Activités sur roues

Les activités sur roues, qui comprennent la pratique du vélo, de la planche à roulettes, du patin à roues alignées et de la trottinette, peuvent certes être synonymes d'heures d'amusement et d'exercice, mais la pratique de ces activités en sécurité constitue la clé de la réduction des blessures. Les blessures les plus graves découlant des activités sur roues touchent la tête et le cerveau. Même les traumatismes crâniens d'apparence anodine peuvent entraîner des lésions cérébrales permanentes. D'autres blessures graves comprennent les fractures, les blessures au visage, et les abrasions cutanées graves nécessitant parfois des greffes de la peau.

Quels sont les moyens de protéger les enfants sur roues?

Faire porter le casque. Un casque correctement ajusté évite à la tête d'absorber la force de l’impact d’un accident ou d’une chute, ce qui peut réduire de jusqu'à 85 % le risque de traumatisme crânien grave.1, 2 Cela signifie que quatre traumatismes crâniens sur cinq pourraient être évités si chaque cycliste portait un casque. Il existe une certaine perception du public selon laquelle les casques peuvent ne pas assurer une protection en cas d'accidents impliquant des véhicules à moteur. On a toutefois prouvé l'efficacité des casques dans la prévention des traumatismes crâniens dans le cadre de chutes et d'accidents de tous types.1

Empêcher les enfants de moins de 10 ans d'aller sur la route. Manœuvrer un vélo à proximité de véhicules à moteur requiert un ensemble complexe d'habiletés que les enfants développent progressivement entre les âges de 10 à 14 ans. Ils doivent être en mesure d'équilibrer leur vélo, de donner les signaux d'usage, tout en tenant compte des véhicules. Le cerveau de l'enfant ne peut gérer cette combinaison d'habiletés physiques et cognitives avant l'âge d'au moins 10 ans. La capacité de jongler avec ces tâches en présence de circulation routière peut être encore davantage mise à l'épreuve dans les situations présentant un risque élevé.

Réduire la vitesse de circulation. Le ralentissement de la circulation des véhicules à moteur peut améliorer considérablement la sécurité des cyclistes qui empruntent les rues touchées.3 Un examen international de mesures de modération de la circulation (telles que la réduction de la vitesse limite et les dos d'ânes) a démontré que les accidents de la route de tous types, dont ceux impliquant des cyclistes enfants et adultes, avaient globalement décliné de 15 pour cent, et de 25 pour cent dans les rues résidentielles.4 Lorsque 20 villes du Royaume-Uni ont établi des zones de modération de la circulation au sein desquelles la vitesse limite était de 40 km/h, les blessures subies par les enfants cyclistes ont diminué de 48 pour cent.5

Notes de fin d'ouvrage

1 Thompson DC, Rivara F, Thompson R. Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009(1).
2 Attewell RG, Glase K, McFadden M. Bicycle helmet efficacy: a meta-analysis. Accid Anal Prev 2001;33(3):345-52.
3 World Health Organization. World report on road traffic injury prevention. Geneva: World Health Organization; 2004.
4 Elvik R. Area-wide urban traffic calming schemes: a meta-analysis of safety effects. Accid Anal Prev 2001;33(3):327-36.
5 Webster D, Mackie A. Review of traffic calming schemes in 20 mph zones. Crowthorne: TRL Limited; 1996. (TRL Report 215).