Foire aux questions sur la sécurité des piétons

Pour quelles raisons les enfants manquent-ils de discernement par rapport à la circulation?

Girl holding parents handsLes enfants de moins de neuf ans ne sont pas en règle générale capables du discernement nécessaire pour assurer leur sécurité dans la circulation, parce que leur stade de développement ne leur permet pas de prendre de bonnes décisions par leurs propres moyens. Ce n’est pas leur intelligence qui est en cause, selon les spécialistes du développement de l’enfance, mais plutôt leur niveau de réflexion et de coordination physique. Les enfants de moins de neuf ans peuvent ne pas savoir si une situation ne présente aucun danger pour eux, ni réagir comme il convient en cas d’urgence, notamment s’ils sont anxieux ou effrayés.

C’est la raison pour laquelle il est si important de surveiller convenablement les enfants de moins de neuf ans. Ces enfants doivent être accompagnés par des adultes ou des enfants plus âgés, chaque fois qu’ils traversent les rues ou circulent à bicyclette. Même si l’intelligence de votre enfant se prête à ce qu’il effectue ces activités tout seul, dans les faits, le stade de son développement ne le lui permet peut-être pas.

  • Les jeunes enfants ne peuvent pas voir du coin de l’œil aussi bien que les adultes. Ils ne peuvent pas voir les objets présents dans leur champ de vision périphérique;
  • Les enfants déterminent souvent difficilement la provenance des divers bruits (p. ex., hurlement de sirène). Ils peuvent se tourner du mauvais côté pour chercher la provenance d’un bruit;
  • Les enfants peuvent croire que les grandes voitures avancent plus vite que les petites ou que les rues étroites sont moins dangereuses que les rues plus larges;
  • Les jeunes enfants ne peuvent pas interpréter toutes les informations nécessaires pour agir comme il convient en cas d’urgence. Même s’ils ont appris les règles de la route, leur cerveau ne peut pas traiter de multiples informations ou un enchaînement d’événements complexe;
  • Les enfants n’ont pas conscience de leur vulnérabilité. Ils ne comprennent pas qu’ils peuvent être gravement blessés ou tués dans une collision avec une voiture;
  • Les enfants estiment difficilement la vitesse d’un véhicule s’avançant vers eux ou la distance qui les sépare d’un véhicule;
  • Les enfants adorent bouger sans arrêt! Ils peuvent par conséquent avoir du mal à attendre le changement de couleur des feux de la circulation ou l’arrêt des voitures au passage pour piétons avant de s’engager sur la chaussée;
  • Bien que les enfants aient pu apprendre à traverser les rues sans prendre de risque, ils se laissent facilement distraire et peuvent réagir avec impulsivité;
  • Les enfants peuvent tout simplement croire que les adultes vont prêter attention à eux. Ils croient que s’ils peuvent voir un conducteur s’avancer vers eux, c’est que celui-ci peut également les voir;
  • La petite taille des enfants peut les empêcher de voir les dangers et les cacher aux yeux des conducteurs.

Raisons pour lesquelles nos recommandations font référence à l’âge de neuf ans

À l’âge de huit ans environ, le stade de développement du cerveau des enfants se prête à un plus grand sens des responsabilités et à de bonnes prises de décision. La majorité des enfants sont suffisamment mûrs pour pouvoir marcher et circuler à bicyclette en toute sécurité à proximité de la circulation avant leur neuvième anniversaire.

Voici l’état de leur développement :
Au fur et à mesure que la pensée d’un enfant gagne en complexité, le cerveau devient capable de traiter de multiples informations en même temps. Cette capacité permet à l’enfant d’évaluer correctement un enchaînement d’événements et d’y réagir comme il convient, ce qui est une capacité essentielle pour circuler à bicyclette ou marcher à proximité de la circulation.

Un enfant commence à prendre conscience de sa vulnérabilité et des conséquences de ses actes, en vieillissant. Les peurs qui prennent racine dans la réalité commencent à apparaître autour de l’âge de neuf ans – par exemple, la peur du décès de ses parents, d’un cambriolage de son domicile ou de la collision d’un chien avec une voiture.

C’est à ce stade que les enfants perdent de leur impulsivité. Ils sont plus susceptibles de réfléchir avant d’agir (p. ex., ne plus se précipiter dans une rue à la poursuite d’une balle). Ils acquièrent également leur coordination physique et perdent la gaucherie de leur petite enfance.

Si les enfants de neuf ans montrent à leurs parents qu’ils sont prudents et suivent les règles de sécurité sur la route, ils peuvent recevoir la permission de circuler à bicyclette et de traverser les rues sans être surveillés par des adultes. Il est important de souligner que l’âge de neuf ans n’est qu’une indication; certains enfants ne seront peut-être prêts que plus tard. Par exemple, une surveillance attentive pourra être encore nécessaire pour que des enfants avec des troubles d’apprentissage ou encore impulsifs puissent circuler à bicyclette ou traverser les rues.

Il est naturel que les enfants désirent l’indépendance et la liberté que leur apporte la possibilité de marcher tout seuls. Mais les enfants plus âgés peuvent avoir une confiance excessive en leurs capacités et avoir tendance à prendre plus de risques. Ils peuvent, par exemple, voir une voiture s’approcher, mais croire qu’ils ont le temps de traverser la rue avant son passage. Les enfants âgés de 10 à 14 ans sont plus susceptibles de se fier à la distance plutôt qu’à la vitesse pour estimer quand traverser la rue sans danger. Il faut également rappeler aux enfants âgés d’être prudents et attentifs à proximité de la circulation.

Source : SécuriJeunes Canada. La sécurité des piétons : en faire une réalité. Consultable à partir du site Web de SécuriJeunes Canada

Comment, où et pourquoi les enfants subissent-ils des blessures à titre de piétons?

Comment : la plupart des blessures subies par les enfants piétons se produisent en septembre et octobre, puis en mai et juin. Les accidents se produisent principalement en fin d'après-midi et en début de soirée. Cela est probablement dû au fait que les conducteurs Agent de police émettant le billetcherchent à s'adapter à la baisse de la lumière du jour et qu'ils sont moins à même d'apercevoir un piéton qui traverse la rue. Cela peut également être attribué au fait que les enfants se trouvent à l'extérieur à cette heure du jour, en train de retourner à la maison après l'école ou de jouer dehors après le souper.

: les enfants sont statistiquement plus à risque d'être heurtés par une voiture en traversant une intersection, et en s'engageant dans la rue en courant. Les enfants sont également vulnérables lorsqu'ils traversent la rue à des intersections dépourvues de contrôle de la circulation, lorsqu'ils accèdent à la rue en passant entre des voitures stationnées, ou lorsqu'ils marchent dans la rue plutôt que sur le trottoir.

La majorité des blessures et des décès chez les enfants piétons se produisent dans les régions urbaines. Toutefois, lorsqu'un piéton est heurté par une voiture dans une route rurale, il est plus à risque d'en mourir en raison de la vitesse plus élevée des véhicules. Certaines études ont également démontré que les quartiers urbains à faible revenu présentent un taux plus élevé de blessures impliquant des piétons.

Pourquoi : la plupart des accidents sont causés par la combinaison du comportement du conducteur et de celui du piéton. Toutefois, certains facteurs, tels qu'une circulation intense, une densité élevée de véhicules stationnés, des vitesses limites élevées, et un nombre limité d'endroits pour jouer peuvent également contribuer au nombre de blessures subies par les piétons.

Quelles sont les cinq principales règles de sécurité routière pour mon enfant?

Marchez avec votre enfant et parlez-lui de la sécurité des piétons! Les cinq conseils-clés suivants vous aideront à inculquer à votre enfant la manière de traverser la rue en toute sécurité :

  1. ARRÊTEZ-VOUS - Pensez, observez et écoutez afin de détecter les véhicules. Regardez de chaque côté la rue avant de traverse
  2. Traversez uniquement aux intersections. Ne jamais traverser au milieu de la rue ou entre des véhicules stationnés, et ne jamais s'engager dans la rue en courant.
  3. Reconnaissez et respectez les signaux de traversée. En revanche, même lorsque le signal vous indique qu'il est sécuritaire de traverser, assurez-vous que la rue est dégagée et que tous les véhicules se sont immobilisés avant d'entreprendre votre traversé.
  4. Soyez à l'affût de véhicules qui sortent des entrées et des allées.
  5. Empruntez les rues dotées de trottoir. S'il n'y a pas de trottoir, marchez en faisant face à la circulation, à distance de la rue si possible, et en file indienne

Quels sont les cinq conseils-clés pour les parents (reportez-vous à la fiche de conseils aux parents pour de plus amples renseignements)

  1. Donnez l'exemple en matière de comportement sécuritaire. Ayez des habitudes sécuritaires en matière de marche à pied que vous souhaitez que votre enfant adopte.
  2. Commencez dès qu'il est tout-petit et enseignez-lui graduellement les notions de sécurité à mesure qu'il grandit. En marchant avec votre enfant, saisissez l'occasion de lui parler de la sécurité, en évitant de vous lancer dans de longs discours qui l'ennuiera.
  3. Tant que votre enfant n'a pas atteint l'âge de 9 ans, assurez-vous qu'il traverse la rue en compagnie d'un adulte ou d'un autre enfant plus âgé qui est responsable. Continuez à marcher avec votre enfant et à lui montrer comment traverser la rue en sécurité, en adaptant vos conversations à son degré de compréhension.
  4. Demandez à votre enfant de vous montrer qu'il sait comment traverser la rue en sécurité. Demandez-lui de vous indiquer les risques et de vous dire ce qu'il ferait.
  5. L'âge de neuf ans n'est qu'un point de référence. Certains enfants pourraient ne pas être prêts encore à cet âge, et même lorsque votre enfant est plus indépendant, continuez à créer des occasions de discussions régulières. En écoutant votre enfant, vous saurez à quel point il a confiance en lui pour marcher seul, et vous pourrez l'aider s'il a des préoccupations.

La « modération de la circulation », qu’est-ce que c’est?

Une vitesse élevée fait souvent partie des facteurs à l’origine des accidents dans lesquels des piétons sont impliqués. La vitesse conditionne les circonstances des collisions avec les piétons et la gravité de leurs blessures. Quand les voitures se déplacent à des vitesses supérieures à 30-40 km/h, le temps de réaction des conducteurs et des piétons est modifié.

Par exemple, les conducteurs peuvent commettre une erreur dans l’estimation de leur temps d’arrêt et les piétons dans celle du temps nécessaire pour traverser la rue sans danger. La probabilité du décès d’un piéton impliqué dans une collision avec un véhicule se déplaçant à 50 km/h est supérieure à celle d’un piéton impliqué dans une collision avec un véhicule se déplaçant à 30 km/h. Il a été prouvé que la réduction de la vitesse des véhicules évite des accidents et réduit la gravité des blessures.

La modération de la circulation vise à réduire la vitesse des véhicules, limiter le débit de la circulation par dissuasion et diminuer le nombre de conflits entre les usagers de la route. La modération de la circulation vise à réduire le nombre de blessures survenant dans une zone précise, en modifiant son agencement.

Les ralentisseurs dans les rues résidentielles et l’abaissement de la limite de vitesse indiquée sont peut-être les exemples les plus courants de mesures de modération de la circulation. Des mesures comme les passages piétons surélevés et les ralentisseurs sonores créent des obstacles physiques sur la route, qui contraignent les voitures à ralentir. Les prolongements de trottoir, les avancées de bordure de trottoir et les carrefours giratoires, entre autres, sont également des mesures de modération de la circulation.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la modération de la circulation et sur la marche à suivre pour mettre en œuvre des mesures de modération de la circulation dans votre collectivité, prière de consulter La sécurité des piétons, sur le site Web de SécuriJeunes Canada.

Je souhaite apporter des changements à ma rue, par où commencer?

Il existe plusieurs moyens de militer pour des changements. Vous pouvez trouver une panoplie d'idées et de renseignements spécifiques à la sécurité des piétons dans la rubrique Défense des intérêts de notre site Web.