Dangers dans les aires de jeu

Exemples de dangers graves présents dans les aires de jeu, pour lesquels une réparation immédiate s'impose

Les éléments dangereux pouvant entraîner des blessures graves chez un enfant, ou encore son décès, doivent être réparés sans délai.

En voici quelques exemples :

Risque de strangulation. Il y a risque de strangulation lorsque des cordons ou des vêtements peu ajustés peuvent se coincer ou s'emmêler, causant ainsi la strangulation. Le haut des glissades et les perches de pompiers, ainsi que toute pièce de matériel mobile (balançoires, carrousels) doivent faire l'objet d'une inspection minutieuse, afin de détecter tout risque de coincement d'un cordon, d'une écharpe ou d'un vêtement quelconque porté au niveau du cou. On doit déterminer, en consultation avec le fabricant du matériel, s'il est possible d'apporter des modifications sécuritaires en vue d'éliminer tout danger. Depuis le début des années 1980, presque tous les décès d'enfants sur des aires de jeu sont associés à la strangulation.

Revêtement inadéquat sous le matériel installé en hauteur. Les revêtements sécuritaires contribuent à protéger les enfants en cas de chute. Les chutes sur des revêtements durs peuvent entraîner des blessures graves, par exemple des fractures osseuses, des traumatismes crâniens et des blessures aux organes internes. Les revêtements adéquats, relativement peu coûteux, sont essentiels pour assurer la sécurité d'une aire de jeu. La plupart des blessures survenant sur les aires de jeu sont associées aux chutes.

Depuis 2003, la norme de la CSA exige que tous les types de revêtements d'aires de jeu subissent des « essais de collision » afin de vérifier leur capacité d'absorption des chocs, à l'aide d'un instrument technique tel qu'un accéléromètre triaxial. Les profondeurs recommandées pour différents types de revêtement meuble (par exemple, le sable, le gravier fin et le paillis), présentées dans l'édition de 1998, ne font plus partie de la norme actuelle de la CSA. Toutefois, il est important de savoir que le revêtement meuble doit être installé à une profondeur d'au moins 15 à 30 cm (6 à 12 po).

Les revêtements durcissent au fil du temps et avec un usage répétitif. On doit donc les tester tous les ans afin de vérifier qu'ils absorbent les chocs de manière adéquate. On doit laisser tomber l'instrument utilisé dans le cadre de l'essai de la surface la plus élevée de laquelle un enfant pourrait vraisemblablement tomber (par exemple, les enfants plus grands peuvent grimper au haut des rambardes, et le font d'ailleurs souvent). Dans l'édition la plus récente de la norme de la CSA (2007), on a fait du point d'essai pour une hauteur de chute sécuritaire le haut des rambardes et des barrières, de manière à vérifier que même lorsque les enfants grimpent au-dessus des plate-formes du matériel, sur les rambardes et les barrières, le revêtement peut absorber leur chute et réduire le risque de blessure grave.

Risque de coincement de la tête et du cou. Il s'agit ici des espaces, sur les aires de jeu, qui sont suffisamment grands pour laisser passer le corps d'un enfant en bas âge, mais assez petits pour coincer sa tête. Étant donné que les bambins et les enfants d'âge préscolaire ont une grosse tête par rapport à la taille de leur corps, cela constitue un danger grave. Les principaux endroits à inspecter sont l'espace entre les marches, les espaces dans les rampes horizontales, ainsi que les espaces entre les plate-formes de hauteurs différentes. Les ouvertures sécuritaires sont soit inférieures à 9 cm (3,5 po), soit supérieures à 22,5 cm (9 po). Les ouvertures non sécuritaires peuvent être facilement modifiées à court terme, en installant par exemple des contre-marches.

Préoccupations de sécurité concernant le bois imprégné sous pression à l'arséniate de cuivre chromaté (ACC). Santé Canada a mis au point une fiche technique sur le bois traité à l'arséniate de cuivre chromaté.