doivent également être dépourvus de pointes et d'arêtes vifs.

De nombreux produits ont fait l'objet d'un rappel en raison de toxines. Où puis-je obtenir des renseignements au sujet du BPA, du plomb et des pesticides?

Le gouvernement fédéral a créé une fiche d'information sur le BPA, disponible à l'adresse suivante :

La Stratégie de réduction des risques liés au plomb du gouvernement fédéral est disponible à l'adresse suivante :

Des renseignements à l'intention des parents sur la prévention de l'intoxication par le plomb sont disponibles sur le site suivant :

Des renseignements au sujet des pesticides sont disponibles sur le site Web suivant du gouvernement fédéral :

Aimants

Qu'est-ce qu'un jouet magnétique?

Jouet magnétiqueUn jouet magnétique est un jouet qui consiste en un ou plusieurs composants magnétiques qui, de par leur forme et taille, peuvent être ingérés, et auxquels les enfants peuvent accéder. Les jeux de construction et les bijoux pour enfants magnétiques font partie de cette catégorie.

Pourquoi donc les enfants avalent-ils des objets non alimentaires?

Les bébés et les tout-petits mettent généralement des objets dans leur bouche afin d'explorer le monde qui les entoure. Si l'objet qu'ils mettent dans leur bouche est assez petit, il peut facilement être avaléinvolontairement. Bien entendu, si l'objet ressemble à un bonbon, ils l'avaleront par exprès! Compte tenu de cette réalité, de nombreux parents et gardiens font attention à la taille des objets avec lesquels les enfants jouent et à ceux que les enfants peuvent facilement atteindre. Ils souhaitent ainsi prévenir le danger d'étouffement. Bien que les parents ne considèrent pas ce risque chez les enfants plus âgés, la réalité est que parfois ces derniers utilisent leurs dents pour ouvrir des choses et risquent d'avaler un objet ou une pièce de celui-ci involontairement. Ils peuvent également avaler quelque chose lorsqu'ils sont mis au défi ou pour expérimenter. La plupart des objets, pourvu qu'ils soient assez petits et lisses, traverseront le système digestif de l'enfant sans causer de problème de santé.

Pourquoi les aimants sont-ils différents?

Les aimants présentent un risque unique. Un seul aimant peut être assez petit pour traverser le tube digestif, mais si l'enfant en avale plus d'un, ou encore avale un aimant et un objet en métal, ceux-ci peuvent se coller de part et d'autre de la paroi intestinale, causant de ce fait des obstructions ou des perforations, ou encore des ouvertures. Si des tissus, tels que les parois des intestins, se retrouvent coincés entre des aimants ou d'autres objets, l'apport sanguin aux intestins peut être perturbé, entraînant l'apparition d'ouvertures dans les tissus et même la nécrose de ceux-ci. Après s'être collés de manière magnétique, ces objets n'auront pas tendance à se décoller sans intervention médicale et même chirurgicale. Cette situation est particulièrement dangereuse parce que les indices et symptômes initiaux, tels que les vomissements et les douleurs à l'abdomen, sont souvent considérés comme étant de simples maux d'estomac ou un quelconque problème commun ne nécessitant pas d'intervention médicale. Cela peut retarder le diagnostic et aggraver la blessure.

Petits aimantsOù donc les enfants trouvent-ils ces aimants?

Les puissants aimants à base de terres rares ont vu leur coût de production diminuer, et ils font à présent partie de nombreux produits domestiques courants. Ils se trouvent également dans de nombreux jouets pour enfants, tels que les jeux de construction magnétiques ainsi que des billes et des bijoux magnétiques.

Jusqu'à quel point ces blessures peuvent-elles être graves?

Depuis 2003, la Commission de sécurité des produits de consommation des États-Unis a identifié un décès dû à l'ingestion d'aimants, et 19 enfants, âgés entre 10 mois et 11 ans, ont eu besoin de chirurgie afin de se rétablir de blessures causées par l'ingestion d'aimants et d'autres objets en métal.

Que doivent faire les parents pour protéger leurs enfants?

Les parents doivent faire leur possible pour tenir les aimants et les jouets magnétiques hors de la portée des enfants de moins de six ans. Si un enfant plus âgé a accès à des aimants, les parents doivent lui expliquer le risque particulier qui peut résulter de leur ingestion. De nombreux jouets magnétiques ont fait l'objet d'un rappel.

Les parents doivent consulter le site Web de sécurité des produits de Santé Canada afin de savoir si certains des jouets de leurs enfants ont fait l'objet d'un rappel. Les rappels donnent des consignes destinées aux consommateurs possédant les produits visés.

Quel type d'aide les professionnels de la santé peuvent-ils apporter?

Les professionnels de la santé comprennent les complications potentielles auxquelles font face les enfants ayant avalé des aimants. Lorsque les patients présentent des symptômes prolongés de douleurs abdominales ou de vomissements, ou lorsque des objets avalés apparaissent sur des radiographies, l'on doit tenir compte de la possibilité que des aimants aient été avalés. Les aimants et d'autres objets n'auront pas tendance à traverser le tube digestif sans intervention. Une intervention chirurgicale est donc fréquemment nécessaire pour enlever de tels objets et réparer les dommages occasionnés.

Sécurité des produits

Les blessures causées par les produits de consommation sont courantes, souvent sérieuses, parfois même fatales. Compte tenu aujourd’hui de la complexité et de l’interconnexion des marchés globaux, il semble y avoir une coupure entre la réalité de la sécurité des produits et les attentes des consommateurs.L'enfant jouant avec une boule bleue

Les résultats d’un sondage de consommateurs ont montré que la grande majorité des Canadiens pensent que si un produit est offert à la vente, que sa sécurité a été testée. Il est toutefois regrettable de réaliser que cela n’est pas nécessairement le cas au Canada, notamment pour ce qui est des produits pour enfants. En fait, plusieurs produits de consommation, y compris un grand nombre de produits pour enfants, ne font l’objet d’aucune norme ou réglementation. Il en résulte donc un risque accru de blessures liées à ces produits chez les enfants et les jeunes en raison soit de l’âge de l’enfant, soit de ses capacités cognitives ou encore de son stade de développement.

La prévention efficace des blessures causées par les produits

L’éducation

Taille: choisissez des produits de plus grande taille pour les enfants en bas âge. Les enfants âgés de moins de trois ans s'insèrent des objets dans la bouche, le nez et les oreilles. Ils n'utilisent pas toujours les jouets ou les produits de la façon prévue.

  • Les produits plus petits ou qui peuvent facilement se briser en petits morceaux ne doivent pas être utilisés par des enfants âgés de moins de trois ans. Si les pièces du jouet ou du produit peuvent entrer dans un rouleau de papier hygiénique en carton (3 cm ou 1 ¼ po), c'est que le jouet ou le produit est trop petit pour un enfant âgé de moins de 3 ans. Il faut respecter l'âge minimal de trois ans indiqué sur les étiquettes de sécurité de certains jouets. Tout produit ou jouet portant ce type de mise en garde contient de petites pièces et ne convient pas aux enfants âgés de moins de trois ans.
  • Pour les produits fonctionnant au moyen de piles, assurez-vous que celles-ci sont bien insérées à l'intérieur des jouets, et que les enfants ne peuvent y avoir accès facilement. Les piles de petite taille peuvent être avalées ou causer des brûlures.
  • Pour les produits équipés d'aimants, assurez-vous que ceux-ci sont solidement fixés au produit. Le fait d'avaler de petits aimants peut causer de graves blessures aux enfants.

Cordons: vérifiez que les cordons ou les attaches des produits ne sont pas assez longs pour pouvoir constituer un risque de strangulation ou de suffocation. Vérifiez qu'ils sont bien fixés au produit.

Surface: assurez-vous que le produit est lisse, qu'il ne comporte pas de parties pointues ou de rebords coupants sur lesquels un enfant pourrait s'égratigner ou se couper. Assurez-vous que les produits mous sont résistants au feu, et que leur rembourrage reste bien à l'intérieur. Un rembourrage moelleux peut causer la suffocation

L’ingénierie

Les fabricants, les distributeurs, les détaillants et les responsables de l'élaboration des normes doivent être tenus d'incorporer des mesures de sécurité dans la conception des produits avant que ceux-ci ne soient disponibles sur le marché, et ils doivent prendre des mesures de correction immédiates lorsque des risques sont identifiés pour les produits déjà mis en vente.

Les fabricants doivent examiner les produits avant de les mettre sur le marché en gardant à l'esprit la sécurité des enfants. Les produits et les normes relatives à ceux-ci doivent être conçus en faisant preuve d'une approche préventive axée sur la sécurité de l'enfant.

La loi

Amélioration de la sécurité des produits de consommation au Canada. Parachute demande l'amélioration des mesures de surveillance des blessures liées aux produits, du signalement des blessures, de la mise en application des mesures de sécurité et de l'éducation des consommateurs, le tout accompagné d'une refonte des lois en matière de sécurité des produits.

La modification des lois fédérales sur les produits de façon à ce que celles-ci incluent un " principe de précaution " et une " exigence générale de sécurité " pour tous les produits. Cela permettrait de faire concorder la législation sur les produits avec les attentes des consommateurs en termes de sécurité des produits disponibles sur le marché.

Outils communautaire - Sécurité des produits

Sécurité des piétons

Marchez en toute sécurité annonce de service public

 

Les blessures subies par les piétons sont souvent graves. Bien que la majorité des enfants survivent à une collision avec une voiture, ils sont souvent victimes d’invalidités à long terme, comme des séquelles définitives à la tête, à des organes et des lésions osseuses. Le coût économique et sociétal des blessures dont les piétons sont les victimes est souvent élevé. La recherche démontre que les facteurs de risque les plus élevés sont les suivants, entre autres, en matière de blessures chez les piétons : la vitesse des véhicules, le comportement risqué des enfants, le manque de surveillance d’un adulte et la traversée des rues aux endroits sans contrôle de la circulation.

Prévention efficace des blessures

Limiter la vitesse de la circulation. Quand la vitesse d’un véhicule dépasse 30 à 40 km/h, le conducteur et les piétons sont plus susceptibles de commettre des erreurs pour évaluer le temps nécessaire à un arrêt ou pour traverser une rue en toute sécurité.1 De plus, il est bien connu que les conducteurs sous-estiment leur vitesse.2 La limitation de la vitesse des véhicules s’est avérée efficace pour éviter des accidents et réduire la gravité des blessures.1

Même de légères limitations dans la vitesse des véhicules peuvent se traduire par une nette diminution du risque de blessures. Un piéton heurté par une voiture se déplaçant à 50 km/h est huit fois plus susceptible, selon les estimations, de décéder des suites de cette collision qu’une personne heurtée par un véhicule se déplaçant à 30 km/h.3

Enseigner la sécurité. Inciter les parents à enseigner à leurs enfants les règles de base liées à la sécurité des piétons. Les adultes doivent commencer à initier leurs enfants à la sécurité dès qu’ils les emmènent dehors pour la première fois pour marcher, et poursuivre cet enseignement jusqu’à l’adolescence. Il est essentiel que les parents expliquent à leurs enfants ce qui se passe dans la rue quand ils sont dehors à pied - cela est d’autant plus important que la simple présence de parents peut permettre de réduire les risques de blessures.4

Parler aux enfants de sécurité et leur montrer comment traverser une rue en toute sécurité (dans plusieurs types de situation) leur permettra de prendre eux-mêmes des décisions sur leur propre sécurité.5

Cet enseignement doit être fait en fonction de l’âge de l’enfant et de son développement, lequel change de façon significative entre l’âge de 7 et de 14 ans. Il est donc important de tenir compte de cette évolution.

Rendre les collectivités plus conviviales pour les piétons. De récents travaux de recherche effectués aux États-Unis et en Europe ont établi un rapprochement entre la convivialité des collectivités pour les piétons et le nombre inférieur d’accidents chez ces derniers.6 Ces collectivités favorisent la marche grâce à des parcours piétonniers attrayants (avec des arbres et des sentiers, par exemple) et sûrs (grâce à des trottoirs et des passages pour piétons).

Les risques d'utilisation des téléphones cellulaires en traversant la rueUn groupe de gens debout à côté d'un dos d'âne

Des études préliminaires effectuées avec d’enfants de 10 et de 11 ans à l'Université de l'Alabama en Birmingham indiquent que des enfants ont un risque augmenté d'un tiers d'être frappé ou presque frappé par un véhicule. Les enfants marchaient à travers les passages routiers simulés dans un environnement virtuel et interactif. Les résultats ont indiqué que la sécurité des enfants piétons a été compromise quand ils ont été distraits par une conversation au téléphone cellulaire. Alors que distraits, ils étaient moins attentifs à la circulation; ils n’ont pas laissé assez de temps entre leur traversée et le prochain véhicule arrivant; et ils ont rencontré plus de collisions ou presque collisions avec la circulation. Les chercheurs croient que d'autres distractions en traversant la rue, comme écouter de la musique, la messagerie texte, et parler avec des amis pourrait également augmenter la probabilité de comportement risqué des piétons.7

Liens intéressants

Rapport relatif aux blessures subies par les enfants piétons 2007 - 2008

Note en fin de texte

1 World Health Organization. World report on road traffic injury prevention. Geneva: World Health Organization; 2004.
2 Harre N. Discrepancy between actual and estimated speeds of drivers in the presence of child pedestrians. Inj Prev 2003;9(1):38-41.
3 World Health Organization. Safer roads: five key areas for effective interventions; 2004 [cited 2009 Apr 15].
4 Roberts I. Adult accompaniment and the risk of pedestrian injury on the school-home journey. Inj Prev 1995;1:242-4.
5 Duperrex O, Bunn F, Roberts I. Safety education of pedestrians for injury prevention: a systematic review of randomised controlled trials. BMJ 2002;324(7346):1129.
6 Jacobsen PL. Safety in numbers: more walkers and bicyclists, safer walking and bicycling. Inj Prev 2003;9:205-9.
Stavrinos D, Byington KW, Schwebel DC. Effect of cell phone distraction on pediatric pedestrian injury risk. Pediatrics 2009;123(2):e179-85.

Sécurité des enfants en voiture

Sécurité des enfants en voiture

Les blessures liées aux collisions impliquant des véhicules à moteur sont la cause principale de décès liés à des blessures chez les enfants canadiens. Ces collisions peuvent entraîner une panoplie de blessures graves, telles que des lésions à la colonne vertébrale et aux organes internes. Les enfants sont également plus susceptibles de souffrir de traumatismes crâniens lorsqu'ils ne sont pas retenus adéquatement.1

Quelles mesures sont efficaces pour protéger les enfants prenant place dans des véhicules?

Les parents et les tuteurs doivent utiliser les sièges d'auto, les sièges d’appoint et les ceintures de sécurité de la manière prescrite. Des recherches souvent citées et qui datent quelque peu démontrent que lorsqu'ils sont utilisés adéquatement, les sièges d'auto réduisent le risque de décès de 71 pour cent pour les enfants de moins d'un an et de 54 pour cent pour les enfants âgés d'un à quatre ans.2 Des recherches plus récentes ont abouti à des conclusions semblables, le risque de décès ou de blessure grave étant réduit jusqu'à 74 pour cent lorsque les enfants sont adéquatement installés dans un siège d'auto approprié.3, 4  Spécifiquement pour les sièges d’appoint, les données indiquent qu'ils peuvent fournir une protection 60 pour cent supérieure à celle des ceintures de sécurité seules.5 Les appareils de retenue pour enfants sont efficaces car le harnais du siège d'auto ou la ceinture de sécurité du véhicule est positionné au-dessus des parties du corps de l'enfant les mieux en mesure d'absorber la force de l'accident.4

Il est évident que le risque de blessure peut être réduit de manière significative en protégeant les enfants au moyen du siège d'auto ou du siège d’appoint convenant à leur âge, leur taille et leur poids, et utilisé adéquatement. 4, 5

L'importance d'une installation adéquate

On estime qu'entre 44 et 81 pour cent des sièges d'auto et des sièges d’appoint ne sont pas utilisés adéquatement, ce qui augmente le risque de blessure chez les enfants y prenant place.6, 7 Selon une analyse datant de 2005 sur les blessures graves subies par les enfants passagers, 92 pour cent des bébés blessés, 74 pour cent des tout petits blessés et 96 pour cent des enfants d'âge scolaire blessés n'étaient pas protégés par un appareil de retenue approprié au moment de l'accident.8 Tant que les sièges d'auto ne seront pas conçus et mis au point pour être installés d'une manière perçue comme étant facile, la sensibilisation des parents demeurera primordiale pour une installation et une conformité effectives des sièges d'auto.

L'importance de prendre place sur le siège arrière

Des recherches ont indiqué que les enfants de 12 ans et moins qui prennent place dans un appareil de retenue sur le siège arrière ont un risque considérablement plus faible de décéder en cas d'accident ainsi qu'un risque plus faible de blessure grave que les enfants du même âge assis à d'autres endroits.9, 10 Il est également important de noter que bien que les nouveaux modèles de coussins gonflables pour passagers avant aient réduit le risque précédent (84 pour cent) de blessure chez les enfants, un risque modérément accru de blessure non mortelle existe tout de même chez les enfants exposés à un coussin gonflable activé.11 Les coussins gonflables sont conçus pour protéger le corps des adultes.

Les sièges d’appoint et la loi

Les données actuelles indiquent que seulement 30 pour cent des enfants canadiens âgés de quatre à huit ans utilisent un siège d’appoint, malgré l'existence de lois concernant les sièges d’appoint dans la majorité des provinces canadiennes.12 Les autres enfants de cette catégorie d'âge (au compte de 1,8 million) risquent de subir des traumatismes internes graves en cas d'accident s'ils portent une ceinture de sécurité à un stade trop précoce de leur développement. Baptisé le « syndrome de la ceinture de sécurité », les blessures ainsi subies peuvent comprendre la perforation des intestins et les fractures de la colonne vertébrale. Le rétablissement est rarement complet, et de nombreux enfants demeurent paralysés à tout jamais.13

Bien que nous continuions à recommander l'adoption par l'ensemble des provinces et des territoires de lois sur le siège d’appoint, il est crucial d'encourager les parents à opter pour le siège d’appoint dès que leur enfant devient trop grand pour son siège d'auto face vers l'avant, même si aucune loi n'existe actuellement dans leur province ou territoire.

Les lois en vigueur varient sensiblement en fonction de particularités provinciales. En général, les enfants doivent utiliser des sièges d’auto face vers l’arrière  avant d'atteindre l'âge d'un an et un poids d'au moins dix kilos (22 livres). Ils peuvent ensuite utiliser un siège d’auto face vers l’avant jusqu'à ce que leur poids atteigne 18 kg (40 livres), ce qui se produit habituellement à l'âge de quatre ou cinq ans. Un siège d’appoint doit par la suite être employé jusqu'à ce que le poids de l'enfant atteigne 36 kg (80 livres) et sa taille atteigne 145 cm (57 po), ce qui habituellement ne se produit pas avant l'âge d'au moins neuf ans. Les enfants peuvent par la suite porter uniquement la ceinture de sécurité lorsqu'elle en position adéquate sur le corps. Les experts s'entendent sur le fait que passer prématurément à une ceinture de sécurité exclusivement compromet considérablement la sécurité de l'enfant.14

Les lois et leur exécution ainsi que la sensibilisation peuvent favoriser l'utilisation appropriée d'appareils de retenue pour enfants. Des recherches ont démontré qu'une combinaison de stratégies peut diminuer le nombre de blessures chez les enfants passagers.15

Un nouvel accent sur les sièges d'auto face vers l'arrière

Les preuves qui s'accumulent démontrent que les sièges d'auto face vers l'arrière protègent bien mieux que ceux face vers l'avant, offrant jusqu'à 75% plus de protection. Par conséquent, les organisations telles que SécuriJeunes Canada souhaitent promouvoir la pratique d'asseoir les jeunes enfants dans des sièges d'auto face vers l'arrière aussi longtemps que possible. Cela signifie d'encourager les parents à résister à la tentation d'asseoir leurs enfants dans un siège d'auto face vers l'avant à compter de l'âge d'un an.

Liens intéressants

Notes de fin d'ouvrage

1 Muszynski CA, Yoganandan N, Pintar FA, Gennarelli TA. Risk of pediatric head injury after motor vehicle accidents. Journal of Neurosurgery (Pediatrics) 2005;102:374-9.
2 National Highway Traffic Safety Administration. Research note: Revised estimates of child restraint effectiveness. Washington, DC: U.S. Department of Transportation, National Highway Traffic Safety Administration; 1996. (96.855).
3 Biagioli F. Proper use of child safety seats. Am Fam Physician 2002;65(10):2085-90.
4 Weber K. Crash protection for child passengers: a review of best practice. UMTRI Research Review 2000;31(3):1-27.
5 Durbin DR, Elliott MR, Winston FK. Belt-positioning booster seats and reduction in risk of injury among children in vehicle crashes. Journal of the American Medical Association 2003;289(21):2835-40.
6 Canadian Paediatric Society. Transportation of infants and children in motor vehicles. Paediatr Child Health 2008;13(4):313-27.
7 Morris SD, Arbogast KB, Durbin DR, Winston FK. Misuse of booster seats. Inj Prev 2000(6):281-4.
8 Chouinard A, Hurley R. Towards the development of a national child restraint survey. In: Canadian Multidisciplinary Road Safety Conference XV, 2005; Frederiction, BC.
9 Braver ER, Whitefield R, Ferguson SA. Seating positions and children's risk of dying in motor vehicle crashes. Inj Prev 1998;4:181-7.
10 Berg MD, Cook L, Corneli HM, Vernon DD, Dean JM. Effect of seating position and restraint use on injuries to children in motor vehicle crashes. Pediatrics 2000;105(4 Pt 1):831-5.
11 Arbogast KB, Durbin DR, Kallan MJ, Elliott MR, Winston FK. Injury risk to restrained children exposed to deployed first- and second-generation air bags in frontal crashes. Arch Pediatr Adolesc Med 2005;159(4):342-6.
12 Safe Kids Canada, Decima Reseach Inc. National child passenger safety survey results. 2004.
13 Durbin DR, Arbogast KB, Moll EK. Seat belt syndrome in children: a case report and review of the literature. Pediatr Emerg Care 2001;17(6):474-7.
14 Winston FK, Durbin DR, Kallan MJ, Moll EK. The danger of premature graduation to seat belts for young children. Pediatrics 2000;105(6):1179-83.
15 World Health Organization. World report on road traffic injury prevention. Geneva: World Health Organization; 2004.

Revêtement d’aires de jeu

Avantages et inconvénients de divers matériaux utilisés dans le revêtement d'aires de jeu

Le tableau Comparaison des différents matériaux de revêtement d'aires de jeux présente les éléments fondamentaux concernant les matériaux de revêtement couramment utilisés au Canada. Veuillez remarquer que ce tableau de comparaison des revêtements n'est qu'à titre d'information. SécuriJeunes Canada vous recommande de consulter un spécialiste pour vérifier le caractère adéquat des matériaux de revêtement d'aires de jeu. Une installation effectuée dans les règles de l'art et un essai de choc sont indispensables pour tous les types de revêtement.

Revêtement d'aire de jeu d'arrière-cour et de petite taille

Il est préférable d'opter pour un revêtement meuble et profond qui peut réduire le risque de blessures graves quand les enfants tombent d'un appareil d'aire de jeu. N'amortissant pas la chute des enfants, l'herbe, la terre tassée, l'asphalte et le ciment ne sont pas de bons revêtements à installer sous des appareils d'aire de jeu. Veillez à ce que la hauteur de vos structures de jeu ne dépasse pas 1,5 mètre (5 pieds), pour éviter les blessures graves, à la suite de chutes.

L'état actuel des recherches ne permet pas de déterminer un type de matériau optimal pour toutes les situations. Le tableau Comparaison des différents matériaux de revêtement d'aires de jeux décrit les différents types de revêtement disponibles. Chaque type présente des avantages et des inconvénients.

Sources pour matériaux de revêtement d'aires de jeu

De nombreuses jardineries et quincailleries vendent du sable, du gravier roulé, des copeaux de bois et du paillis de caoutchouc, et leur personnel peuvent vous aider à déterminer la quantité de matériau requise. De plus, les magasins spécialisés en aires de jeu peuvent également vendre des matériaux de revêtement.

Dangers dans les aires de jeu

Exemples de dangers graves présents dans les aires de jeu, pour lesquels une réparation immédiate s'impose

Les éléments dangereux pouvant entraîner des blessures graves chez un enfant, ou encore son décès, doivent être réparés sans délai.

En voici quelques exemples :

Risque de strangulation. Il y a risque de strangulation lorsque des cordons ou des vêtements peu ajustés peuvent se coincer ou s'emmêler, causant ainsi la strangulation. Le haut des glissades et les perches de pompiers, ainsi que toute pièce de matériel mobile (balançoires, carrousels) doivent faire l'objet d'une inspection minutieuse, afin de détecter tout risque de coincement d'un cordon, d'une écharpe ou d'un vêtement quelconque porté au niveau du cou. On doit déterminer, en consultation avec le fabricant du matériel, s'il est possible d'apporter des modifications sécuritaires en vue d'éliminer tout danger. Depuis le début des années 1980, presque tous les décès d'enfants sur des aires de jeu sont associés à la strangulation.

Revêtement inadéquat sous le matériel installé en hauteur. Les revêtements sécuritaires contribuent à protéger les enfants en cas de chute. Les chutes sur des revêtements durs peuvent entraîner des blessures graves, par exemple des fractures osseuses, des traumatismes crâniens et des blessures aux organes internes. Les revêtements adéquats, relativement peu coûteux, sont essentiels pour assurer la sécurité d'une aire de jeu. La plupart des blessures survenant sur les aires de jeu sont associées aux chutes.

Depuis 2003, la norme de la CSA exige que tous les types de revêtements d'aires de jeu subissent des « essais de collision » afin de vérifier leur capacité d'absorption des chocs, à l'aide d'un instrument technique tel qu'un accéléromètre triaxial. Les profondeurs recommandées pour différents types de revêtement meuble (par exemple, le sable, le gravier fin et le paillis), présentées dans l'édition de 1998, ne font plus partie de la norme actuelle de la CSA. Toutefois, il est important de savoir que le revêtement meuble doit être installé à une profondeur d'au moins 15 à 30 cm (6 à 12 po).

Les revêtements durcissent au fil du temps et avec un usage répétitif. On doit donc les tester tous les ans afin de vérifier qu'ils absorbent les chocs de manière adéquate. On doit laisser tomber l'instrument utilisé dans le cadre de l'essai de la surface la plus élevée de laquelle un enfant pourrait vraisemblablement tomber (par exemple, les enfants plus grands peuvent grimper au haut des rambardes, et le font d'ailleurs souvent). Dans l'édition la plus récente de la norme de la CSA (2007), on a fait du point d'essai pour une hauteur de chute sécuritaire le haut des rambardes et des barrières, de manière à vérifier que même lorsque les enfants grimpent au-dessus des plate-formes du matériel, sur les rambardes et les barrières, le revêtement peut absorber leur chute et réduire le risque de blessure grave.

Risque de coincement de la tête et du cou. Il s'agit ici des espaces, sur les aires de jeu, qui sont suffisamment grands pour laisser passer le corps d'un enfant en bas âge, mais assez petits pour coincer sa tête. Étant donné que les bambins et les enfants d'âge préscolaire ont une grosse tête par rapport à la taille de leur corps, cela constitue un danger grave. Les principaux endroits à inspecter sont l'espace entre les marches, les espaces dans les rampes horizontales, ainsi que les espaces entre les plate-formes de hauteurs différentes. Les ouvertures sécuritaires sont soit inférieures à 9 cm (3,5 po), soit supérieures à 22,5 cm (9 po). Les ouvertures non sécuritaires peuvent être facilement modifiées à court terme, en installant par exemple des contre-marches.

Préoccupations de sécurité concernant le bois imprégné sous pression à l'arséniate de cuivre chromaté (ACC). Santé Canada a mis au point une fiche technique sur le bois traité à l'arséniate de cuivre chromaté.

Bienfaits et risqué

Équilibrer les bienfaits de l'exercice physique et les risques de blessure associés aux matériaux d’aires de jeu

Les spécialistes du développement de l'enfant soulignent que les jeux en plein air sont bien davantage qu'une occasion pour les enfants de courir et de se défouler. Les jeux en plein air actifs contribuent à la bonne santé des enfants, et l'insuffisance du temps qu'ils passent à l'extérieur et à s'activer et les conséquences à long terme de cet état de fait pour leur santé sont de plus en plus préoccupantes.

Les jeux de plein air font également partie intégrante du développement global des enfants. Les enfants ont besoin des défis posés par les activités physiques comme l'escalade, les glissades, les sauts et la course. Leurs tâtonnements pour apprendre à utiliser ces installations, leurs relations avec les autres enfants et leur créativité dans les jeux jouent un grand rôle dans leur bien-être affectif.

De récents travaux de recherche ont été consacrés aux avantages d'intégrer des éléments du milieu naturel à la conception des aires de jeu, pour améliorer leur attrait et leur accessibilité pour les enfants. Des éléments respectueux de l'environnement peuvent être intégrés à la conception des aires de jeu, tout en respectant ses critères de sécurité.1

Les installations de jeu modernes de plein air (celles qui associent des plates-formes, des plans inclinés, des glissoires et des cages à grimper) ont été conçues dans cet esprit. Leur conception stimule le jeu spontané, créatif et social plus que le matériel autonome (p. ex., une glissoire ou une balançoire). Les spécialistes ont observé que les installations de jeu créatives aident les enfants qui connaissent des difficultés de développement, soit d'ordre physique, soit d'ordre social, à s'intégrer aux autres enfants pendant les jeux de plein air.

Bien que les blessures les plus graves qui surviennent dans les aires de jeu puissent être évitées en éliminant toutes les hauteurs élevées d'où les enfants sont susceptibles de tomber, cette mesure rendrait également les aires de jeu moins stimulantes et motivantes. Face à des impératifs contradictoires, les gestionnaires de risques et les spécialistes de la prévention des blessures préconisent aux gestionnaires d'aire de jeu d'adopter une approche de minimisation des risques. Il s'agit, par exemple, d'abaisser la hauteur du matériel, dans la mesure du possible, pour l'adapter à l'âge des usagers, d'améliorer le revêtement chargé d'amortir les chutes, de faire inspecter et entretenir régulièrement le matériel, et d'assurer une surveillance adéquate. L'intégration des éléments naturels est également essentielle pour rendre les aires de jeu intéressantes et motivantes.

Les blessures dans les aires de jeu peuvent être évitées en utilisant du matériel conforme aux normes de sécurité en vigueur, en s'assurant qu'une surface meuble et profonde est installée sous l'équipement, et en supervisant de manière active les enfants jouant dans les aires de jeu.

Note en fin de texte

1 Dyment J, Bell A. Our garden is colour blind, inclusive and warm: reflections on green school grounds and social inclusion. International Journal of Inclusive Education 2006;12(2):169-83.

Accessibilité des aires de jeu

Accessibilité des aires de jeu

Les propriétaires et les exploitants d'aires de jeu, les spécialistes de la prévention des blessures, les organismes qui définissent les normes, les gouvernements et les parents peuvent unir leurs efforts afin d'aménager pour les enfants des aires de jeu distrayantes et amusantes, mais qui ne les exposent pas à des risques excessifs. Même les stratégies les plus simples, comme l'installation de revêtements adaptés, réduisent le risque de blessure, mais non le plaisir d'escalader et de sauter.

La création d'une aire de jeu communautaire accessible aux enfants ayant des besoins spéciaux

En s'assurant qu'une aire de jeu est accessible à tous les enfants, on reconnaît l'importance d'une approche communautaire inclusive. Toutefois, la création d'une aire de jeu à la fois stimulante et sécuritaire requiert une planification minutieuse.

  • Des ressources supplémentaires vous sont fournies à la fin de cette section; toutefois, voici quelques éléments clés à prendre en compte lors de la construction d'une aire de jeu accessible :
  • Tenez compte de tous les besoins spéciaux - physiques, sensoriels, mentaux, affectifs et sociaux.
  • Utilisez des couleurs vives, des panonceaux, des images et des consistances différentes pour augmenter la stimulation sensorielle.
  • Aménagez des zones qui incitent aux jeux d'imagination et à la découverte physique, sans perdre de vue l'âge ni les aptitudes des enfants qui fréquenteront l'aire de jeu.
  • Veillez à ce que les voies d'entrée et de sortie de l'aire de jeux permettent d'accéder aux installations. Éliminez les obstacles tels que les bordures surélevées qui pourraient empêcher des enfants avec des besoins spéciaux et leurs parents d'entrer dans l'aire de jeu.
  • N'oubliez pas que certains types de revêtements de protection peuvent gêner les enfants en fauteuil roulant ou qui utilisent des accessoires de locomotion. Un revêtement synthétique coulé sur place (souvent en caoutchouc), des fibres de bois ou de caoutchouc d'ingénierie améliorent l'accessibilité. Le sable et les gravillons peuvent nuire à l'accessibilité parce qu'ils ne permettent pas de tourner facilement en fauteuil roulant.
  • Envisagez d'associer plusieurs matériaux de revêtement. Cette solution peut être rentable pour améliorer l'accessibilité, tout en présentant une élasticité suffisante pour diminuer les blessures consécutives aux chutes. La présence de divers matériaux peut également rendre l'aire de jeu plus attrayante.
  • Veillez à ne pas créer de sources de danger. Consultez la norme pour les aires et l'équipement de jeu, publiée par l'Association canadienne de normalisation (CSA) pour prendre connaissance de lignes directrices en matière de sécurité.

Ressources recommandées pour des renseignements plus détaillés

La Trousse informative Jeux Accessibles a été réalisée par l'Ontario Parks Association. Elle est disponible en langue française et anglaise, en version imprimée et audio, sur CD ou en Braille. Les prix varient selon le support. Vous pouvez commander la trousse sur le site Web de l'OPA  ou en communiquant avec :

Ontario Parks Association (OPA)
Tél. : 905-524-3535
Adresse électronique : opa@opassoc.on.ca

Evergreen est un organisme sans but lucratif national qui se consacre à faire entrer la nature dans les grandes villes canadiennes, grâce à des projets de retour à l'état naturel ou d'« écologisation » des cours d'écoles, des espaces communautaires et des maisons individuelles.
355, rue Adelaide O., 5e étage
Toronto (Ontario) M5V 1S2
Tél. : 1-888-426-3138

Conception et revêtement

Obtenir de l'aide dans le cadre de la conception et du revêtement d'aires de jeu

Les présents renseignements sont fournis à des fins d'information uniquement. Parachute vous recommande de consulter un spécialiste relativement aux spécifications et aux matériaux convenant à la conception et au revêtement d'aires de jeu.

Aires de jeu publiques

L'Association canadienne de normalisation (CSA – Canadian Standards Association) a élaboré la seule norme reconnue à l'échelle nationale concernant les espaces et le matériel de jeu pour enfants. La norme de la CSA s'intitule CAN/CSA-Z614-07 Aires et équipements de jeu. Elle « vise à encourager et promouvoir l'aménagement et l'utilisation d'aires de jeu bien conçues, bien entretenues, innovatrices et stimulantes et, par le fait même, à contribuer au sain développement des enfants. ».

La norme de la CSA fournit des renseignements détaillés au sujet des matériaux, de l'installation, de la résistance du matériel, des revêtements, de l'inspection, de l'entretien, des exigences en matière de performance, ainsi que de l'entrée dans les équipements et la sortie de ceux-ci, de la disposition des espaces de jeu et des spécifications relatives à tous les types de matériel.

Pour connaître tous les aspects de cette norme CSA, il est essentiel de se procurer un exemplaire de la norme. Contactez la CSA en consultant son site ou par téléphone au 1-800-463-6727.

La norme est complexe, et les communautés peuvent avoir besoin d'aide pour vérifier si leurs aires de jeu sont conformes à la norme.

Les inspecteurs d'aires de jeu peuvent mettre leur expertise à profit en matière de conception et de revêtement d'aires de jeu.

Evergreen, qui constitue une autre source d'information sur la conception d'aires de jeu, est un organisme national sans but lucratif qui se consacre à faire entrer la nature dans les grandes villes du Canada par le biais de projets d'écologisation des terrains scolaires, des lieux communautaires ou des domiciles privés. Ses ressources mettent l'accent sur l'utilisation d'éléments naturels dans les installations destinées à stimuler l'activité physique.

Qui plus est, le National Program for Playground Safety des États-Unis regorge de renseignements sur la conception et le revêtement d'aires de jeu.

Aires de jeu résidentielles

La norme CSA ne s'applique pas aux aires de jeu résidentielles. On peut toutefois s'inspirer de règles semblables pour concevoir des aires de jeu plus sûres pour les enfants à domicile.

Inspection des aires de jeu

Trouver un inspecteur d'aires de jeu

De nombreux organismes canadiens offrent des programmes de certification d'inspecteurs d'aires de jeu. Ces groupes peuvent vous mettre en contact avec des professionnels qualifiés qui pourront inspecter votre aire de jeu et vous recommander des modifications afin d'en améliorer la sécurité.

L'Association canadienne des parcs et loisirs (ACPL) gère un programme canadien de certification d'inspecteurs d'aires de jeu, accessible aux personnes qui réussissent les cours de formation théorique et pratique de l'Institut canadien pour la sécurité dans les aires de jeu (ICSAJ).

Au Québec, la formation des inspecteurs d'aires de jeu s'effectue par l'entremise de l'Institut Québécois de la Sécurité dans les Aires de Jeu (IQSAJ). 

L'Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ)
(Cliquez sur « Association », puis sur « Liste des membres accrédités pour la certification des aires extérieures et équipements de jeu des Centres de Petite Enfance et des Garderies du Québec »).

L'Ordre des technologues professionnels du Québec
Les propriétaires et les exploitants tels que les garderies peuvent également communiquer avec des organismes similaires afin d'obtenir les coordonnées d'inspecteurs d'aires de jeu recommandés pour la qualité de leur service et leur professionnalisme. Lors de la recherche d'un inspecteur recommandé, vérifiez s'il a soumis ses rapports à temps par le passé. De plus, une inspection approfondie comprend des photographies des problèmes détectés, une période suffisante pour répondre aux questions du client, ainsi qu'une liste détaillée répertoriant les réparations nécessaires en ordre de priorité. La surveillance du processus d'inspection peut s'avérer instructive pour le client.

L'Association canadienne des responsables d'aires de jeu pour enfants (CAPP - Canadian Association of Playground Practitioners)

L'embauche d'un inspecteur certifié en sécurité des aires de jeu

Lors de la prise de contact avec vos inspecteurs d'aires de jeu potentiels, il est important de tenir compte de certains éléments clés.

Sont-ils en mesure de vous fournir une preuve de leur certification actuelle d'inspecteur en sécurité des aires de jeu émise par un organisme réputé, tel que l'Association canadienne des parcs et loisirs (ACPL), l'Ontario Parks Association ou l'Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ)?

Ont-ils une compréhension technique approfondie de la norme actuelle de la CSA concernant les espaces et le matériel de jeu pour enfants?

Prévoient-ils de calculer le risque de blessure en utilisant les appareils d'évaluation de la performance des revêtements et d'autres instruments d'évaluation du matériel de jeu décrits dans la norme de la CSA?

Sont-ils en mesure de vous fournir une liste de références actuelles avec qui vous pouvez communiquer

Ont-ils des conflits d'intérêts à déclarer? S'ils travaillent avec des fabricants, des fournisseurs ou d'autres entrepreneurs impliqués dans l'exploitation d'aires de jeu, ou s'ils dépendent d'eux, il est possible qu'ils ne puissent évaluer de manière objective votre aire de jeu.

Coût de l'inspection d'une aire de jeu

Le coût de l'inspection professionnelle d'une aire de jeu dépend de nombreux facteurs, dont la taille et l'âge de l'aire de jeu, son emplacement, les exigences de l'assureur de son exploitant, ainsi que l'expérience et les titres de compétences de l'inspecteur.

Les photographies peuvent augmenter le coût du rapport d'inspection, mais s'avérer très utiles pour mieux comprendre les recommandations contenues dans le rapport, en plus de faciliter la communication de vos besoins à d'autres entrepreneurs pouvant effectuer des réparations ou des rénovations sur votre aire de jeu.

Dans les régions éloignées, il peut être plus dispendieux d'embaucher un inspecteur d'aires de jeu en raison des distances plus longues. Les propriétaires et les exploitants peuvent contourner cet obstacle en réunissant leurs ressources et en organisant l'inspection d'aires de jeu multiples en un seul déplacement.

Normes relatives aux aires de jeu

Qui est responsable de la sécurité de l'aire de jeu?

La personne, l'entreprise ou l'organisme qui possède ou exploite une aire de jeu est responsable de la sécurité du matériel et de l'environnement de l'aire de jeu. Les normes volontaires relatives aux espaces et au matériel de jeu pour enfants ont été élaborées par l'Association canadienne de normalisation (CSA - Canadian Standards Association). Elles sont applicables de manière volontaire, sans obligation légale. Il est de la responsabilité de chaque propriétaire ou exploitant de s'assurer que son aire de jeu est sécuritaire.

Il n'existe aucun organisme national chargé de faire respecter les normes relatives à la sécurité des aires de jeu. Certaines juridictions du Canada ont adopté des règlements obligeant les exploitants d'aires de jeu publiques à vérifier la conformité de celles-ci avec la norme de la CSA. Par exemple, dans certaines provinces, on exige la conformité des aires de jeu des garderies avec la norme comme condition à l'octroi d'un permis d'exploitation.

Qui peut inspecter les aires de jeu afin de vérifier qu'elles satisfont aux normes actuelles?

Les inspecteurs en sécurité des aires de jeu ont reçu la formation requise afin d'évaluer la sécurité d'une aire de jeu. Au Canada, différents organismes assurent la formation d'inspecteurs en sécurité des aires de jeu en vue de leur certification. À ce sujet, la section intitulée Inspecteurs et inspections d'aires de jeu peut s'avérer utile.

Quelles sont les questions d'assurance et de responsabilité touchant les aires de jeu? Les exploitants sont-ils exposés à un risque plus élevé s'ils ne satisfont pas aux normes de la CSA?

La norme de la CSA n'est pas une loi; il s'agit plutôt d'une norme volontaire, uniquement destinée à l'application dans les espaces de jeu nouvellement construits. L'observation de la norme de la CSA ne devient obligatoire que lorsqu'on y fait référence dans les lois ou les politiques d'un organisme réglementaire (par exemple, dans les garderies ontariennes, les aires de jeu doivent satisfaire à la norme de la CSA pour l'obtention d'un permis d'exploitation). Selon les informations fournies à SécuriJeunes Canada par des experts canadiens en matière de garde d'enfants, d'activités récréatives et de responsabilités, un programme bien structuré d'inspection et d'entretien, ainsi qu'un échéancier pour les améliorations, peuvent également être utilisés au tribunal pour démontrer que l'exploitant d'une aire de jeu donnée fait preuve de « diligence raisonnable ».

En ce qui concerne les aires de jeu existantes, comment les propriétaires ou exploitants peuvent-ils garantir leur sécurité?

Du point de vue pratique, bon nombre des organismes et juridictions qui exploitent des aires de jeu n'ont pas les moyens financiers de reconstruire des aires de jeu entières; par ailleurs, cela n'est pas toujours nécessaire. Une mise à niveau et une amélioration du matériel et des revêtements peuvent être suffisantes. Toutefois, les aires de jeu plus anciennes peuvent présenter un risque de blessure variable pour les enfants qui les utilisent. Il est malheureusement fort probable qu'un nombre considérable de ces aires de jeu continuent d'exister dans de nombreuses communautés canadiennes.

Parachute recommande aux autorités communautaires de travailler en collaboration à l'élaboration de plans à long terme visant à vérifier les aires de jeu publiques et à les mettre à niveau. En fonction de la communauté visée, les partenaires peuvent comprendre les conseils scolaires, les ministères responsables des parcs municipaux et des loisirs, les organismes de réglementation des garderies, les exploitants de garderies, les coalitions locales pour la prévention des blessures, les conseils de bandes des Premières nations et les ministères responsables de la santé publique. Nous recommandons également avec ardeur l'implication des fournisseurs d'assurance de responsabilité civile dans le processus d'évaluation et de planification. Il faut se prémunir de manière immédiate contre les dangers très graves ou pouvant entraîner un décès.

Voici les étapes recommandées :

  • Évaluez votre aire de jeu, de préférence en compagnie d'un inspecteur d'aires de jeu qualifié.
  • Élaborez un plan permettant de se prémunir contre tout danger.
  • Éliminez ou réparez les éléments constituant un danger grave ou pouvant entraîner un décès de manière immédiate.
  • Planifiez la mise à niveau des autres éléments dangereux dans un délai aussi rapide que possible.
  • Faites en sorte que votre aire de jeu entière devienne conforme à la norme de la CSA au cours des prochaines années.
  • Planifiez l'inspection et l'entretien réguliers de votre aire de jeu.
  • Faites de la mise à niveau des revêtements de protection une priorité.

Normes au Canada

L'Association canadienne de normalisation (CSA - Canadian Standards Association) a élaboré la seule norme reconnue à l'échelle nationale concernant les espaces et le matériel de jeu pour enfants. La norme de la CSA fournit des renseignements détaillés au sujet des matériaux, de l'installation, de la résistance du matériel, des revêtements, de l'inspection, de l'entretien, des exigences en matière de performance, ainsi que de l'accès aux aires de jeu, de la disposition des espaces de jeu et des spécifications relatives à tous les types de matériel. La CSA a publié ses premières directives relatives aux aires de jeu en 1990, pour ensuite les réviser et les mettre à jour de façon régulière.

Les normes sont applicables de manière volontaire, sans obligation légale. Elles s'appliquent aux aires de jeu publiques, comme celles que l'on retrouve sur les cours d'écoles, dans les parcs, dans les garderies ou dans les motels. Elles ne s'appliquent pas aux aires de jeu de terrains privés ou résidentiels, ou encore aux installations intérieures. Il n'existe aucun organisme national chargé de faire respecter les normes relatives à la sécurité des aires de jeu; en revanche, certaines juridictions du Canada ont adopté des règlements obligeant les exploitants d'aires de jeu publiques à vérifier la conformité de celles-ci avec la norme de la CSA. Par exemple, dans certaines provinces, on peut exiger la conformité des aires de jeu des garderies avec la norme comme condition à l'octroi d'un permis d'exploitation. Les normes ne sont pas rétroactives et ne s'appliquent qu'aux espaces et au matériel de jeu installés après la date de publication de la norme. La CSA n'homologue pas les aires de jeu ou les pièces de matériel de jeu spécifiques.

Pour de plus amples renseignements au sujet de la norme, ou pour en obtenir un exemplaire, veuillez prendre contact avec la CSA ou 1-800-463-6727.

Aires de jeu aquatiques

Aires de jeu et plans d'eau naturels et aménagements aquatiques

Les aires de jeu peuvent être situées à proximité de plans d'eau naturels, comme des étangs, des lacs ou des ruisseaux ou d'aménagements aquatiques, comme des fontaines à jets douchant et des pataugeoires. Ceux-ci peuvent agrémenter les jeux des enfants en leur permettant de se rafraîchir pendant les chauds mois d'été. Il est important de ne pas oublier que les enfants risquent de se noyer, chaque fois qu'un plan d'eau ou un aménagement aquatique est présent. Ce risque est le plus élevé pour les jeunes enfants âgés de moins de 5 ans pour les raisons Enfant jouant au parc aquatiquesuivantes :

  • il ne leur suffit que d'un pouce d'eau (2,5 centimètres) pour se noyer.
  • l'eau les attire, mais ils ne peuvent pas en comprendre les dangers.
  • leur sens de l'équilibre et leur coordination sont insuffisants, ce qui augmente leur risque de chute dans des plans d'eau.

Les parents doivent prendre les mesures ci-dessous pour éviter les noyades et les autres blessures susceptibles de se produire dans les fontaines à jets douchant et les pataugeoires.

Surveiller attentivement leur enfant: les enfants âgés de moins de 5 ans doivent être systématiquement à la portée des parents; les parents ne doivent pas perdre de vue les enfants plus âgés, ni les laisser s'éloigner.

Enseigner aux enfants plus âgés les règles à respecter pour jouer en toute sécurité

  • se déplacer en marchant, sans courir.
  • jouer à tour de rôle avec les différents accessoires (comme les robinets, les jets d'eau et les jouets).

Faire porter aux enfants des chaussures adaptées aux jeux d'eau: des chaussures antidérapantes, sécuritaires et confortables sont à porter pendant les jeux d'eau, pour éviter les coupures et les éraflures provoquées par des éléments étrangers comme des gravillons, susceptibles de s'être accumulés sur la surface des fontaines à jets douchant.

Signaler tout accessoire cassé ou endommagé au gestionnaire ou à l'organisme qui gère la fontaine à jets douchant: Les enfants peuvent se blesser à des accessoires cassés ou endommagés et ceux-ci doivent être réparés ou remplacés.

Toutes les piscines privées et les étangs décoratifs doivent être entourés d'une clôture sur leurs 4 côtés, indépendamment de l'emplacement éventuel d'une aire de jeu. Installez sur les 4 côtés de votre piscine une clôture d'au moins 4 pieds (1,2 mètre) de haut. Cette clôture doit être équipée d'une porte à fermeture et verrouillage automatiques et doit être conçue de manière à empêcher les enfants de passer par-dessous ou par-dessus elle.

Les pataugeoires pour les trottineurs ou les aires de jeu devraient être vidé à tous les jours. La plupart du temps, les enfants se noient lorsqu'aucun adulte ne les surveille.

Sécurité à proximité des eaux libres

Sécurité à proximité des eaux libres

Sécurité à proximité des eaux libresUne noyade se produit rapidement et silencieusement. Cela arrive de façon telle qu'un enfant ne fait que couler à pic. Un jeune enfant peut se noyer dans seulement 2,5 cm (1 po) d'eau, et ce, en quelques secondes.

La noyade est la deuxième cause de décès accidentelle chez les enfants canadiens. Tous les enfants sont sujets à de plus grands risques de se noyer dans les rivières, les lacs et les étangs.

Cependant, la plupart des décès chez les enfants âgés de 1 à 4 ans surviennent dans les piscines privées, surtout lorsqu'ils sont sans surveillance. La proportion d'enfants qui se sont noyés au cours des dix dernières années alors qu'aucun adulte ne les surveillait représente 42% de l'ensemble des noyades chez les enfants.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant

Gardez constamment votre enfant en vue et restez à la portée de main de celui-ci lorsqu'il se trouve dans l'eau, sur l'eau ou à proximité. Les adultes devraient rester tout près d'un enfant de 5 ans ou moins, ou d'un enfant plus âgé qui ne sait pas bien nager lorsque celui-ci est dans l'eau ou qu'il joue près de l'eau.

Ne vous fiez pas à des enfants plus âgés. Ne laissez jamais un enfant seul avec une sœur ou un frère ou un ami plus âgé. De nombreuses noyades sont survenues lorsque les enfants étaient surveillés par des amis, des sœurs ou des frères plus âgés.

Assurez la sécurité des enfants sur votre propriété (la maison ou le chalet) par le clôturage d’un emplacement sans accès direct au lac pour que les enfants y jouent. L'installation d'une clôture sur les 4 côtés, équipée d'une porte à fermeture et verrouillage automatiques est le meilleur moyen d'isoler un aire de jeu de l’eau.

Apprenez à nager ou faites surveiller votre enfant par un adulte expérimenté en la matière. Apprenez les premiers soins et la RCR. Veillez à ce qu'un nageur chevronné soit en compagnie de votre enfant lorsqu'il est dans ou à proximité de l'eau. S'il arrive que votre enfant coule à pic, il est nécessaire qu'un nageur chevronné soit présent afin de le sortir rapidement de l'eau et d'administrer la RCR, au besoin.

Les jeunes enfants et les mauvais nageurs doivent porter des gilets de sauvetage lorsqu'ils se trouvent dans l'eau, sur l'eau ou à proximité de l'eau. Les gilets de sauvetage confèrent une protection supplémentaire à votre enfant, mais il faut également le surveiller.

Faites prendre des leçons de natation à votre enfant. Il est préférable de vous assurer que les enfants ont la formation voulue, mais il est important de ne pas supposer que celle-ci leur confère une protection particulière. Il est essentiel de superviser votre enfant, même si celui-ci prend ou a pris des leçons de natation.

Enseignez à vos enfants les règles de sécurité en milieu aquatique, ainsi que des notions au sujet des courants. Enseignez à vos enfants toutes les règles de sécurité en milieu aquatique, ainsi que des notions au sujet des courants dans les lacs et les rivières. Cela les aidera à mieux comprendre les raisons pour lesquelles ils ne peuvent faire certaines choses lorsqu'ils sont dans l'eau ou à proximité.

Rives privées

La prévention de la noyade dans les rivières, les lacs et les étangs de votre entourage

Enfant portant un VFIUne noyade se produit rapidement et silencieusement. Cela arrive de façon telle qu'un enfant ne fait que couler à pic. Un jeune enfant peut se noyer dans seulement 2 centimètres (1 pouce) d'eau, et ce, en quelques secondes.

La noyade est la deuxième cause de décès accidentelle chez les enfants canadiens. La plupart des décès chez les enfants âgés de 1 à 4 ans surviennent dans les piscines privées, surtout lorsqu'ils sont sans surveillance. La proportion d'enfants qui se sont noyés au cours des dix dernières années alors qu'aucun adulte ne les surveillait représente 42 % de l'ensemble des noyades chez les enfants. Tous les enfants sont sujets à de plus grands risques de se noyer dans les rivières, les lacs et les étangs.

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant

Gardez constamment votre enfant en vue et restez à la portée de celui-ci lorsqu'il se trouve dans l'eau, sur l'eau ou à proximité. Les adultes devraient rester tout près d'un enfant de 5 ans ou moins, ou d'un enfant plus âgé qui ne sait pas bien nager lorsque celui-ci est dans l'eau ou qu'il joue près de l'eau.

Apprenez à nager ou faites surveiller votre enfant par un adulte expérimenté en la matière. Apprenez les premiers soins et la RCR. Veillez à ce qu'un nageur chevronné soit en compagnie de votre enfant lorsqu'il est dans ou à proximité de l'eau. S'il arrive que votre enfant coule à pic, il est nécessaire qu'un nageur chevronné soit présent afin de le sortir rapidement de l'eau et d'administrer la RCR, au besoin.

Les jeunes enfants et les mauvais nageurs doivent porter des gilets de sauvetage lorsqu'ils se trouvent dans l'eau, sur l'eau ou à proximité de l'eau. Les gilets de sauvetage confèrent une protection supplémentaire à votre enfant, mais il faut également le surveiller, car les gilets de sauvetage N'EMPÊCHENT PAS la noyade.

Faites prendre des leçons de natation à votre enfant. Il est préférable de vous assurer que les enfants ont la formation voulue, mais il est important de ne pas supposer que celle-ci leur confère une protection particulière. Il est essentiel de superviser votre enfant, même si celui-ci prend ou a pris des leçons de natation.

Enseignez à vos enfants les règles de sécurité en milieu aquatique, ainsi que des notions au sujet des courants. Enseignez à vos enfants toutes les règles de sécurité en milieu aquatique, ainsi que des notions au sujet des courants dans les lacs et les rivières. Cela les aidera à mieux comprendre les raisons pour lesquelles ils ne peuvent faire certaines choses lorsqu'ils sont dans l'eau ou à proximité.

Piscines privées

La piscine privée est l'endroit où la noyade est le plus souvent signalée pour les enfants âgés de un à quatre ans. La noyade est la deuxième cause de décès accidentelle, chez les enfants canadiens. Celle-ci survient rapidement et silencieusement.

Mère rester près de son fils dans la piscineVoici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

Installez une clôture quadrangulaire de 1,2 m (4 pi) de haut, munie d'une barrière à fermeture et à verrouillage automatiques autour de votre piscine privée. Installer une clôture quadrangulaire de 1,2 m de haut, munie d'une barrière à fermeture automatique contribue à empêcher les enfants d'atteindre la piscine. L'absence de clôture permet aux enfants d'avoir un accès non protégé à la piscine. Une clôture appropriée, formée de planches verticales au lieu de planches horizontales ou en treillis métallique, pourrait empêcher 7 incidents liés à la noyade sur 10, impliquant des enfants de moins de 5 ans dans des piscines privées. Consultez les conseils sur la conception sécuritaire des clôtures de piscine contenus dans nos informations sur les clôtures de piscines privées.

Gardez toujours votre enfant en vue et soyez à portée de main de celui-ci lorsqu'il se trouve dans l'eau, sur l'eau ou à proximité de l'eau. La noyade se produit habituellement lorsqu'un enfant coule simplement à pic. Un enfant peut se noyer dans seulement 2,5 cm (1 po) d'eau, en seulement une seconde. Quarante-deux pourcent de tous les enfants qui ont péri par noyade, au cours des dix dernières années, se sont noyés alors qu'aucun adulte ne les surveillait. Les adultes doivent rester tout près d'un enfant de 5 ans ou moins, ou d'un enfant plus âgé qui ne sait pas bien nager lorsque celui-ci est dans l'eau ou qu'il joue près de l'eau.

Apprenez à nager ou faites surveiller votre enfant par un adulte expérimenté en la matière. Sachez comment administrer les premiers soins et la RCR.

Veillez à ce qu'un nageur chevronné soit en compagnie de votre enfant lorsqu'il est dans la piscine ou à proximité de celle-ci. Comme il se peut que votre enfant coule à pic, il est nécessaire qu'un nageur chevronné soit présent afin de le sortir rapidement de l'eau et de lui administrer la RCR, au besoin.

Les jeunes enfants et les mauvais nageurs doivent porter des gilets de sauvetage lorsqu'ils se trouvent dans la piscine ou à proximité de celle-ci. Les gilets de sauvetage confèrent une protection supplémentaire à votre enfant, mais il faut également le surveiller.

Faites prendre des leçons de natation à votre enfant. Il est préférable de vous assurer que les enfants ont la formation voulue, mais il est important de ne pas supposer que celle-ci les protège totalement. Il est vraiment essentiel de surveiller votre enfant, même si celui-ci prend ou a pris des leçons de natation.

Assurez-vous de bien équiper votre piscine. Renseignez vous auprès de votre administration municipale sur le type de matériel dont vous devez disposer pour votre piscine. Vous devriez toujours être équipé de :

  • une trousse de premiers soins;
  • un téléphone pour les situations d'urgence;
  • une longue perche;
  • une bouée circulaire attachée à une corde.

Baignoires

Les bébés de moins d'un an sont susceptibles de se noyer dans la baignoire plus que n'importe où ailleurs. 

Voici comment vous pouvez contribuer à réduire de tels risques pour votre enfant :

La mère tenant un bébé dans une pataugeoireSoyez constamment aux aguets. Les bébés peuvent se noyer dans seulement 2,5 cm d'eau, et ce, en quelques secondes. Il est important de garder constamment l'enfant en vue et à sa portée lorsqu'il est dans ou près de l'eau.

Ne vous fiez pas à des enfants plus âgés. Ne laissez jamais un bébé seul avec une sœur ou un frère plus âgé. De nombreuses noyades sont survenues lorsque les enfants étaient surveillés par des sœurs ou des frères plus âgés.

Les sièges de bain ne sont pas sécuritaires. En 2005, Santé Canada a émis un avis sur les sièges de bain. Les pédiatres canadiens ont rapporté 20 blessures, ainsi que 12 quasi-noyades lors de l'utilisation de sièges de bain pour bébé, entre 2003 et 2005. Les sièges de bain donnent aux parents et aux soignants un faux sentiment de sécurité. Les parents signalent qu'ils sont plus à l'aise de laisser leur bébé seul dans la baignoire pendant quelques instants si celui-ci est assis dans un siège de bain. Mais les sièges de bain sont dangereux. Si votre bébé glisse sous l'anneau, le siège peut piéger votre bébé sous l'eau. De plus, les bras qui sont fixés sur le côté de la baignoire peuvent se dérober. Votre bébé peut également être piégé sous l'eau de cette façon.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques associés aux sièges de bain, consultez le site Web de Santé Canada sur la sécurité des produits de consommation ou appelez le 1 866-662-0666.

Gilets de sauvetage

Vetement de flottaison individuel (VFI)

Gilets de sauvetage et les V.F.I

Un gilet de sauvetage maintient la personne qui le porte en position verticale. Il la retourne pour lui orienter le visage vers le haut. Un V.F.I. fait flotter une personne, mais sans lui maintenir automatiquement le visage vers le haut. Un V.F.I est plus léger et moins encombrant qu'un gilet de sauvetage. Les V.F.I. tiennent davantage les personnes au chaud dans l'eau, parce ce dispositif de flottaison se répartit uniformément sur le corps.

Parachute emploie le terme " gilet de sauvetage " pour désigner tous les types de gilets de sécurité nautique homologués (y compris les V.F.I.) pour informer les parents le plus clairement et simplement possible.

Dans la mesure où ils sont conçus pour des enfants, vous pouvez choisir soit un gilet de sauvetage, soit un vêtement de flottaison individuel (V.F.I.) pour votre enfant. N'oubliez pas de surveiller attentivement votre enfant quand il se trouve dans ou à proximité de l'eau, même s'il porte un gilet de sauvetage ou un V.F.I.

Vérifiez que le gilet de sauvetage ou le V.F.I. de votre enfant s'ajuste bien sur son corps. N'oubliez pas que les jouets gonflables comme flotteurs enfilés sur les bras et les bouées gonflables ne sont pas des accessoires de sécurité, contrairement aux gilets de sauvetage.

Les enfants et les gilets de sauvetage

De jeunes enfants se sont souvent noyés à proximité de l'eau, sans avoir l'intention de nager. Les enfants peuvent tomber rapidement et sans bruit dans l'eau, sans que les adultes en prennent conscience. Un gilet de sauvetage peut assurer la sécurité de votre enfant jusqu'à ce que quelqu'un puisse le secourir.

Vérifiez que le gilet de sauvetage est prévu pour le poids de votre enfant. Bouclez-le systématiquement et utilisez toutes ses attaches. Votre enfant pourrait glisser en dehors de son gilet de sauvetage si celui-ci est trop grand ou n'est pas fermé correctement.

  • Si votre enfant a moins de cinq ans, faites-lui porter un gilet de sauvetage quand il joue près de l'eau ou dans l'eau, par exemple dans une piscine ou à la plage. Même dans ces conditions, vous devrez rester à proximité de lui.
  • Si votre enfant a plus de cinq ans et ne sait pas bien nager, faites-lui porter un gilet de sauvetage quand il est dans l'eau. Vous devrez également rester près de lui, dans cette situation.
  • Si vous vous rendez à un endroit proche d'un plan d'eau, emportez un gilet de sauvetage à la taille de votre enfant. Vous ne trouverez peut-être pas de gilet de sauvetage à sa taille, une fois rendus à destination.
  • En bateau, veillez à ce que vous et votre enfant porte systématiquement un gilet de sauvetage qui s'ajuste correctement sur son corps.

Quel gilet de sauvetage convient à mon enfant?

Avec l’aimable autorisation de la Croix-Rouge canadienne

Vérifiez que la taille du gilet de sauvetage correspond au poids de votre enfant. Il existe des limites de poids à ne pas dépasser pour les gilets de sauvetage des enfants. La taille des gilets pour adulte dépend de la mensuration du torse et du poids du corps.
Assurez-vous que le gilet de sauvetage est confortable et léger, pour que votre enfant le porte. Le gilet de sauvetage doit se porter serré, mais avec aisance.

Vérifiez sur l'étiquette que le gilet de sauvetage a été homologué par au moins un des organismes suivants :

  • Transports Canada;
  • Garde côtière canadienne;
  • Pêches et Océans Canada.

Dans le cas des jeunes enfants, le gilet de sauvetage doit également présenter les caractéristiques particulières ci-dessous :
grand col (pour le soutien de la tête);

  • lanière de sécurité qui s'attache entre les jambes - pour empêcher le gilet de sauvetage de glisser par-dessus la tête de votre enfant;
  • un sifflet
  • sangle réglable autour de la taille - pour que vous puissiez serrer le gilet de sauvetage;
  • attaches au niveau du cou ou/et une solide fermeture à glissière de plastique;
  • matière de couleur vive et présence d'un ruban réfléchissant pour vous permettre de voir votre enfant dans l'eau.

Vérifiez au moins une fois par année que le gilet de sauvetage de votre enfant est toujours à sa taille et n’est pas déchiré ou endommagé.

Est-ce sécuritaire d'emmener mon bébé à bord d'un bateau?

Même si il y a des gilets de sauvetage pour les bébés sur le marché canadien, il n'existe pas de normes canadiennes pour ces gilets. Donc, ces gilets de sauvetage ne peuvent pas assurer la sécurité d'un jeune bébé. Au Canada les gilets de sauvetage sont homologués pour les nourrissons de 9 kilogrammes (20 livres). Attendez que votre enfant pèse au moins 9 kilogrammes (20 livres) et qu'un gilet de sauvetage homologué au Canada s'ajuste correctement sur son corps pour l'emmener en bateau. Le poids de nombreux bébés atteint 9 kilogrammes (20 livres) entre l'âge de 9 et 12 mois.

La loi, les gilets de sauvetage et les bateaux

Les lois canadiennes en vigueur exigent que les bateaux de plaisance soient munis, pour chaque passager, d'un gilet de sauvetage qui s'ajuste correctement. Aucune loi n'impose cependant aux passagers de les porter. Cependant, dans 9 cas sur 10, les personnes qui se sont noyées dans des incidents impliquant des bateaux ne portaient pas de gilet de sauvetage. Un gilet de sauvetage n'assure votre sécurité qu'à condition que vous le portiez. Veillez à ce que tous les enfants et les adultes portent un gilet de sauvetage à bord d'un bateau.

Où puis-je me renseigner sur les gilets de sauvetage et la sécurité nautique?

Conseils pour la prévention des noyades

Parachute recommande aux parents de faire appel à cinq couches de protection pour protéger les enfants de la noyade.

Surveillance par des adultes

Enfant essayant de monter une clôture de piscineNe perdez jamais votre enfant de vue et ne le laissez jamais hors d'atteinte dans ou à proximité de l'eau. Cette règle s'applique aux piscines résidentielles, aux baignoires et aux plans d'eau comme les lacs et les rivières. Si votre enfant est âgé de moins de 5 ans ou nage mal, ne le laissez pas s'éloigner. N'oubliez pas non plus de surveiller attentivement les enfants plus âgés. En effet, ils peuvent se trouver en difficulté même s'ils savent nager, surtout en eau libre.

Il est impossible de se fier à un frère, une sœur ou un copain plus âgé pour surveiller un jeune enfant sans risque. Des enfants se sont noyés en étant surveillé par un enfant, un frère ou une sœur plus âgé.

Formation des adultes

Apprenez la RCR (réanimation cardio-respiratoire), les premiers soins, le sauvetage en milieu aquatique et la natation. Si votre enfant se trouve en difficulté pendant que vous le surveillez, la formation au sauvetage en milieu aquatique pourrait lui sauver la vie. Renseignez vous auprès de votre municipalité sur la formation dispensée dans votre collectivité.

Clôture sur les quatre côtés des piscines

Près de la moitié des noyades d'enfants se produisent dans des piscines privées.
La recherche révèle que l'installation d'une clôture sur les quatre côtés des piscines pourrait éviter, dans au moins 7 cas sur 10, les noyades d'enfants de moins de 5 ans.

La majorité des clôtures n'entourent les piscines privées que sur trois de leurs côtés. Les enfants peuvent donc accéder directement à la piscine à partir de la maison.

Il a fallu très peu de temps à la majorité des enfants qui se sont noyés dans une piscine privée pour tomber à l'eau quand leurs parents ou les personnes responsables d'eux ne les surveillaient pas. Les enfants se noient rapidement et sans bruit. Un parent n'entendrait pas son enfant sortir par la porte de derrière, glisser dans l'eau et se noyer, de l'intérieur de la maison.

Les clôtures sécuritaires installées autour des piscines sont conçues pour empêcher les enfants de les franchir en passant par dessus, sous ou à travers elles. Leur hauteur doit mesurer au moins 1,2 mètre (4 pieds) et leur porte doit se fermer et se verrouiller automatiquement.

Consultez les conseils sur la conception sécuritaire des clôtures de piscine contenus dans nos informations sur les clôtures de piscines privées.

Gilets de sauvetage

Faites porter des gilets de sauvetage aux jeunes enfants de moins de 5 ans et à ceux qui nagent mal dans ou à proximité de l'eau. Les enfants devraient toujours porter un gilet de sauvetage à bord d'un bateau. Vous devriez en faire autant, même si vous savez nager. Les plaisanciers ne portaient pas de gilet de sauvetage dans 9 cas sur 10 quand ils se sont trouvés en difficulté et se sont noyés au Canada. Le port d'un gilet de sauvetage peut également servir à donner le bon exemple aux enfants.

Assurez-vous que le gilet de sauvetage correspond au poids de votre enfant et s'ajuste sur le corps en le serrant. Vérifiez sur l'étiquette que le gilet de sauvetage a été homologué par au moins un des organismes suivants :

  • Transports Canada;
  • Garde côtière canadienne;
  • Pêches et Océans Canada.

Consultez notre section sur les gilets de sauvetage pour obtenir un complément d'information.

Leçons de natation

Les leçons de natation sont un moyen efficace de donner de l'assurance aux enfants et de les mettre à l'aise à proximité de l'eau. D'après une enquête réalisée par SécuriJeunes Canada, plus de 4 parents sur 5 sont persuadés que les leçons de natation sont le meilleur moyen de protéger leur enfant de la noyade.  Les leçons de natation ne peuvent pas protéger votre enfant de la noyade à elles seules.

Le développement physique des enfants de moins de 5 ans ne leur permet pas d'effectuer les mouvements de nage par leurs propres moyens. Les leçons de natation pour les trottineurs devraient leur faire avant tout découvrir l'eau et informer les parents sur la sécurité aquatique. Les enfants âgés de 5 ans et plus peuvent commencer à apprendre les mouvements de nage et les sports aquatiques. Surveillez toujours attentivement votre enfant, même quand il saura bien nager.

Détecteurs de monoxyde et carbone

Les détecteurs de monoxyde de carbone peuvent sauver la vie de votre enfant.

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et toxique, produit par des sources telles que des appareils défectueux, des sécheuses, des chaudières, ou des fumées d'échappement provenant d'automobiles stationnées dans des garages. Ce gaz peut entraîner le coma, voire la mort.

Voici quelques conseils en matière de sécurité pour prévenir l'empoisonnement par le monoxyde de carbone :

Installez des détecteurs de monoxyde d​e carbone.

Veillez à vérifier les étiquettes de tous vos détecteurs de monoxyde de carbone afin de vous assurer qu'ils satisfont aux normes telles que celles de la CSA, de l'ACG, de l'ULC ou de l'UL. Il est important de disposer des détecteurs de monoxyde de carbone sur tous les paliers de la maison, en particulier près des chambres à coucher et de la source de chauffage. L'efficacité des détecteurs de monoxyde de carbone dans la prévention des décès attribuables à l'empoisonnement par le monoxyde de carbone a été démontrée.

Remplacement.

La plupart des détecteurs de monoxyde de carbone doivent être remplacés tous les cinq ou sept ans, peu importe leur utilisation. Reportez-vous au guide du fabricant pour savoir quand changer votre détecteur. Habituellement, il y a un endroit sur l'appareil pour y écrire une date de rappel.

Passez en revue vos appareils électroménagers.

Il est important d'entretenir chaque année l'ensemble des appareils à combustible et des chaudières afin de minimiser les risques d'empoisonnement au monoxyde de carbone. Assurez-vous que les évents des fours à bois et des foyers sont bien dégagés.

Casques de ski et de planche à neige

Les skieurs et les surfeurs des neiges sont-ils exposés à un risque de traumatisme crânien?

Une étude internationale, dont le Canada a fait partie, a conclu que les traumatismes crâniens constituaient la cause la plus commune de décès chez les skieurs et les surfeurs des neiges. Les traumatismes cérébraux sont responsables de 50 à 88 % des décès survenant dans les stations de ski 1 et de 67 % des décès chez les enfants skieurs.2 Les traumatismes crâniens représentent, quant à eux, de 3 à 15 % de l'ensemble des blessures subies par les skieurs et les surfeurs des neiges.1

Enfants portant un casque et des lunette font du ski

Les skieurs et les surfeurs des neiges débutants sont les plus enclins à subir des blessures; toutefois, les surfeurs des neiges débutants sont encore plus enclins à subir de graves traumatismes crâniens.1 Les traumatismes crâniens et les blessures au cou sont plus fréquents chez les enfants et les adolescents que chez les adultes, ce qui peut être attribuable à un certain nombre de facteurs particuliers aux enfants. Les muscles et les os des enfants, n'étant pas parvenus à maturité, peuvent entraîner davantage de chutes et se fatiguent plus rapidement lorsqu'ils pratiquent une activité physique. De plus, les enfants portent souvent un équipement de ski inapproprié en raison de leur croissance continue d'une saison de ski à l'autre.3

Quel type de traumatisme crânien peut survenir?

De façon générale, on observe une augmentation du nombre de traumatismes crâniens et médullaires.1 La plupart des traumatismes crâniens (83 %) sont des commotions.6 Les commotions représentent 9,6 % des blessures subies par les skieurs, 14,7 % des blessures subies par les surfeurs des neiges et 5,7 % des blessures subies par les adeptes du miniski. Chez les skieurs comme chez les surfeurs des neiges, les traumatismes cérébraux constituent la principale cause de décès.On estime que de 50 à 88 % des décès qui surviennent sur les pentes de ski peuvent être associés aux traumatismes cérébraux.1

Le port du casque protège-t-il réellement le skieur ou le surfeur des neiges?

De nombreuses études ont démontré l'efficacité des casques de ski et de planche à neige dans la prévention des traumatismes crâniens.1 On estime que sur dix personnes portant un casque, jusqu'à cinq d'entre elles pourraient éviter un traumatisme crânien.4 Des études démontrent également que même à une vitesse de 19 km/h, un casque de ski peut contribuer à réduire les lésions cérébrales subies.1 On a également démontré que le port du casque de ski et de planche à neige n'augmente pas le risque de blessure au cou.5

Les skieurs qui portent le casque adoptent-ils un comportement plus risqué?

Les preuves sont mitigées en ce qui concerne le lien entre la prise de risques et le port du casque. Certaines études réalisées sur le sujet n'ont démontré aucun lien entre la prise de risques et le port du casque, tandis que d'autres ont mené à la conclusion que les skieurs qui portaient un casque faisaient preuve d'une plus grande prudence.6, 8 Des études semblables portant sur les cyclistes et les joueurs de hockey ont conclu que l'usage d'un casque ou d'équipement de sécurité n'incitait pas à l'adoption d'un comportement plus risqué.9, 10

Quelle est l'importance de l'ajustement adéquat du casque?

Pour qu'un casque puisse bien protéger un adulte ou un enfant, il doit être ajusté et attaché adéquatement. Le casque de ski ou de planche à neige doit être installé de façon à laisser un espace d'une largeur correspondant à deux doigts au-dessus des sourcils, et être bien ajusté et confortable, avec un espace de la largeur d'un seul doigt entre le menton et la jugulaire (courroie au niveau du menton). Les coussinets du casque doivent être en contact avec les joues et le front, tandis que l'arrière du casque ne doit pas toucher la nuque. Si l'on porte des lunettes de ski, il doit y avoir peu ou pas d'espace entre le haut des lunettes et le casque. La plupart des casques sont accompagnés de consignes d'ajustement.

Quand doit-on remplacer un casque de ski ou de planche à neige?

Lorsqu'un casque a été échappé, ou que son utilisateur a été impliqué dans une chute ou une collision alors qu'il le portait, il faut en acheter un nouveau, même s'il semble intact.

L'utilisation d'un casque usagé est-elle sécuritaire?

On ne recommande pas l'utilisation d'un casque usagé. Il est difficile de déterminer, pour un casque déjà utilisé par une autre personne, le nombre d'accidents dans lesquels il a été impliqué, s'il y a lieu, ainsi que son âge. On doit remplacer tout casque ayant subi une collision ou étant âgé de plus de cinq ans. Le plastique entrant dans la composition des casques de sécurité perd, au fil du temps, son intégrité et sa capacité à bien protéger l'utilisateur, même lorsqu'il semble intact. De plus, les casques plus anciens peuvent ne plus être conformes aux normes de sécurité actuelles, ou être incomplets ou brisés.

Quelles sont les normes canadiennes actuelles en matière de casques de sécurité?

Les casques vendus au Canada doivent être homologués par le CE, Snell ou l'ASTM. On les désigne sous le nom de casques à impact unique. En 2008, l'Association canadienne de normalisation (CSA) a publié une nouvelle norme concernant un casque de ski et de planche à neige à impacts multiples. Toutefois, aucun casque portant le sceau de la CSA n'est actuellement disponible, puisqu'aucun n'est actuellement conforme à sa norme.

Quels sont les casques recommandés pour la traîne sauvage?

Les experts recommandent le port d'un casque de ski ou de planche à neige lors de la pratique de la traîne sauvage. Étant donné que la descente en traîne sauvage peut causer des blessures semblables, le port d'un casque de ski ou de planche à neige est tout indiqué dans le cadre de la pratique de cette activité. Il est important de vérifier l'homologation CSA, CE, Snell ou ASTM lors du choix d'un casque.

Le port obligatoire du casque dans le cadre des sports alpins pourrait-il avoir pour effet de décourager la pratique de ces activités?

Les personnes qui aiment prendre part à des activités particulières ne semblent pas être découragées par les normes en matière d'utilisation d'équipement de sécurité. Les études canadiennes portant sur les lois sur le port obligatoire du casque de cycliste ont démontré que les enfants n'ont aucunement réduit la fréquence de leurs activités de cyclisme à la suite de la mise en application des lois sur le port du casque.11 Le hockey récréatif nécessite également le port du casque et demeure un sport d'hiver fort populaire au Canada.

Pourquoi l'organisme Parachute est-il en faveur de l'adoption de lois sur le port obligatoire du casque pour les enfants?

Les traumatismes crâniens sont la principale cause de décès chez les skieurs et les surfeurs des neiges; il a également été démontré de façon claire que les lois obligeant les cyclistes à porter le casque ont contribué à réduire le nombre de traumatismes crâniens subis. Parachute travaille en collaboration avec les intervenants appropriés du secteur du ski et de la planche à neige afin d'élaborer une approche efficace et réaliste visant à réduire le nombre de blessures subies dans le cadre de la pratique du sport.12

Serait-il difficile de faire appliquer le port obligatoire du casque sur les pentes de ski?

L'adoption de lois sur le port obligatoire du casque nécessite une approche coopérative entre les exploitants de stations de ski et le gouvernement. Un certain nombre de stratégies pourraient être mises au point. Par exemple, le port du casque pourrait devenir une condition à l'usage des télésièges sur les pentes de ski. Les exploitants de stations de ski du Canada pourraient mettre en œuvre une politique du type « pas de casque, pas de télésiège ». Cela pourrait encourager l'adoption du port du casque sur les pentes de ski en tant que pratique standard.

Notes de fin d'ouvrage

1 Ackery A, Hagel BE, Provvidenza C, Tator CH. An international review of head and spinal cord injuries in alpine skiing and snowboarding. Injury Prevention 2007;13(6):368-75.
2 Xiang H, Stallones L, Smith GA. Downhill skiing injury fatalities among children. Injury Prevention 2004;10(2):99-102.
3 Meyers MC, Laurent CM, Jr., Higgins RW, Skelly WA. Downhill ski injuries in children and adolescents. Sports Medicine 2007;37(6):485-99.
4 Russell K, Christie J, Hagel BE. The effect of helmets on the risk of head and neck injuries among skiers and snowboarders: a meta-analysis. CMAJ 2010;182(4):333-40.
5 Hagel BE, Russell K, Goulet C, Nettel-Aguirre A, Pless IB. Helmet use and risk of neck injury in skiers and snowboarders. American Journal of Epidemiology 2010;171(10):1134-43.
6 Hagel BE, Pless IB, Goulet C, Platt R, Robitaille Y. The effect of helmet use on injury severity and crash circumstances in skiers and snowboarders. Accident Analysis & Prevention 2005;37(1):103-8.
7 Sulheim S, Holme I, Ekeland A, Bahr R. Helmet use and risk of head injuries in alpine skiers and snowboarders. JAMA 2006;295(8):919-24.
8 Scott MD, Buller DB, Andersen PA, Walkosz BJ, Voeks JH, Dignan MB, et al. Testing the risk compensation hypothesis for safety helmets in alpine skiing and snowboarding. Injury Prevention 2007;13(3):173-7.
9 Benson BW, Mohtadi NG, Rose MS, Meeuwisse WH. Head and neck injuries among ice hockey players wearing full face shields vs half face shields. JAMA 1999;282(24):2328-32.
10 Lardelli-Claret P, de Dios Luna-del-Castillo J, Jimenez-Moleon JJ, Garcia-Martin M, Bueno-Cavanillas A, Galvez-Vargas R. Risk compensation theory and voluntary helmet use by cyclists in Spain. Injury Prevention 2003;9(2):128-32.
11 Macpherson AK, Parkin PC, To TM. Mandatory helmet legislation and children's exposure to cycling. Injury Prevention 2001;7(3):228-30.
12 Macpherson AK, Spinks A. Bicycle helmet legislation for the uptake of helmet use and prevention of head injuries. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008(3):CD005401.

Casques d’hiver

L’édition 2009 du rapport Le fardeau économique des blessures au Canada révèle que les activités d’hiver réunies ont causé au Canada plus de 70 000 blessures accidentelles, dont près de 1 400 ont entraîné une incapacité partielle permanente. Ces blessures graves imposent au système de santé des dépenses de 400 millions de dollars en coûts directs et indirects, lesquels alourdissent le fardeau social et économique liés aux blessures accidentelles.

Une étude internationale, dont le Canada a fait partie, a conclu que les traumatismes crâniens constituaient la cause la plus commune de décès chez les skieurs et les surfeurs des neiges. Les traumatismes cérébraux sont responsables de 50 à 88 % des décès survenant dans les stations de ski.1 Dans 67 % des cas, les victimes de ces accidents sont des enfants.2 Des études prouvent l’efficacité des casques de ski et de planche à neige pour la prévention des traumatismes crâniens graves. Le port du casque permettrait à lui seul de prévenir près de 50 % de tous les traumatismes crâniens associés aux pratiques de ces sports.3

Note en fin de texte

1 Ackery A, Hagel BE, Provvidenza C, Tator CH. An international review of head and spinal cord injuries in alpine skiing and snowboarding. Inj Prev 2007;13(6):368-75.
2 Xiang H, Stallones L, Smith GA. Downhill skiing injury fatalities among children. Inj Prev 2004;10(2):99-102.
3 Russell K, Christie J, Hagel BE. The effect of helmets on the risk of head and neck injuries among skiers and snowboarders: a meta-analysis. CMAJ 2010;182(4):333-40.

Eau chaude du robinet

1. L’eau chaude du robinet peut-elle vraiment entraîner de graves brûlures?

Oui. La majorité des chauffe-eau canadiens sont réglés à la température de 60°C (140°F). Il ne faut qu’une seconde à de l’eau aussi chaude pour gravement brûler la peau d’un enfant. Une brûlure due à un liquide chaud ou de la vapeur est une brûlure au deuxième ou au troisième degré. Le café, le thé, la soupe ou d’autres aliments brûlants sont les causes de brûlures les plus courantes chez les jeunes enfants. L’eau chaude du robinet est une cause de brûlure moins fréquente, mais ces brûlures sont souvent plus graves – et elles sont faciles à éviter. La température de l’eau chaude à tous vos robinets ne devrait pas dépasser 49°C (120°F). À cette température, il faut environ 10 minutes pour brûler la peau d’un enfant. Les brûlures à l’eau chaude du robinet peuvent se produire partout où l’eau est trop chaude – et pas seulement dans le bain. Des enfants se sont brûlés à l’eau chaude d’un lavabo où ils jouaient ou en mettant les mains ou les pieds dans un seau rempli d’eau chaude du robinet pour le nettoyage de leur logement.

2. Pourquoi le risque est-il plus élevé pour les enfants?

Utilisez un thermomètre pour connaître la température de l’eauLe risque de brûlure à l’eau chaude du robinet est plus élevé pour les enfants pour les raisons suivantes :

  • La peau d’un enfant est plus fine et plus sensible que celle d’un adulte. La peau d’un enfant brûle plus rapidement; par conséquent, même un bref contact avec de l’eau très chaude peut entraîner une brûlure grave.
  • Les jeunes enfants ne peuvent pas se mettre à l’abri de l’eau chaude assez vite. De nombreuses brûlures à l’eau chaude du robinet se produisent quand un enfant prend son bain ou joue dans un lavabo. Si l’eau est trop chaude, une brûlure profonde couvrira une grande partie de son corps. Plusieurs interventions chirurgicales et plusieurs greffes de la peau pourront être nécessaires pour l’enfant pendant plusieurs années.
  • Le risque de brûlure à l’eau chaude du robinet est également élevé pour les personnes âgées et les personnes présentant des déficiences ou des troubles médicaux (comme le diabète). En effet, leur peau n’est peut-être pas en état de ressentir rapidement la chaleur ou elles ne peuvent peut-être pas s’éloigner assez rapidement de l’eau brûlante.

3. Comment puis-je connaître la température de l’eau à mes robinets d’eau chaude?

  1. Utilisez un thermomètre où on peut lire les temperatures élevées, comme un thermomètre à viande ou à friandises. Vous pouvez également vous servir d’une fiche de contrôle de la température de l’eau chaude prévue spécialement pour l’eau chaude du robinet. On peut se les procurer auprès de SécuriJeunes Canada et de certains bureaux de santé publique.
  2. Laissez couler le robinet d’eau chaude pendant 2 minutes. Assurez-vous que le robinet est ouvert de façon à faire couler l’eau chaude à la température la plus élevée prévue par ses réglages. Si vous avez utilisé beaucoup d’eau chaude pendant l’heure précédente, attendez deux heures avant de faire ce test.
  3. Remplissez une tasse d’eau chaude. Mettez le thermometer dans la tasse.
  4. Attendez 30 secondes et lisez la température. Si elle dépasse 49°C (120°F), vous devrez refroidir la température de votre eau chaude.

4. Comment puis-je refroidir la température de l’eau à mes robinets d’eau chaude?

Vous pouvez abaisser la température de votre chauffe-eau à gaz ou à mazout.

  • Vous pouvez faire installer des dispositifs de contrôle de la temperature de l’eau à vos robinets d’eau chaude.
  • Voici ce que vous pouvez faire, si vous n’avez pas accès à votre chauffe-eau
  • Abaissez la température de votre chauffe-eau.
  • La solution la plus simple pour prévenir les brûlures à l’eau chaude du robinet consiste à abaisser la température du réglage de votre chauffe eau à 49°C (120°F). Ne le faites que si vous pouvez voir facilement le cadran du thermostat à l’extérieur du réservoir.

Si une personne qui habite chez vous souffre d’une maladie chronique ou grave, prenez l’avis de votre médecin avant d’abaisser la température de votre chauffe-eau. N’abaissez PAS la temperature de votre chauffe-eau, si l’état de santé d’une personne vivant chez vous est du type d’un de ceux-ci:

  • maladie obstructive respiratoire chronique;
  • VIH/SIDA;
  • greffe d’organe;
  • cancer;
  • affaiblissement du système immunitaire (à la suite d’une maladie ou de la prise de médicaments qui suppriment le système immunitaire). Le risque de maladie des légionnaires, un type de pneumonie sévère, est plus élevé chez les personnes qui présentent ces états de santé.

Lisez le manuel de votre chauffe-eau avant de changer le réglage à partir du cadran. Si vous n’êtes pas en possession du manuel, adressez-vous à l’entreprise qui a fabriqué le chauffeeau. Leur numéro de téléphone devrait être affiché sur le chauffe-eau. Si vous louez votre chauffe-eau, adressez-vous à l’entreprise qui vous le loue.

Le cadran du thermostat des chauffe-eau à gaz et à mazout se trouve à l’extérieur du réservoir. Si c’est un cadran à chiffres, tournez le cadran sur 49°C ou 120°F. Si c’est un cadran qui contient des mots comme Très chaud, Chaud (ou Moyen) et Vacance, tournez le cadran sur Chaud ou Moyen, ce qui correspond environ à 49 °C. (L’eau donnera toujours l’impression d’être très chaude à vos robinets, mais elle n’ébouillantera pas la peau de quelqu’un en quelques secondes.)

N’abaissez pas la température de votre chauffe-eau en dessous de 49°C ou d’un réglage Moyen. Un réglage à une température plus basse peut favoriser la prolifération de la bactérie responsable de la maladie des légionnaires.

Après avoir réglé la température, attendez 24 heures, puis testez la température de votre eau du robinet à l’aide d’un thermomètre. Un chauffe-eau exige parfois plusieurs tentatives avant qu’on puisse obtenir la bonne température.

Les chauffe-eau peuvent encore poser des risques de brûlure à l’eau chaude, même quand ils ont été baissés. Veillez à appliquer des règles de sécurité à l’heure du bain et à surveiller attentivement les enfants.

Si votre chauffe-eau est électrique, n’abaissez pas le réglage de température à moins de 60°C. La bactérie à l’origine de la maladie des légionnaires se reproduisent plus facilement dans certains réservoirs d’accumulation électriques à cause de leur conception. Vous pouvez quand même abaisser la temperature de votre eau en installant des dispositifs de sécurité. Adressezvous à un plombier compétent, à l’entreprise qui a fabriqué votre chauffe-eau ou qui vous le loue.

Installation de robinets mitigeurs pour contrôler la température de l’eau à vos robinets d’eau chaude. Des accessoires appelés robinets mitigeurs ou dispositifs de régulation peuvent être installés sur les tuyaux de plomberie à divers endroits. Ces dispositifs contrôlent la température de l’eau avant sa sortie à vos robinets. La temperature peut être extrêmement brûlante à l’intérieur de votre chauffe-eau, mais ce dispositif ajoutera de l’eau froide si nécessaire, pour empêcher l’eau de sortir du robinet à une température supérieure à 49°C. Adressez-vous à un plombier compétent ou à l’entreprise qui vous loue votre chauffe-eau pour que l’installation de ces dispositifs soit effectuée correctement.

Voici les trois moyens d’utilisation des robinets mitigeurs:

  • Vous pouvez installer un robinet mitigeur principal au niveau de votre chauffe-eau. Cet accessoire contrôlera la température de l’eau à tous les robinets de votre logement.
  • Vous pouvez également installer des mitigeurs sur les tuyaux d’eau chaude qui alimentent les différentes parties de votre logement, par exemple votre salle de bains et votre cuisine.
  • Vous pouvez également installer des mitigeurs à chaque robinet d’eau chaude, par exemple à celui de l’évier et de la baignoire. Le coût d’installation de ces accessoires dépendra de leur nombre et si d’autres travaux de plomberie ou de rénovation sont effectués en même temps. Chacun de ces accessoires peut coûter etre 100 et 150 dollars, sans compter les frais de main-d’oeuvre.

Si vous n’avez pas accès à votre chauffe-eau: Il n’est pas recommandé d’abaisser le réglage du thermostat des grands chauffeeau des bâtiments à plusieurs unités d’habitation. Des bactéries nocives peuvent se développer dans les grands chauffe-eau réglés à une température trop basse. L’eau chaude pourrait également ne pas être en quantité suffisante pour toutes les personnes du bâtiment. Si vous habitez en appartement ou dans un bâtiment à plusieurs unites d’habitation et que vous ne pouvez pas accéder à votre chauffe-eau, prenez les dispositions suivantes:

Demandez à votre propriétaire ou gérant d’immeuble de s’assurer que la température de l’eau ne dépasse pas 49°C (120°F) à la sortie de vos robinets d’eau chaude. Il est notamment possible d’installer des mitigeurs sur les tuyaux d’eau chaude pour que la température de l’eau chaude soit moins dangereuse dans tout votre appartement. Une autre solution consiste à installer un mitigeur à tous les robinets de votre cuisine et de votre salle de bains. l Si vous ne pouvez pas faire installer de mitigeurs sur vos tuyaux d’eau chaude, vous pouvez protéger votre enfant contre les brûlures à l’eau chaude grâce à d’autres accessoires.

5. Quels autres dispositifs de sécurité sont disponibles pour prévenir les brûlures à l’eau chaude du robinet?

Les accessoires ci-dessous sont notamment disponibles sur le marché.

  • Dispositif « anti-brûlure » ou « d’arrêt ». Ces produits se fixent au robinet. Certains d’entre eux remplacent en fait les robinets. Si l’eau devient trop chaude, ces accessoires ne laissent s’écouler qu’un filet d’eau. Vous pouvez rétablir le debit d’eau normal en faisant couler davantage d’eau froide au robinet. Les dispositifs anti-brûlure s’achètent dans les magasins spécialisés dans les articles de sécurité, certaines quincailleries et certains magasins de produits pour enfants. Ils coûtent entre 10 et 50 dollars, selon le type de produit. Tous les modèles ne s’adaptent pas toujours à tous les types de robinets, toutefois, et bien que ces produits soient commercialisés dans la catégorie des articles « à installer soi-même », des adaptateurs ou 11:54 AM 9/12/2008l’intervention d’un plombier peuvent être indispensables pour les installer.
  • Protège-robinets. Un protège-robinet empêche votre enfant de toucher au robinet d’eau chaude. Ils s’achètent dans de nombreux magasins d’articles de maison et de sécurité pour enfants.

6. L’abaissement de la température de mon eau chaude aggrave-til le risque d’infection bactérienne à mon domicile?

L’abaissement de la température de l’eau fait naître des inquiétudes au sujet du risque de prolifération bactérienne et de la bactérie Legionella en particulier. Il s’agit de l’organisme à l’origine de la maladie des légionnaires, une forme de pneumonie sévère. Ces bactéries vivent à l’état naturel dans les étangs, les cours d’eau et les rivières et se reproduisent également naturellement dans les installations de plomberie d’intérieur, principalement dans les réservoirs d’eau chaude. De nombreux facteurs influencent la multiplication de la Legionella et le risque qu’elle pose éventuellement pour la santé humaine. Ces facteurs sont notamment les suivants :

  • la température de l’eau;
  • le contenu minéral de l’eau;
  • le type ou la conception du chauffe-eau;
  • la maladie ou la bonne santé des personnes habitant le logement.

La Legionella ne pose aucun risque pour l’eau potable. La bactérie doit être inhalée dans des gouttelettes d’eau pour rendre quelqu’un malade. De nombreuses personnes ont été exposées à la Legionella sans tomber malades. Prière de vous reporter à notre Document de discussion sur les brûlures à l’eau chaude du robinet pour vous renseigner.

La majorité des personnes ne devraient pas s’inquiéter pour leur santé si elles envisagent d’abaisser la température de leur eau chaude à 49°C (120°F). Prière de prendre bonne note de ces importantes précautions:

Si votre chauffe-eau est électrique, n’abaissez pas le réglage de la température du thermostat en dessous de 60 °C. La Legionella se reproduit plus souvent dans les chauffe-eau électriques à cause de leur conception. Vous pouvez plutôt faire installer des mitigeurs au lieu de modifier ce réglage. Toutes les modifications des chauffe-eau électriques doivent être effectuées par des professionnels compétents.

N’abaissez pas le thermostat du chauffe-eau de votre logement en dessous de 49 °C. C’est quand la température intérieure du chauffeeau est inférieure à 49 °C que la Legionella se reproduit le mieux. Si une personne qui habite chez vous souffre d’une maladie chronique ou d’une maladie grave, prenez l’avis de votre médecin avant d’abaisser la température de votre chauffe-eau. 

7. Et mon lave-vaisselle? Ne me faut-il pas de l’eau très chaude pour ma vaisselle?

Les fabricants de lave-vaisselle et de produits de lavage recommandent souvent de l’eau chaude à 60°C pour assurer l’efficacité de leurs produits. Les tests classent toutefois les résultats des produits de lavage utilisés dans les lave-vaisselle de satisfaisants à excellents, à des températures ne dépassant pas 38 °C.

Quand les lave-vaisselle utilisent de l’eau à 49°C, l’eau peut laisser des traces sur la vaisselle. SécuriJeunes Canada recommande d’accorder une plus grande priorité à la prévention des brûlures à l’eau chaude qu’à la présentation impeccable des verres. Vous pouvez essuyer les verres avec un torchon pour éliminer les traces.

Il existe une autre solution : de nombreux modèles de lave-vaisselle récents sont équipés de surchauffeurs internes. L’eau d’alimentation est chauffée rapidement pour le nettoyage de la vaisselle. Il faut compter un surcoût de 45 dollars environ au prix des lave-vaisselle pour ce dispositif.

8. L’eau sera-t-elle suffisamment chaude pour le ménage et les bains, si j’abaisse la température de mon eau chaude?

Le nettoyage des logements et les bains n’exigent pas une temperature supérieure à 49°C. Voici quelques exemples :

  • l’eau du bain est agréable entre 37°et 40°C;
  • bien que des températures plus basses aient pu être sources de problèmes dans le passé pour laver les vêtements, les nouveaux types de machines à laver et de détergents sont efficaces quand l’eau est à 49°C ou plus froide;
  • vous pouvez éliminer les microbes dans la cuisine, sur les planches à découper et les autres surfaces grâce à une solution moyennement javellisée – 1 cuiller à thé (5 ml) de javellisant dans 3 tasses d’eau (750 ml). L’Agence canadienne d’inspection des aliments recommande ce procédé, en plus d’un nettoyage régulier à l’eau chaude et savonneuse.

Source: Agence canadienne d’inspection des aliments. Fiche de renseignements sur la cuisine.

9. Manquerai-je d’eau chaude plus vite, si je baisse le thermostat de mon chauffe-eau?

C’est peu probable. Dans une enquête effectuée cinq années après l’imposition du réglage des chauffe-eau à 49°C par le gouvernement de l’État de Washington, les trois quarts des personnes ayant abaissé la température de leur eau chaude n’ont signalé aucun problème d’alimentation en eau chaude.

Si vous manquez souvent d’eau chaude, il est plus probable qu’il vous faut un chauffe-eau avec un réservoir plus important pour satisfaire les besoins en eau chaude de votre ménage.

10. Économiserai-je des dépenses d’énergie si je baisse le thermostat de mon chauffe-eau?

Selon Environnement Canada, les réservoirs d’eau chaude représentent 14 % des besoins d’énergie des logements. Le chauffage des logements est seul à consommer plus d’énergie. L’abaissement du réglage de votre chauffe-eau de 60 °C à 49 °C réduira votre facture de chauffage, mais une partie de cette économie pourra être annulée par la quantité d’eau que vous consommerez. Au bout du compte, vous constaterez vraisemblablement de modestes économies, de l’ordre de 30 à 40 dollars par année, peut-être plus si le prix de l’énergie augmente. L’isolation de votre réservoir d’eau chaude peut également vous fera économiser jusqu’à 10 % de votre consommation d’énergie pour le chauffage de l’eau.

11. Notre enfant a de l’asthme. De l’eau très chaude n’est-elle pas indispensable pour que nous nous débarrassions des acariens de la poussière qui se trouvent dans son linge de lit?

Les allergènes que produisent les acariens de la poussière vivants, qui se trouvent fréquemment dans les textiles présents dans les logements, comme les draps de lit, les vêtements et les rideaux, sont une des principales causes des affections allergiques. La Société canadienne de l’asthme recommande de laver les vêtements et les articles de literie dans de l’eau à une température d’au moins 55 °C, pour tuer les acariens et leurs allergènes. Plusieurs options vous permettent d’éviter d’utiliser de l’eau très chaude. Un additif peut être employé dans un nettoyage à basse température pour éliminer les acariens. Ceux-ci seront également éliminés en séchant les tissus à haute température pendant une heure. Si vous devez faire la lessive à l’eau très chaude pour tuer les acariens, vous pouvez quand même abaisser la température de l’eau chaude dans le reste de votre logement. Des mitigeurs peuvent être installés sur tous les tuyaux d’eau chaude de toutes les parties du logement, sauf sur celui qui alimente la machine à laver, pour contrôler la température de l’eau chaude ailleurs. Voir Installation de robinets mitigeurs pour contrôler la température de l’eau à vos robinets d’eau chaude pour vous renseigner.

12. Habitez-vous en Ontario?

Le Code du bâtiment de l’Ontario exige depuis le 1er septembre 2004 que la température de l’eau chaude du robinet ne dépasse pas 49 °C dans les logements. Cette modification du code s’applique aux nouvelles constructions et aux modifications importantes des installations de plomberie existantes, comme le remplacement des chauffe-eau ou des robinets d’eau chaude.

Titre : La Loi sur le code du bâtiment de l’Ontario, 2004

13. Avez-vous des renseignements valables pour le Québec?

Prévention des cas de brûlures et de légionelloses associés à l'eau chaude du robine dans les résidences privées 2e édition

Brûlures et échaudures

Les blessures par brûlure peuvent être d’origine thermique (flamme, échaudure, contact), électrique ou chimique. Les incendies domestiques sont les principales causes de décès liés à des incendies et des brûlures, mais les enfants sont plus susceptibles d’être hospitalisés à la suite de brûlures de contact avec de la vapeur ou des liquides brûlants (échaudures), dont l’eau du robinet.

Peu de personnes se rendent compte que l’eau ou les liquides chauds brûlent aussi gravement que le feu. Les enfants sont particulièrement vulnérables aux brûlures parce que leur peau est plus fine que celles des adultes. La peau d’un enfant brûle 4 fois plus rapidement et profondément que celle d’un adulte, à température égale.

Prévention efficace des brûlures

Réduire la température de l’eau chaude à 49°C (120°F). Les risques de brûlure avec le robinet d’eau chaude peuvent être nettement réduits en abaissant la température des chauffe-eau alimentés au gaz ou au mazout à 49°C (120°F).1  La température des chauffe-eau électriques devrait être maintenue à 60°C (140°F) pour éviter les problèmes de qualité. Des accessoires de contrôle de la température de l’eau peuvent être installés sur la tuyauterie pour qu’elle ne dépasse pas 49°C (120°F) à la sortie du robinet.2

Empêcher les enfants d’avoir accès aux liquides et aux appareils qui sont chauds. Il arrive que des enfants se brûlent en tirant vers eux des bouilloires remplies d’eau chaude, ou avec de la nourriture dont la température est élevée.  Des barrières de sécurité devraient être installées devant les portes vitrées des foyers à gaz. Une fois l’alimentation du foyer arrêtée, la température de ces portes peut atteindre 245°C (473°F) en 6 minutes environ; elles refroidissent en 45 minutes environ.3

Réglementer l’utilisation des produits qui augmentent les risques d’incendies et de brûlures. Depuis l’utilisation de matériaux ignifugés dans la literie des enfants, aucun décès ni aucune blessure n’ont été signalés.4 Depuis l’introduction de briquets à l’épreuve des enfants, les incendies causés par des briquets ont baissé de 58 pour cent.5

Installer des détecteurs de fumée à chaque niveau des habitations et dans chaque pièce où l’on dort. Les détecteurs de fumée sauvent des vies : le risque de décès lié à des incendies est multiplié par trois dans les habitations qui ne sont pas équipées d’avertisseurs de fumée.6 La majorité des enfants morts dans un incendie domestique vivaient dans des habitations qui n’avaient pas de détecteurs de fumée ou dont les détecteurs fonctionnaient mal. Ces détecteurs devraient être testés tous les mois et les piles changées tous les ans.

Note en fin de texte

1 Erdmann TC, Feldman KW, Rivara FP, Heimbach DM, Wall HA. Tap water burn prevention: the effect of legislation. Pediatrics 1991; 88(3):572–7.
2 Ytterstad B, Sogaard AJ. The Harstad Injury Prevention Study: prevention of burns in small children by a community-based intervention. Burns 1995; 21(4):259–66.
3 Becker L, Cartotto R. The gas fireplace: a new burn hazard in the home. Journal of Burn Care and Rehabilitation 1999; 20(1/1):86–9.
4 Santé Canada, Vêtements de nuit pour enfants : lignes directrices concernant les exigences en matière d'inflammabilité. Ottawa; 2008.
5 Smith LE, Greene MA, Singh HA. Study of the effectiveness of the US safety standard for child resistant cigarette lighters. Injury Prevention 2002; 8(3):192–6.
6 Runyan CW, Bangdiwala SI, Linzer MA, Sacks JJ, Butts J. Risk factors for fatal residential fires. New England Journal of Medicine 1992; 327(12):859–63.

Planche à roulettes en sécurité

Quelles sont les causes de blessures en planche à roulettes chez les enfants?

Garçon portant un casque et planche à roulettesLa plupart des blessures en planche à roulettes chez les enfants sont dues à la vitesse excessive atteinte par la victime, à son manque d'expérience dans le contrôle de la planche à roulettes et à l'absence d'équipement de protection.1

Pourquoi les enfants sont-ils susceptibles de se blesser lorsqu'ils pratiquent la planche à roulettes?

Les enfants éprouvent de la difficulté à juger correctement de la vitesse et des distances. Qui plus est, l'apprentissage de la planche à roulettes présente des défis tels que les manœuvres d'évitement des obstacles et le maintien de l'équilibre. Les comportements à risque associés au fait de dévaler des pentes sur la route ou de s'accrocher à l'arrière d'un véhicule en mouvement peuvent également augmenter le risque de blessure.1

Quels types de blessures les enfants en planche à roulettes subissent-ils?

Quarante pour cent des visites au service des urgences d'enfants planchistes blessés étaient dues à des fractures. Les blessures les plus graves touchent la tête et le cerveau, et même les traumatismes crâniens d'apparence anodine peuvent causer des lésions cérébrales permanentes. Quatre pour cent des blessures subies par les enfants en planche à roulettes entraînent une lésion cérébrale.2

Pourquoi est-il important de porter un casque?

Les enfants qui ne portent pas de casque en s'adonnant à la planche à roulettes sont 13 fois plus à risque de souffrir de traumatismes crâniens.1 Un traumatisme crânien peut affecter à tout jamais la capacité cognitive et le fonctionnement d'un enfant. Un casque bien ajusté peut réduire de 85 pour cent le risque de lésion cérébrale.3, 4 Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque planchiste portait un casque.

Quel type de casque doit être utilisé pour la pratique de la planche à roulettes?

Certains casques sont spécialement conçus pour la planche à roulettes. Les casques de planche à roulettes protègent une plus grande partie de l'arrière de la tête qu'un casque de vélo, et protègent contre plus d'un choc. Puisque les chutes sont fréquentes en planche à roulettes, ces casques sont composés d'un matériau spécialement conçu pour résister à des impacts multiples (même s'ils se produisent au même endroit). Toutefois, un casque de planche à roulettes ne devrait pas servir à faire du vélo, à moins que cela ne soit précisé sur l'étiquette.

Quel équipement de protection supplémentaire est important?

L'utilisation de protège-poignets peut protéger contre les blessures, puisque la plupart des fractures subies en planche à roulettes se produisent au niveau de la partie inférieure de l'avant-bras et du poignet.1, 5 Les fractures au bras sont plus fréquentes chez les enfants de moins de 10 ans que chez ceux de plus de 16 ans.6 Des études ont démontré que les protège-poignets réduisent les fractures et les entorses du poignet car ils sont conçus pour prévenir l'hyperextension extrême et subite, absorber les chocs tout en aidant à dissiper les forces en permettant au planchiste de glisser vers l'avant sur les surfaces dures.7 Les protège-coudes et les protège-genoux peuvent également offrir une protection contre les blessures, bien que les preuves scientifiques en ce sens soient limitées.

Les planchodromes (skate parks) sont-ils efficaces dans la prévention des blessures?

Les planchodromes sont construits afin d'éviter que les enfants soient exposés aux dangers représentés par la circulation routière, les piétons, les rues accidentées et les trottoirs. Toutefois les résultats des recherches sont peu concluants concernant l'efficacité des planchodromes dans la réduction des blessures.1, 8-10 Les blessures subies dans les planchodromes peuvent être dues à un sens accru de la compétition et ainsi qu'à une prise de risques plus importante, en plus d'autres facteurs liés à la pression des pairs et à la prise individuelle de risques. D'autres recherches sont requises pour déterminer si les planchodromes ont un effet protecteur pour les planchistes.

Notes de fin d'ouvrage

1 Inoue N, Baker R, Scott D. Skateboard injury. Brisbane, AU: Queensland Injury Surveillance Unit; 2009.
2 Public Health Agency of Canada. Injuries associated with wheeled, non-motorized devices. In. Ottawa: The Canadian Hospitals Injury Reporting and Prevention Program (CHIRPP), All ages, 1990-2007.
3 Thompson DC, Rivara F, Thompson R. Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009(1).
4 Attewell RG, Glase K, McFadden M. Bicycle helmet efficacy: a meta-analysis. Accid Anal Prev 2001;33(3):345-52.
5 Zalavras C, Nikolopoulou G, Essin D, Manjra N, Zionts LE. Pediatric fractures during skateboarding, roller skating, and scooter riding. Am J Sports Med 2005;33(4):568-73.
6 Lustenberger T, Talving P, Barmparas G, Schnuriger B, Lam L, Inaba K, et al. Skateboard-related injuries: not to be taken lightly. A National Trauma Databank Analysis. Journal of Trauma-Injury Infection & Critical Care 2010;69(4):924-7.
7 Schieber RA, Branche-Dorsey CM, Ryan GW, Rutherford GW, Jr., Stevens JA, O'Neil J. Risk factors for injuries from in-line skating and the effectiveness of safety gear. N Engl J Med 1996;335(22):1630-5.
8 Everett WW. Skatepark injuries and the influence of skatepark design: a one year consecutive case series. J Emerg Med 2002;23(3):269-74.
9 Sheehan E, Mulhall KJ, Kearns S, O'Connor P, McManus F, Stephens M, et al. Impact of dedicated skate parks on the severity and incidence of skateboard- and rollerblade-related pediatric fractures. J Pediatr Orthop 2003;23(4):440-2.
10 Macdonald DJ, McGlone S, Exton A, Perry S. A new skatepark: the impact on the local hospital. Injury, Int. J. Care Injured 2006;37(3):238-42.

Sécuritaire de la trottinette

Pourquoi les enfants sont-ils susceptibles de se blesser lorsqu'ils font de la trottinette?

Garçon portant un casque faire de la trottinetteLes facteurs contributifs associés aux blessures liées à la pratique de la trottinette comprennent l'utilisation des chaussées par les enfants, les terrains accidentés, l'incapacité d’éviter les obstacles, et les manœuvres risquées.1

Quels types de blessures les enfants subissent-ils lorsqu'ils font de la trottinette?

De l'ensemble des enfants traités dans les services des urgences pour des blessures découlant de la pratique de la trottinette, environ 35 pour cent souffrent de fractures. Six pour cent des blessures subies par les enfants en trottinette entraînent une lésion cérébrale.2

Pourquoi les enfants devraient-ils porter un casque lorsqu'ils font de la trottinette?

Un casque correctement ajusté évite à la tête d'absorber la force de l’impact d’un accident ou d’une chute, ce qui peut réduire jusqu’à 85 % le risque de traumatisme crânien et de lésion cérébrale graves.3, 4 Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque enfant en trottinette portait un casque.

Quel type de casque doit être utilisé pour la pratique de la trottinette?

Les casques de vélo sont recommandés pour la pratique de la trottinette car cette activité est semblable au cyclisme et au patinage à roues alignées. Aucune norme pour les casques visant spécifiquement les utilisateurs de trottinettes n'a été adoptée.

Quelles normes sur les casques sont en vigueur au Canada?

Les casques vendus au Canada sont certifiés par la CSA (Association canadienne de normalisation), la CPSC (Consumer Product Safety Commission), Snell, ou l'ASTM (American Society for Testing and Materials).

Quel équipement de protection supplémentaire est important?

L'utilisation de protège-poignets n'est pas recommandée, car ils peuvent entraver la conduite.1, 5, 6 Les protège-coudes et les protège-genoux peuvent également offrir une protection contre les blessures, bien que les preuves scientifiques en ce sens soient limitées.

Notes de fin d'ouvrage

1 Chapman S, Webber C, O'Meara M. Scooter injuries in children. J Paediatr Child Health 2001;37(6):567-70.
2 Public Health Agency of Canada. Injuries associated with wheeled, non-motorized devices. In. Ottawa: The Canadian Hospitals Injury Reporting and Prevention Program (CHIRPP), All ages, 1990-2007.
3 Thompson DC, Rivara F, Thompson R. Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009(1).
4 Attewell RG, Glase K, McFadden M. Bicycle helmet efficacy: a meta-analysis. Accid Anal Prev 2001;33(3):345-52.
5 Zalavras C, Nikolopoulou G, Essin D, Manjra N, Zionts LE. Pediatric fractures during skateboarding, roller skating, and scooter riding. Am J Sports Med 2005;33(4):568-73.
6 Powell EC, Tanz RR. Incidence and description of scooter-related injuries among children. Ambulatory Pediatrics 2004;4(6):495-9.

Patinage à roues alignées en sécurité

Pourquoi les enfants sont-ils susceptibles de se blesser lorsqu'ils pratiquent le patinage à roues alignées?

La pratique du patinage à roues alignées requiert de l'endurance, le sens de l'équilibre et de la force, qui se développent progressivement. En outre, les patineurs débutants ont tendance à sous-estimer leur vitesse lorsqu'ils patinent, et peuvent éprouver de la difficulté à s'arrêter. Les patineurs moins expérimentés peuvent également perdre l'équilibre en patinant en raison de dangers ambiants, tels que du gravier, des débris, le mauvais état de la route ou des obstacles. La réaction typique d'un patineur débutant est de chuter en ayant les bras tendus, ce qui peut entraîner l'hyperextension des poignets, puis leur fracture. À mesure que les enfants se sentent plus à l'aise en patins à roues alignées, ils ont davantage tendance à tenter des manœuvres au-delà de leur niveau technique, telles que des acrobaties. L'utilisation des rues par les enfants qui patinent accroît leur exposition aux automobiles, aux vélos et aux piétons, ce qui augmente le risque de blessure.1,  2

Quels types de blessures les enfants subissent-ils lorsqu'ils pratiquent le patinage à roues alignées?

Les fractures sont les blessures touchant les enfants pratiquant le patinage à roues alignées les plus fréquemment signalées dans les services des urgences. Presque 50 pour cent des blessures sont des fractures.3  Les blessures aux membres supérieurs, particulièrement aux poignets et aux mains, sont courantes.2 Des recherches récentes indiquent que quatre pour cent des blessures chez les enfants dues au patinage à roues alignées entraînent une lésion cérébrale.3

Pourquoi les enfants devraient-ils porter un casque lorsqu'ils pratiquent le patinage à roues alignées?

Un traumatisme crânien peut affecter à tout jamais la capacité cognitive et le fonctionnement d'un enfant. Un casque bien ajusté peut réduire de 85 pour cent le risque de lésion cérébrale.4, 5 Cela signifie que quatre lésions cérébrales sur cinq pourraient être évitées si chaque patineur à roues alignées portait un casque.

Quel type de casque doit être utilisé pour le patinage à roues alignées?

Les casques de vélo peuvent servir à la pratique du patinage à roues alignées, et l'homologation CPSC, CSA, ASTM ou Snell est importante. Un casque multisports est conforme aux normes de sécurité de plus d'une activité, et constitue une autre option viable, tant que l'étiquette du casque indique clairement les activités pour lesquelles le casque a été testé. Il peut se révéler nécessaire de communiquer avec le fabricant pour obtenir des précisions.

Quel équipement de protection supplémentaire est important?

Presque 50 pour cent des blessures dues au patinage à roues alignées sont des fractures.3 Les fractures les plus fréquentes chez les patineurs à roues alignées touchent l'avant-bras (60 pour cent), la cheville (15 pour cent) et le coude (10 pour cent).6 On a démontré que les protège-poignets offrent une protection contre les fractures des poignets.1 Car ils sont conçus pour prévenir l'hyperextension extrême et subite, absorber les chocs et dissiper les forces en permettant aux patineurs de glisser vers l'avant en tombant sur une surface dure.2 Les protège-coudes et les protège-genoux peuvent également offrir une protection contre les blessures, bien que les preuves scientifiques en ce sens soient limitées.

Notes de fin d'ouvrage

1 Schieber RA, Branche-Dorsey CM, Ryan GW, Rutherford GW, Jr., Stevens JA, O'Neil J. Risk factors for injuries from in-line skating and the effectiveness of safety gear. N Engl J Med 1996;335(22):1630-5.
2 Nguyen D, Letts M. In-line skating injuries in children: a 10-year review. J Pediatr Orthop 2001;21(5):613-8.
3 Public Health Agency of Canada. Injuries associated with wheeled, non-motorized devices. In. Ottawa: The Canadian Hospitals Injury Reporting and Prevention Program (CHIRPP), All ages, 1990-2007.
4 Thompson DC, Rivara F, Thompson R. Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009(1).
5 Attewell RG, Glase K, McFadden M. Bicycle helmet efficacy: a meta-analysis. Accid Anal Prev 2001;33(3):345-52.
6 Zalavras C, Nikolopoulou G, Essin D, Manjra N, Zionts LE. Pediatric fractures during skateboarding, roller skating, and scooter riding. Am J Sports Med 2005;33(4):568-73.

Cyclisme en sécurité

Quelle est la popularité du cyclisme?

Le cyclisme est un mode d'exercice commun et un moyen de transport actif. Selon l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, en 2004, 88 pour cent des enfants canadiens possédaient un vélo.1 Pour les enfants, un vélo peut être synonyme d'indépendance et de mobilité. Comparativement à d'autres moyens de transport actif, le cyclisme est très accessible en raison du coût relativement bas d'un vélo et d'un casque.

Quelles sont les causes de blessures à vélo chez les enfants?

La plupart des blessures à vélo chez les enfants sont dues à la vitesse excessive atteinte par la victime, à son manque d'expérience dans le contrôle du vélo et à l'absence d'équipement de protection.2

Pourquoi les enfants sont-ils susceptibles de se blesser à vélo?

Les jeunes enfants sont en plein développement de leurs habiletés motrices, ce qui les expose à des chutes tandis qu'ils apprennent à maîtriser leur vélo. Des habiletés motrices globalement faibles peuvent également entraîner des chutes. Ces facteurs sont aggravés par le centre de gravité élevé des enfants, ce qui rend le maintien de l'équilibre plus difficile, surtout au moment de manœuvrer le vélo et de négocier des virages.

Les enfants de moins de 10 ans n'ont pas le jugement et les capacités nécessaires pour éviter les obstacles, dont les cyclistes, les piétons et d'autres cyclistes. Avant l'âge de 10 ans, les enfants n'ont pas tendance à bien saisir les risques présentés par la circulation. Ils ont davantage tendance à se montrer impulsifs et distraits en jouant, et ils ne sont pas en mesure de tenir compte des diverses variables nécessaires au contrôle de leur vélo ou d'autres véhicules à roues sur la route.3

Les enfants de 10 à 14 ans traversent une période de croissance et de développement rapides. Ainsi, les enfants de cette catégorie d'âge pourraient avoir une mauvaise perception de leur taille et de la forme de leur corps, et des conséquences des comportements à risque. Parallèlement, ayant maîtrisé les fondements de nombreuses habiletés motrices, ils se sentent assez confiants pour tenter des acrobaties à grande vitesse et des manœuvres compliquées.2

Quels types de blessures les enfants à vélo subissent-ils?

Vingt-neuf pour cent des visites au service des urgences pour les blessures subies par des enfants à vélo peuvent être attribuées à des fractures. Onze pour cent des blessures graves et des décès associés aux enfants cyclistes impliquent des collisions avec des véhicules à moteur. Les blessures les plus graves touchent la tête et le cerveau, et même les traumatismes crâniens d'apparence anodine peuvent causer des lésions cérébrales permanentes. Huit pour cent des blessures subies par les enfants à vélo entraînent une lésion cérébrale.3

Pourquoi est-il important de porter un casque de vélo?

Le crâne humain a une épaisseur d'environ un centimètre, et peut être fracassé par un impact se produisant à seulement 7 à 10 km/h.4 Les jeunes cyclistes se déplacent à des vitesses moyennes de 11 à 16 km/h.5
Un casque correctement ajusté évite à la tête d'absorber la force de l’impact d’un accident ou d’une chute, ce qui peut réduire jusqu'à 85 % le risque de traumatisme crânien et cérébral grave.6, 7 Cela signifie que quatre traumatismes crâniens sur cinq pourraient être évités si chaque cycliste portait un casque.

Les casques peuvent-ils réduire les risques de traumatisme crânien lorsqu'un cycliste est impliqué dans un accident avec un véhicule?

Il existe une certaine perception du public que les casques ne peuvent pas assurer une protection en cas d'accidents impliquant des véhicules à moteur. On a toutefois prouvé l'efficacité des casques dans la prévention des traumatismes crâniens dans le cadre de chutes et d'accidents de tous types.6-8

Quelles normes sur les casques sont en vigueur au Canada?

Les casques vendus au Canada sont certifiés par la CSA (Association canadienne de normalisation), la CPSC (Consumer Product Safety Commission), Snell, ou l'ASTM (American Society for Testing and Materials).

La loi parvient-elle à réduire le nombre de blessures subies par les enfants?

On a démontré que les lois rendant obligatoire le port du casque pour les cyclistes parvenaient très efficacement à faire augmenter le nombre d'enfants et d'adultes portant le casque. Une augmentation du port du casque devrait diminuer le nombre de traumatismes crâniens graves chez les enfants canadiens.9, 10 L'éducation isolée est moins efficace pour l'augmentation du port du casque cycliste.

En quoi consistent certaines des attitudes comportementales vis-à-vis des casques et autres équipements de protection?

Les enfants âgés de 10 à 14 ans ont le moins tendance à porter le casque et d'autres équipements de protection (comparativement aux enfants plus jeunes). De nombreuses recherches ont été menées pour identifier les obstacles au port du casque chez les enfants plus âgés et les adolescents. Les raisons les plus fréquemment invoquées étaient que le casque était inconfortable et qu'il n'avait pas l'air « cool ».11, 12 D'autres facteurs contributifs comprennent la non-possession d'un casque, l'ajustement non convenable, l'acceptation des pairs, et la non-perception des dangers associés au fait de ne pas porter de casque. Certains enfants fondaient leur décision quant au port du casque sur la durée et la destination de leur trajet en vélo. Par exemple, ils ne portaient pas de casque lorsqu'ils allaient non loin de la maison, ou dans une rue perçue comme ne présentant aucun danger. Les adolescents percevaient le risque de blessure comme étant plus grand dans le cas d'une collision avec un véhicule à moteur que dans celui d'une chute de vélo sans collision. Les amis, les parents, la loi, et les considérations personnelles concernant la sécurité sont cités comme influences positives contribuant au port du casque.11, 12

À partir de quel âge les enfants peuvent-ils faire du vélo en sécurité sur la route?

Parachute recommande que les enfants de moins de 10 ans s'abstiennent de faire du vélo sur la route. Manœuvrer un vélo à proximité de véhicules à moteur requiert un ensemble complexe d'habiletés que les enfants développent progressivement entre les âges de 10 à 14 ans. Ils doivent être en mesure d'équilibrer leur vélo, de donner les signaux d'usage, tout en tenant compte des véhicules. Le cerveau de l'enfant ne peut gérer cette combinaison de capacités physiques et cognitives avant l'âge d'au moins 10 ans.13 La capacité de jongler avec ces tâches en présence de circulation routière peut être encore davantage mise à l'épreuve dans les situations présentant un risque élevé.

L'augmentation de la visibilité des cyclistes réduit-elle le risque de blessures?

Une mauvaise visibilité augmente le risque d'accident pour tous les usagers de la route. Les éléments améliorant la visibilité peuvent avoir une influence positive sur la détection et la reconnaissance des cyclistes et des piétons par les conducteurs, ainsi que leur réaction en présence de ceux-ci. Les matériaux fluorescents de couleur jaune, rouge et orange peuvent améliorer la détection par le conducteur le jour. Les phares, les feux clignotants et les matériaux rétroréfléchissants rouges et jaunes, ou encore un motif à « bio-mouvement », peuvent attirer son attention la nuit. Bien qu'il n'existe actuellement aucune preuve qu'une visibilité améliorée entraîne une réduction du nombre de décès et de blessures graves, les éléments améliorant la visibilité rehaussent réellement la perception des cyclistes par les conducteurs.14

Pourquoi la réduction de la vitesse de circulation rend-elle la route plus sécuritaire pour les cyclistes?

Le ralentissement de la circulation des véhicules à moteur peut améliorer la sécurité des cyclistes qui empruntent les routes touchées.8 Un examen international de mesures de modération de la circulation (telles que la réduction de la vitesse limite et les dos d'ânes) a démontré que les accidents de la route de tous types, dont ceux impliquant des cyclistes enfants et adultes, avaient globalement décliné de 15 pour cent, et de 25 pour cent dans les rues résidentielles.15 Lorsque 20 villes du Royaume-Uni ont établi des zones de modération de la circulation au sein desquelles la vitesse limite était de 40 km/h, les blessures subies par les enfants cyclistes ont diminué de 48 pour cent.16

Quels sont les coûts et les avantages pour les casques cyclistes?

On estime que chaque dollar investi dans les casques permet d'économiser 30 $ en coûts pour la société.17
De plus, chaque lésion cérébrale grave entraîne des dépenses de plus de 400 000 $ pour notre système de santé au moment du traumatisme. Les dépenses demeurent sensiblement les mêmes dans les années suivant l'incident en raison de frais indirects et du traitement de suivi.18

Les parents devraient-ils porter le casque de vélo?

Les parents peuvent représenter un modèle positif pour leurs enfants. Des recherches ont démontré que lorsque le parent porte un casque cycliste à vélo en compagnie de son enfant, ce dernier a tendance à porter un casque.19

Pourquoi les casques de vélo homologués par la CSA sont-ils difficiles à trouver dans les magasins du Canada?

Bien que la CSA ait adopté une norme concernant les casques de vélo, mais aucune obligation juridique n'oblige les fabricants de casques de vélo à concevoir leurs casques conformément à cette norme. Puisque la majorité des fabricants de casques sont situés aux États-Unis, et que le marché américain est considérablement plus vaste que son équivalent canadien, les fabricants conçoivent leurs casques conformément aux normes stipulées par les lois des États-Unis.

Notes de fin d'ouvrage

1 Cragg S, Cameron C, Craig CL. 2004 national transportation survey. Ottawa, ON: Canadian Fitness and Lifestyle Research Institute; 2006.
2 Victorian Injury Surveillance System. Recreational injury to older children (10-14 year olds). Victoria, AU: Monash University; 1997.
3 Public Health Agency of Canada. Injuries associated with wheeled, non-motorized devices. In. Ottawa: The Canadian Hospitals Injury Reporting and Prevention Program (CHIRPP), All ages, 1990-2007.
4 Canadian Bike Helmet Coalition. Bike helmets for children: how to organize a community project. Ottawa; 1994.
5 Thompson D, Rebolledo V, Thompson RS, Kaufman A, Rivara FP. Bike speed measurements in a recreational population: validity of self reported speed. Inj Prev 1997;3(1):43-5.
6 Thompson DC, Rivara F, Thompson R. Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009(1).
7 Attewell RG, Glase K, McFadden M. Bicycle helmet efficacy: a meta-analysis. Accid Anal Prev 2001;33(3):345-52.
8 World Health Organization. World report on road traffic injury prevention. Geneva: World Health Organization; 2004.
9 Karkhaneh M, Kalenga JC, Hagel BE, Rowe BH. Effectiveness of bicycle helmet legislation to increase helmet use: a systematic review. Inj Prev 2006;12(2):76-82.
10 Macpherson A, Spinks A. Bicycle helmet legislation for the uptake of helmet use and prevention of head injuries. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008(3):CD005401.
11 Finch CF. Teenagers' attitudes towards bicycle helmets three years after the introduction of mandatory wearing. Inj Prev 1996;2(2):126-30.
12 Finnoff JT, Laskowski ER, Altman KL, Diehl NN. Barriers to bicycle helmet use. Pediatrics 2001;108(1):E4.
13 Leblanc J, Huybers S. Improving bicycle safety: the role of paediatricians and family physicians. Paediatric Child Health 2004;9(5):315-8.
14 Kwan I, Mapstone J. Interventions for increasing pedestrian and cyclist visibility for the prevention of death and injuries. The Cochrane Collaboration; 2006.
15 Elvik R. Area-wide urban traffic calming schemes: a meta-analysis of safety effects. Accid Anal Prev 2001;33(3):327-36.
16 Webster D, Mackie A. Review of traffic calming schemes in 20 mph zones. Crowthorne: TRL Limited; 1996. (TRL Report 215).
17 Miller TR, Levy DT. Cost-outcome analysis in injury prevention and control: eighty-four recent estimates for the United States. Med Care 2000;38(6):562-82.
18 ThinkFirst Canada. Brain injury fact sheet. In. Toronto: ThinkFirst Canada.
19 Khambalia A, MacArthur C, Parkin PC. Peer and adult companion helmet use is associated with bicycle helmet use by children. Pediatrics 2005;116(4):939-42.

Activités sur roues

Les activités sur roues, qui comprennent la pratique du vélo, de la planche à roulettes, du patin à roues alignées et de la trottinette, peuvent certes être synonymes d'heures d'amusement et d'exercice, mais la pratique de ces activités en sécurité constitue la clé de la réduction des blessures. Les blessures les plus graves découlant des activités sur roues touchent la tête et le cerveau. Même les traumatismes crâniens d'apparence anodine peuvent entraîner des lésions cérébrales permanentes. D'autres blessures graves comprennent les fractures, les blessures au visage, et les abrasions cutanées graves nécessitant parfois des greffes de la peau.

Quels sont les moyens de protéger les enfants sur roues?

Faire porter le casque. Un casque correctement ajusté évite à la tête d'absorber la force de l’impact d’un accident ou d’une chute, ce qui peut réduire de jusqu'à 85 % le risque de traumatisme crânien grave.1, 2 Cela signifie que quatre traumatismes crâniens sur cinq pourraient être évités si chaque cycliste portait un casque. Il existe une certaine perception du public selon laquelle les casques peuvent ne pas assurer une protection en cas d'accidents impliquant des véhicules à moteur. On a toutefois prouvé l'efficacité des casques dans la prévention des traumatismes crâniens dans le cadre de chutes et d'accidents de tous types.1

Empêcher les enfants de moins de 10 ans d'aller sur la route. Manœuvrer un vélo à proximité de véhicules à moteur requiert un ensemble complexe d'habiletés que les enfants développent progressivement entre les âges de 10 à 14 ans. Ils doivent être en mesure d'équilibrer leur vélo, de donner les signaux d'usage, tout en tenant compte des véhicules. Le cerveau de l'enfant ne peut gérer cette combinaison d'habiletés physiques et cognitives avant l'âge d'au moins 10 ans. La capacité de jongler avec ces tâches en présence de circulation routière peut être encore davantage mise à l'épreuve dans les situations présentant un risque élevé.

Réduire la vitesse de circulation. Le ralentissement de la circulation des véhicules à moteur peut améliorer considérablement la sécurité des cyclistes qui empruntent les rues touchées.3 Un examen international de mesures de modération de la circulation (telles que la réduction de la vitesse limite et les dos d'ânes) a démontré que les accidents de la route de tous types, dont ceux impliquant des cyclistes enfants et adultes, avaient globalement décliné de 15 pour cent, et de 25 pour cent dans les rues résidentielles.4 Lorsque 20 villes du Royaume-Uni ont établi des zones de modération de la circulation au sein desquelles la vitesse limite était de 40 km/h, les blessures subies par les enfants cyclistes ont diminué de 48 pour cent.5

Notes de fin d'ouvrage

1 Thompson DC, Rivara F, Thompson R. Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009(1).
2 Attewell RG, Glase K, McFadden M. Bicycle helmet efficacy: a meta-analysis. Accid Anal Prev 2001;33(3):345-52.
3 World Health Organization. World report on road traffic injury prevention. Geneva: World Health Organization; 2004.
4 Elvik R. Area-wide urban traffic calming schemes: a meta-analysis of safety effects. Accid Anal Prev 2001;33(3):327-36.
5 Webster D, Mackie A. Review of traffic calming schemes in 20 mph zones. Crowthorne: TRL Limited; 1996. (TRL Report 215).