Politiques publiques

Réduire les blessures en adoptant les BONNES SOLUTIONS

Pour atteindre sa vision : un pays exempt de blessures…pour des Canadiens qui profitent au maximum d’une longue vie, bien remplie, Parachute fournit un leadership éclairé et des solutions fondées sur des données probantes et éclaire de façon active le dialogue sur les politiques publiques en vue de faire de la prévention des blessures une priorité canadienne.

Parachute travaille directement avec les familles et les communautés canadiennes ainsi qu’avec tous les paliers du gouvernement pour traiter les blessures évitables à la maison, sur la route, au travail et lors de la pratique de loisirs.

Les trois concepts DE LA PRÉVENTION

L’accent mis sur l’ingénierie, l’application de la loi et l’éducation permettra d'initier de vastes changements de politiques en matière de santé publique et de créer des milieux, matériels et sociaux, qui inciteront les Canadiens à être actifs et à prendre des mesures de protection.

Parachute OUVRE LA VOIE

  • Nous mettons l’accent sur l’engagement communautaire, la sensibilisation et l’offre de solutions
  • Nous communiquons les pratiques exemplaires et les modèles politiques qui se sont révélés efficaces pour réduire les blessures.
  • Nous employons un cadre de prévention des blessures fondé sur des données probantes pouvant servir d’orientation pour les décideurs, à l’échelle fédérale, provinciale, territoriale et locale.
  • Nous renforçons les capacités au sein des organisations et des communautés et soutenons l’adoption généralisée d’une politique publique dans les domaines prioritaires identifiés.

Priorités politiques de Parachute

Collisions automobiles

Il s’agit de la principale cause de blessures évitables et de décès au Canada. Nous savons que les politiques publiques qui s’appuient sur la législation et les mécanismes d’application de la loi permettront d’assurer la sécurité des Canadiens sur la route.

Sports et loisirs

Les politiques publiques en matière de prévention des blessures visent à inciter les Canadiens à demeurer actifs et à prendre des mesures de protection. Les politiques publiques sur les blessures associées aux sports et aux loisirs portent principalement sur la gestion des risques inhérents à la pratique d’activités sportives, comme les protocoles visant à traiter les commotions cérébrales et le port du casque de cycliste obligatoire pour tous les âges.

Prévention des chutes

Les chutes sont la principale cause de la baisse de longévité et des coûts de soins de santé élevés observés chez les aînés. La population canadiennes vieillit et il devient plus important que jamais d’assurer que les personnes âgées demeurent actives, en bonne santé et indépendantes. Les politiques publiques mettent l’accent sur les programmes et les politiques permettant aux aînés de se maintenir en santé et en forme.

Suicide et auto-mutilation

On comprend assez mal le lien qui existe entre la santé mentale et la prévention des blessures. Les politiques publiques portant sur le suicide et l’auto-mutilation reconnaissent le lien qui prévaut entre la santé mentale et la santé physique. Elles s’emploient à combler l’écart existant et à intégrer les pratiques exemplaires à l’œuvre dans le domaine de la santé, ce qui permettra de dépister et de traiter rapidement les personnes qui présentent des risques accrus.  

Établir des partenariats pour changer les choses

Une politique efficace en matière de prévention des blessures nécessite une approche et un engagement visant l’ensemble de la société. Pour provoquer le changement, Parachute dirige le dialogue avec plusieurs intervenants clés :

  • Sociétés
  • Gouvernement  
  • Organisations communautaires nationales, provinciales et locales.
  • Experts et dirigeants éclairés
  • Personnes animées par la passion

Nous reconnaissons tous que la prévention des blessures représente une cause sociale de premier plan et prenons des mesures collectives visant à instaurer des changements d’envergure.

Empoisonnement au monoxyde de carbone

Problème:

Le monoxyde de carbone est la cause principale des décès par empoisonnement accidentel au Canada et en Amérique du nord. On estime que 414 Canadiens sont morts d'un empoisonnement au monoxyde de carbone entre 2000 et 2007.monoxyde de carbone

La nature de l’empoisonnement au monoxyde de carbone nécessite la prise de mesures de sécurité proactives – en effet, il est trop tard pour agir lorsque l’empoisonnement a eu lieu. Pour se protéger, il est essentiel d'installer des détecteurs de monoxyde de carbone dans tous les étages d'une maison et à l'extérieur de toutes les chambres à coucher. Sans détecteur de monoxyde de carbone, les familles sont incapables de détecter la présence de ce gaz toxique. Les symptômes d'une exposition au monoxyde de carbone, notamment les maux de tête et la nausée, sont souvent confondus avec la grippe et ignorés ou mal diagnostiqués. C'est pourquoi le monoxyde de carbone est appelé « le tueur silencieux ». Il est incolore, inodore et sans saveur, ce qui le rend indétectable.

Solution : détecteurs obligatoires de monoxyde de carbone dans tous les foyers 

Il y a toutefois une bonne nouvelle : il est possible de prévenir l’empoisonnement au monoxyde de carbone grâce à une solution simple, à savoir l’installation obligatoire de détecteurs de monoxyde de carbone dans tous les foyers.

Au Canada, deux administrations exigent désormais que toutes les résidences soient équipées de détecteurs de monoxyde de carbone. L’Ontario et le Yukon ont adopté la loi en 2013. Dans les deux provinces, en vertu de la législation, tous les foyers qui ont un garage ou un dispositif pour brûler le combustible comme un appareil de chauffage ou un foyer doivent obligatoirement posséder des détecteurs de monoxyde de carbone.

Il est rentable d’investir dans les stratégies de prévention des empoisonnements : en effet, 1 $ d’investissement  dans la prévention permet de faire économiser 7 $ en coûts de soins de santé. La plupart des  détecteurs de monoxyde coutent moins de 35 $, c'est-à-dire environ deux sous par jour sur la durée de vie suggérée du détecteur.

 

Ressources

Sécurité des casques d’hiver

Charte de Vancouver pour la sécurité dans la pratique du ski, Vancouver (Canada)  Novembre 2009

Les enfants portant en casque du skiLa Charte de Vancouver pour la sécurité dans la pratique du ski, présentée dans le cadre du forum sur les casques d’hiver : «Put a Lid on It » tenu le 20 novembre à Vancouver dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver de 2010 est basée sur des principes de sécurité en ski et en planche à neige et sur la Charte de Turin, qui a été approuvée dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver de 2006.

Elle vise une culture propice à la pratique sécuritaire, saine et active de sports et d’activités récréatives, et de faire connaître aux citoyens et aux institutions les principes qu’elle défend.

Un examen international, auquel le Canada a participé, conclut que les traumatismes crâniens sont la principale cause de décès chez les skieurs et les planchistes. Au Canada, 87,5 % des décès chez les skieurs et les planchistes seraient attribuables à des traumatismes crâniens. Les lésions cérébrales traumatiques, dont le nombre semble à la hausse, seraient à l'origine de 50 à 88 % des accidents mortels dans les centres de ski, et de 67 % des décès chez les jeunes skieurs.

Téléchargez une copie de la charte

Sécurité des enfants en voiture

Problème - Sécurité des enfants en voiture

Un enfant dans un siège d'auto orienté vers l'arrièreLes blessures en véhicules motorisés constituent la première cause de décès consécutif à une blessure chez les enfants canadiens. Il convient de passer à l'action pour réduire le risque d'accident. Il faut également prendre des mesures pour réduire le risque de blessure en cas d'accident.

Problème - Faible usage des sièges d'appoint

Les accidents de voiture sont la cause principale de décès chez les enfants au Canada. Chaque année, les accidents de voiture entraînent le décès d'un nombre d'enfants équivalant à plus de deux salles de classe et causent des blessures à des milliers d'autres enfants.

Solution - Usage obligatoire des sièges d'appoint

S’ils sont utilisés convenablement, les sièges d’auto peuvent réduire le risque de décès de 75 %  et les siège d’appoint assurent une protection de supérieure de 60 % aux ceintures de sécurité utilisées seules. Pour leur protection, les enfants doivent être placés dans le siège d’auto qui correspond avec leur stage de développement physique.

Bien qu'au moins 75 % des jeunes enfants soient protégés par des sièges de voiture, la recherche par Transport Canada indique que presque trois quarts des enfants canadiens entre 4 et 9 ans ne sont pas protégés par des sièges d'appoint.

Les sièges de voiture peuvent réduire le risque de décès de 71 % chez les enfants de moins de 1 an et de 54 % chez les enfants de 1 à 4 ans.

Les sièges de voiture réduisent le risque d'hospitalisation de 67 % chez les enfants de moins de 4 ans. Actuellement, seules 8 provinces exigent l'usage de sièges d'appoint.

Tableau des lois provinciales sur les l'usage de siege d'apppoint.

Les recherches indiquent que les lois sur les sièges d’appoint constituent  un moyen efficace de garantir que les parents utilisent pour leur enfant le siège qui convient à l'étape de son développement physique. Actuellement, l’Alberta, la Saskatchewan, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le  Nunavut n’ont pas de lois en vigueur sur les sièges d’appoint.  Il faut également éduquer, mettre les lois en application et obtenir un financement gouvernemental plus important sur le plan de la sécurité des enfants en voiture, de manière à rendre les routes canadiennes le plus sécuritaires possible pour nos enfants et nos jeunes.

L'investissement dans la recherche sur la conception et l'utilisation des sièges d'auto, la sécurité des dispositifs de retenue pour enfants en tant que priorité dans les soins préventifs et l'évaluation, par des professionnels de la santé, de l'utilisation des dispositifs de retenue pour enfants lors des visites médicales constituent des stratégies qui peuvent être mises en œuvre pour améliorer le niveau de sécurité des routes canadiennes.

Mesures relatives à la sécurité routière - Réduction de la vitesse

Question

Les enfants sont plus à risque d'être heurtés par une voiture dans les endroits où la vitesse limite est plus élevée.

Problème

Il existe une corrélation directe entre l'augmentation de la vitesse de véhicules et l'augmentation du risque de blessure. Un piéton heurté par une voiture se déplaçant à 50 km/h a huit fois plus de chances d'être tué que s'il était frappé par une voiture roulant à 30 km/h.

Solution

La réduction de la vitesse, quelle que soit son importance, peut avoir un effet considérable. Chaque diminution de 1,6 km/h de la vitesse moyenne réduit la fréquence des collisions de cinq pour cent. Il a été prouvé que la réduction de la vitesse des véhicules est efficace pour la prévention des collisions et pour la diminution de la gravité des blessures.

Certaines caractéristiques environnementales ou physiques peuvent encourager ou décourager les excès de vitesse et avoir une incidence importante sur la fréquence et la gravité des collisions impliquant des piétons. Les mesures de modération de la circulation peuvent comprendre l'apport de changements physiques, par exemple l'installation de dos d'âne, le rétrécissement des rues, la création de refuges pour piétons ou encore l'élargissement des trottoirs. La promotion de la réduction des limites de vitesse et la mise en œuvre de stratégies visant à modifier le comportement des automobilistes sont également des méthodes efficaces.

Toutes ces approches contribuent à créer une sensibilisation nouvelle du public quant aux répercussions de la vitesse, ainsi qu'à l'importance de se montrer attentif aux piétons et d'être conscient de ses propres habitudes de conduite.

Pour obtenir plus de renseignements sur la sécurité des enfants en voiture, consultez:

Casques de sécurité

Chaque province et territoire devrait adopter une loi rendant obligatoire le port du casque à tout âge.

Garçon portant un casque de véloLes traumatismes crâniens constituent la principale cause de blessures graves et de décès dus à des blessures chez les enfants qui circulent à bicyclette.

Faits et mythes sur les lois sur le port du casque

Problème : port du casque peu répandu

Les études indiquent qu'un casque bien ajusté peut réduire de plus de 85 pour cent le risque de traumatismes crâniens graves. Cela signifie que quatre traumatismes crâniens sur cinq pourraient être évités si chaque cycliste portait un casque.

Solution : les lois sur le port du casque encouragent son utilisation

Les lois sur le port du casque encouragent son utilisation, à tous les âges. Le taux de traumatismes crâniens chez les enfants et jeunes cyclistes est environ 25 pour cent plus faible dans les provinces dotées de lois sur le port du casque que dans celles dépourvues de telles lois. À l'heure actuelle, six provinces sont dotées de lois sur le port du casque de vélo, mais dans seulement quatre provinces ces lois concernent les cyclistes de tous âges. Des lois, conjointement avec des programmes permanents de sensibilisation et d'application de la loi, sont nécessaires pour faire en sorte que le port du casque devienne la norme. Le port du casque de vélo et le cyclisme doivent être encouragés pour maintenir les enfants en bonne santé, actifs et en sécurité.

Pour de plus amples renseignements sur les casques de sécurité, veuillez consulter:

Le  tableau de lois provinciales sur le port du casque

Déclaration sur les lois rendant obligatoire le port du casque à tout âge

Sécurité des piétons

Problème

Garçon regardant le panneau de limitation de vitesseLes blessures des piétons représentent la troisième cause de décès associés à une blessure chez les enfants canadiens.

Les voitures roulant à plus de 30 km/h présentent un danger plus important pour les piétons.

Solution : Environnement, mise en application et éducation

Une légère réduction de la vitesse peut réduire le risque de blessures et créer un environnement plus sûr pour les personnes de tous âges se déplaçant à pied. La marche est une alternative saine et écologique qui peut être encouragée au moyen d'aménagements urbains et de la mise en application de vitesses maximales.

Pour obtenir plus de renseignements sur la sécurité des piétons, consultez:

Sécurité des aires de jeux

Problème

Enfants jouant à l'aire de jeuxLes aires de jeu se prêtent merveilleusement bien à l'exercice; les enfants peuvent apprendre à se connaître, faire preuve de créativité dans leurs jeux et mettre à l'épreuve leur habileté. Les parents et les responsables d’enfant partent souvent du principe que les blessures sont les conséquences naturelles et inévitables des jeux. Or, les blessures en aire de jeu peuvent être graves et s’échelonnent des fractures osseuses aux blessures à la tête et à la colonne vertébrale.  Les décès sont rares et consécutifs à une strangulation dans la presque totalité des cas.  Les blessures en aire de jeu peuvent être évitées en employant un équipement conforme aux normes de sécurité actuellement en vigueur, en veillant à ce que la surface de protection située sous l’équipement soit profonde et meuble et en surveillant activement les jeux des enfants.

Solution: l'éducation, l'ingénierie et la mise en application

Les blessures des Aires des jeux peuvent être évitées avec l’équipement s’écure et la conformité avec la norme de la CSA actuellement en vigueur. On peut éviter de se blesser gravement dans les aires de jeu en utilisant des revêtements comme sable, le gravier roulé, les copeaux de bois et en équipant les aires de jeu avec des garde-corps, des garde-fous et des rambardes qui empêchent les chutes.   L’Association canadienne de normalisation (CSA) a élaboré une norme, reconnue à l’échelle nationale, sur les aires et équipement de jeu des enfants.  Cette norme définit de nombreux critères à respecter dans la conception et l’entretien des aires de jeu et stipule, par exemple, l’emplacement des garde-corps et des barrières de sécurité et la présence d’une couche de protection profonde et meuble sous l’équipement. Une surface de protection adéquate peut, en effet, diminuer la gravité des blessures par rapport à une chute sur une surface dure.

Selon un récent travail de recherche du Hospital for Sick Children, le nombre de blessures avait baissé de 49 % dans les aires de jeu des écoles qui les avaient mises en conformité avec la norme de la CSA, par rapport au nombre de blessures dans les aires de jeu qui n’avaient pas été mises à niveau. Les chercheurs ont conclu leur travail en estimant que 520 blessures avaient peut-être été évitées pendant la période de 4 ans étudiée.   Ces résultats démontrent que l’ingénierie joue un rôle primordial dans la prévention des blessures sur les aires de jeu.

Pour plus amples renseignement sur la sécurité des aires de jeux  visitez:

Normes régissant les aires de jeu au Canada

Prévention des empoisonnements

Issue

Enfant debout devant une armoire à pharmacieL'empoisonnement est un enjeu de santé publique beaucoup plus important que ce qui est généralement reconnu. Pour les Canadiens de tous âges, l'empoisonnement constitue la quatrième cause de décès et d'invalidité permanente totale. Les enfants, en particulier, sont très vulnérables aux empoisonnements accidentels. Les chercheurs estiment que la moitié des expositions au poison impliquent des enfants de moins de six ans. 

Problème

Dû à leur curiosité croissante et à leur inexpérience, les enfants sont particulièrement exposés au risque d'empoisonnement : ils commencent à grimper et à atteindre de nouvelles choses, alors qu'ils n'ont nécessairement l'expérience pour savoir quoi éviter.

Selon les estimations :

  • La moitié de toutes les expositions au poison impliquent des enfants de moins de six ans.
  • Sept enfants âgés de 14 ans ou moins meurent d'un empoisonnement chaque année au Canada
  • 1 700 autres sont hospitalisés pour de graves blessures
  • Les centres antipoison au Canada reçoivent environ 160 000 appels chaque année
  • Près de 80 000 de ces appels sont fait par des parents paniqués et concernent un enfant de moins de six ans. 

L'ingestion de médicaments compte pour 67 per cent de toutes les blessures accidentelles chez les enfants. Les autres empoisonnements sont causés par une grande gamme de produits, tels que les produits de nettoyage domestique, l'alcool, les plantes, les engrais, les pesticides, le diluant pour peinture et l'antigel. Le goût mauvais d'une substance peut arrêter un adulte de la consommer, mais ce n'est pas le cas pour les jeunes enfants. Leur sens du goût est différent de celui d'un adulte, ce qui signifie qu'ils sont capables de boire des substances comme du lave-glace sans être découragés par le goût. 

Solution

La meilleure façon de prévenir les empoisonnements est d'utiliser une approche à plusieurs facettes qui combine éducation, mises en application et modifications de l'environnement.

La prévention efficace des empoisonnements met l'emphase sur plusieurs piliers:

  • L’éducation des familles sur la prévention aux empoisonnements
  • Un entreposage sécuritaire des substances potentiellement toxiques
  • Une limite de la quantité de médicaments potentiellement dangereux pouvant être achetés en vente libre dans un seul emballage
  • L'obligation d'avoir un détecteur de monoxyde de carbone dans chaque domicile
  • Un numéro de téléphone national permettant d'obtenir de l'information sur les empoisonnements
  • L'établissement et la coordination d'une collecte et d'une surveillance de données

Endossements

Les organisations suivantes ont entériné la Semaine SécuriJeunes 2012, avec l'accent mis sur la prévention des empoisonnements.

  • Alberta Centre for Injury Control and Research
  • Association canadienne de santé publique
  • Association canadienne des centres antipoison
  • Association des Chefs de Pompiers du Nouveau-Brunswick
  • Association des infirmières et infirmiers du Canada
  • BC Injury Research & Prevention Unit
  • Canadian Collaborative Centres for Injury Prevention and Control
  • Centre anti-poison de l’Ontario
  • Child Safety Link
  • Clubs Garçons et Filles du Canada
  • Collaboration atlantique pour la prévention des blessures
  • Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada
  • Communautés Sécuritaires Canada
  • Conseil canadien de la sécurité
  • Groupe CSA
  • IWK Regional Poison Centre (Nouvelle-Ēcosse)
  • Kidde
  • Ontario Medical Association
  • Pensez d’Abord
  • Safe Kids Worldwide
  • Sandbox Project
  • Saskatchewan Prevention Institute
  • SMARTRISK
  • Société canadienne de pédiatrie
  • Ville de Toronto


Position sur la prévention des empoisonnements

Livre blanc sur la prévention des empoisonnements chez les enfants au Canada

Lois pour clôturer les piscines

L’enjeu : les noyades en piscine

Un enfant qui essaie de monter une clôture de piscineLes noyades sont la deuxième cause de décès liés aux blessures, chez les enfants canadiens. Comme près de la moitié des noyades et des quasi-noyades des enfants âgés de 14 ans et moins surviennent en piscine, des mesures s’imposent pour diminuer le nombre de noyades qui s’y produisent.

Fiche de renseignements: La noyade et la pose de clôtures de sécurité autour des piscines

Problème

Les piscines présentent un danger particulier pour les enfants âgés de moins de 5 ans. Dans de nombreux domiciles, il est toutefois possible d’accéder la piscine directement à partir de la maison, ce qui expose les enfants à un danger. Dans plusieurs communautés des lois qui exigent que les piscines soient clôturées n’existe pas.

Pour de plus amples renseignements, cliquez sur : Aperçu des règlements de clôturage

D’après les estimations des chercheurs, l’installation d’une clôture efficace autour des piscines pourrait prévenir, 7 cas sur 10, les incidents de noyade d’enfants âgés de moins de 5 ans dans les piscines résidentielles.

Solution

Adoption de lois exigeant l’installation d’une clôture d’au moins d’1,2 m (4 pieds) de haut, équipée d’une barrière à fermeture et verrouillage automatiques, sur les quatre côtés des piscines. Les municipalités peuvent promulguer des règlements sur les clôtures adaptées des piscines résidentielles. Les administrations provinciales et territoriales peuvent soutenir les initiatives municipales en adoptant des lois sur les clôtures adaptées des piscines résidentielles, à l’échelle provinciale. 

Pour de plus amples renseignements sur les lois pour clôturer les piscines, visitez:

Déclaration de position : Les noyades dans les piscines et la nécessité des clôtures de sécurité autour des piscines

Le gouvernement peut aider à créer des environnements plus sûrs dans les collectivités en faisant appliquer des règlements relatifs aux clôtures adaptées des piscines et en éduquant le public.

Caractéristiques principales des clôtures adaptées des piscines

Les clôtures adaptées doivent : 

  • former une enceinte continue autour de la piscine, des quatre côtés;
  • atteindre une hauteur minimale de 1,20 m (4 pieds);
  • couvrir tous les types de piscine (gonflable, hors-sol, etc.);
  • être dotées d'une barrière à fermeture et à verrouillage automatiques;
  • ne peut être escaladée par de jeunes enfants

Les gouvernements provinciaux peuvent soutenir les municipalités dans leurs efforts visant l’adoption de lois sur les clôtures de piscine adaptées. La législation provinciale permettra non seulement d'établir des normes minimales de sécurité des piscines, mais également d'harmoniser la législation sur les clôtures adaptées des piscines, dans toute la province.  

Utilisez les outils et les exemplaires ci-dessous:

Sécurité des produits

Sujet

Une enfant jouant avec des blocs de boisLes blessures découlant de l'utilisation des biens de consommation sont communes, souvent graves et parfois mortelles chez les jeunes enfants.

Étude des blessures chez les enfants et les jeunes, édition 2009 - Pleins feux sur la sécurité des produits de consommation , Agence de la santé publique du Canada 

Problème

Chaque année au Canada, plus de 14 000 visites aux services d'urgences pédiatriques concernent des enfants de moins de 10 ans qui ont été blessés par des produits de consommation que l'on trouve à la maison. Au fil des années, les retraits du marché des produits pour enfants ont connu une augmentation importante, de 28 rappels volontaires en 2006 à 118 en 2008, ce qui représente une hausse de 235 pour cent sur trois ans.  Les résultats de sondages indiquent que la très grande majorité des Canadiens pense qu'un produit ne constitue pas de danger s'il est disponible sur le marché, mais cette supposition est erronée. Les enfants sont particulièrement vulnérables aux blessures causées par les biens de consommation. 

Des produits plus sécuritaires au Canada

Le 15 décembre 2010, le projet de loi C-36 concernant la sécurité des produits de consommation s'est vu accorder la sanction royale et est devenu une loi officielle. Le projet de loi C-36 introduit une nouvelle législation sur la sécurité des produits, que les fournisseurs seront tenus de respecter. Il procurera à Santé Canada de nouveaux outils pour mieux protéger la santé et la sécurité des Canadiens grâce à des mesures d'exécution efficaces, telles que les tests de produits obligatoires et le rappel obligatoire de produits dangereux. 

SécuriJeunes Canada fait depuis plusieurs années la promotion d'une réforme complète des lois concernant la sécurité des produits, désormais périmées. 

Parachute tient à remercier ses partenaires pour le travail effectué au fil des ans, lequel a contribué à renforcer la sécurité des produits de consommation au Canada. 

  • Alberta Centre for Injury Control & Research
  • Association canadienne des centres anti-poison
  • Brent Hagel, PhD, Alberta Children's Hospital and Faculty of Medicine, University of Calgary
  • Centre Anti-Poison de l'Ontario
  • Child Safety Link
  • Collaboration Atlantique pour la Prévention des Blessures
  • Environmental Defence
  • Ecojustice
  • L’Association Canadienne de produits de consummation specializes
  • L’Association canadienne de santé publique
  • Le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario
  • L'institute canadian de la santé infantile
  • Option Consommateurs
  • Safe Saskatchewan
  • Saskatchewan Prevention Institute
  • SMARTRISK

Sécurité en véhicules tout-terrain

Véhicules tout-terrainLes véhicules tout-terrain sont des véhicules motorisés qui nécessitent des compétences et un jugement adultes. Les enfants canadiens continuent de se blesser et de se tuer alors qu'ils roulent en VTT.

Problème: usage des véhicules motorisés par les enfants

Les enfants et les adolescents courent un grand risque de blessures et de mort liés aux VTT, car ils n'ont pas les connaissances, le développement physique et les capacités cognitives et motrices pour conduire ces véhicules en toute sécurité.

Solution: 

Les enfants de moins de 16 ans ne devraient pas utiliser les VTT, quelles que soient la taille et la puissance du moteur.  Au Canada, les lois sur les VTT varient actuellement d'une province à l'autre et d'un endroit à l'autre

Tableau des lois provinciales sur les VTT

Pour obtenir plus de renseignements sur la prévention des blessures liées aux VTT, consultez:

Les lois provinciales: liées à la réduction des blessures

Réduction de 50 % des blessures liées aux VTT en Nouvelle-Écosse à la suite de nouvelles lois.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a modifié sa " Off-highway Vehicles (OHV) Act" pour interdire aux jeunes de moins de 14 ans de conduire des VTT. Au cours de l'année suivant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi, le Centre de soins de santé IWK à Halifax a enregistré une réduction de 50 % des blessures liées aux VTT chez les jeunes de moins de 14 ans, alors que les blessures liées aux VTT chez les jeunes de 14 à 15 ans n'a presque pas changé, ce qui indique que la loi devrait être élargie afin de protéger les enfants jusqu'à l'âge de 16 ans.

L'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick ont également modifié leur Loi sur les véhicules tout-terrain pour en interdire la conduite aux enfants de moins de 14 ans.