ORGANISME NATIONAL À BUT NON LUCRATIF QUI A POUR MISSION DE PRÉVENIR LES BLESSURES ET DE SAUVER DES VIES.
Les Canadiens invités à agir pour prévenir le suicide et à en parler ouvertement

Les Canadiens invités à agir pour prévenir le suicide et à en parler ouvertement

Ottawa, Ontario | Mardi, le 10 septembre 2013 |

À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, la Commission de la santé mentale du Canada, l’Association canadienne pour la prévention du suicide et l’organisme national qui représente les Inuits, Tapiriit Kanatami, invitent les Canadiens à joindre un mouvement mondial pour célébrer la vie et sauver des vies.

La Journée mondiale de la prévention du suicide est l’occasion de sensibiliser la population au sujet d’un problème qui a fait plus de 3 500 victimes au Canada l’an dernier.

« Les milliers de personnes qui se sont donné la mort cette année laissent dans le deuil des proches, des amis et des collègues dévastés », déclare Louise Bradley, directrice générale de la Commission de la santé mentale du Canada. « Or, les suicides peuvent la plupart du temps être prévenus. »

On estime que plus de 90 p. 100 des Canadiens qui se suicident ont une maladie mentale diagnosticable. Comme elle reconnaît le lien entre la maladie mentale et la prévention du suicide, la Commission s’associe à l’Association pour la prévention du suicide et Tapiriit Kanatami pour faire la promotion de la sensibilisation et de la nécessité d’agir dans le cadre de cet événement important.

« Nous sommes tous responsables d’agir pour la prévention du suicide », explique Dammy Damstrom-Albach, présidente de l’Association. « Chaque Canadien devrait être en mesure de reconnaître les signes annonciateurs et savoir comment réagir. »

« L’espoir, la résilience et l’entretien des liens sont les trois ingrédients cruciaux qui aident les personnes troublées ou traversant un épisode de désespoir à garder la tête hors de l’eau », ajoute-t-elle.

Ces organismes, tout comme le regroupement des femmes Pauktuutit Inuit du Canada, le programme de formation Sivuniksavut du Nunavut, le centre Inuit Children’s d’Ottawa et le centre d’amitié Tungasuvvingat Inuit d’Ottawa, invitent les individus, els familles, les milieux de travail, les communautés, les administrations publiques et autres intervenants à parler du suicide et à s’engager à agir afin de le prévenir.

« Le taux de suicide chez les Inuits est onze fois plus élevé qu’ailleurs au pays et la plupart des décès, tragiques mais évitables, surviennent chez des hommes et des femmes de moins de trente ans », explique Terry Audla, chef de la nation inuite et président de Tapiriit Kanatami. « Ce phénomène, qui cause un tort indescriptible, ne concerne pas que les Inuits et les Autochtones. Il touche en fait tous les Canadiens. Nous devons nous unir et mener un effort concerté pour briser le silence qui entoure le suicide et la maladie mentale. »

Luise Bradley, Dammy Damstrom-Albach et Terry Audla figurent parmi les conférenciers invités à l’occasion d’un événement de sensibilisation qui a lieu aujourd’hui sur la Colline du Parlement d’Ottawa. Ils encouragent les Canadiens à apprendre à reconnaître les signes annonciateurs de suicide, à demander de l’aide, à télécharger des affiches de l’Association, à organiser des activités dans leur localité et à allumer une bougie à 20 heures pour honorer la mémoire de ceux qui se sont enlevé la vie.

« Surtout, nous voulons qu’ils parlent du suicide et qu’ils continent à en parler », ajoute Louise Bradley.

Les familles, les communautés et les milieux de travail jouent un rôle important dans le développement des aptitudes à composer avec le stress et les défis inévitables de la vie. La Journée mondiale de la prévention du suicide a pour thème la stigmatisation à titre d’obstacle important à la prévention du suicide. Au Canada, l’accent est mis sur l’espoir et la résilience au travail et à la maison. L’événement a pour but de favoriser le dialogue et l’action dans les communautés et ainsi aider les personnes, les familles et les milieux de travail à vivre dans l’espoir et la résilience.

« À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, et chaque jour par la suite, il faut dire à l’ensemble de la population que l’on peut traiter les maladies mentales et prévenir le suicide. Il faut s’attaquer aux préjugés et reconnaître que les connaissances, le soutien et l’empathie sont essentiels au rétablissement et au bien-être », indique Dave Gallson, co-président de l’Alliance canadienne pour la santé mentale et la maladie mentale.

Témoignage au sujet de la Journée mondiale de la prévention du suicide

« À titre de spécialiste de la prévention des blessures, j’estime inacceptable et consternant que 3 500 personnes se soient enlevé la vie l’an dernier au Canada. Nous devons nous serrer les coudes et agir.  Les Canadiens doivent s’ouvrir les yeux. Chez Parachute, nous sommes heureux de joindre le mouvement mondial pour prévenir le suicide et aider les personnes vulnérables à vivre longtemps et pleinement. » – Louise Logan, directrice générale, Parachute

« Comme nous l’avons fait avec les maladies du cœur, le cancer et d’autres maladies, nous devons sensibiliser les Canadiens sur les facteurs de risque et les signes annonciateurs de suicide pour ainsi sauver plus de vies. » – Tana Nash, directrice, Ontario Association for Suicide Prevention. 

« De nombreuses études ont établi un lien entre la consommation abusive de substances intoxicantes et le suicide. Malheureusement, ces phénomènes sont plus élevés dans les communautés nordiques. Le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies s’engage à maintenir ses liens de collaboration productifs avec la Commission de la santé mentale du Canada afin de réduire les préjudices associés à la consommation d’alcool, de substances légales ou illégales, tant chez les communautés des Premières nations, inuits et Métis que dans l’ensemble des régions du Canada. » – Michel Perron, chef de la direction, Centre canadien de lutte contre les toxicomanies.

« Le suicide est l’une des causes principales de décès chez les jeunes. Une grande proportion des victimes ont un trouble mental. Les rapports récents soulignent la difficulté qu’ont les étudiants à composer avec les préjugés et les facteurs de risque qui peuvent occasionner une maladie mentale ou mener au suicide. » - Jonathan Champagne, directeur national de l’Alliance canadienne des associations étudiantes.

« Nous avons la certitude qu’enrayer le suicide est possible, nécessaire et urgent. C’est un en enjeux de santé publique très important. Soyons plus exigeant envers nos gouvernements pour qu’ils renforcent les mesures efficaces, plus exigeant envers nos entreprises pour qu’elles se soucient encore plus du bien-être de leurs employés, plus exigeant envers nous-mêmes en nous engageant, en appuyant la cause ou en soutenant un proche », a affirmé Bruno Marchand, directeur général de l’AQPS.

Pour de plus amples renseignements sur les façons de prendre part à la Journée mondiale de la prévention du suicide, ou pour télécharger de nouveaux outils à l’intention des familles et des employeurs, rendez-vous au www.suicideprevention.ca (en anglais).

Remarque à l’intention des médias : Nous vous invitons à inclure les coordonnées d’un centre de crise local dans vos reportages et articles.

À PROPOS DE LA COMMISSION DE LA SANTÉ MENTALE DU CANADA

La Commission se veut un moteur du changement. Elle collabore avec des partenaires pour changer l’attitude de la population canadienne à l’égard des problèmes de santé mentale et pour améliorer les services et le soutien. Elle entend aider les personnes confrontées à un problème de santé mentale à mener une vie productive et enrichissante. La Commission de la santé mentale du Canada est financée par Santé Canada. Ensemble, nous accélérons le changement.

www.commissionsantementale.ca | strategie.commissionsantementale.ca

À PROPOS DE L’ORGANISME INUIT TAPIRIIT KANATAMI

Inuit Tapiriit Kanatami est un organisme caritatif dédié à la promotion de la culture et de l’identité inuite et à l’amélioration du bienêtre des 55 000 Inuits du Canada. Il travaille à l’échelon national pour influencer les politiques et programmes gouvernementaux et fait des pressions pour améliorer les services au Nunangat, patrie des Inuits au Canada composée de quatre régions : le Nunavut, le Nunavik (dans le Nord du Québec), le Nunatsiavut (dans le Nord du Labrador) et la région d’Inuvialuit dans les Territoires du Nord-Ouest.

www.itk.ca

Renseignements :

Kyle Marr, conseiller en communications
Commission de la santé mentale du Canada
Bureau : 403-385‐4050
Cellulaire : 587-226-8782
kmarr@commissionsantementale.ca

Patricia D’Souza, conseillère en communications
Inuit Tapiriit Kanatami
Bureau : 613-238-8181
Cellulaire : 613-292-4482
dsouza@itk.ca

 

Les vues exprimées aux présentes sont celles de la Commission de la santé mentale du Canada.

La production du présent document a été rendue possible grâce à la contribution financière de Santé Canada.